Une semaine avant notre départ pour l’hiver austral, la fébrilité nous gagne ardemment. Les prévisions météorologiques pour les Hautes Andes – quadrilatère qui comprend les sommets de la région de Santiago au Chili et de la province de Mendoza en Argentine – montrent qu’une tempête d’une rare intensité se dirige tout droit vers les montagnes que Thomas, Olivier et moi convoitons. Et, comme prévu, le ciel andin livre son or blanc: c’est plus de trois mètres de neige en quatre jours qui tombent notamment sur l’axe Portillo – Los Penitentes, nos deux premières destinations.
Nous atterrissons au Chili très tôt le matin du 13 août 2015. Assez tôt pour espérer skier dès notre première journée à Portillo, une station de ski se trouvant à environ deux heures et demie de la capitale chilienne.
Il fait encore nuit lorsque nous sortons de l’aéroport. La brume enveloppe Santiago, plongée dans la noirceur, créant une atmosphère glauque qui a néanmoins quelque chose de réconfortant. L’air est humide et froid; l’odeur du bois de chauffage nous imprègne de nostalgie et stimule nos souvenirs. Qu’il est bon de se retrouver, encore une fois, dans ce beau pays qui nous offre l’hiver de juin à octobre. Au terminus d’Alameda, nous attendons patiemment notre autobus qui doit partir à 6h pour Los Andes, où nous avons choisi de loger pour les prochains jours.
Portillo, Chili
Il est 9h du matin. Nous guettons notre taxi sur le parquet de notre hôtel à Los Andes, une ville qui se situe à 60 km de la station de ski. C’est l’alternative abordable pour skier Portillo, qui a l’allure d’un club privé avec son hôtel onéreux au pied des pistes, planté sur la rive de la fameuse – et très photographiée – Laguna del Inca. Il faut aussi savoir que louer une voiture au Chili est très cher; l’idée de se faire conduire par un taxi, quand on réussit à bien négocier le prix, s’avère l’option idéale.
Quelques instants plus tard, nous prenons place dans le taxi de Vincente, notre sympathique chauffeur. Sur la route de Portillo – seul lien entre le Chili et l’Argentine dans cette région – les Andes dévoilent peu à peu leurs sommets enneigés à mesure que nous progressons vers la station.
À mi-chemin, nous arrivons au poste de contrôle des Carabineros, la police militaire du Chili. Il semble que la route vers la frontière de l’Argentine – et par conséquent vers Portillo – soit encore fermée, même quatre jours après l’imposante chute de neige. Le poste frontalier de Los Libertadores, à quelques kilomètres du Col de Portillo, s’élève à plus de 3000 mètres d’altitude. La tempête a frappé fort, et les autorités doivent sécuriser le passage (déblaiement de la route, avalanches, etc.). N’oublions pas que nous sommes en Amérique du Sud et que les choses avancent lentement… mais sûrement.
Il reste que Vincente, après avoir échangé quelques phrases avec les Carabineros, obtient l’autorisation de nous conduire à Portillo. Un privilège qui nous permettra de profiter d’une quantité phénoménale de poudreuse.
L’éloignement de Portillo, sa difficulté d’accès et le peu de logements sur place constituent des facteurs qui nous servent bien. Des couloirs et des champs complets de poudreuse profonde intracée nous attendent partout autour de cette station de ski à la morphologie particulière.
Le domaine skiable, enclavé dans le roc et s’étalant sur un dénivelé de 730 mètres, propose des pistes damées, des couloirs et des champs de neige. Mais c’est vraiment dans le sidecountry que nous trouvons notre compte. En faisant de la traverse et un peu de bootpack, nous enlignons les virages dans une neige poudreuse profonde légère alors que nous profitons d’un des plus purs plaisirs qu’offre le ski.
Le lendemain, nous répétons l’expérience dans les mêmes conditions: poudreuse profonde, premières traces, face shots… On peut dire que Portillo nous a donné deux journées de rêve dans un décor paradisiaque.
Penitentes, Argentine
Entre-temps, la frontière ouvre entre le Chili et l’Argentine. Dès lors, nous pouvons aller à Los Penitentes, un très petit village alpin construit autour de la station du même nom. Pour s’y rendre, nous choisissons l’autobus à partir de Los Andes, un trajet d’environ 90 kilomètres… qui durera 6h30. L’affluence à la frontière, fermée pendant une semaine, y est très certainement pour quelque chose, tout comme le rythme sud-américain auquel il faut inévitablement s’habituer.
À 30 kilomètres de la frontière, la station de ski Penitentes est à l’antipode de Portillo. Le style «club privé» de notre première destination laisse place à une ambiance familiale très décontractée. Mais ne vous laissez pas berner par cette caractéristique: Penitentes a beaucoup à offrir, surtout en sidecountry et en ski de randonnée; et comble du bonheur, en plus d’être abordable, cette station escarpée de l’Argentine est délaissée par les touristes internationaux.
Ici, le WiFi n’existe pas, le réseau cellulaire ne permet même pas de charger son profil Facebook, et aucun établissement de l’endroit n’accepte la carte de crédit – hormis l’hôtel Ayelen et la billetterie de la station. Il est donc conseillé de se traîner assez d’argent, d’autant que le plus proche village est Uspallata, à 70 kilomètres, où rien ne garantit que le guichet automatique accepte votre carte de crédit (un problème chronique en Argentine, mais pas au Chili).
Vous l’aurez deviné: c’est l’endroit parfait pour se déconnecter de la civilisation!
Penitentes s’étale sur 615 mètres de dénivelé et dispose de deux télésièges permettant d’accéder à l’ensemble du domaine skiable. La station est plaisante à skier, mais c’est vraiment tout ce qu’on peut y faire autour qui tape dans l’œil. Certaines parties accessibles par traverses sont tout simplement vertigineuses! Et même une semaine après la tempête, le sidecountry offre de nombreuses options – champs de neige et couloirs – pour celui qui consent à l’effort d’aller chercher la poudreuse.
De plus, le ski de randonnée y est tout simplement fantastique. Par exemple, un des itinéraires que nous avons choisis, qui se nomme La Playa de Los Penitentes (réf.: Frédéric Lena, Topo de ski andinisme, Belupresse, 2007), consiste en une ascension de 1300 mètres de dénivelé, débutant à 2600 mètres pour atteindre une altitude de 3900 mètres, avec une inclinaison moyenne oscillant entre 35 et 40 degrés. Malheureusement, nous ne parvenons pas au sommet puisque les températures augmentent pour dépasser le point de congélation, avec l’effet d’affaiblir l’épais manteau neigeux laissé par la dernière tempête. Nous réussissons tout de même à effectuer une randonnée de 1000 mètres de dénivelé dans un décor tout simplement hallucinant, avant de faire la descente sur une succulente neige printanière.
Perdu au milieu des Hautes Andes, à quelques pas de l’Aconcagua, Los Penitentes est un point d’accès privilégié pour le ski de randonnée. Les possibilités d’itinéraires sont infinies, peu importe dans quelle direction se porte le regard. Toutefois, il faut être autonome et instruit, puisqu’aucun service de guides n’est offert sur place et le terrain est engageant.
Ce récit est le début de la série « Histoires de patrouille ». Ces histoires, rédigées ou racontées par des patrouilleurs de partout au Québec, qu’ils soient retraités ou encore actifs, ont pour but d’humaniser le titre qui fait souvent frémir les skieurs et planchistes en station. Être patrouilleur, c’est bien plus que porter un uniforme, une radio et une trousse de premiers soins… c’est une histoire de dévouement, de passion pour le ski, l’entraide, l’esprit d’équipe et le don de soi. Nous espérons qu’à travers ces récits, votre perception de ceux qui sillonnent les pistes pour assurer la sécurité des skieurs changera pour le mieux!
Patrouilleur: Philippe Rivest Stations: Ski Chantecler, Mont Olympia, Mont Gabriel, Mont Blanc (et bien d’autres!) Années d’activité: 1985-…
L’arbre n’a pas bronché au moment où Alexandre l’a frappé de plein fouet après avoir perdu le contrôle de ses skis dans un virage serré de l’Intrépide au Mont Tyrol. Le choc fut tel qu’il a subi plusieurs blessures internes et a perdu conscience sur les lieux de l’impact. Cynthia, qui skiait sur la même piste, s’est arrêtée immédiatement pour lui porter secours. Devant l’ampleur des dommages, elle ne pouvait qu’intercepter un autre skieur pour lui demander d’aller chercher les patrouilleurs au bas de la piste.
Mon nom est Philippe. J’ai à peine 17 ans et je viens tout juste de compléter ma formation à l’école de patrouille. Mon quart de travail au Mont Tyrol débute à 17h, mais je suis déjà dans le stationnement de la station vers midi, avec mon uniforme de patrouille, puisque j’y reconduis un autre patrouilleur qui débute à 13h.
Aussitôt sortis de la voiture, mon collègue est d’ailleurs appelé à se rendre dans une piste de ski de fond pour porter assistance à un blessé. Il s’y dirige immédiatement, rempli de l’adrénaline qui ne manque pas de monter à la perspective d’avoir à traiter un cas.
Ce n’est pas que les patrouilleurs recherchent les accidents. C’est qu’on leur a enseigné qu’au bout d’un appel, tout peut survenir. Dans plusieurs cas, l’appel débouche sur une blessure mineure, ou s’avère même non-fondé. Pour le nouveau patrouilleur, l’adrénaline est, par contre, toujours au rendez-vous, jusqu’à ce que la situation soit désamorcée.
En regagnant ma voiture, je suis à mon tour interpellé pour un incident dans une piste éloignée. Étant seul patrouilleur visible à cette heure de la journée où les équipes disponibles sont au diner et les autres déjà en intervention, je demande au préposé des remontées d’aller chercher des renforts de la cafétéria pendant que je me dirige du plus vite que me permet la remontée vers le site d’accident.
Il est à noter qu’à cette époque, il n’y a pas de walkie-talkie, et encore moins de téléphone cellulaire; la communication avec les patrouilleurs s’effectue de vive voix, ou par un code en coups sifflet! Le destin aura donc frappé à ma porte ce midi là, il faut le souligner: Alexandre, dans l’Intrépide, allait me servir une solide leçon.
Assis dans la remontée mécanique, j’observais déjà le supposé site d’accident, de très loin, pour n’y distinguer qu’une forme allongée près d’un arbre, et une personne à côté. Je serai effectivement le premier patrouilleur à arriver sur les lieux de ce qui paraissait déjà être un cas réel, bien fondé et intriguant. Comme prévu, l’adrénaline est au rendez-vous pour ma première intervention à vie comme secouriste. L’immobilité de la victime, son isolement et le silence entourant la scène augmentent grandement ma curiosité.
Arrivé sur les lieux de l’accident, je constate immédiatement que mon premier cas ne sera pas facile. Tous les ingrédients qu’on m’a enseignés sont au rendez-vous: Alexandre est inconscient, son corps entoure l’arbre qu’il a frappé, gisant dans une neige profonde en dehors de la piste. Il gémit, respire bruyamment et avec difficulté, et ne réagit à aucun stimuli. Mon premier réflexe, inculqué et martelé par mes instructeurs Daniel et François, est de protéger la respiration et l’immobilité de la victime jusqu’à l’arrivée des renforts, dans un protocole que nous appelions alors ARCHIS, ancêtre de « L’ABCD » des premiers soins.
Après ce qui m’a semblé une éternité, mais en réalité une quinzaine de minutes, l’équipe des patrouilleurs en devoir est arrivée, dont les réconfortants instructeurs de premiers soins de notre station, qui ont tôt fait de m’assigner à une tâche secondaire, à ma demande. Pas question ici pour moi de conserver la direction de ce cas par orgueil ou témérité.
Alexandre sera consécutivement placé sur une planche dorsale, extirpé de la neige profonde pour prendre la direction en traineau, puis du chalet de patrouille au bas de la pente. L’opération totale aura pris près de 40 minutes en raison des conditions de neige. Quarante minutes avant que Alexandre ne soit confié aux ambulanciers.
Nous l’apprendrons le jour même, Alexandre n’a pas réussi à s’en sortir. Une hémorragie interne aura eu raison de lui pendant son transport en ambulance vers l’hôpital. De mon côté, j’ai longtemps combattu l’idée avec mes confrères patrouilleurs que nous aurions pu faire plus. Mais nous en sommes venu à la conclusion que si un quelconque dieu avait voulu mettre notre équipe à l’épreuve, Alexandre aurait dû être réchappable.
30 ans plus tard, je constate que le baptême du feu que m’a fait vivre Alexandre a influencé le cours de mon existence.
Parce qu’une fois bien plongé dans le monde des patrouilles de ski par cette épreuve, j’ai commencé à découvrir et cultiver des liens profonds avec des gens formidables que je n’aurais jamais connu autrement, n’eut été cette piqûre qu’il m’a donné. Ces liens ont résisté à l’épreuve du temps malgré les changements d’écoles, d’emplois et de déménagements que la vie génère. Pour moi et pour la majorité des patrouilleurs que je connais, l’expérience patrouille a largement dépassé la simple activité sportive du ski, et c’est encore plus vrai dans notre monde où sont numérisés les contacts sociaux. Si jamais vous hésitez à intégrer les rangs d’une patrouille de ski, parlez-en aux patrouilleurs de votre station, et joignez leur équipe dès maintenant.
Et pour conclure cette première histoire de patrouille, mon dernier mot sera pour Alexandre. Alexandre, désolé de ne pas avoir pu en faire plus, les moyens de l’époque ne le permettaient pas; mais triste consolation, je peux néanmoins dire que nous avons tous beaucoup cheminé depuis cet après-midi du mois de décembre 1984.
Ce rôle aux multiples facettes fait souvent l’objet de plusieurs mythes! Pour être patrouilleur en montagne, il faut avoir une certaine personnalité, être orienté vers les autres, et ne pas avoir froid aux yeux! Vous avez envie de faire le saut, pour une ou plusieurs saisons? Voici dix bonnes raisons -plus ou moins sérieuses- de le faire!
1) Les premières traces
Oui, vous allez faire les premières traces. Tous les jours où vous patrouillerez. Que ce soit dans la piste de votre choix, ou celle assignée par votre chef d’équipe, vos spatules auront l’honneur de marquer la neige fraiche avant tout le monde. Rien que ça, c’est suffisant pour éveiller le secouriste en vous, non?
2) Le contact avec les skieurs
Tous les jours, votre uniforme fera de vous une personne de choix vers qui les skieurs se tourneront rapidement, pour tout un tas de raisons: problèmes de matériel, inquiétudes au sujet d’une piste, questions sur les horaires ou les ouvertures d’un secteur, demande d’assistance… vous serez toujours aux premières loges pour le contact humain, et ce, à tout moment de vos descentes et montées!
3) L’esprit d’équipe
Parlant de contact humain, un patrouilleur n’agit jamais seul. La chance de travailler en équipe et le plaisir de tisser des liens font des cohortes de patrouilleurs des groupes solides sur qui la direction de chaque station de ski peut compter. L’esprit d’appartenance (doublé d’un brin de chauvinisme!) ne prendra que quelques jours à vous gagner, mais vous le garderez pour plusieurs années!
4) L’acquisition de nouvelles notions
Ce qui représente le plus grand défi pour la plupart des recrues au sein des diverses équipes de patrouilles, c’est la formation en premiers soins. Il s’agit pourtant d’une étape où on peut difficilement être recalé. L’examen final peut vous apparaitre pétrifiant, mais le jugement et le gros bon sens sont vos meilleures armes. Cela dit, vous bénéficierez d’une formation complète, fort intéressante, qui se révèlera assurément utile dans plus d’un pan de votre vie. Les gens qui vous entourent, tant dans vos loisirs, votre travail ou dans votre famille, sauront que vous êtes dorénavant outillé pour prendre en charge une situation d’urgence. Ce type de connaissances peut se révéler utile à tout moment!
5) Un nouveau regard sur une station de ski
En tant que client, ce que vous voyez en arrivant, ce sont les divers membres du personnel, tous affairés à leurs tâches respectives. Vous entrez en contact avec eux en vous stationnant, en achetant votre billet, en faisant aiguiser vos skis, en empruntant les remontées mécaniques, lors de votre repas du midi, en fin de journée… Mais que font-ils en dehors des heures d’opération? Vous le découvrirez en devenant patrouilleur! La valeur du travail qui est accompli en station augmentera à vos yeux, et vous ferez partie de ces artisans du plaisir hivernal!
6) Donner au suivant
Parmi les qualités requises chez les patrouilleurs, on retrouve l’altruisme. Ce désir d’être en contact et d’aider les autres est primordial pour bien s’acquitter de sa tâche. Ce faisant, vous effectuerez le geste le plus gratuit qui soit, et vous donnerez au suivant! Consciemment ou non, en étant skieur régulier, vous avez bénéficié des services d’une équipe de patrouille. C’est le moment de redonner ce que vous avez reçu à d’autres skieurs, tout en continuant à skier!
7) L’accès privilégié aux pistes d’une station
Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas ici d’accéder aux pistes fermées par vos collègues -bien qu’une visite soit nécessaire justement lors des prises de décision. L’accès aux pistes est un privilège auquel vous aurez droit en tant que patrouilleur car bien souvent, les stations de ski offrent l’abonnement de saison sans frais aux membres réguliers de l’équipe de patrouille. Généralement, certains avantages tarifaires sont également offerts aux membres de votre famille. Parfait pour amener plus de monde en ski sur les pistes!
8) Passer les files d’attente
Attention! Cet avantage n’est offert qu’aux patrouilleurs en devoir. Le but premier est tout bonnement de vous permettre d’accéder rapidement aux remontées mécaniques afin d’être disponible en cas d’urgence. Cela dit… c’est tout de même agréable de pouvoir éviter la file, et ce petit plaisir coupable devient vite un avantage indéniable lorsqu’on doit transporter une « brassée » de bambous et de pictogrammes!
9) Se sentir utile
Lors d’une intervention, qu’il s’agisse d’une situation avec blessé, ou simplement en prévention dans une piste, une petite partie de nous se sent utile: on a (peut-être) fait une différence dans la vie ou la santé d’un skieur. Vous avez demandé à un groupe de jeunes de s’immobiliser en bordure des pistes, et non au centre: vous avez (peut-être) évité une collision entre skieurs. Votre rapidité d’action et votre bon jugement vous ont fait poser les gestes appropriés lors de la prise en charge d’un blessé à évacuer en ambulance: vous avez (peut-être) contribué à diminuer la gravité d’une blessure ou la durée d’une convalescence. Ce sentiment d’avoir aidé, et d’avoir été utile, est le meilleur sentiment qu’on puisse éprouver. Et c’est le meilleur remerciement qu’on puisse avoir!
10) La bière de fin de journée
À moins que… la bière de fin de journée ne soit aussi un autre bon remerciement! Elle est généralement offerte gracieusement par la station, ou alors à très faible coût. Puisqu’il faut 18 ans pour être patrouilleur certifié, l’accès au bar n’est pas un problème! C’est la finale parfaite pour un après-ski où on se remémore les anecdotes de la journée, tout en ayant déjà hâte aux premières traces du lendemain!
Ce palmarès peut vous paraître un peu léger, mais il n’en est pas moins réaliste. Si vous désirez devenir patrouilleur et faire partie de l’équipe de votre station de ski préférée, sachez que la période de recrutement est déjà entamée, et que les certifications en premiers soins se font tout au long de l’automne! Renseignez-vous auprès de votre station: un petit courriel ou un appel au numéro général vous dirigera vers le chef de patrouille en service. C’est peut-être le début d’une belle aventure, comportant plusieurs hivers mémorables!
À l’occasion de la dernière soirée de présentation de l’iF3 Montréal samedi le 26 septembre, un événement tout spécial s’est tenu au Cinéma l’Impérial: un hommage à JP Auclair, skieur extrême disparu dans une avalanche lors d’un tournage au Chili, le 29 septembre 2014. L’occasion était également une levée de fond pour la fondation mise sur pied par le légendaire skieur en 2007, Alpine Initiatives. Voici un petit compte-rendu de cette soirée chargée d’émotions, de beaux témoignages et, surtout, de magnifiques images.
Famille et amis
La soirée a débuté sur un montage vidéo d’images de JP par ordre chronologique, depuis ses tout débuts dans le freeski, en 1998. On a pu y constater à quel point il a fait évoluer ce sport! L’hôte de l’évènement était nul autre que Phil Poirier, ami et partenaire de ski de JP. Le père du défunt, sa conjointe, ainsi que plusieurs de ses amis tels que Félix Rioux, Marc-André Belliveau, Julien Régner et Frank Raymond étaient présents. La médaillée de bronze aux jeux Olympiques de Sotchi Kim Lamarre a livré un témoignage par vidéo, tout comme Mike Douglas. On pouvait aussi compter sur la présence d’anciens collègues de la célèbre boite de production Poor Boyz, avec qui JP a tourné de nombreux films.
De très beaux témoignages
Chaque invité a livré un témoignage ou raconté un souvenir précieux en compagnie d’Auclair, suivi d’une séquence vidéo. L’émotion était évidemment palpable et on pouvait bien sentir à quel point il était une personne très humaine et généreuse. « JP s’impliquait beaucoup en tant qu’athlète(…), mais il était aussi un modèle d’être humain, il était généreux de sa personne et traitait tout le monde de manière égale. Dans un monde de grandes vedettes des sports extrêmes, il était très terre-à-terre », me racontait Félix Rioux, durant un bref entretien quelques heures avant la présentation. Son père a également souligné à quel point les gens étaient enchantés de rencontrer le « père de JP », lui livrant souvent leurs impressions sur les skis Armada, compagnie cofondée par le skieur québécois.
Félix Rioux rend hommage à son ami JP
Le père de JP Auclair s’adresse à l’assistance
On a également eu droit à une savoureuse anecdote, gracieuseté de son ami Phil Poirier, qui nous racontait comment il a rencontré JP: « On avait les mêmes skis jaunes, les fameux Salomon 1080, et on est allé faire quelques runs dans le parc. Il faisait un 360, je faisais un 360, il faisait un 540, je faisais un 540, il faisait un 720, je faisais un 720. On a continué comme ça jusqu’à temps qu’il fasse un backflip mute, son trick signature, mais celui-là, je ne l’ai pas essayé, je lui ai laissé. (…) Il étirait tellement ses skis qu’il en faisait presque débarquer ses fixations! » Ce témoignage a été suivi d’un segment du film Generate de Poor Boyz Productions. On pouvait y admirer ce fameux backflip mute. La conjointe du skieur, Ingrid Sirois, a souligné le côté humain de son homme, comme en témoignait la superbe séquence vidéo qu’elle a choisi. Filmé et monté par JP, le film démontrait ce qu’il a fait pour des enfants orphelins du sida, au Kenya, leur construisant cuisinettes et jardins. Magnifique. Un collègue de Poor Boyz, Neil, nous a expliqué comment Auclair était toujours à 100 % dans la vie, même à l’extérieur des pentes. Le segment vidéo choisi le prouvait grandement, où l’on voyait JP s’exercer au bilboquet, un jeu d’adresse composé d’un piquet et une bille attachée avec une corde, qui demande beaucoup de patience et de pratique. L’accessoire a d’ailleurs été très utile pour passer le temps lors des journées où la température ne permettait pas de tourner, particulièrement en Alaska.
Phil Raymond, skieur plus jeune, a connu JP comme un héros à ses débuts, pour ensuite le côtoyer sur une base régulière lors d’un camp d’été à Whistler. Il raconte comment le skieur mythique l’a emmené à croire et lui-même et en ses rêves. Le segment choisi était «peut-être pas le plus dangereux», comme le souligne Raymond, mais il démontrait la créativité sans limite de JP pour rendre un film de ski captivant du début à la fin. Son ami Marc-André Belliveau, qui a lui-même dû mettre un terme à sa carrière de skieur suite à un accident en haute-montagne, a interprété une chanson écrite pour JP, «mais aussi pour sa conjointe et sa famille». Très touchant. Il a lui aussi souligné la grand générosité et le côté humain d’Auclair, se disant très impressionné par l’attention qu’il portait à son entourage malgré sa carrière très prenante.
Un héritage important
JP Auclair aura laissé un héritage important au petit monde du ski, mais également sur le plan humain. Sa fondation en est d’ailleurs une belle preuve, laquelle continue ses activités malgré la perte de son créateur. Il était producteur et monteur des films dans lesquels il skiait. Il s’impliquait dans son sport en développant des nouveaux produits. Il initiait les gens issus de communautés moins fortunées au ski par le biais de sa fondation. Cette soirée hommage était donc l’occasion de faire une rétrospective sur le legs de JP Auclair au monde du ski, mais aussi de constater l’évolution extrêmement rapide de ce sport. JP a su s’y adapter, en plus de pousser les limites encore plus loin. On constate aujourd’hui les résultats de toute cette implication et cette passion. Vraiment, ce skieur légendaire et cet être humain hors du commun restera gravé dans nos mémoires à tout jamais.
L’hommage à JP Auclair, un événement unique mis sur pied par Félix Rioux, a été présenté dans le cadre de l’iF3 Montréal. La moitié des revenus engrangés à la billetterie et au au bar a été remise à la fondation Alpine Initiatives, de même que les dons emmagasinés au cours de la soirée. Il est toujours possible de faire un don directement par la plateforme sécurisée du site web de l’organisme.
Si vous vous êtes déjà approché d’un kiosque Rossignol lors d’une journée démo en montagne, il y a fort à parier que vous ayez remarqué le grand sourire qu’arbore Marie Allaire sur la photo en en-tête de cet article. Vous avez peut-être eu la chance d’entamer une discussion avec cette amoureuse du ski, voire même de partager quelques descentes avec elle! Si c’est le cas, vous êtes un privilégié, car Marie est un flocon de neige difficile à attraper au vol -mais attention, elle choisit les vents qui la portent! Portrait d’une skieuse dont l’amour qu’elle voue à son sport est palpable dès le premier regard.
Lorsqu’on parle de ski avec Marie Allaire, le temps semble s’arrêter, comme chaque fois qu’on écoute un mordu parler de sa passion dévorante pour une activité quelconque. Pour Marie, le ski, c’est une question d’ADN. Élevée dans une fratrie de 5 enfants, elle a goûté au plaisir de la glisse dès qu’elle a pu être assez solide sur ses petites jambes… et sans le savoir, ses parents lui ont insufflé un tel enthousiasme que Marie en fait carrière! C’est donc dire que le ski n’est pas qu’un sport, c’est un mode de vie. On bouge, on prend l’air, on socialise, on passe du bon temps en famille… impossible d’imaginer une vie sans le ski!
Originaire de Québec, c’est au Mont-Sainte-Anne et à Stoneham que Marie Allaire a affûté ses carres professionnelles: après avoir enseigné le snowboard (vous avez bien lu!), elle a travaillé aux événements et au marketing pour ces deux stations. Et après la fonte des neiges, c’était le vélo de montagne qui l’attendait, alors qu’elle patrouillait les pistes. Active en montagne, vous avez dit? Cette activité s’est poursuivie pendant toutes ses études universitaires, dont la dernière année a été réalisée dans un environnement qui en rend plus d’un jaloux… les Alpes autrichiennes. Quoi de mieux quand on a l’idée fixe du ski? Revenir avec un diplôme béton en poche; un baccalauréat en administration des affaires, profil international, spécialisé en marketing. Ce n’est donc pas une surprise que Marie ait eu le coup de foudre pour Rossignol!
Dans son quotidien de Directrice Marketing pour le Groupe Rossignol (Canada), Marie jongle avec plus de balles qu’elle n’a de doigts, mais c’est justement ce qui lui plait! Sa réponse à la question « Qu’aimes-tu le plus de ton travail? » nous fait vite réaliser qu’elle répondrait « Rien! » à la question inverse! Les relations humaines, le lien avec les détaillants, les partenaires, les rencontres avec les skieurs de tout niveau, le processus créatif, les ententes, le développement… On en conclut que ce n’est pas réellement un travail, puisqu’elle semble y prendre tant de plaisir! Engagée chez Rossignol en 2004, elle en a pourtant vu passer, des saisons! Cette adrénaline est donc le carburant vital dont Marie ne peut se passer. De son propre aveu, avril est un mois très triste, puisque tout retombe: la saison de ski se termine, il n’est pas encore temps de planifier la suivante, aussi bien partir en vacances en vélo!
En regardant derrière elle -ce que Marie fait rarement, au rythme où va sa vie!- elle n’a qu’un regret, celui de constater que la consommation du ski ne se fait plus de la même manière qu’avant. « Avant », c’est quand elle était plus jeune, alors que toute sa famille articulait sa vie et organisait les déplacements en fonction du ski. La skieuse adulte se remémore les souvenirs classiques de ses hivers de jeunesse: le chalet, les innombrables descentes effectuées entre amis (avec la bénédiction des parents!), les joues rougies, la glissade avant le souper, le plaisir d’avoir eu une journée remplie, et surtout, la joie de savoir qu’elle allait pouvoir recommencer le lendemain. Cette nostalgie, on la partage tous un peu, avouons-le!
Ce texte de la série des Visages du ski n’est pas le premier portrait s’intéressant à Marie Allaire. Certains lecteurs auront vite fait de se rappeler d’une entrevue fort bien rédigée de Marie-Jo Lamarche, parue dans le Ski Presse (Volume 26 numéro 2, pré-saison 2011-2012). Ce texte, orienté sur le fait que Marie était une des rares femmes dans ce monde à forte représentation masculine, faisait déjà bien état de toute l’énergie et de tout l’amour que Marie voue au monde du ski alpin. Quatre ans plus tard, force est de constater que malgré l’évolution du marché, le contexte économique plus ou moins stable, les hivers en dents de scie et la compétition croissante entre les sorties en ski et les voyages dans le Sud, la directrice marketing n’a rien perdu de son enthousiasme!
Retenons que dans le monde de Marie Allaire, le ski se transmet comme un joyeux virus. Toute personne atteinte de la skinusite est désormais condamnée à passer du temps dehors, à bouger, mais surtout, à contaminer d’autres futurs skieurs! On peut d’ailleurs dire que dans son cas, c’est mission accomplie: il suffit d’avoir côtoyé Marie quelques minutes pour avoir reçu le virus du plaisir du ski. Et maintenant, à nous de transmettre la skinusite, histoire que le sourire contagieux de Marie s’illumine chaque jour de l’hiver à venir!
La plupart des skieurs ont une vague idée de ce qu’est le ski hors-piste; mais à moins d’y avoir été initié, cette discipline ancestrale reste méconnue. Sa popularité croissante des dernières années justifie donc le présent article, histoire de dresser un meilleur portrait de la question. D’emblée, un consensus existe pour dire que le «ski hors-piste» réunit l’ensemble des activités de glisse qui ne se pratiquent pas dans une station de ski en opération. Cela inclut l’ensemble des activités en terrains non balisés, comme par exemple les secteurs voisins des pistes officielles en station, jusqu’aux montagnes de plus de 1000 mètres.
Le ski hors-piste dit « side country »est accessible par les stations de ski en opération; le terrain pratiqué est en lisière des pistes balisées par le domaine skiable régulier. Le terrain demeure très peu voire non-aménagé. Bien que certaines stations fassent exception à la règle, la plupart de ces secteurs ne sont pas patrouillés. Dans tous les cas, s’y aventurer demeure aux risques et périls des skieurs qui s’y rendent. Ce type de terrain requiert habituellement une approche et un retour à la station qui s’effectue en empruntant un sentier, peu importe le moyen employé: peaux de phoque, raquettes ou simplement à la marche. Le « side country » est idéal pour ceux qui désirent s’initier au hors-piste car dans la majorité des cas, il n’est pas nécessaire de disposer d’équipement spécialisé. De plus en plus au Québec, des stations de ski offrent des services de guides et des remontées en catski ou en motoneige afin de répondre à la soif d’aventure de leur clientèle passionnée.
Le ski hors-piste de randonnée, aussi appelé le cross-country, ou rando-ski, est le moyen utilisé par les amateurs de glisse pour se rendre sur les terrains prisés pour leur descentes, et ce, par leurs propres moyens. Le ski de randonnée n’implique à aucun moment d’emprunter des remontées mécaniques. Le rando-ski se pratique en région plus isolée où les conditions frôlent le 100% naturel. On pense par exemple aux parcs régionaux, nationaux ou dans tout autre secteur dont le relief et la végétation le permettent. Parce qu’elles retiennent la neige à l’abri du vent, les forêts matures offrent généralement un terrain très prisé par les amateurs. On peut également compter sur les reliefs très rocheux et pauvres en végétation pour offrir de beaux champs de poudreuse les lendemains de tempêtes. À cause des accès qui s’avèrent plus longs, l’équipement spécialisé mise davantage sur la légèreté et la flexibilité. Les préférences vont vers des skis plus longs et plus larges pour davantage de portance.
Le cross-countrydownhill est un terme souvent utilisé pour décrire la pratique de ski de fond en descente sur terrain non-balisé. Les amateurs se déplacent par leurs propres moyens sur les lieux et pratiquent un terrain dont la pente est souvent beaucoup moins abrupte que pour le ski haute-route. Cette forme de backcountry remonte aux débuts du ski alors que les remontées mécaniques n’avaient pas encore vu le jour. À première vue, cette discipline semble vouée à l’extinction puisque les skis sont souples, dépourvus de carres et n’offrent pratiquement aucun contrôle en descente. Les adeptes chaussent des bottes de cuirs molles reliées aux skis par des fixations 3 “pins” à ressort qui semblent tout droit sorties d’un vieux film de ski des années 1950. Malgré la rareté des adeptes, cette technique survit au fils des ans, réanimée par des fanatiques qu’on aime bien caricaturer avec des cheveux longs et une barbe…
Le ski de haute-route tire son origine de la « route » empruntée par des randonneurs à ski pour rejoindre la station du Mont-Blanc en France et l’autre côté de la frontière Suisse. Ce sont 180 kilomètres qui traversent entre autres des glaciers et qui requièrent de s’équiper de matériel spécialisé. Par endroit, et seulement pour les plus téméraires, le ski haute-route peut donc revêtir des airs d’alpinisme en usant de piolet, de harnais et de cordage. C’est donc cet itinéraire qui a donné le nom à la discipline de randonnée en haute-montagne. Le ski de haute-route désigne le ski hors-piste pratiqué en haute montagne, là où les pentes sont beaucoup plus abruptes qu’en cross-country et le terrain parfois très difficile incluant la descente de couloir. Dans le nord-est américain, les parcours de 180 kilomètres permettant de relier plusieurs sommets montagneux sont plutôt rares. On retrouve tout de même quelques endroits permettant de faire des expéditions multi-jours reliant plusieurs sommets, notamment en Gaspésie, Côte-Nord ou dans les Adirondacks.
En guise conclusion, il est à propos de rappeler aux adeptes et curieux du hors-piste que cette discipline comporte son lot de dangers et ce, peu importe le terrain où elle est pratiquée. Les skieurs non-initiés ne devraient en aucun cas s’engager seuls, sans information ni compagnie, sur un terrain qui correspond aux différentes descriptions dont fait état cet article. C’est d’ailleurs dans le but de démocratiser la pratique du ski hors-piste que ZoneSki publiera un dossier complet consacré à ce sport, question de démystifier quelques idées… et de piquer votre curiosité!
Konnichiwa amis skieurs! Un voyage de ski c’est le privilège de vivre des émotions et des moments exceptionnels. Au Japon, il n’y a rien de plus vrai. Pour mon récit de voyage, je ne pourrai évidemment pas faire abstraction de tout ce qui fait le Japon, je me permettrai donc de déborder un peu du sujet principal qui est le ski. Pour vous mettre en contexte, comme dans toutes destinations ski, vous avez le choix du forfait clé en main ou bien du voyage sur mesure créé par vous. Chaque option a ses avantages et ses inconvénients. Pour ma part, le « sur mesure » fut mon choix. Quelques raisons personnelles me guidèrent vers cette avenue, mais surtout, je voulais vivre l’expérience d’un gars seul sillonnant l’empire du soleil levant. Ce reportage se divise en quatre grandes sections: la première, contenant des informations générales sur le Japon, servira à mettre la table. Les suivantes toucheront essentiellement des stations que j’ai visitées: Sapporo-Teine, Rusutsu resort et Niseko United. Je me réserve tout de même le droit à l’erreur, donc je vous suggère de contre-vérifier mes dires si vous y allez par vos propre moyens.
Informations pratiques
Vols : Aucun direct de Montréal et les vols les plus courts pour Sapporo New-Chitose sont d’environ 23 heures deux escales incluses. Prix du billet d’avion : Si vous trouvez en bas de 1000$, n’hésitez pas. À partir de 1100$ semble être la norme. Fuseau horaire : 14 heures d’avance sur nous. Langue parlée : Japonais et anglais dans les régions touristiques. Le français est très rare, alors si vous ne parlez pas un mot anglais et que logiquement votre japonais est pire, je vous souhaite bonne chance! Devise : Le Yen est la seule devise utilisée. Dans le passé, le Japon avait la réputation d’être dispendieux en raison de cette devise. L’économie n’est plus celle du temps où tout était « made in Japan » alors le Yen s’achète à un meilleur prix. 100 Yen nous coûte ces jours-ci environ 1,11$ avec un coût de la vie similaire. Visa : Pour les séjours de moins de 90 jours dans le pays, aucun visa n’est requis pour les citoyens canadiens.
Température : cet élément du voyage est particulièrement important et peut réellement bouleverser tous vos plans. Ne vous fiez pas au ciel bleu du matin: en quelques minutes, la situation peut changer et vous vous retrouverez dans un épais nuage. Il serait utopique de croire que les mètres de neige ne tombent que dans la nuit du lundi au mardi… Si le vent n’est pas un facteur important à considérer, sachez qu’en général, il fait doux à la base et que plus vous montez, plus le froid s’installe, mais c’est tout de même raisonnable. En comparaison au Québec, où je finis toujours par avoir froid aux pieds, ça ne m’est jamais arrivé tout au long de mon séjour au Japon.
Location de véhicule : Permis international obligatoire, vous pouvez vous procurer ce document dans les centres de services CAA. Il est possible de réserver votre véhicule en ligne. Les plus populaires: Toyota rent-a-car et Nippon rent-a-car. Tous les véhicules sont munis de pneus d’hiver (en Hokkaido). Les routes sont souvent glacées, mais le déneigement est incroyablement efficace. Pour les meilleurs prix, rendez vous sur le site web de Japan Online Car Rental. Ce site vous offrira de meilleurs prix que si vous réservez directement sur ceux des compagnies mentionnées ci-haut. Il est à noter qu’après une seule gorgée de bière, il est déjà trop tard pour vous questionner sur la limite d’alcool permise: tolérance zéro.
L’anecdote touristique incontournable
Si vous avez peur des problèmes de communication en cas de pépin, rassurez-vous: les japonais sont accueillants et feront tout pour vous aider! Petite anecdote: le lendemain d’une arrivée tardive à Sapporo, je me dirige vers la première destination ski, Sapporo-Teine. À bord de ma petite voiture louée, je décide d’affronter les routes enneigées japonaises, position conducteur à droite et dans la voie de gauche. Évidemment, le transport en commun aurait pu m’y amener sans tous les tracas, mais bon, je n’aurais pas pu dire « Dude, j’ai conduit au Japon !! » .
Une fois arrivé dans la région de Teine, la voix douce du GPS commençait à se faire un nouvel ennemi (moi!). Voici le topo: le GPS se bute à une route fermée l’hiver, ne connaît pas d’autre chemin pour s’y rendre, il n’y a évidemment aucun wifi disponible, c’est tempête dehors donc visibilité nulle, et mon japonais se résume au premier mot en haut de page. Je me suis arrêté pour demander mon chemin et en quelques secondes, au moins une dizaine de japonais tentaient de m’aider alors qu’aucun ne parlait anglais! Un homme, accompagné d’un collègue, décide d’abandonner le projet de m’expliquer et me fait signe de le suivre. Quinze minutes plus tard, je suis sur le bon chemin et je laisse derrière les deux hommes toujours à l’extérieur de leur véhicule dans la tempête, me saluant et me souriant avec une joie désarmante. En moins de 18 heures, le peuple japonais m’avait conquis.
Hébergement
Spécialement pour Niseko United, plusieurs options sont disponibles, de l’hôtel conventionnel nord-américain aux pensions en passant par les hôtels plus traditionnels japonais, les chalets et autres auberges de jeunesse. De préférence, réservez votre séjour environ 90 jours avant le début de la saison et ce, pour tous les types d’hébergement mais particulièrement pour les hôtels conventionnels. Si vous êtes à la dernière minute, il vous en coûtera autour de 600$ la nuit près de la montagne. À partir du mois de mars, les prix chutent.
Les sites web spécialisés en réservation d’hôtel seront vos alliés lors de vos recherches, j’ai privilégié Kayak.com. Les pensions n’y sont pas toutes, mais en faisant des recherches plus approfondies vous trouverez des sites web locaux offrant plusieurs options. Pour ma part, ayant réservé mon hébergement en janvier, j’ai dû vivre avec la mobilité pour ne pas payer un prix ahurissant. À tous les jours, je changeais d’endroit, donc l’avantage pour vous, c’est que j’en ai vu des hôtels! Les informations précises se trouveront dans chacun des articles, par destination.
Mes coups de coeur
Honnêtement, vous devez mettre cette destination dans votre liste de choses à voir. Évidemment, la distance est un facteur à considérer pour nous qui habitons l’est canadien. Si vous avez un 10 jours à accorder à un voyage de ski, alors là, vous devenez un sérieux candidat. De plus, en raison de la faiblesse du Yen, les astres sont alignés et vous n’avez plus aucun argument. Vous pouvez choisir d’autres stations de ski que celles que j’ai choisies, mais Niseko est définitivement un incontournable: aller au Japon sans skier Niseko serait comme ne pas visiter Broadway à New-York! Je vous recommande de visiter Japan Ski and Snowboard comme point de départ de votre planification, c’est un site très complet (en anglais!) qui vous aide à aiguiller vos recherches et qui donne beaucoup d’informations qui m’ont été très utiles!
Comme vous le constaterez dans mes articles, je me suis fait la vie dure pour mon voyage. J’ai vécu mon lot d’anecdotes et d’expériences alors mon objectif fut atteint. Le plus simple, si vous n’avez pas ce besoin de vivre un peu extrême, c’est évidemment un groupe organisé. Vous vivrez tout de même une des plus belles expériences de votre vie.
Dernière petite chose: je ne suis pas payé pour vous écrire ceci. Je ne fais que partager mon périple ski et ce, avec le temps que cela implique. Du plus profond de mon cœur, je souhaite à tous de skier le Japon ou si vous n’êtes pas un amateur de glisse, du moins de visiter le pays. Nous avons beaucoup à apprendre de ce peuple. Pour ma part, j’ai poursuivi mon chemin vers Kyoto, Nara et Tokyo. Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas. Je tenterai de vous répondre au meilleur de mes connaissances. Sinon, il n’est pas au courant, mais il y a toujours Jean-Luc Brassard qui pourra vous aider ! Peut-être aurons-nous un jour le plaisir de skier ensemble les pentes de l’empire du soleil levant, car j’y retournerai à la première occasion. Sayonara !
Sapporo-Teine fut le terrain d’accueil des jeux Olympiques d’hiver de 1972. La station comporte deux domaines: le secteur Olympic et le secteur Highland. La montagne est située à environ 45 minutes du centre-ville de Sapporo et jouit d’une bonne réputation en Hokkaido.Elle reçoit de sept à huit mètres de neige en moyenne par année, et comme chez nous, la saison de ski s’étend de novembre à mai. Notez qu’à moins de changements dans les destinations de Voyages Gendron, ce voyagiste n’offre pas de séjour à Sapporo-Teine.
Côté hébergement, vous trouverez facilement dans la ville de Sapporo, à partir de 40$ la nuit. Vous pourrez voyager de Sapporo à la station par bus, le trajet se fait bien. Un train dessert également la station mais vous devrez prendre une navette pour la montagne une fois arrivé à la gare de Teine.
Le billet de ski vous coûtera environ 55$ pour la journée. C’est une station qui offre également du ski de soirée, ainsi que des billets pour des périodes plus courtes, soit des blocs de 6 et 4 heures. Vous pourrez également louer tout l’équipement nécessaire à même la station mais préparez-vous à une légère déception: malgré un coût d’environ 70$ pour de l’équipement « haut de gamme », aucun ski de poudreuse ne figure dans la gamme des produits offerts.
On vous répondra en japonais 90% du temps, vous aurez un 10% de chances de vous faire servir en anglais. Retenez que si vous devez choisir vos destinations, Sapporo-Teine n’est pas un incontournable, mais si vous êtes dans le coin, n’hésitez pas à y aller.
À mon arrivée, la neige tombait violemment, la visibilité ne me permettait de voir que quelques mètres devant moi, mais bon, c’était à prévoir: je garde en tête qu’autant de neige dans un hiver, ça ne tombe pas dans une seule fin de semaine! Pour des raisons logistiques, je loue mes skis et comme mentionné ci-haut, aucun ski de poudreuse. Je choisis donc les skis qui m’offriront le plus de flexibilité dans les conditions non-damées.
Le ski: pour faire une entrée en matière simple et compréhensible, retenez que « Ça n’a juste pas rapport !». Alors voilà, c’est indécent la quantité et la qualité de la neige! Les sous-bois sont ouverts, vastes, et skier « first track » n’est pas un problème même en fin de journée. J’ai de la neige aux genoux en tout temps et dans le visage à chaque détour. Je ne peux malheureusement pas parler des conditions damées car la neige tombait à une vitesse effrénée. Sans hésiter j’affirme qu’une piste damée doit être des plus incroyables. Voici le peu de photos que j’ai pu tirer de cette journée…
La montagne n’est pas si haute, mais offre un terrain de jeu très intéressant. La neige est profonde et légère comme partout en Hokkaido. La station ne se compare pas à Niseko United ni Rusutsu, mais pour une montagne près de la plus grosse ville au nord du Japon, c’est tout de même un petit bijou à découvrir. D’ailleurs, lorsque la visibilité le permet, vous pouvez voir à vos pieds la ville de Sapporo d’un côté et la mer de l’autre. Pour ma part, je voyais mes pieds, mes skis et plus ou moins 3 mètres devant… mais quelle journée de ski!
Comme Niseko, Rusutsu resort reçoit environ une quinzaine de mètres en moyenne par année. La saison débute un petit peu plus tard qu’ailleurs, soit en décembre, et se termine en avril. Pour vous y rendre à partir de Niseko et Sapporo, il y a des navettes (environ 90 minutes de Sapporo). Pour ma part je l’ai fait en voiture de location et ce fut une superbe expérience, vous contournez le Mt. Yotei donc de magnifiques photos sont à prendre sur la route. C’est environ 45 minutes de Niseko. Aucun train ne s’y rend.
Comme ce n’est pas très loin de Niseko, je vous conseille de demeurer au même endroit pour votre hébergement. L’option « ski in ski out » est possible: Hôtel Rusutsu resort… très dispendieux, surtout si vous êtes à la dernière minute! Pour ma part, comme je voulais aussi voir du pays, je me suis exilé de Niseko en me rendant dans la charmante petite ville de Toyako sur le bord du lac. J’ai donc séjourné au Daiwa Ryokan Annex pour 65$ tx. incluses avec déjeuner. Notez le mot « ryokan », il s’agit d’un hébergement traditionnel japonais. Très bien comme endroit pour le prix. Je suis malheureusement tombé dans une chambre où il était permis de fumer, donc l’odeur est marquante. Le onsen de l’endroit était bien, et pour le reste, je vous laisse découvrir toute la culture entourant ce type d’hébergement! Si vous songez à un voyage organisé par Gendron, Rusutsu fait partie de leurs destinations pour au moins une journée, dans le cadre du séjour à Niseko.
Sur place, la billetterie principale est du côté du mont ouest. Un billet journalier vaut environ 60$, la station offre également du ski de soirée. Pour la location de l’équipement, il est possible d’en trouver sur place mais je vous recommande d’apporter l’équipement que vous aurez loué à Niseko si c’est le cas… Dans un monde idéal, réservez-vous deux à trois jours pour profiter pleinement de Rusutsu. Si vous devez quitter après une journée, vous le ferez avec beaucoup de regrets! C’est donc une station qui vaut absolument le détour.
La montagne est divisée en trois sections, le mont ouest, celui du centre (Mt. Isola) et celui de l’est. Mt. Isola et est sont côte à côte. Le versant ouest pour sa part se trouve de l’autre côté du boulevard, mais une télécabine relie les bases. Mon coup de cœur fut celui du mont ouest. Il est par contre moins élevé des trois, mais au combien plaisant pour ses sous-bois et son hors piste. Les deux autres versants offrent de magnifiques sous-bois, mais m’ont semblé un peu moins enneigé que ceux de l’ouest. Les pistes damées sont exceptionnelles, vastes et longues. C’est sur le mont ouest que vous retrouverez la section « off limits » de « side country park » (qui rejoint un remonte-pente) avec ses structures de « freestyle » sortant de nulle part, tel que vu dans cette vidéo Youtube. J’ai commencé ma journée de ce côté et je crois que c’était la bonne chose à faire.
Première stupidité de ma part, mais au combien plaisante, partir en « backcountry » pour rejoindre un « bowl » intouché. Pourquoi stupidité ? Hé bien, je ne suis pas un spécialiste des avalanches, mais clairement, le sommet démontrait certains signes troublants. Ouff, quelle descente ! Ma deuxième stupidité s’est produite sur le mont est alors que j’ai décidé de franchir les cordons. Je me suis dit que tout se passerait comme les autres fois, et bonus, des traces fraiches au sol confirmaient ma décision. C’est suite à une descente magique dans le bois, après quelques photos, que j’ai constaté que la magie s’était volatilisée, tout comme les pistes fraiches que je suivais. Vous n’allez pas me croire, mais je vous jure, les traces dans la poudreuse se sont arrêtées d’un coup sec! Même pas de traces de remontées à pied ! Pour faire une longue histoire courte, le tout s’est terminé sur une ferme, évidemment du mauvais côté de la montagne, après une heure de ski fond dans la poudreuse. Le gentil japonais qui s’est fait barrer le chemin par un gars avec des bottes de ski dans les pieds, je le remercie. Vingt minutes de voiture et de monologue japonais plus tard (je crois qu’il s’est foutu de ma gueule tout ce temps), j’étais de retour à la station.
Je pourrais vous parler longtemps de Rusutsu, mais mes mots ne peuvent rendre justice à la journée fantastique à laquelle j’ai eu droit. J’ai vécu un « bluebird pow day » qui restera gravé pour toujours dans ma mémoire. Vous remarquerez que les skieurs de l’endroit sont des locaux, dont la plupart désire perfectionner les techniques de « carving ». Le niveau de skieurs est beaucoup plus élevé ici qu’à Niseko, ce qui est une bonne chose en soi.
« Niseko United » car c’est le regroupement de quatre versants: Hanazono, Grand Hirafu, Niseko, et Annupuri. Ils sont tous accessibles par le sommet ou par navettes au bas de la montagne. C’est l’endroit le plus populaire pour skier le Japon, sa réputation est solide à travers le monde et cette destination, si elle n’y figure pas déjà, doit obligatoirement se trouver dans votre « bucket list ». Avant de vous y rendre, étudiez le vaste terrain de jeu et renseignez-vous au maximum, sinon vous aurez l’impression de n’avoir rien vu et de perdre votre temps dans les remontées. Notez qu’un cinquième versant existe à Niseko, soit celui de Moiwa. Celui-ci fait bande à part et vous n’y avez pas accès à moins d’y acheter un billet. Je n’y suis pas allé, mais la légende dit que de belles lignes de poudreuses s’y trouvent et ce, à très basse altitude. Toute la région environnante vit des années de grands changements. Beaucoup d’argent y est investi et les améliorations se comptent en millions de dollars par année. Le développement immobilier est en expansion, donc ce que je vous écris aujourd’hui ne sera peut-être plus valide d’ici les prochaines années.
Informations générales
Enneigement Au 23 janvier 2015, plus de 11 mètres de neige au sol. En moyenne, pour des raisons géographiques, la région reçoit entre 15 et 16 mètres de neige. Oui, vous avez bien lu et non ce n’est pas une erreur de ma part ! Évidemment, aucune neige fabriquée. Vers la fin février, la montagne aura tellement reçu de neige que des replats se créeront vers le bas de la montagne: dameuses poussent le « trop plein » de neige vers le bas. Il s’agit tout de même de la période préférée de plusieurs locaux.
La saison de ski est similaire à chez nous: elle débute fin novembre pour se terminer mi-mai. Elle pourrait perdurer plus longtemps car ce n’est certainement pas par manque de neige qu’elle se termine: c’est le manque de main-d’œuvre dans le village qui force les commerçants à fermer prématurément car beaucoup d’australiens et de néo-zélandais y travaillent et retournent à la maison en avril. Il est à noter que ce sont aussi les touristes de ces deux pays qui sont les plus présents sur la montagne. On retrouve un certain nombre de touristes européens, et l’endroit est de plus en plus populaire depuis quelques années pour les américains et les canadiens de l’ouest. La haute saison est à partir de la période des fêtes jusqu’au début mars.
Niveau de ski : les skieurs de tous les niveaux seront comblés. Les descentes pour débutants sont un cran plus difficiles que celles du Québec. Les familles seront bien reçues, ne vous inquiétez pas: vu la nature très touristique de Niseko, les débutants et très débutants sont particulièrement présents à partir de la mi-montagne, ce qui est tout le contraire à Rusutsu. Concernant les choix de versants et la gestion de votre énergie, j’aimerais pouvoir vous conseiller, mais je crois que si vous décidez d’être stratégique à ce sujet, vous allez assurément revenir avec un goût amer. La météo sera maîtresse de vos journées; évidemment, une bonne forme physique améliorera grandement vos performances et votre plaisir.
Logistique
Accessibilité Train : De Sapporo vous mettrez de 1h45 à 4h00 selon les arrêts, avec transfert à la station d’Otaru pour ensuite descendre du train à Kutchan. De là, vous prendrez un bus pour Niseko, à 15 minutes de là. Visitez Hyperdia.com pour les horaires de train.
Bus : De l’aéroport New Chitose à Sapporo, des bus font la navette vers Niseko. Le dernier bus est à 21h30 et la plupart des vols Montréal/Sapporo arriveront vers 21h00. Si vous êtes « gambler », réservez votre bus en ligne et même si votre vol a un faible retard (délai raisonnable), le chauffeur vous attendra probablement, car vous serez sur sa liste. De Sapporo, vous pourrez trouver facilement des navettes. De mon hôtel (Sapporo Aspen Hôtel), il y avait un comptoir dédié pour Niseko.
Pour le moment, le voyagiste le plus connu qui s’est lancé dans l’aventure Japon est Ski Voyages Gendron. Le collaborateur sur place en 2015 était nul autre que M. Jean-Luc Brassard, roi des bosses aux Jeux Olympiques de 1994. Mesdames, maintenant que vous possédez cette information, planifiez votre prochain voyage de ski!
Hébergement Si vous cherchez absolument un hébergement « ski in – ski out » visez du côté du Grand Hirafu et de Niseko village, où le Hilton est magnifique. Ce volet est en développement avec plusieurs projets immobiliers dans les cartons. Quand je faisais mes recherches, j’ai eu de la chance et une aubaine surprise est apparue sur cet hôtel. Un petit 50% moins cher donc la chambre revenait à 215$. Superbe hôtel, « ski in – ski out » du côté « Niseko Village », un lobby impressionnant, un des plus beaux onsen* de la région, navette gratuite ainsi que le bus local à la porte et une vue incroyable sur le mont Yotei. Je crois que les groupes voyages Gendron s’y logent, du moins, y ont déjà mis les pieds. Si vous accédez à un bon prix, n’hésitez même pas.
*Onsen: spa traditionnel de sources chaudes naturelles. Fort appréciable après une grosse journée de ski!
Niseko Grand Hotel, secteur Annupuri. Les prix de cet hôtel varient énormément selon les disponibilités. J’ai payé 130$ tx. incluses, mais quelques jours plus tard, je le voyais au dessus de 700$ (prix aucunement justifié). Très ordinaire comme chambre, superbe onsen, navette à la porte et près du versant Annupuri. Je ne me verrais pas y loger pendant 1 semaine. Pour mes besoins, l’option était intéressante en raison du prix et aussi du fait que j’avais prévu skier ce secteur.
Plus éloignée de la station, la ville de Kutchan est une option souvent choisie pour son service de bus vers Niseko, mais le taxi sera votre seule option si vous l’échappez jusqu’au petites heures du matin à Hirafu (n’oubliez pas, tolérance zéro!). D’autres villes davantage éloignées offrent des hôtels de très grande qualité à moins de 100$ la nuit, mais impliquent un trajet de train de plus d’une heure et les départs sont peu fréquents, ce qui risque de vous faire rater les first track. Pour l’avoir fait deux fois, rares sont ceux qui empruntent cette voie.
Dans la ville d’Otaru: Authent Hotel Otaru, j’ai payé 80$ tx. incluses. Superbe hôtel, près de la gare et du centre d’Otaru. Également à considérer, l’Hôtel Sonia, aussi payé 80$ tx. incluses. Très bien, sur le bord du canal qui est superbe le soir. Bonne localisation, et tout de même près de la gare.
Billets de ski Plusieurs options s’offrent à vous. Vous pouvez vous procurer un billet de remontée pour un versant en particulier ou bien pour tous les versants (à l’exception de Moiwa). Le ski de soirée est aussi une option intéressante, mais évidemment, l’accès aux pentes est limité. Il est offert à tous les versants à l’exception de celui d’Hanazono. Les prix se situent autour de 70$/jour ou 350$ pour 6 jours pour la « Niseko all mountain pass ». Pour le seul versant du Grand Hirafu, vous débourserez environ 55$ par jour. Au sommet, il est facile de se tromper de versant, donc si vous optez pour une montagne spécifique, soyez alerte! Surveillez les heures de fermeture des remontées mécaniques, certaines ferment tôt.
Location d’équipementCe n’est vraiment pas le choix qui manque! Si votre voyage est strictement ski, cela vaut la peine de considérer voyager avec votre équipement, du moins vos bottes et vêtements. Pour ma part, la seconde partie de mon voyage fut culturelle et je ne voulais pas être embarrassé de mon équipement; j’ai donc choisi la location. Les commerces de location sont nombreux, mais rares sont ceux qui sont à la base de la montagne et ce n’est pas un léger détail, car la pente pour se rendre aux remontées à partir du village d’Hirafu est abrupte. Vous pouvez toujours attendre les navettes qui vous y conduiront. Certains hôtels ski in ski out offrent la location d’équipement.
Dans mon cas, j’ai choisi Niseko Base Snowsports, situé à la base du Grand Hirafu, à une quinzaine de mètres du remonte pente. Le service en anglais est incroyable. Vous pouvez échanger vos planches aussi souvent que vous le voulez, en fait, les employés vous poussent à essayer le plus de skis possible. Le matin, vous voulez être « first track » dans la poudreuse, alors partez avec un « pow ski ». Après le diner, vous voulez attaquer les pistes damées, allez-y avec un Head Magnum. Pas plus compliqué! La gamme de produit offerte est grande et de qualité, ils offrent même des cours de ski pour toute la famille.
RestaurationVous trouverez de tout. L’Hokkaido est réputé pour ses ramens et ce n’est pas un hasard ! La nourriture japonaise est incroyable, immergez-vous dans cette culture! En haute saison, réservez votre table. Si par malheur vous êtes malade suite à votre repas, c’est que vous êtes malchanceux, ou que la nourriture n’est pas la cause.
Mes conseils personnels Pour des ramens le midi : Tokanzen $(Hirafu) Pour parler français au souper : The Barn $$$ (Hirafu, superbe restaurant vitré) Pour prendre une bière et un bon burger : Tamashii $$(Hirafu) Souper traditionnel japonais : Waba Sabi $ (Hirafu) Un menu raffiné : Monty’s $$$ (Hirafu, le chef c’est le barman, super sympathique) À visiter absolument: Rakuichi Handmande Soba $ (secteur Annupuri). Un minuscule restaurant de 12 places au bar. J’ai attendu 2 heures pour y accéder, mais j’aurais attendu le double. Ce fut un fait marquant et magique de mon séjour à Niseko. Si vous frappez une mauvaise journée météo, arrivez vers 11h15. Pour le souper, il est impératif de réserver votre place. Torimatsu – Yakitori Izakaya $ (Ville de Kutchan, fermé le dimanche). Osez ce que vous ne mangeriez pas au Québec. Vous verrez ces deux endroits sur Youtube dans un extrait de l’émission « No reservations » avec Anthony Bourdains.
Après-skiSans hésiter, si vous êtes encore en forme pour vivre au rythme de Niseko, le secteur Hirafu sera votre seul et unique choix. Tout s’y passe alors n’essayez pas d’être créatif et de faire la fête dans le secteur Annupuri. Le village de Niseko est aussi très tranquille, mais moins qu’Annupuri. Il existe tout de même des restaurants dans ces deux derniers secteurs.
La région est réputée pour ses onsen, rien de mieux après une dure journée de ski. La beauté du Japon réside dans sa culture et ses traditions… les onsen n’y échappent pas. La première chose à savoir c’est que vous devez laisser votre maillot de bain à la maison. La sérénité est maître des lieux. Pour le reste, je vous laisse découvrir par vous même.
Les versants
Je vous les présente de droite à gauche, face à la montagne, à partir du bas. Il est à noter que le mot sommet fait référence au niveau le plus élevé desservi par une remontée mécanique. Vous pouvez ensuite monter à pied au « vrai sommet »; mieux vaut avoir un minimum de forme physique pour le gravir. Un sac à dos pour vos skis facilitera grandement votre montée, car celle-ci est sur plusieurs minutes/mètres. Retenez également mon conseil sur la météo: bonne visibilité = direction sommet. Gardez la mi-montagne pour les moins belles journées. De plus, sur la carte des pistes, vous remarquerez des secteurs qui sont « off limits ». Ne vous y fiez pas trop, mais un peu quand même. À moins que ce secteur ne vous amène du mauvais côté de la montagne (comme à Rusutsu), vous pouvez vous y aventurer, les patrouilleurs sont tolérants.
Hanazono Superbe damé, en particulier la piste « Dynamic ». Les dameuses se rendent jusqu’au sommet et il s’agit du seul versant où elles le font. Les sommets des 3 autres secteurs sont laissés intouchés. Comme partout sur la montagne, vous pouvez accéder à de beaux sous-bois. Ce versant est l’accès idéal au « vrai sommet » à partir de l’arrivée de la remontée mécanique, suivez les gens qui marchent… et là, le « vrai » plaisir commence ! Quand il neige, les vents balaient naturellement celle-ci vers Hanazono, pas besoin de vous dire qu’après une grosse bordée, c’est à cet endroit précis que vous voudrez être. À moins d’être beaucoup trop aventurier, vous devriez facilement tomber sur une remontée mécanique. Gardez un jour pour la découverte de ce versant, à moins de conditions neigeuses exceptionnelles.
Grand Hirafu Il s’agit du secteur le plus populaire et par le fait même le cœur de Niseko United. La grande majorité des activités et commerces s’y trouvent. Si vous pouvez y être basé, vous serez aux premières loges. Côté ski, il s’agit du versant ayant la plus grande superficie skiable. L’achalandage y est plus grand qu’ailleurs et les très débutants s’y trouvent en masse. Le sommet est aussi achalandé, donc si vous n’êtes pas « first track », vous verrez rapidement le champ de poudreuse se détériorer. Pas nécessaire de vous rendre au sommet pour vous éclater: empruntez le télésiège « Ace Quad lift 2 » et à partir de la moitié de la remontée, naturellement vos yeux se dirigeront à votre gauche. Voilà un des secteurs « off limits » que vous allez assurément skier. Ce versant offre aussi un bon accès au « vrai sommet », de même qu’une vue magnifique sur le mont Yotei si la météo vous accorde ce privilège (si c’est le cas, arrêtez tout et prenez vite des photos!). Prévoyez idéalement deux jours pour la découverte de ce secteur.
Niseko Village C’est un beau petit versant offrant des pistes damées à vous éclater les jambes, coin intéressant pour ceux n’ayant jamais vraiment eu la chance de skier dans de la belle grosse « pow »: initiez-vous dans la descente Joplin. C’est un mini « bowl » laissé intouché par les dameuses. Vous pourrez alors prendre le temps d’analyser le comportement de vos planches et développer une certaine confiance avant d’attaquer le « vrai sommet ». Un peu plus bas, je vous suggère la « junk yard » qui, lors de mon passage, était une piste à bosses. Notez que ce versant n’est pas idéal pour l’accès au « vrai sommet ». Des remontées mécaniques vous amènent directement des pistes au village, où vous retrouverez aussi un mini village traditionnel japonais avec restaurants et boutiques. Un seul jour nécessaire pour ce secteur.
Annupuri Superbe versant de pistes damées. Les pentes sont larges et moins achalandées qu’ailleurs. Mieux encore, le « vrai sommet » donne accès à un terrain de poudreuse des plus magnifiques. Tout comme Hanazono, si le vent se lève, naturellement la neige s’y déposera. L’accès à ce versant est un peu plus ardu mais il n’est pas nécessaire de marcher jusqu’en haut pour avoir accès à de belles « drop ». Ces pentes sont aussi accessibles par la remontée Grand Hirafu/Hanazono, alors nul besoin d’être du côté Annupuri pour skier les « bowls » de ce versant. Prévoyez un à deux jours de visite selon la météo.