Combien de paires de skis faut-il pour être heureux?

Quand Andy Gillespie a commencé à faire du télémark, il y a plus de 35 ans, il n’y avait à toute fin pratique qu’un seul type de skis disponible: longs, étroits et avec presque aucune coupe radiale (sidecut). Tout le monde était heureux avec une seule paire puisqu’une de plus ne présentait que peu d’intérêt. Certes, les fabricants possédaient chacun leurs matériaux magiques à l’intérieur de leurs « planches ». Mais en 1993, Elan arrive sur les pistes avec le SCX. Avec une coupe radiale radicale (ouh, 22 mm!), le SCX venait de donner naissance au carving. C’était la fusion du « parabolic » et du diabolique. On a alors assisté à l’avènement des skis de spécialité. Le ski unique bon à tout faire risquait de sombrer dans les crevasses de l’oubli. Et c’est ainsi qu’est née la question existentielle: Combien de paires de skis faut-il pour être heureux? Malgré la publicité, Andy est comme la majorité des adeptes de la glisse: il ne possède qu’une seule paire de skis. Est-il malheureux pour autant?

Photo tirée du site web de Elan

Alors, combien?

Avec quatre paires de ski, suis-je plus heureux, plus accompli, davantage comblé. Oui, bien sûr. Et non, absolument pas. La vérité toute crue, c’est que le ski ne fait pas le skieur. La quantité de skis non plus. J’aurais tellement voulu que ce soit le cas! Cependant, je mets toutes les chances de mon côté en emportant au moins deux paires à chaque sortie. On ne sait jamais… Le profil du skieur québécois a beaucoup évolué au fil des ans. Tout comme le sport lui-même. On recherche maintenant des conditions et du terrain variés. Changements climatiques obligent, une journée peut offrir 40 centimètres de neige légère alors que la pluie verglaçante de la nuit suivante donnera lieu à une misérable croûte. Parfois, c’est l’absence de nouvelle neige pendant trois semaines qui oblige les opérateurs de station à recycler la même neige fabriquée jour après jour. Ainsi, posséder une sélection de skis différents peut s’avérer judicieux pour plusieurs. Entre posséder une paire ou quatre, un monde de possibilités existe. L’expérience de chaque skieur demeure son meilleur conseiller. De plus, pour être multi-propriétaire de skis un bon budget est un must.

Photo ArkiTechMK (tirée de Reddit)

Ils/elles ont dit

Jasmine Lacombe (35 ans) possède une seule paire de ski: « Je les aime, ils vont bien, ils m’amènent partout. Je ne sais pas quelle marque; ils sont rouges avec des lignes bleues… Je ne vois pas ce que je ferais d’une paire de plus. Quand la neige n’est pas à mon goût, je reste à la maison! »

Joe Malacci (57 ans): « Quand j’aurai fini d’élever mes deux ados et que j’aurai réglé la dernière facture de leur éducation, je vais me gâter. Deux ou trois paires de skis accrochées au mur du garage me donneront l’impression d’être devenu le skieur que j’ai toujours rêvé d’être: polyvalent et solide. En attendant, je file l’imparfait bonheur sur une seule paire ».

À la question de savoir si plus égale mieux, Michel Labrie souligne ses 68 ans. « Avec deux paires de skis, probablement mes derniers, je vais partout où je veux; ce qui veut dire du damé parfois mou, parfois un peu durci. Rien d’autre. En vérité, j’utilise presque toujours les mêmes skis. La deuxième paire sort rarement et sert peut-être à flatter mon égo vieillissant… »

Zed (27 ans, mais filant tout droit sur ses 16 ans) peut s’enorgueillir d’être la propriétaire de 6 paires de skis! Je n’ai rencontré personne qui en a autant. « Je les utilise tous à un moment ou à un autre durant la saison. Je skie de novembre à juin, au moins 150 sorties par année. En station, en hors-piste, en Europe, dans l’Ouest, à Tuckerman Ravine… Name it, j’y suis allée. Vivre avec une seule paire de skis? Aussi bien me mettre au tricot! » Zed m’a aussi parlé intimement de ses… différentes bottes de ski. Mais ça, c’est une autre histoire.

Photo tirée du site web de Vermont Sports

Par où commencer?

Si vous souhaitez vous constituer un carquois de skis (le proverbial quiver of skis des Américains) qui vous offre plus de possibilités, il vous faudra d’abord déterminer votre niveau de ski et établir la liste des endroits où vous skiez, ainsi que les conditions de neige que vous y rencontrez habituellement. Les conseillers en boutique sauront vous guider dans le choix des flèches qui garniront votre carquois. En général, deux paires de skis satisferont la majorité des skieurs. Des « planches » plus rigides pour une part importante des journées skiées en station au Québec, plus une seconde paire plus large et plus souple pour les journées (oh, rarissimes chez-nous!) de neige fraîche.

Photo Julie Tremblay (ZoneSki)

Avec une seule paire

Des skis capables d’affronter presque toutes les conditions et types de terrain existent bel et bien. La catégorie dite All Mountain (Toute Neige, All Terrain, etc.) est celle sur laquelle on peut miser en toute confiance. C’est sans doute le type de skis que l’on rencontre le plus souvent sous les bottes des skieurs québécois. En boutique, les murs en sont bien garnis. De plus, bien conseillé, il est facile de trouver un ensemble skis/fixations qui fera aussi bien le travail en station qu’en hors-piste et ce, peu importe les conditions de neige.

Photo tirée du site web de Rossignol

Alors, le bonheur en ski?

Plus ou moins de paires de skis importe peu. C’est un choix personnel. Le bonheur tient davantage au moment qu’au nombre. Se gâter un brin en garnissant le mur du garage d’une belle sélection de skis ne fait de mal à personne. N’avoir aucuns skis, ça c’est malheureux! Alors Andy et sa paire de skis unique, n’a pas à s’en faire; le nirvana est déjà ici, sous ses pieds.

Testé pour vous: la piste de ski synthétique de Tremblant

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Si vous pensiez que le ski était réservé exclusivement à l’hiver, détrompez-vous ! La station de Mont Tremblant offre désormais une expérience de ski « estival » qui ne manquera pas de vous étonner. L’ADN de Tremblant c’est le ski. La station a donc décidé de miser sur un nouveau produit estival axé principalement sur le ski, pour initier les néophytes de la glisse parmi sa clientèle d’été composée en grande partie de non skieurs. Faisant coup double, c’est évidemment aussi l’occasion de permettre aux adeptes de retrouver le plaisir de chausser des bottes de ski hors saison, même si ce n’est le temps de quelques virages.

La technologie Neveplast

La surface synthétique de ski  qui rend cette activité possible est appelée Neveplast. C’est un matériau relativement nouveau, dont l’utilisation tend à se répandre tranquillement depuis quelques années à travers le monde. Il procure une expérience très proche de la sensation de la neige réelle. Ce nouveau type de tapis synthétique, qui utilise un agencement concentrique de tiges coniques, est commercialisé pour la descente en ski, la planche à neige et le ski de fond. Même en hiver, dans certaines stations, on commence à le voir qui remplace la vraie neige à l’embarquement des télésièges.

Neveplast prétend être certifié comme ayant le même coefficient de friction entre sa surface et le ski que la neige, permettant au skieur d’avoir une bonne adhérence latérale, avec les mêmes skis utilisés sur la neige, et sans avoir besoin d’eau. Tremblant a tout de même installé un système de brumisateurs à travers la surface Neveplast pour améliorer davantage la glisse… sûrement pour compenser la faible inclinaison de la pente. De plus, après chaque remontée, un bloc spécial posé au sol nous permet d’apposer une fine couche de silicone sous les skis, ce qui contribue aussi à la bonne glisse en descente.

La piste synthétique, avec les brumisateurs en fonction.
Gros plan sur les « poils » et sur un brumisateur.

L’aire de jeu

Tremblant a recouvert de cette surface synthétique toute la piste école qui est desservie par les tapis magiques « Équilibre 1 » et « Équilibre 2 ». Le départ de la piste se trouve juste en haut de l’hôtel Fairmont Tremblant. C’est évidemment une minuscule superficie comparativement au domaine skiable en hiver, mais j’ai quand même adoré mon expérience!

Le « camp de base », là où l’on chausse les skis, est sous une tente, en haut de la pente.  C’est là qu’on vous prête tout le matériel nécessaire : skis, bâtons, bottes et casque. Un espace est prévu pour vous laisser le temps de vous équiper.  Si vous êtes accompagnés par des personnes qui préfèrent être spectateurs, des chaises Adirondack sont placées en haut de la piste et permettront à ces observateurs de suivre vos prouesses en tout confort.

L’espace location permettant de se préparer aux descentes. Des casiers sont disponibles pour ranger nos effets personnels.
Les spectateurs ne sont pas oubliés: le spectacle se déroule à leur pieds!

Mon expérience

J’ai 50 ans et je fais du ski depuis plus de 40 ans. Le but de ma présence n’est évidemment pas de m’initier au ski, mais plutôt de découvrir cette nouvelle façon de glisser, d’en comprendre le fonctionnement, de voir les sensations qu’elle me procure et qui sait, peut-être de me laisser tenter pour éventuellement partir découvrir d’autres surfaces synthétiques Neveplast installées ailleurs à travers le monde!

Je mesure 1,72 m. On me prête des skis de 160 cm de longueur. Le technicien fait l’ajustement des fixations pour que je puisse utiliser mes propres bottes de ski. J’ai longtemps skié avec des skis à courts rayons de 165 cm de longueur, donc ce n’est pas un si gros dépaysement à première vue. J’opte pour ne pas porter de casque. 

Je vous donne tout de suite la recette gagnante : La meilleure façon de tirer le maximum de plaisir de cette pente pour un skieur expérimenté, est à mon avis, de skier uniquement la partie du haut, avec le maximum de vitesse au départ, et de garder une ligne de descente la plus rectiligne possible en skiant de très courts virages. Commencez votre descente dès que les brumisateurs s’activent, car ils sont intermittents. Skiez en faisant des petits dérapages contrôlés ( « skidded short turns »), agressifs (façon de parler, car on est tout de même sur une pente école!) et rythmés. 

À la première descente, j’ai remarqué que tous les skieurs sont trop prudents et ne descendent pas assez vite. Malheureusement, contrairement au ski sur neige, avec  ce type de surface, c’est en voulant être trop prudent qu’on a le moins de contrôle sur nos virages. Curieusement, pour avoir le maximum de contrôle, ça nécessite un maximum de vitesse, pour créer un certain « momentum », sinon la sensation de dérapage sur glace apparaît tout de suite. En effet, c’était toujours une fois rendu au bas de la piste à mon dernier virage pour m’immobiliser que j’avais la sensation de déraper sans contrôle. Si vous skiez à deux, ne tentez pas de vous immobiliser d’un coup sec en amont de votre partenaire. Une fois qu’on a compris, on fait attention.

La surface convient autant aux skis qu’à la planche à neige.

La longueur et la dénivellation de la pente sont très faibles. Il est donc important de démarrer la descente sur le point le plus haut de la pente, soit juste en avant des chaises Adirondacks. À chaque remontée, à la sortie du tapis magique « Équilibre 2 », ça vaut vraiment la peine de monter par soi-même les 2 ou 3 mètres supplémentaires pour partir d’un peu plus haut.

Les skieurs désirant tenter quelques virages à plus long rayons (« carving ») seront un peu déçus, car avec la vitesse requise, vous n’aurez le temps de faire que deux ou trois virages avant d’atteindre le bas de la remontée « Équilibre 2 ». Je ne conseille pas d’essayer d’allonger votre descente jusqu’au bas de la remontée « Équilibre 1 », car le reste de la pente devient trop rapidement un entonnoir avec une clôture de sécurité pour forcer les skieurs à ralentir avant d’arriver au bas complètement de la pente.

Un peu de patience pour remonter sans effort grâce au tapis convoyeur.

Une constatation marquante a été la présence de petites irrégularités et de bosses sur la piste. Cela peut dérouter au début, mais rapidement on apprend à tirer parti de ces imperfections pour dynamiser les virages. L’herbe avait déjà commencé à pousser à travers la surface (normal avec une telle irrigation de la pente!). À mon avis, ça ne peut que donner plus de contrôle et améliorer la descente. D’autant plus que le passage répété des carres des skis sert de « tondeuse »!

Évidemment, plus on fait de descentes, plus on s’habitue à la surface et mieux ça va. La preuve? Après ma première descente, je m’étais dit que je n’amènerais jamais des petits enfants glisser sur cette surface, car ça me semblait vraiment trop difficile… mais je suis forcé d’admettre après ma session de 60 minutes que mon opinion a complètement changé et que ce sont surtout les jeunes qui demanderont à leurs parents de revenir! 

Testé et approuvé par les plus jeunes!

Un dernier conseil, apportez une paire de gants d’été, comme ceux utilisés pour le golf. Ils offrent une meilleure prise sur les bâtons de ski et améliorent l’expérience. Sachez qu’en hiver, les canons à neige souffleront des montagnes (« baleines ») de neige artificielle par-dessus toute la surface Neveplast. La neige sera étendue et recouvrira d’une bonne épaisseur la surface synthétique. De cette façon, les skieurs pourront retrouver la pente-école, en version hivernale, comme si de rien n’était.

Conclusion :

Mon expérience de ski estival à Mont-Tremblant a été à la fois surprenante et rafraîchissante. Elle m’a permis de renouer avec la joie de chausser mes bottes de ski en plein mois d’août, en attendant que l’hiver arrive pour de bon. Bien plus qu’un coup de marketing qui aurait pu fondre comme neige au soleil, Tremblant a trouvé une façon originale d’initier de futurs skieurs, à même sa clientèle estivale. Après tout, pour avoir la piqure, ça ne prend que quelques virages? 

Je ne suis pas sûr qu’une activité de ski d’été de la sorte pourrait avoir du succès instantanément dans n’importe quel autre centre de ski au Québec, mais puisque Tremblant c’est Tremblant et qu’il y a déjà une forte clientèle estivale présente dans le village à chaque jour, le ski d’été représente probablement la clé de voûte qui va venir faire le pont avec les deux saisons et les deux clientèles!

Coup d’oeil vers le haut de la piste.

Votre curiosité est piquée? Visitez cette page pour avoir tous les détails relatifs à l’horaire et aux coûts. L’activité est offerte jusqu’au 15 octobre 2023. Psssst: un Jam Ski d’été est même prévu le 30 septembre prochain!

Tournant majeur au Mont SUTTON

SUTTON, 17 août 2023 – Les années de service à la montagne de Luc Boulanger, véritable pilier du Mont SUTTON, ne se comptent plus. Figure emblématique de l’industrie du ski au Québec, c’est avec beaucoup d’émotions et de fébrilité que ce dernier passe le flambeau de la direction des opérations à monsieur Nicolas Léger-Loiselle, diplômé en ingénierie mécanique et fort d’une grande expérience et grande connaissance de la montagne. Une passation des responsabilités dont le succès sera assuré par une collaboration sur quelques années, Luc Boulanger demeurant présent pour accompagner de sa précieuse expertise la nouvelle direction aux opérations.

Le Mont SUTTON, une histoire de famille
Luc Boulanger, bien connu de tous, ne fait qu’un avec le Mont SUTTON. Rappelons que la station de ski a été développée dans les années 1960 par Réal Boulanger, son père, dans l’idée de faire naître au Québec une station unique où pratiquer le ski dans un décor enchanteur des Cantons-de-l’Est au cœur des fameux sous-bois. C’est donc de dire que ce dernier a grandi sur la montagne, avant même d’y skier!

Celui-ci s’est rapidement senti investi par la mission de son père, également cofondateur de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), et est demeuré actif dans le développement de la montagne à chaque étape de sa croissance, y prenant aisément les rennes. Réal Boulanger croyait fermement que le ski était un sport agréable en toutes conditions, sécuritaire et accessible à tous. Il souhaitait réunir tous les facteurs maximisant l’inexplicable plaisir à glisser sur la neige à travers les arbres avec des skis pour développer sa montagne, mais plus encore une montagne où chacun se sentirait à la maison. Il en a imaginé chaque détail dans cet esprit et, dès lors, Luc a pris part à chacune des étapes du développement terrain de la montagne.

Luc Boulanger est même l’un des rares acteurs de l’industrie du ski à avoir gradué d’un collège spécialisé en la matière! Il a acquis une notoriété telle qu’il a été maintes fois consulté par d’autres stations à titre de conseiller technique pour l’entretien des pistes et le tracé de nouvelles descentes. Cette expertise et cette influence dont s’enorgueillit le Mont SUTTON ne se sont pas amenuisées lors du rachat en mars 2016 par Jean-Michel Ryan, à la direction générale depuis 2006, Pierre Chesnay et Sylvain Gervais. La famille Boulanger ayant donné naissance au Mont SUTTON, les nouveaux propriétaires avaient à cœur de préserver l’ADN de la montagne, protégeant farouchement son cachet authentique et ses valeurs originelles. Un mandat facilité par Luc Boulanger qui a toujours travaillé de concert avec la direction. 

Une suite fort prometteuse
L’apport de Luc Boulanger à la réflexion et l’implantation d’un plan directeur pour faire de la station de ski une destination quatre saisons touristique incontournable du Québec a été nécessaire pour amorcer le virage quatre saisons. Déjà, la mise sur pied d’un réseau de vélo de montagne, la création d’un parcours de disque-golf, et, surtout, l’ajout de deux tyroliennes, dont une à virages qui est complètement unique en Amérique du Nord, sont venus cimenter l’offre estivale du Mont SUTTON. Des activités, soulignons-le, qui promettent plusieurs retombées positives pour l’économie locale et régionale.

Le changement de direction au sein des opérations marque ainsi un tournant majeur pour la montagne qui continue de se développer. L’arrivée à ce poste de Nicolas Léger-Loiselle vient donc consolider la direction des projets en cours et assurer leur pérennité.

Entré au Mont SUTTON en tant que responsable de la maintenance industrielle, supportant la maintenance des remontées mécaniques, des équipements roulants, du système d’enneigement et des bâtiments, ce dernier s’est bien familiarisé avec divers aspects techniques. Passionné de la montagne et de ski, il était déjà en terrain bien connu pour y avoir travaillé en tant que moniteur et superviseur de l’école de glisse pendant ses études en génie mécanique. Sa fraîcheur et son expérience sera un ajout des plus bénéfiques au déploiement de ces nouvelles avenues à titre de directeur des opérations.

Tel qu’annoncé par Jean-Michel Ryan, président-directeur général, « Nicolas Léger-Loiselle prend la relève de notre très cher Luc Boulanger qui a consacré sa vie à la montagne et aux opérations. Ce dernier continuera à nous accompagner dans le succès du Mont SUTTON afin d’assurer la bonne transition des savoirs. Nous devons remercier sincèrement Luc pour sa contribution et son dévouement! Nous sommes convaincus que cette nouvelle relève sera source garante de succès et contribuera indéniablement à la croissance du Mont SUTTON. »

Cela dit, le ski demeure l’essence de la montagne et plusieurs projets sont déjà dans la cour du nouveau directeur des opérations pour en atteindre le plein potentiel, naturellement bien épaulé par Luc Boulanger pendant encore quelques années, le Mont SUTTON n’étant certainement pas prêt à lui dire au revoir si rapidement!

L’un des premiers dossiers pilotés par la nouvelle direction des opérations est ainsi la coordination du chantier et de l’installation d’un nouveau tapis d’embarquement au télésiège IV en vue de la prochaine saison hivernale. Un chantier prometteur d’un bel avenir en constatant la complicité déjà palpable des deux hommes!

L’industrie du ski fêtée sur les pentes et en congrès

Après une saison marquée par des chutes de neige abondantes qui ont favorisé la présence des skieurs sur les pistes, l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ) a pu célébrer dignement en profitant des derniers virages de la saison au Sommet Saint-Sauveur. Cette fête sur la Côte 70 et au pied de la station représente le point final de la saison 2022-23 et les bilans préliminaires indiquent une saison fort appréciable. À l’occasion de son congrès annuel rassemblant ses membres et partenaires, l’ASSQ a également souligné les efforts collectifs et les bons coups au sein de l’industrie, comme en fait état son communiqué de presse envoyé hier, tout juste à la clôture du congrès.

Photo Christophe Deschamps

Des chiffres encourageants pour une année « post-pandémique »

Les résultats préliminaires menés par la chaire de tourisme de l’UQAM indiquent que 2022-23 fut « la meilleure saison des 16 dernières années. Un total de 6,6 millions de jours-ski ont été enregistrés, une hausse de 5 % par rapport à l’année dernière. La levée des mesures sanitaires a grandement contribué à la hausse des ventes de billets journaliers de 14 %, et près de 350 000 abonnés de saison confirment le record d’abonnements de saisons, record repoussé pour une 3e année consécutive. » Certaines régions ont bénéficié d’une hausse marquée de leur achalandage, notamment l’Outaouais, les Laurentides et Chaudières-Appalaches.

« Une fois l’hiver bien lancé au début du mois de janvier, les skieurs ont su en profiter grandement. Le fait demeure que la période névralgique des Fêtes, en baisse constante depuis quelques années, pose un défi de taille pour l’industrie qui doit s’adapter au réchauffement climatique constaté en début de saison, » précise Yves Juneau, président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec. 

Souligner le dépassement des stations: les prix d’Excellence de l’industrie du ski

Chaque congrès annuel représente une occasion de mettre en lumière les efforts et accomplissements des stations de la province. Les prix d’Excellence sont remis suite au verdict d’un jury constitué d’acteurs importants de l’industrie du ski. Pour la saison 2022-23, les prix suivants ont été décernés:

  • Implication sociétale et rayonnement dans la communauté: Bromont, montagne d’expériences, Cantons-de-l’Est
  • Station de ski écoresponsable et durable: Parc du Mont-Bellevue, Cantons-de-l’Est
  • Développement de nouveaux skieurs et ou fidélisation  d’une clientèle ciblée: Ski Saint-Bruno, Montérégie
  • Gestion de risques (100 000 jours-ski et moins): Mont Edouard, Saguenay-Lac-Saint-Jean
  • Gestion de risques (100 000 jours-ski et plus): Corporation Ski & Golf Mont-Orford, Cantons-de-l’Est
  • Gestionnaire de la relève (100 000 jours-ski et moins): Mathieu Desmarais, Station récréotouristique du Mont-Adstock
  • Gestionnaire de la relève (100 000 jours-ski et plus): Jean-François Gour, Station Mont Tremblant

Un nouveau prix a fait son apparition dans la liste, le prix hommage « Pour l’amour du ski », en l’honneur de Louis Dufour. La vie de ce bâtisseur grandement impliqué dans les Laurentides et dans toute l’industrie du ski a été largement célébrée depuis son décès en février 2022. La phrase fétiche de M. Dufour est donc mise en valeur par le titre du prix, qui est remis à une station de ski s’étant démarquée dans les résultats du sondage de satisfaction de la clientèle réalisé par la firme IPSOS. Les critères évalués sont l’amabilité des employés, la satisfaction du service et l’appréciation générale. La station qui a remporté les honneurs du prix « Pour l’amour du ski » pour la toute première édition est le Mont Grand-Fonds, qui célébrait aussi son 50e anniversaire d’existence cette année.

L’équipe de Mont Grand-Fonds, récipiendaire du prix Pour l’amour du ski, entourée de David Dufour, fils de Louis Dufour et vice-président exécutif pour Les Sommets et de Jean-Michel Ryan, président du conseil d’administration de l’ASSQ et président-directeur général de Mont Sutton. Photo ASSQ

L’été 2023 sera une occasion pour l’industrie de réfléchir aux différents enjeux touchant à l’exploitation et au développement des stations de ski de la province, allant des changements climatiques bien présents à l’entretien routinier des infrastructures jusqu’à l’intelligence artificielle en passant par les défis constants de l’embauche de personnel et de la fidélisation de la clientèle. Certaines stations bénéficient d’une pause estivale pendant que d’autres entament les opérations de leur parc aquatique ou de leurs sentiers de vélo de montagne. Pour les skieurs, on se reverra à l’automne, dès que les nuits sont assez fraiches pour permettre l’enneigement. Bon été à tous!

Sommet Saint-Sauveur, 30 mai – Fin de la saison de ski 22-23 au Québec

L’hiver n’avait pas dit son dernier mot mardi soir au Sommet Saint-Sauveur. La station fermait officiellement avec sa « dernière chaise » le 22 mai mais comme d’habitude, pour eux, tant qu’il y a de la neige, il y aura du ski! Nous avons donc eu droit à un « party de fin de saison » en règle avec une soirée de ski en « prolongation » aux portes du mois de juin dans la seule piste encore ouverte au Québec, la côte 70 ouest.

La station a annoncé cet événement pendant quelques jours sur le site et sur sa page Facebook notamment.

C’était parfois étroit, obstacles et quelques plaques de glace en prime mais on ne s’en plaindra surtout pas même si l’attente était colossale en début de soirée, l’événement étant très prisé tant pour le ski que les concerts gratuits devant le chalet! La piste étant très étroite au sommet, il y avait effectivement risque d’empilade à la sortie de la chaise donc la station a limité la capacité à deux skieurs par chaise, ce qui a donné comme résultat une file d’attente qui commençait à un certain moment même au bas de la 70 ouest.

En piste, la couverture de neige était bonne mais on voit qu’ils ont passé plusieurs heures d’opérations de machinerie pour offrir un produit plus que respectable. Voici la couverture de neige la veille:

Photo Christophe Deschamps

De ce genre de conditions, toute la neige située dans les deux tas de la Nordique ont été amenés dans la 70 et pour faire une passerelle jusqu’au télésiège, de sorte que nous n’avons même pas eu à enlever nos skis de la soirée.

Du haut de la piste qui était une dameuse de large au débarcadère, voici le parcours emprunté:

On voit que la neige a été amenée de la première section pleine largeur vers le débarcadère mais la couverture y était bonne: aucun endroit à découvert là où la neige avait été amenée.

De mémoire, c’est la première fois depuis le 8 juin 2019 que je vois des conditions à ce point limite. En 2019, c’est la section du bas qui donnait quelques signes de faiblesse en après-midi mais pas cette fois-ci. Il faut dire que même si la température était d’environ 25 degrés, le soleil étant couché ou sur le point de à l’ouverture de 19h, les conditions se sont très bien conservées toute la soirée.

La section du milieu était un peu plus étroite mais encore une fois, ça passait sans problème tout en étant un peu sur nos gardes vu le flot de skieurs à certains moments.

L’accoutrement idéal hier soir était de loin les shorts et t-shirts avec points bonus pour déguisement rétro, la thématique de la soirée. Fait surprenant unique à du ski si tard en saison: attention aux moustiques, qui pouvaient se faire insistants!

Les bosses du dernier pitch offraient encore ce soir un bon défi pour les skieurs plus techniques désirant tester leurs quadriceps après une saison complète d’entraînement.

Le soleil s’est finalement couché et la station, qui nous sort toujours des lapins de son chapeau, nous a même récompensé avec du ski jusqu’à 23h où les visages familiers présents de saison en saison se rassemblent toujours lors de la dernière descente au sommet. Étaient présents alors les artisans de cette dernière soirée de la saison totalement réussie, certains membres de la haute direction du Sommet Saint-Sauveur pour célébrer cette descente avec nous.

C’est sur cette sortie que se conclut vraisemblablement ma saison 2022-2023 à moins évidemment d’une petite escapade australe.

Au plaisir de vous retrouver l’an prochain!

Bon ski et bon été!

EN IMAGES – Sommet Saint-Sauveur, 30 mai

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La veille de la journée de ski, une image prise au drone nous a permis de voir qu’il manquait beaucoup de neige sur la piste qui allait être ouverte aujourd’hui. C’est un coup de magie qui a été réalisé par l’équipe du travail des pistes durant la nuit.
La première remontée se fait sous une température totalement estivale, aucun flocon à l’horizon.
La glisse paisible du télélarkeur qui a quitté la job une heure plus tôt pour venir s’offrir un arrêt dans le temps en plein mois de mai.
Encore beaucoup de neige finalement pour cette dernière journée ! Les surfaces sont belles, la glisse est très douce, nous sommes sur un glacier durant quelques heures. Le soleil se couche…
En bas des pentes les spas sont ouverts et c’est la fête ! Il est assez rare de voir la neige et la baignade ouverts en même temps à cette période de l’année … profitons-en et à la saison prochaine !
Voici le film de cette journée magnifique !

Des entrepreneurs passionnés de ski s’unissent pour l’avenir de Ski Garceau

COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate

Nouveaux propriétaires

Saint-Donat, le 4 mai 2023 – Une nouvelle ère souffle sur Ski Garceau. La plus haute montagne de la région de Lanaudière est acquise par un groupe d’entrepreneurs, résidents de Saint-Donat et passionnés de ski. Ainsi, à l’aube de ses 60 ans, la montagne se positionne avantageusement pour assurer sa pérennité, son développement et contribuer à la vitalité économique locale.

L’annonce a été faite aujourd’hui aux employés qui conserveront d’ailleurs tous leurs emplois dans le contexte de l’acquisition de la montagne. Dans ce nouveau chapitre de l’histoire de Ski Garceau, les acquéreurs visent à créer un projet qui aura un impact positif et fédérateur pour la communauté Donatienne. Ils entendent ainsi renforcer le positionnement de l’entreprise comme acteur majeur de l’économie de la municipalité de Saint-Donat et de l’ensemble de la région lanaudoise.

« Notre groupe se distingue par son sérieux, sa crédibilité et son grand attachement à la communauté. Il est composé de grands amateurs de ski et de membres de longue date de la station », précise Philippe Boisclair, entrepreneur, président du conseil d’administration et porte-parole du groupe.

Dans la foulée de cette transaction, l’actuel propriétaire, Martin Gauthier, demeurera directeur général de la station afin d’assurer la transition et il prendra l’an prochain la direction générale de la boutique Garceau.

« Ma famille et moi sommes ravis que des intérêts locaux se soient portés acquéreurs de la montagne et que je puisse assurer la transition avec leur confiance. Je suis heureux que les acquéreurs insufflent une nouvelle vision pour l’avenir de la montagne. Ils ont tout mon soutien », assure Martin Gauthier, qui soulignera avec l’équipe le 60e anniversaire de l’entreprise familiale l’an prochain.

Des investissements à la clé

Le plan d’investissement, dont la mise de fonds compte plusieurs millions de dollars investis sur un horizon de trois à cinq ans, servira à moderniser certains équipements et à développer une offre quatre saisons. « Nous aurons besoin de l’appui de tous les partenaires pour mener à bien les différentes actions. À ce compte, nous tiendrons des rencontres prochainement pour soutenir et créer des relations stratégiques et profitables pour tous », insiste Philippe Boisclair.

Soulignons que le Groupe souhaite présenter à la population et aux partenaires de la région les grandes lignes d’un plan directeur d’ici à la prochaine saison de ski. Deux objectifs seront poursuivis: pérenniser les acquis et enrichir l’expérience des familles qui adoptent Ski Garceau.

Bien que Ski Garceau bénéficie d’une couverture de neige naturelle d’environ 300 centimètres par année, le groupe entrevoit améliorer l’enneigement mécanique et l’entretien des pistes avec de l’équipement plus moderne et électrique.

Par ailleurs, le groupe a choisi de prioriser le déménagement et la rénovation de la boutique Garceau, qui jouit d’une excellente réputation, à même l’annexe existante. Le rez-de-chaussée du bâtiment principal sera quant à lui réaménagé.

À propos de Saint-Donat ski et montagne inc.

Formée de dix actionnaires amoureux de Saint-Donat, passionnés de ski et réputés pour leurs talents d’entrepreneurs, la société souhaite contribuer au développement de Saint-Donat en mettant en valeur le riche héritage de la station. Elle propose de rehausser la qualité du domaine skiable et d’investir dans ses infrastructures. Dans le respect du territoire et de l’environnement, elle entend opérer la station sur quatre saisons.

À propos de Ski Garceau

Ski Garceau, le plus haut sommet de Lanaudière, le deuxième sommet des Laurentides et assurément l’une des vues les plus époustouflantes à moins de 90 minutes de Montréal, est bien positionnée comme station de taille familiale depuis 1964. Fondée par Lauda Garceau, elle ajoute une valeur inestimable au dynamisme économique et à l’offre touristique de la région. Choyée par des chutes de neige abondantes, la station accueille plus de 100 000 skieurs jours annuellement.

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Annonce majeure du Mont-Sainte-Anne: un plan d’investissement en préparation

Photo Jacques Boissinot / Zone.Ski

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

UN PLAN D’INVESTISSEMENT MAJEUR EN PRÉPARATION

Mont-Sainte-Anne, le 12 avril 2023 – Station Mont-Sainte-Anne a entrepris de nombreuses rencontres avec ses partenaires élus et membres de la communauté d’affaires de Québec et de la Côte-de Beaupré afin de partager une vision commune du développement de la montagne. 

Dans ce contexte, la Direction souhaite informer la population qu’elle entend dévoiler prochainement les détails précis d’un projet de développement majeur et ambitieux soutenu par des investissements de plus de 550 M$ afin de positionner plus que jamais la montagne et toute la Côte-de-Beaupré comme une destination quatre saisons incontournable.

Ce projet d’investissement, dont 100 M$ sont dédiés à la modernisation des installations et la bonification de l’offre touristique, prévoit de modifier avantageusement la montagne et ses infrastructures dans une perspective de développement durable, afin de préserver l’authenticité du milieu naturel de ce joyau reconnu ici et ailleurs dans le monde comme l’un des plus beaux domaines skiables au Québec.

Les rencontres actuelles permettront à Station Mont Sainte-Anne d’arrimer ce plan majeur d’investissement avec les besoins et les ambitions des partenaires régionaux pour générer une augmentation significative des retombées économiques pour le milieu.

Les pourparlers avec le gouvernement du Québec pour dessiner le partenariat financier essentiel et conditionnel à la mise en place du projet d’investissement débuteront sous peu. Ce partenariat s’inscrira dans la foulée d’un premier projet d’investissement qui avait été déposé en décembre 2021, à la suite d’une demande de Québec, lequel faisait état de la vision et des orientations de Station Mont-Saint-Anne pour le développement de la montagne et sa région touristique.

Modernisation majeure des installations

Parmi les transformations majeures et structurantes envisagées, la Station prévoit se doter de remontées ultramodernes à la fine pointe technologique sur l’ensemble du domaine skiable, incluant le remplacement de la Télécabine, l’installation d’une nouvelle remontée empruntant un tracé permettant de desservir les trois versants de la montagne depuis la base Sud, ainsi que le remplacement de la remontée du versant Nord.

Alors que les discussions se poursuivent, Station Mont-Sainte-Anne a déjà émis des demandes de proposition pour le remplacement de la Télécabine et de l’Express du Sud (télésiège 4 places). Les soumissions de Doppelmayr Canada et de Leitner Poma ont été récemment reçues et seront analysées. 

Aussi, la Station prévoit moderniser le système d’enneigement en prévision d’une ouverture hâtive du domaine skiable et contribuant à l’allongement de la saison hivernale : la production de neige sera bonifiée de 25 %, tout en réduisant de 33% la consommation d’énergie afin de limiter les impacts environnementaux.

Au niveau des infrastructures d’accueil, un guichet unique regroupant les points de services essentiels à la base de la montagne est prévu afin d’offrir une expérience intégrée et modernisée.

Par ailleurs, le refuge du versant Nord sera reconstruit pour laisser place à un chalet chaleureux avec terrasse, salle de séjour et aire de restauration, dans un style similaire à ce que l’on retrouve dans les Alpes européennes.

Le Chalet du sommet subira également une cure de rajeunissement complète et dévoilera une expérience unique. Les invités pourront s’y restaurer en journée et en soirée dans un espace qui deviendra le rendez-vous incontournable des épicuriens, avec son restaurant signature où le terroir régional sera mis en valeur.

Nous sommes enthousiastes à l’idée de lancer les premières phases de transformations qui feront du Mont-Sainte-Anne la destination incontournable des skieurs à l’international et la fierté des gens d’ici. Notre vision de développement, diversifiée, innovante et structurante se décline par la modernisation de nos actifs en harmonie avec le capital naturel qui fait notre renommée.

Maxime Cretin
Vice-président et directeur général, région de l’Est, Resorts of the Canadian Rockies

Lire la suite du communiqué et tous les détails sur le site du Mont-Sainte-Anne.

Stoneham, 8 avril, parfait pour le carving !

Cette semaine, les stations ferment à perte de vue dans ma région et à l’extérieur, alors j’ai eu envie d’un dernier « road trip » vers mon beau Stoneham. Cette année, la glisse coulait à chacune de mes visites, car je réussissais à faire au-dessus de 15 descentes.

Le printemps se fait attendre…

À mon arrivée, les pentes étaient désertes ce qui est inhabituel sur cette montagne. Je réalise que le printemps est froid et que ce n’est pas tentant de sortir les skis, car on sait que les conditions de glisse qui gèlent et dégèlent nous donnent un fond durci et parfois très difficile à skier. Plus le soleil plombe et plus les skieurs apparaissent sur les pistes. Le temps parfait est surtout l’après-midi.

La journée du carving

En ce 8 avril, on pouvait apercevoir beaucoup de skieurs qui sculptaient de très beaux et grands « S » dans toutes les pistes mais surtout dans « La Rock’N Roll » et « La Chouette ». C’est quand même impressionnant de voir à quel point les skis ou une planche à neige peuvent laisser des traces aussi creuses dans une piste après un carving parfait. La beauté de voir un planchiste qui frotte sa main au sol pour un tournant magnifique ou même d’entendre le son de celui-ci.

Les 40 l’emportent haut la main !

En après-midi, les 40 face au soleil ont gagnés mon cœur. Les pistes sont devenues plus molles, formées de gros sel du printemps sans laisser place à la slush. Les conditions parfaites de printemps rendaient mes pistes préférées de la station, amusantes et sécuritaires. Un paisible passage vers le paradis à un tel point où je cognais des clous dans le télésiège au summum de ma relaxation. Quoi de mieux que le plein air et la forêt pour être zen et bien avec soi-même.

Super Splash

Savez-vous que j’adore les activités printanières, car on y retrouve « Les Splash » ! Je pourrais rester là, à regarder durant des heures, les jeunes et les plus vieux traverser ou littéralement plonger dans le bassin. Les courageux, qui ont plongé, n’avaient pas la température printanière la plus chaude pour plonger dans l’eau froide en ce 8 avril. Le bassin qui avait une légère couche de glace sur le dessus au petit matin ne donnait guère le goût d’envisager de plonger tête première !

La Station Touristique de Stoneham vous offre encore 2 belles journées de ski pour profiter du printemps. Allez-y pour respirer l’air pur du beau temps qui se réveille !

Le Relais, 7 avril, et ça finit bien!

De la neige, il y en a!

« L’important, ce n’est pas comme ça commence, mais plutôt comme ça finit ». Cette citation d’un sage inconnu nous rappelle qu’on a tendance à se souvenir longtemps (en l’occurrence tout l’été!) du dénouement d’une situation… ou d’une saison de glisse! « Quoi, déjà la fin? Et toute cette neige, qu’est-ce qu’on va en faire? » me dis-je lorsque j’ai appris que la saison se terminerait le 10 avril, à la fin du congé de Pâques. À lire les commentaires suite à cette annonce sur la page Facebook de la station, je ne suis pas le seul à trouver cela dommage de clôturer la saison si tôt. Certains semblent encore espérer une annonce surprise!

Ce vendredi, accompagné de mes enfants et d’une amie, j’ai passé une très belle journée sur une neige très agréable, plus hivernale que printanière. Après qu’on ait fermé la veille afin de préserver les pistes, la surface a été habilement préparée, au point qu’on ne pouvait pas deviner que du verglas était tombé dans les 48 heures précédentes. Je le redis : Le Relais se démarque au niveau de la qualité de la préparation des pistes dans la grande région de Québec.

Nous avons eu droit à une météo des plus surprenante puisque celle-ci changeait de minute en minute et ce, tout le long de la journée. Il y eut des moments de beau soleil, des passages nuageux plus ou moins intenses, et même des tempêtes de vents et de neige avec de bonnes rafales! De façon générale, on sentait tout de même souvent le soleil et on était bien. À part une petite flaque d’eau près du chalet et quelques beaux rayons de soleil à certains moments, aucun signe du printemps puisque la couverture neigeuse est très épaisse partout, même en forêt.

Une belle offre pour les familles

Deux pentes-écoles de niveau différent, deux pistes faciles du sommet comportant quelques options de descentes, un petit parc à neige avec des modules pour débutants, des remontées mécaniques faciles à prendre pour les enfants, une connexion mécanique entre les sommets, une excellente école de glisse et des surfaces bien préparées, que demander de plus? À cette question, je répond qu’à mon avis, il manquerait peut-être juste un menu pour enfant abordable à la cafétéria.

Mes filles de 5 et 8 ans ont aimé leur sortie et ont eu un ÉNORME coup de coeur pour la surface profilée ajoutée mécaniquement tout au long de la piste la Dorothée (la 15, à droite sur la carte des pistes). Je dois avouer que cela semble aussi beaucoup plaire aux adultes qui les accompagnent! Ma fille de 5 ans a aussi eu la chance (et le courage) de skier sur un module dans le parc à neige. Ça ajoute un peu de piquant à des descentes qui autrement risqueraient de devenir ennuyeuses pour les accompagnateurs. À la fin de la journée, quand les petites jambes n’en pouvaient plus, mes filles m’ont demandé de retourner à la petite pente-école (1C) pour se rappeler des souvenirs des deux dernières années. Pourquoi pas!

Le Défi Alpin : une compétition de grande envergure

Du 7 au 9 avril, Le Relais accueille le Défi Alpin, une compétition regroupant plus de 500 jeunes athlètes des catégories U8, U10 et U12. On ne lésine pas sur les moyens pour accueillir comme il se doit les jeunes, les parents, les bénévoles et les entraineurs : ouverture du chalet et de la cafétéria dès 6h30, kiosque alimentaire au bas de la piste Gaby-Pleau (7), tire d’érable, prise de photos individuelles de chaque enfant et suivie des résultats en temps réel par l’intermédiaire d’un code QR.

Pour les visiteurs comme moi, à part un achalandage un peu plus grand à la remontée mécanique sextuple et le chalet un peu plus bondé entre midi et 13h, il n’y avait pas de désagrément et nous ne sentions aucunement que les services habituels puissent être différents de d’habitude. C’était vivant et c’est tant mieux!

Un excellent bilan de saison

À lire les commentaires sur les réseaux sociaux et à entendre mes amis qui fréquentent cette station, Le Relais peut se targuer d’avoir offert aux skieurs et planchistes une saison à la hauteur des attentes. Un excellent service client appuyé par un enneigement rapide en début de saison y sont sans doute pour beaucoup dans ce bilan fort positif. À part la fermeture quelque peu hâtive, je n’y vois qu’une ombre au tableau: je suis de ceux qui aimeraient bien revoir la station offrir de nouveau le ski de soirée 7 jours sur 7. Pour le reste, je dis bravo à cette belle entreprise qui fait le bonheur des familles et amateurs de glisse dans la région.

Et puisqu’il y a beaucoup de neige, je vous souhaite bon ski au Relais… jusqu’à lundi!