PLUS

    Winter Park Resort, Colorado

    Lors de mon voyage au Colorado j’ai eu la chance de découvrir Winter Park Resort, une montagne dont on entend très peu parler: même sur Internet les commentaires se font plutôt discrets, et pourtant, c’est une montagne qui en vaut amplement la peine. La station offre 7 territoires se démarquant totalement les uns des autres, 23 remontées mécaniques, et comporte un dénivelé variant entre 370m (Vasquez Ridge) et 667m (Winter Park), le tout comptant 143 pistes.

    Comme nous y étions pour trois jours, nous étions en mesure de profiter d’un bonne partie du domaine skiable, mais étant donné la grosseur de la station, nous savions qu’il était impossible d’en faire complètement le tour en si peu de temps, sachant qu’il faut au moins une journée par territoire. Nos efforts se sont surtout concentrés sur les secteurs de Parsenn Bowl, Mary Jane et Eagle Wind. Lors de notre première visite nous avons surtout skié le secteur Mary Jane, reconnu pour sa piste à bosses légendaire. Nous avons réussi à trouver de beaux sous-bois offrant beaucoup de défis, de caps de roches à sauter et à notre grande surprise, de la neige fraiche à certains endroits dans le bois! Sachant qu’il n’était pas tombé beaucoup de cet or blanc, chaque centimètre vierge était fort apprécié. Après chaque descente nous nous disions : « WOW il faut refaire cette piste! » pour finalement tomber sur une autre piste, tout aussi belle. Pour une première journée, nous avons été bien gâtés avec une température de ski de printemps et une neige qui était tout de même légère. Mais au-delà du ski, il y avait le paysage… Le petit gars en moi voyait les Rocheuses pour la première fois, j’ai été ébloui par l’immensité du décor, les montagnes à perte de vue, les pics enneigés… le paradis.

    Le deuxième secteur que nous avons visité est le Parsenn Bowl, desservi par une remontée mécanique à 6 places qui nous emmenait au plus haut point de la montagne, à 3676 mètres d’altitude. À cet endroit, nous avions droit à un terrain beaucoup plus dégagé et à une vue exceptionnelle, mais l’ouverture est synonyme de grands vents, qui étaient omniprésents jusqu’à ce qu’on retrouve un peu de végétation. À partir de ce point, des sous-bois très intéressants s’offraient à nous, assez serrés et inclinés, mais sans trop de caps de roches. Le secteur comporte aussi une belle piste pas trop large et bien damée au parcours sinueux ponctué belles petites variations. Nous avons beaucoup aimé cette piste qui était vraiment amusante à dévaler et donnait accès à quelques sous-bois. L’ambiance de ce secteur était totalement différente de Mary Jane, ce qui donnait l’impression de skier une autre montagne. Chaque territoire a son identité propre, ce qui fait partie intégrante du charme de Winter Park Resort.

    Pour notre troisième et dernière journée, la chance était avec nous: une deuxième tempête de neige s’abattait en autant de jours, nous servant une belle poudreuse champagne sur la montagne. Étrangement, il semble que seule la montagne a bénéficié de cette chute de neige, car aucune accumulation n’était visible dans les alentours, ni même sur la voiture dans le stationnement, alors qu’un bon 30 centimètres s’est accumulé tout au long de la journée.

    Comme nous voulions skier le Eagle Wind depuis notre arrivée, nous avons opté pour cette journée de poudre pour le faire et le choix fut très judicieux. Des sous-bois serrés, une bonne pente, du défi, bref, une journée de rêve! Ce secteur me faisait beaucoup penser au mont Alta à Val-David de par son ambiance naturelle et décontractée, le genre de terrain offert et le niveau de skieurs rencontrés. Il faut tout de même mentionner que pour s’y rendre, un effort est nécessaire pour traverser un bon faux-plat, alors on y retrouve que la crème des skieurs et les conditions se préservent davantage. Lors de notre traversée, mes jambes étaient complètement usées de nos quatre jours de ski et un patrouilleur m’a tendu son bâton pour me tirer un peu sur le plat en me disant, tout sourire: « It’s totally worth it! ». Ce petit geste représente bien l’ambiance conviviale de Winter Park, ce qui me fait tant aimer cette station. Chaque remontée nous donnalt droit à un bon mot des employés aux télésièges, qui ne montraient aucune jalousie: « Having a good day? », « Lucky to have powder! » ou « Enjoy the snow! » J’imagine que nos sourires étaient leur récompense. Ce fut une de mes plus belles journée à Winter Park, autant pour la neige abondante que le type de terrain. Le seul bémol était le faux-plat à la fin des descentes, mais c’était un maigre problème en échange du plaisir dans les pistes du secteur! Comme partout dans les sous-bois, est recommandé de ne jamais skier seul, mais il est très difficile de ne pas perdre son compatriote de vue dans un bois si dense! Un virage dans la direction opposée et on ne voit plus notre ami… et on ne croise pas beaucoup de skieurs malgré le grand nombre présent en cette journée de poudreuse!

    J’ai adoré Winter Park Resort en grande partie à cause de son ambiance conviviale, du sourire sur les lèvres des employés, de l’accueil des autres skieurs qui nous parlaient dans les remontées… J’ai aussi réalisé que le fameux « No friends on powder days » ne semble pas s’appliquer au Colorado, ou du moins, ils semblent faire une exception pour les touristes! En effet, chaque fois que l’on posait des questions sur une piste ou les secteurs à faire avec de la poudreuse, nous obtenions une réponse qui s’avérait véridique en tout temps. Je m’ennuie déjà du Colorado et je rêve souvent à Winter Park. Si vous avez la chance d’y passer faites un arrêt à cette magnifique montagne, vous ne serez pas déçu!

    Jackson Hole (Wyoming), ça c’est cowboy!

    Au mois de mars 2014, j’ai enfin pu dévaler les pentes de la mythique station de Jackson Hole au Wyoming, au cœur des États-Unis. Cette station est réputée pour sa neige poudreuse de qualité et son terrain abrupt et constant. Chaque année on admire des images de cette station et de son hors-piste dans les films de ski et snowboard les plus prestigieux. Vous comprendrez que cette station me faisait rêver par son terrain légendaire qui se classe dans le top 5 de chaque sondage des meilleures stations de ski en Amérique du Nord. Et après l’avoir visité, j’ai rapidement confirmé pourquoi…

    Généreux de ses 2500 âcres skiables dans le centre de ski, combiné à plus de 3000 âcres de ski hors-piste de renommée mondiale, Jackson Hole peut vous en mettre plein la vue. Plein les cuisses aussi, avec son dénivelé de 1261 mètres, le plus grand dénivelé continu accessible en remontée mécanique aux États-Unis. Avec un téléphérique de 100 passagers qui vous mène de la base au sommet en 9 minutes, vous allez bien mériter votre après-ski! Ensuite, on parle d’un sommet à 3185 mètres qui offre la majorité des pistes avec une orientation sud-est, mais les multiples crêtes permettent de trouver des faces au nord, à l’ouest, au sud, à l’est, donc on peut toujours s’amuser selon l’heure du jour ou la période de l’année. Ais-je mentionné que ce terrain de jeu comporte seulement 10% de pistes de calibre débutant et 50% de calibre expert? Ajoutez à cela une moyenne mirobolante de précipitation de neige des 5 dernières années à 1165 cm, on a certainement une recette gagnante!

    Première constatation, je n’ai trouvé aucun secteur ennuyeux… La pente est constante et les faux-plats se font rares par ici. Vous pourrez vivre un sentiment de délire à n’importe quel moment et n’importe où sur la montagne!  Pistes de neige naturelle damée à perfection, couloirs abrupts et étroits, sous-bois avec des arbres bien espacés, sauts et modules « freestyle » à travers un sous-bois, rochers et falaises avec atterrissages en poudreuse, champs de bosses à perte de vue, ski dans le bois improvisé, faites vos jeux, rien ne va plus…

    Au sommet de la montagne, à partir du téléphérique du « Big Red », vous pourrez skier un large champ de neige ou plutôt aller voir le spectacle qu’offre le « Corbet’s Couloir », celui qui fait couler beaucoup d’encre comme étant l’une des pistes officielles parmi les plus difficiles en Amérique du Nord. En guise d’introduction, vous devez sauter en bas d’une corniche de neige d’environs 25 pieds avant d’atterrir à pleine vitesse entre les murs rocailleux du couloir et tenter de vous rendre en un seul morceau en bas de la pente remplie de poudreuse. Selon ce que j’ai vu, beaucoup viennent skier la montagne avec l’espoir de s’élancer du haut de cette piste, mais lorsqu’ils voient en quoi ça consiste… font demi-tour! Mais la déception est de courte durée: il ne manque pas d’opportunités pour du ski de qualité à partir de ce point.  Vous pourrez aller vers la « Sublette chair » ou la « Thunder chair » pour trouver une multitude de pistes abruptes parsemées d’arbres ainsi que quelques pistes damées. Lorsque vous êtes dans ce secteur, n’oubliez pas de descendre jusqu’à la base pour essayer les « Hobacks » et les autres larges bols de neige plus bas sur la montagne, vous trouverez de la neige à tracer presque garanti. Par contre, étant plus bas en altitude, ces bols pourraient offrir une texture de neige de moindre qualité qu’au sommet.

    En poursuivant, une montée dans la « Bridger gondola », la télécabine à 8 passagers, vous amènera vers du terrain très excitant et bien moins intimidant. De larges pistes damées, un vaste étendu de sous-bois et des pistes à bosses seront au menu dans ce secteur. D’ici, vous pourrez continuer vers la « Casper chair » qui vous transporte à un secteur de calibre généralement intermédiaire et avancé. D’ailleurs, cette chaise débrayable nous a apporté beaucoup de plaisir puisque l’embarquement se fait à mi-montagne. Lors de notre deuxième journée de ski ici, il pleuvait à la base de la station, mais neigeait à gros flocons dans la moitié supérieure de la montagne. Nous avons donc pu skier de la poudreuse vierge toute la journée dans le secteur desservi par ce quadruple! De plus, les chasseurs de poudreuse et skieurs experts semblent skier d’avantage le secteur du Tram, donc la neige dans les sous-bois se trace moins vite par ici. Autre fait à noter, c’est dans ce secteur qu’on retrouve les « Stash Parks », ces pistes et sous-bois parsemés de modules de bois qui s’apparentent aux parcs à neige avec sauts et modules pour ceux qui recherchent ce type de terrain de jeux.

    Il ne faut pas oublier la chaise « Après-Vous » qui offre de longues descentes pour les intermédiaires, et un vaste choix de sous-bois, surtout avec le « Saratoga Bowl ».  Vous risquez de trouver de la neige profonde et vous sentir seul au monde dans ce bol peu achalandé.  Serait-ce la traverse du retour vers la base qui en décourage plus d’un? Peu importe, vous allez fortement apprécier votre passage dans ce secteur.

    Nouveauté pour la saison 2015-2016, la station installera une nouvelle chaise, « Teton Chair », qui mènera au sommet du secteur « Crags » situé entre la chaise Casper et la chaise Après-Vous. Celle-ci va donc faciliter l’accès à un secteur qui n’est présentement accessible qu’à pied. Il y a un peu de controverse dans le milieu par rapport à ce projet puisque l’accès au hors-piste du « Granite Canyon » sera rendu presque direct et des gens sans équipement ou connaissances en hors-piste pourraient s’aventurer dans ce terrain dangereux. Si vous rêvez du hors-piste, pensez aussi au secteur du « Cody Bowl », mais encore une fois, équipement approprié et connaissances sont de mise pour sortir du terrain balisé de Jackson Hole.

    Une fois la journée de ski terminée, comme on dit par chez nous, il fait soif! Vous ne manquerez pas de choix pour vous humecter les lèvres avec un breuvage rafraîchissant. Dans le Teton Village au pied des pistes se trouve le « Mangy Moose ».  C’est LA place pour de l’après-ski rempli d’énergie. Musiciens sur scène et ambiance survoltée seront au menu. Si la journée est relativement chaude et ensoleillée, pensez à visiter la terrasse entourée de feu du « Handle Bar », situé près de la base du « Teewinot chair ».  Profitez-en pour déguster un bon whisky du Wyoming tout en faisant le plein de rayons de soleil sur cette terrasse magnifique au pied des pentes.

    Si vous préférez vous rapprocher de la ville de Jackson après votre journée, vous pouvez faire une halte à la « Roadhouse Brewery » pour goûter les saveurs locales.  Pour les amateurs de bière, ne manquez pas de visiter le « Snake River Brewing Co » dans la ville de Jackson, que ce soit pour boire un verre ou pour souper dans une ambiance décontractée. La ville ne manque pas d’options d’hébergement, de boutiques, de galeries d’art ou d’une large gamme de restaurants à faire saliver. J’ai bien aimé ma visite au « Gun Barrel Steakhouse » avec les animaux empaillés à travers le restaurant et un menu qui fera plaisir à tous les cowboys du Wyoming ainsi qu’aux touristes à la recherche de saveurs locales.

    À travers tout ça, rien ne vous empêche de visiter le centre de ski de Snow King qui surplombe la ville de Jackson, ou de faire un peu de route pour aller aux larges pentes de ski de Grand Targhee. Si vous avez envie d’une journée en nature sans être sur les pentes de ski, le parc national de Grand Teton est tout près pour observer des bisons, orignaux, wapitis, dans un décor montagneux majestueux.  Le parc national Yellowstone est également accessible en voiture, réputé pour ses geysers, ses sources géothermiques et sa grande biodiversité.

    En somme, si vous voyagez à Jackson Hole pour y faire du ski, vous risquez de tomber sous le charme de l’endroit comme ce fut le cas pour moi. L’offre de ski est excellente peu importe le type de terrain que l’on recherche, le village au pied des pentes ainsi que la ville de Jackson regorgent d’activités et d’endroits pour assouvir votre faim, votre soif et votre curiosité, et la beauté des environs qui rappellent les vieux films de cowboys risquent de vous imprégner d’images qui resteront gravées longtemps dans votre imaginaire. Allez, sortez votre petit côté cowboy et lâchez-le lousse à Jackson Hole!

    L’Iniski de Lucie: quand toutes les peurs s’envolent!

    Photos Geneviève Larivière

    Je me considère très chanceuse: au fil des années, j’ai pu amener plusieurs skieurs à apprivoiser ou réapprivoiser les pentes en ski (ou en télémark!). Quand j’arrive à faire accrocher ou raccrocher quelqu’un à un sport alpin, je me dis « Mission accomplie! » avec un brin de fierté. Cette année, mon histoire à succès provient d’outre-atlantique… j’aime bien pêcher en zone internationale! L’idée a germé suite à l’annonce d’un couple d’amis français, Romain et Lucie, qui ont prévu un séjour d’une durée plus que raisonnable au Québec, en plein hiver. Vous devinerez que les activités « cliché-mais-incontournable » étaient au programme, mais Romain étant un skieur, une sortie a été organisée pour lui faire découvrir le ski dans un type de terrain plutôt rare en France: les sous-bois. C’est donc naturellement vers le Mont SUTTON que j’ai conduit mon duo de touristes… non sans avoir planifié la journée de Lucie.

    Non-skieuse, anxieuse, elle n’était pas du tout enchantée par l’idée de son amoureux d’aller dévaler des pentes, cherchant plutôt la solution spa-chocolat chaud-glissades-traineaux à chiens. Elle avait cependant consenti à se prêter à l’exercice de l’apprentissage, avec philosophie: « Si je ne l’essaie pas, je ne pourrai pas dire que c’est nul et que je n’y arrive pas! » À sa grande surprise… l’expérience fut un succès total. Spontanément, entre deux descentes, elle me lance « Hé! Je peux même t’en faire une chronique, tiens! » Comment pouvais-je refuser? Voici donc l’Iniski, raconté par mon amie Lucie:

    Une journée au Mont Sutton, ou comment l’Iniski a vaincu la ski-ite aigüe

    Salut, je m’appelle Lucie, j’ai 30 ans et faire du ski me file la pétoche.

    Parce que ça va vite, parce que j’ai peur de ne pas contrôler, parce que j’ai peur de me blesser, je laisse volontiers la neige aux initiés. Malgré ça, j’ai accepté, en trainant les pieds, de me laisser inscrire à un Iniski au Mont Sutton.

    Arrivée à la station, le cœur commence à accélérer: je suis de moins en moins dans ma zone de confort. Essayage des bottes, choix des skis et des bâtons… Je tremble comme une feuille mais Thomas et Karine à la location d’équipement sont aux petits soins: je ne tombe pas dans les pommes.

    Mon chum et notre amie me laissent seule pour aller profiter la neige, moi j’attends mon moniteur. La crise d’angoisse est proche, je suis maladroite dans mes bottes de ski, me sens comme un poisson hors de l’eau.

    Un mec en bleu arrive, le sourire d’une oreille à l’autre: « Salut, je suis JP*!» Il est tout ce que je déteste chez les skieurs confirmés: il skie et il est confirmé…  On se retrouve au pied de la cafétéria où il m’a apporté mon matériel. Ok, il gagne des points.

    Pendant mon cours en tête à tête, JP me montre comment marcher en ski, remonter une pente, chasser la neige ; il commence à m’expliquer ce savant mélange entre physique et sensations… Il prend son temps, passe une étape après une autre en suivant mon rythme. Après avoir descendu trois fois la Cendrillon, je sais tourner, regarder devant moi, gérer ma vitesse et… prendre du plaisir!

    La suite de la séance: autres pistes, autres techniques pour tourner, couper les bosses, apprécier et exploiter le terrain. Il corrige ma posture, il bavarde avec moi pendant les remontées et je prends plus de temps à admirer la station.

    En moins d’une heure, je suis détendue, j’ai la neige dans le cœur et dans les yeux (il neigeait ce jour-là).

    A la fin de l’initiation, je partage le même sourire que JP et je comprends pourquoi il le porte. De plus, la station est superbe. Je n’ai certes pu apprécier que la zone dite familiale mais c’est charmant et on s’y sent bien. Ce cadre, la magie de mon moniteur, l’obstination et les talents de persuasion de mon amoureux et de notre amie sont très certainement les raisons qui me permettent de conclure ainsi: Salut, je m’appelle Lucie, j’ai 30 ans et j’attends avec impatience la prochaine saison de ski !

    Lorsque Romain et moi avons effectivement « abandonné » Lucie pour nous lancer dans les pistes expertes, je percevais les craintes de Lucie. Oui, on aurait bien pu seulement louer l’équipement, lui prendre un billet, et l’emmener avec nous dans un secteur facile. Oui, on aurait bien pu lui montrer les bases de la technique en ski. Oui, on aurait tout à fait eu la capacité de le faire… Mais l’Iniski, ce n’est pas que pour les enfants! Acheter un forfait complet, incluant équipement (skis, bottes, bâtons, casque), billet de remontée et surtout, le cours d’une heure et demie, c’est acheter des chances de succès. Lucie est sortie de sa zone de confort (le chalet!) grâce aux conseils de son moniteur, et au fil des descentes, elle a constaté qu’elle avait non seulement la capacité de skier, mais que c’était possible de le faire avec plaisir, sans stress (ou presque)! La largeur du sourire de Lucie à travers la neige qui tombait ce jour-là m’a fait chaud au coeur. Si vous voulez faire plaisir à quelqu’un de votre entourage qui est un peu réticent à sauter sur les planches… offrez-lui un Iniski, et offrez-vous ce bonheur!

    L’Iniski/Inisurf est un programme d’apprentissage pancanadien offert dans toutes les stations de ski du pays. Le prix du forfait varie d’une station à l’autre mais un petit coup de fil à l’école de glisse de votre station préférée répondra à toutes vos interrogations!

    *Le nom complet du moniteur de Lucie: Jean-Pierre Meunier. Merci à l’équipe de la location et de l’école de glisse pour le superbe accueil!

    Ce texte est le deuxième publié au sujet de l’Iniski dans le Mag. Lisez (ou relisez!) le premier, un récit de Françoise Boissinot:  » Le jour où j’ai appris à skier « .

    Tremblant: TAM-TAM, une zone ludique pour les enfants!

    Photo Sylvain Audet

    Dans la majorité des stations québécoises qui disposent d’un secteur d’apprentissage dédié aux enfants, celui-ci se trouve relativement près du chalet. La pente est souvent plutôt faible (besoins obligent!), relativement courte en longueur et petite en terme de superficie. Souvent, on retrouve une autre zone plus ludique, des sous-bois aménagés où l’on trouve des toutous accrochés aux arbres. L’équipe de Tremblant, dirigée par Donald Lacasse de l’École sur neige, s’est penché sur l’épineuse question suivante: comment peut-on créer une zone ludique et éducative qui soit différente des autres stations et qui intéresse les jeunes glisseurs (skieurs ou planchistes) de 3 à 12 ans?

    L’équipe de M. Lacasse a donc accouché et présenté en décembre dernier leur nouveau-né: de leur réflexion est née la zone TAM-TAM. C’est une aire de jeux dédiée aux enfants, située en montagne, dans laquelle on retrouve une piste sinueuse, des très beaux sous-bois ainsi qu’une maison dans les arbres avec passerelles, glissades et tam-tams. De plus, pour rendre cette aire de jeu également éducative, huit sculptures d’animaux de la forêt laurentienne se présentent et expliquent le Code de sécurité en montagne.

    Comme le mentionne monsieur Patrice Malo, président de Tremblant : «La zone TAM-TAM est une des nombreuses initiatives mises de l’avant pour améliorer l’accessibilité à la montagne aux sports de glisse. En joignant l’apprentissage au jeu, on souhaite que les jeunes retiennent les astuces et consignes de sécurité pour qu’ils forment une prochaine génération d’adeptes passionnés et responsables.»

    Où-quoi-comment?

    La zone TAM-TAM est stratégiquement située sur le versant sud du domaine skiable du Mont Tremblant. D’abord à quelques coups de bâtons, via les pistes « La Passe » et « Nansen bas », du sommet de la remontée « Flying Mile » ou, au milieu de cette longue piste qu’est la Nansen. La situation de la zone en fait l’endroit idéal pour reprendre son souffle entre deux descentes, pendant que les enfants découvrent les différentes installations.

    Notre appréciation

    Je dois préciser dès le départ que mes deux garçons, Thomas, 11 ans, et Charles, 9 ans, sont de bons skieurs ayant suivi plusieurs cours de ski; ils ont déjà également visité plus d’une station de ski. Ce qui les a attiré au premier abord sont les sous-bois de la zone TAM-TAM car quelques centimètres de nouvelle neige étaient tombés durant la nuit. La maison dans les arbres les a intrigués au point où Charles s’est arrêté pour la découvrir alors que Thomas continuait dans les sous-bois. Je dois dire que les superbes sculptures d’animaux de la forêt laurentienne n’ont pas retenu leur attention, probablement à cause de leur trop grande envie de bouger! Pour ma part, j’ai admiré la qualité du travail des artisans!

    D’après mes observations sur mes « boys », je dois conclure que la zone TAM-TAM n’est pas un attrait pour les jeunes plus expérimentés. Bien sûr, ils seront attirés par les sous-bois ou la maison dans les arbres, mais l’aspect trop « pédagogique » n’a pas été un argument gagnant pour mes « boys »! Nous avons cependant croisé des groupes de jeunes avec leur moniteur. Ces derniers utilisaient pleinement la zone TAM-TAM et ses huit sculptures pour initier leurs élèves à la pratique du sport (arrêt/départ, virages, code de sécurité en montagne, etc.) dans un cadre calme et loin du trafic… et loin des yeux des parents! Je suggère donc aux parents qui veulent faire découvrir cette zone ludique à leurs enfants d’y aller… mais si vos petits skieurs sont déjà plutôt habiles, vous risquez de passer très rapidement à côté des jolies sculptures!

    Somme toute, l’initiative de l’École sur neige du Mont Tremblant s’inscrit dans la tendance qui veut que l’apprentissage de la glisse se fasse de plus en plus dans le plaisir, et l’environnement de la zone TAM-TAM est parfait pour faire oublier qu’il vente un peu trop fort, ou qu’il fait un peu trop froid… histoire d’acheter une ou deux descentes supplémentaires!

    Remerciements à Annick Marseille, Donald Lacasse, et à l’équipe d’accueil de la Tour des voyageurs (particulièrement monsieur Nicolas).

    On a testé pour vous: l’Expérience Maneige

    Photos David Lachance

    Il y a quelques jours, j’ai accompagné le jeune Samuel et sa mère à l’Expérience Maneige, une réalisation de l’ASSQ, présentée par Sports Experts. Le grand garçon de 7 ans y a fait, pour la toute première fois, l’expérience d’un sport de glisse. Certes, il savait que le ski et la planche à neige existent. Il n’a simplement jamais eu l’occasion de s’y initier. Ce texte est le récit de notre journée… Nous y voilà donc, c’est aujourd’hui que ça se passe!

    On entend souvent: « Le ski, c’est cher… ». « C’est bien trop loin de chez moi… ».  « Je ne veux pas investir si je ne suis pas convaincu que mon enfant va aimer ça… ». Ou encore: « Je ne suis pas assez solide pour lui montrer… » L’expérience et entièrement gratuite. Le programme est l’occasion idéale pour faire découvrir le ski. L’expérience Maneige démonte un à un les arguments typiques qui limitent l’accessibilité aux sports de glisse. L’équipement nécessaire est fourni. Les enfants sont pris en charge par une équipe d’instructeurs et le tout se déroule en milieu urbain.

    Nous nous rendons donc à un des sites d’Expérience Maneige. Depuis qu’il sait qu’il va essayer le ski, Samuel est très enthousiaste. Il a même sorti les lunettes que son père lui a offert pour aller glisser. « J’ai hâte d’aller skier! » dit-il. La journée est relativement froide; le mercure indique -14°C… Rien pour nous empêcher d’aller jouer dehors. Ceci dit, le soleil de février aidera grandement à notre confort.

    Sur le site, grâce à la roulotte et aux décorations colorées qui entourent l’activité, l’emplacement est facilement repérable. Blocs de mousses et banderoles garnies de fanions donnent le ton. En suivant les indications, nous entrons dans la roulotte pour s’inscrire. À l’intérieur, il y a d’un coté un comptoir d’inscription ainsi qu’une flotte de skis et de bottes. De l’autre, des bancs sont aménagés pour accueillir les participants. Première étape, nous remplissons la fiche d’inscription. Ensuite, les mesures. Les pieds pour le choix des bottes, des rubans pour les casques. En échange d’une pièce d’identité, rapidement, Samuel est équipé. Il s’habille, enfile son dossard et le voilà fin prêt. Il n’est pas peu fier de porter ses lunettes!

    Les premier pas avec des bottes de ski demandent une petite adaptation. Comme le départ des groupes se fait à toutes les demi-heures, Samuel dispose de quelques minutes pour se familiariser avec ses nouveaux pieds. Talon, orteil, talon, orteil, en peu de temps, il maitrise le tout. Ça y est, c’est l’heure! Une des membres de l’équipe d’animation prend le contrôle du petit groupe pour une séance de réchauffement. On lubrifie bien les articulations, on s’active un peu en courant sur place et en faisant quelques sauts. Arrive enfin le moment de monter sur les skis. Le regard sceptique, Samuel n’a aucune idée de ce qu’il doit faire. Aussi simple que cela puisse paraître pour les initiés, ça demeure une étape un peu périlleuse pour le nouvel adepte.  Il y arrive, toutefois, avec un peu d’aide de la part de sa mère. Fier et souriant, il touche maintenant à la neige sur des skis!

    L’animatrice donne quelques lignes directrices, les jeunes écoutent attentivement les consignes pour l’utilisation du tapis mécanique. Les parents resteront au bas de la pente tandis que les novices s’engagent, un à la suite de l’autre, sur la remontée mécanique. Considérant qu’ils n’ont jamais chaussé les planches, ils se débrouillent étonnamment bien!

    Lors des remontées, le groupe est particulièrement docile. Les jeunes observent les consignes à la lettre. Les mains sur les genoux, le regard vers l’avant, c’est du sérieux. Les jeunes doivent ensuite « marcher » et suivre un chemin caoutchouté avant de se rendre aux portillons de départ. Quelques faux pas à coté des tapis suffisent aux jeunes néophytes pour comprendre que les skis, ça peut glisser à reculons!

    Samuel observe avec attention les autres membres du groupe traverser le portillon pour dévaler la pente. Il ne l’a jamais expérimenté mais il comprend qu’il doit placer ses mains sur ses genoux et maintenir les skis en pointe de pizza. Une animatrice l’invite à prendre position. Il place ses mains et met les skis en pointe. Sans surprise, il reste immobile sur le faux plat du haut. Quelques mouvements des pieds suffiront à vaincre son inertie. Il s’engage dans sa première descente à vie. Attentive, sa mère le regarde du bas de la pente.

    Ça semble plus difficile à réaliser qu’on voudrait le croire… Naturellement, les skis se redressent. Les maintenir en pointe n’est pas une mince affaire. L’équipe d’animation encourage Samuel: «  Vas-y! T’es capable! ». En quelques secondes, il atteint le bout de la piste. Un des animateurs, tout souriant, le félicite et l’aide à rejoindre la remontée mécanique. Le jeune tente, un peu chancelant, de remonter sur le tapis mécanique. Aussi sérieux que la première fois, il remonte.

    De retour au portillon de départ, Samuel est prêt. D’emblée, il fait un grand pas avant de prendre sa position. Avec quelques efforts, le jeune réussis à maintenir ses skis en pointe jusqu’au bout de la piste. L’inclinaison est faible. Il s’immobilise. « Tu vois? C’est comme ça qu’on s’arrête en ski » lui dit l’animateur posté en bas. Encore tout sourire, le jeune monte à nouveau sur le tapis mécanique.

    Pour les descentes subséquentes, L’équipe d’animation incite le nouvel adepte à se diriger tout en glissant. Dans un premier temps, on lui demande de se diriger vers un cône orangé placé d’un coté. Ensuite de l’autre. Sans trop s’en rendre compte, l’enfant apprend à tourner. On lui proposera d’autres jeux pour lui faire faire quelques virages. Il devra éviter des obstacles ou tenter de ramasser des accessoires. La pente est suffisamment longue pour lui permettre d’enchaîner 3 ou 4 virages. « Je le trouve vraiment bon! » affirme la mère.

    Samuel aura fait un total de 6 descentes pendant son expérience, au terme de laquelle il aura vécu son premier contact avec les skis alpins. Il aura appris la position de base, comment freiner et comment se diriger tout en glissant. C’est tout souriant qu’il retourne, sur ses skis, à la roulotte pour se réchauffer un peu et récupérer ses bottes. Un peu énervé de ce qu’il vient de vivre, il s’empêtre et trébuche pour la première fois. Sans en faire de cas, on l’aide à se relever et il se remet aussi tôt à avancer. « C’est pas très chaud des bottes de ski. Je commençais à geler des pieds ! » dit-il.

    À l’intérieur, nous récupérons les effets de Samuel, la carte d’identité de sa mère et on rend l’équipement qui a été prêté. En tout, l’activité aura duré un peu plus d’une heure. « C’est drôlement bien organisé! » dit la mère, satisfaite que son gamin ait apprécié ses premières traces. Gageons que d’autres sorties suivront sous peu…

    Pour davantage d’informations concernant les divers sites d’Expérience Maneige et dates de disponibilité, rendez-vous sur le site web de l’organisme.

    Cet article a été publié en février 2015 mais son contenu a été révisé pour demeurer d’actualité!

    Vraiment, « Fuyez le froid »!?

    Parfois, je reçois des courriels qui provoquent chez moi une légère érection capillaire… et parfois, je n’en fais pas de cas. Mais… je n’ai pas envie de simplement cliquouiller sur l’icône de corbeille cette fois-ci. L’an dernier, c’est sur Twitter que j’ai tapé sur les doigts de Marie-France Bazzo, dont les frissonnements et les réactions négatives à chaque bulletin météo en ondes à Radio-Canada me faisaient grincer des temps. Il y a trois ans ans, c’est par un éditorial que j’ai grogné à propos des météorhinocérologues qui tiennent un discours pessimiste et dissuasif par rapport à l’hiver et aux températures froides, surtout en lien avec le facteur éolien. Cette fois, la cible de mon « Scrogneugneu » du jour est CAA Québec.

    Précision: CAA Québec offre des bons produits et services. Je suis moi-même membre, et j’utilise leurs services à quelques reprises chaque année, bien souvent pour dépanner d’autres gens que moi… mais j’en profite aussi pour obtenir des rabais à plein d’endroits. Ce que j’ai à reprocher à l’organisation pourrait être dirigé vers toutes les entités commerciales qui basent leur marketing sur « fuir le froid »… Car oui, le courriel qui est entré dans ma boite ce matin avait pour simple titre « Fuyez le froid! » … et bien entendu, tout le contenu était axé sur l’évasion au soleil, le chaud, le sud, oublier l’hiver rigoureux, relaxer, le farniente…

    Autre précision: je n’ai rien non plus contre les gens qui décident d’aller passer un peu de temps au chaud en plein hiver -je l’ai déjà fait moi-même. Encore une fois, ce que je n’aime pas, c’est qu’on mise sur le marketing négatif et la fuite d’un climat hivernal normal pour inciter un comportement de consommation, plutôt que de favoriser l’économie hivernale.

    Parce que je suis Mémère-la-Virgule, un peu de sémantique: « Fuir » signifie « S’éloigner en toute hâte pour échapper à quelqu’un ou à quelque chose de menaçant » (Le Petit Robert).  Bien sûr, d’autres significations suivent… mais l’idée de chercher à se soustraire d’un quelconque danger est toujours présente. En 2015, dans un pays industrialisé, en contexte de paix (à l’intérieur des frontières), en plein mois hivernal, est-ce bien pertinent d’inciter les gens à fuir le froid?

    Bien sûr, il est inutile pour vous de m’indiquer à grands coups de pourcentages et de signes de dollar que le marché des voyages vers le sud rapporte davantage que les vacances hivernales. Ceci dit… j’ai quelques questions:

    – Ces dollars investis en voyage austral génèrent-ils des retombées économiques chez vous?
    – Combien de fois annuellement êtes-vous témoin (voire victime) d’une coupure de service, d’une fermeture, d’une faillite d’une entreprise locale, faute de clients?
    – Est-ce bien nécessaire de faire de la publicité pour le soleil, dont tout le monde connait déjà suffisamment les bénéfices pour en profiter jusqu’à ce qu’il fasse précisément 26,7°C (car au-delà de cette température, le grogneur universel prend le dessus et râle qu’il fait trop chaud)?
    – À moins d’avoir été pris dans une avalanche, la crise du verglas ou un accident malencontreux, à quand remonte la dernière fois que le froid a posé un réel danger à votre survie?

    Il y a deux ans, mon collègue Pierre Pinsonnault écrivait un texte dans lequel il comparait les dépenses entre un voyage dans le sud et un séjour à la montagne. Ce texte est donc très à-propos… et je me permets de faire des gros yeux virtuels à un CAA Québec virtuel pour son mauvais choix de titrage et son mauvais marketing. L’hiver devrait être souligné et célébré, pas fui.

    La seule chose qui me console: cette année, à force de sortir malgré les grands froids, j’ai constaté que les skieurs se sont adaptés. Semelles chauffantes, mérinos, masques, vêtements adéquats, précautions contre les engelures… c’est comme ça qu’on survit. Darwin aurait de quoi être fier: ceux qui ne pensent qu’à fuir ne survivraient pas très longtemps… et pour les autres, à nous la belle neige et les belles conditions!

    Suivez le guide au Parc du Mont-Comi

    Photos T. Thériault, J. Poulin, C. Tessier, A. Turgeon, C. Deschamps

    C’est avec grand plaisir que je vais tenter de vous faire découvrir la station qui a bercé mon enfance et mon adolescence; elle continue encore de me faire vibrer après tant d’années. Cette station, c’est celle où nous avons été membres durant de nombreuses saisons et celle que j’ai skiée à toutes les fin de semaines jusqu’à mon départ de Rimouski en 2005. Je continue d’y retourner quelques fois par saison lorsque je suis en visite chez mes parents. Ce qui fait que cette station est très spéciale à mes yeux est le fait qu’elle est animée par une bande de passionnés du ski et qu’elle fait honneur à sa devise: « Une station, une passion ». Denis Roussel mène le Mont Comi d’une main de maître et se fait toujours un grand plaisir de nous piquer une jasette lorsque l’on se croise. De plus, autant chez le personnel que parmi la clientèle, on retrouve la chaleur et la simplicité typique des gens du Bas-du-Fleuve. Cette station est également choyée par des chutes abondantes de neige naturelle et possède à mon avis des pistes comptant les plus beaux sous-bois de la province. Voici donc mes cinq façons personnelles de vous faire découvrir ma station!

    Numéro 5 : La fameuse soupe aux pois du Mont-Comi

    Les cuisinières de la station ont la main pour préparer une des meilleures soupes aux pois que j’ai mangées selon moi. Celle-ci est offerte pratiquement tous les jours et peux venir accompagner un excellent repas du jour offert à prix raisonnable soit autour de 12$ avec dessert et breuvage. Cette soupe a un petit quelque chose qui me rappelle la soupe de ma grand-mère et en plus elle est toujours servie avec un grand sourire. Elle réchauffe le cœur surtout par journée froide.

    Numéro 4 : Le secteur des pentes écoles gratuites

    Ce secteur est idéal pour initier les enfants au ski alpin ou à la planche à neige.  Ce secteur situé plus bas que la montagne principale et est desservi par un T-bar où les préposés redoublent d’ardeur pour aider les jeunes qui débutent. La glisse est gratuite dans cette portion de la montagne, donc il est possible d’y initier quelqu’un à prix très modique en ne payant que la location de l’équipement et un cours avec un des moniteurs de l’excellente école de glisse. Mon petit bonhomme de deux ans y fera probablement quelques virages bientôt. Cette saison encore, la gratuité est une gracieuseté de Gendron Sports, une boutique de Rimouski.

    Numéro 3 : Les pistes damées à neige naturelle

    Le Parc du Mont-Comi nous offre une bonne variété de pistes damées sur neige naturelle.  Celles ci vont du boulevard damé aux pistes plus traditionnelles comme l’Attrait ou la Canadienne. On en retrouve vraiment pour tous les niveaux, de débutant à expert. La surface étant de neige naturelle, vous aurez bien de la difficulté à trouver des traces de glace ici.  Pour la famille, je vous recommande la Préférée ou la Familiale qui sont parfaites lorsque les pentes écoles ne suffisent plus; et pour les plus aguerris, la Chicane, située dans le fabuleux secteur du Poma, viendra vous surprendre avec deux bons pitchs successifs. À essayer en carving à fond de train, les sensations fortes sont garanties.  La Sauté, la Canadienne et l’Attrait ont chacune également un petit quelque chose de différent à offrir: la Sauté vous offre une vue plongeante sur le chalet et sa largeur feront le plaisir des amateurs de pistes damées modernes. La Canadienne étant plus étroite et située sous le télésiège double (Télé 2 pour les intimes) vous offrira une glisse différente.

    Numéro 2 : Les sous-bois

    La station offre une variété de sous-bois assez impressionnante et certains sont même accessibles dès la première fin de semaine d’ouverture en décembre. Que l’on parle du Sous-bois I qui est parfait pour s’initier à la glisse en sous-bois ou de la Chevreuil et la Lièvre qui sont plus serrés au début et finissent dans une immense section boisée.  Le haut du Sous-bois II et de l’Écureuil sont intéressant également puisqu’ils sont très ouverts et sont dans une partie de la forêt composée principalement de bouleaux. Le panorama y est assez unique. Et comme la station reçoit fréquemment de la neige naturelle et que son achalandage est raisonnable, les conditions y sont toujours superbes; après une tempête, c’est tout simplement le nirvana.

    Numéro 1 : Le secteur du Poma

    Ce secteur expert desservi par un remonte-pente de type Poma datant d’une quarantaine d’années; c’est l’endroit de prédilection pour les skieurs expérimentés. On y retrouve de belles pistes naturelles jouissant d’une bonne inclinaison. Que ce soit la Chicane, le Mur ou la Coulée, le plaisir est les sensations fortes sont au rendez-vous. La remontée est unique en son genre et un petit chalet chauffé avec un poêle à bois est disponible pour vous réchauffer lorsque les grands froids sont présents. À essayer, une descente dans le Sous-bois III en tenant votre gauche vous permet souvent de trouver de beaux ilots de poudreuse même plusieurs jours après une bordée.

    J’espère que cette courte liste vous permettra de découvrir le Parc du Mont-Comi et de l’apprécier à sa juste valeur!

    Suivez le guide Sommet Saint-Sauveur

    Photos F. Bertrand, C. Deschamps, G. Larivière

    Lorsque l’on me demande pourquoi j’aime tant le Sommet Saint-Sauveur, plusieurs raisons me viennent en tête… que ce soit en début ou en fin de saison, pour les conditions, ou la situation géographique, cette station est parmi mes préférées. Connecté naturellement au Mont Avila, le choix de pistes totalise 43 descentes (et plein de variantes!) en pleine saison. Voici donc mes coups de cœur et conseils pour bien en profiter!

    1. La proximité des grands centres urbains

    Ce n’est un secret pour personne:  la station est à la portée des gens de Montréal et de la banlieue nord. Le temps de route très court (environ 45 minutes) rend possible l’idée d’une « petite saucette » en ski, que ce soit pour une matinée ensoleillée, une soirée douce, une petite heure d’activité… Sortir, bouger, prendre l’air, tout ça est possible facilement ! Cependant, l’accessibilité du Mont n’est pas seulement intéressante qu’en terme de distance… mais pour la température aussi, ce qui m’amène au deuxième coup de cœur.

    2. Ouverture hâtive, fermeture tardive

    Si vous n’avez jamais vu du ski en automne, sachez qu’on commence à skier à Saint-Sauveur alors que l’on ramasse encore les feuilles sur nos terrains! Au printemps, la saison se termine alors que plusieurs commencent tranquillement à préparer leur piscine, bien souvent tard en mai. En bonus, la saison de ski de soirée est presque toujours inaugurée ici, et s’étire beaucoup plus tard que partout ailleurs au Québec. Il n’est pas étonnant que les abonnés de cette station détiennent des records de jours skiés année après année!

    Chaque saison, ce sont les skieurs les plus mordus qui se rassemblent le temps de quelques descentes pour être les premiers ou les derniers à avoir skié avec une remontée mécanique en opération. À cause de la grande popularité de la station, on ne revoit que très rarement ces skieurs durant la saison, mais à chaque fois, une photo vient immortaliser le moment d’ouverture, devenu une véritable tradition.

    3. Routine billet-stationnement et gestion de l’achalandage

    Quand j’arrive au Mont Saint-Sauveur, la première chose que je fais, c’est d’aller à la billetterie qui se trouve juste à côté du débarcadère. Ensuite, je choisis le stationnement où je laisserai ma voiture en fonction de l’achalandage ou de la saison. Puisque toutes les remontées mécaniques sont accessibles d’un stationnement ou d’un autre, il n’y a pas de raison de marcher de longues distances en transportant tout l’équipement. 

    Le Sommet Express est presque toujours la remontée la plus occupée, c’est donc celle que je me « réserve » pour l’heure du lunch ou l’heure du souper, au moment où l’achalandage est moindre. Si je trouve le temps d’attente trop long, il me suffit d’aller à la remontée voisine à la prochaine descente et généralement, le problème est réglé. Un tout nouveau bâtiment de près de 5000 pc avec terrasse est situé au pied de la remontée.

    J’aime particulièrement aller vers la Flèche d’argent qui est sans doute le télésiège le plus confortable de la station et où la foule ne s’y retrouve presque jamais.

    4. En saison, les pistes les plus intéressantes.

    Parmi mes rituels préférés, on pourrait parler de la Red Bird et la Jack Rabbit, qui sont de belles ballades dans les aires d’apprentissages, une vitesse réduite est donc de mise, mais ces 2 pistes ont des tracés qui sont très différents des autres pistes de la station. La Jay de son coté, est relativement étroite avec son petit saut en dessous de la remontée estivale très souvent oublié des autres skieurs.

    Lors d’une journée de poudreuse, la Côte 72 vous offrira une descente magique en toute tranquillité au fin fond du domaine skiable.

    La Saint-Sauveur est souvent aussi oubliée des skieurs, qui préfèrent le long boulevard de la Côte 71. Son départ se fait près des vestiges du premier téléski installé au Québec. Cette piste longe aussi la fameuse montagne russe alpine « Viking », en opération à l’année longue.

    5. Sous-bois: la montagne garde bien ses secrets.

    Quand je cherche quelque chose d’un peu plus extrême, vous me trouverez dans les sous-bois de la station:  celui du côté gauche de la flèche d’argent (Sous-bois 10), est assez connu, mais peu de gens savent que ce sous-bois descend beaucoup plus bas que la connexion entre les deux Mont et c’est souvent dans cette partie que l’on retrouve les meilleures conditions.

    Un autre sous-bois totalement inconnu de plusieurs skieurs: le Coureur des bois. On y accède via la Côte 72 en regardant sur la gauche, vous y trouverez l’indication de la piste un peu cachée par un canon à neige et un peu plus bas que la surface damée. Le dépaysement est garanti, on peut y trouver de la neige fraîche parfois plusieurs jours après une tempête.

    En conclusion, quand une station me permet de prolonger ma saison de presque deux mois, je peux difficilement dire que je ne l’aime pas!

    Étant un passionné de ski, j’aime pouvoir accéder rapidement aux pentes enneigées en profiter le plus longtemps possible. Les remontées mécaniques comme le sextuple débrayable avec sièges chauffants du Sommet Saint-Sauveur sont rapides et leur vitesse prend toute son importance après une tempête, au moment où on veut aligner les descentes! Voilà pourquoi cette montagne fait partie de mes stations fétiches!

    De plus, la station est parsemée de secrets qui sont propres à son histoire. Si vous ouvrez bien les yeux, vous connaîtrez une montagne qui a encore plus de charme que ce qu’elle laisse croire. Bonne découverte !

    Suivez le guide au Valinouët

    Photos JP Couture, G. Larivière, C. Deschamps, Voie Maltée, Valinouet

    Pas de canons à neige, ni grand hôtel à ses pieds. Ce n’est pas son dénivelé (350m) ni son nombre de pistes (36) qui justifient son statut. Pas de télésièges débrayables. Pourtant, perché dans la chaine des Monts Valin, le Valinouet est une destination obligatoire pour tout skieur, une escapade toute naturelle.

    La station de ski saguenéenne est un des secrets du ski les mieux gardés de tout l’est canadien. L’on se demande même si les « bleuets » (surnom donné aux habitants de la région) taisent volontairement tout le plaisir qu’ils éprouvent, visite après visite, à skier sans entendre leurs skis faire le moindre bruit pour garder jalousement pour eux l’extase, sans le partager avec autrui. Nous nous demandons si nous aurons des représailles de publier ceci! Voici cinq raisons de tomber amoureux de cette station…

    1. Faites l’amour, pas la guerre des canons!

    Ce n’est pas facile de décrire la sensation de sillonner les pentes d’une station de ski enneigée toute naturellement. Point de bruit, seulement un léger sifflement, une glisse bonifiée. Inutile d’affuter les carres de vos skis. Certains symptômes apparaissent rapidement: le haut des joues se contracte, chaque coin de la bouche esquissant un arc vers le haut. Amour instantané de l’endroit.

    L’auteur de ce texte étant « de la place », il identifiera les pistes par leur numéro, car c’est la pratique au Saguenay-Lac-St-Jean, en prenant soin de mentionner le nom de la piste entre parenthèses pour les « étranges »…

    Le skieur débutant doit dévaler les pentes 16 (Simard), 17 (Boulevard): douces, panoramiques.

    Le skieur intermédiaire adorera les pentes 11 (Pedneault), 13 (Blackburn) et 14 (Bégin): larges, constantes, dynamiques.

    L’expert raffolera des pentes à bosses naturellement formées. L’on ne parle pas ici de bosses formées à configuration constante mais plutôt de terrain de jeux à haut défi. Par exemple, 6 (Gagnon):  comprend un bon cliff de 25 pieds, pour aventuriers seulement, à moins de le contourner sur la droite; 7 (Dufour): recommandée, la plus populaire, longue et constante; 8 (Perron): souvent empruntée pour se rendre à l’entrée du sous-bois 26 (La Fontaine) à ne pas manquer.

    2. Versant Nord-Ouest

    Ouvert en 1988, le versant Nord-Ouest est lieu d’un étrange culte. Les samedis matin, alors que son accès n’est pas encore ouvert, quantité de skieurs impatients se massent silencieusement à son entrée, les yeux grands ouverts, regardant constamment leurs montres, un peu « surexcités », certains grognant à la manière d’un yéti. Ceux-ci viennent cueillir la poudreuse dont on les a injustement privés depuis dimanche.

    L’on accède au lieu mythique par la piste 17 (Desjardins), le samedi dès 9h00. À ce moment, le visiteur en quête de poudreuse repèrera facilement sur la gauche l’étrange attroupement qui attend frénétiquement à l’entrée de la piste d’accès dont l’emplacement est reconnaissable à un immense filet orange, lequel contrôle l’accès au Saint-Graal. Le versant Nord-Ouest n’est pas ouvert la semaine, et s’il a neigé durant les jours précédant la fin de semaine, il est très fréquent d’y rencontrer des conditions de poudreuse formidables, puisque pendant cinq jours, personne n’y a mis le ski (ou la planche)…

    Coups de cœur: les pistes 20 (Clairval), superbe piste pour carver lorsque damée, 22 (Péribonka), 23 (Façade) belles bosses naturelles et la 30 (Bras-Louis), dont il est question plus bas. Intéressant : il y a un joli chalet assez grand à la base de ce sommet, doté d’un casse-croute. Demandez le chocolat chaud avec guimauves.

    3. À l’ombre des conifères

    L’on trouve maintenant sept sous-bois au Valinouet. Ceux-ci offrent un bel enneigement et un degré de difficulté convenant à la  plupart des skieurs. Les skieurs intermédiaires aimeront la 29 (Yéti), notre coup de cœur, le sous-bois parfait pour faire progresser le skieur intermédiaire avec une pente constante. Les skieurs experts préfèreront la 26 (La Fontaine), que l’on emprunte par la 8 ou la 9, et la 30 (Bras-Louis), cette dernière offrant presque un kilomètre de longueur! Que du bonheur. Ceux qui en redemandent pourront aller du côté de La Machette…

    4. Proximité de la ville

    Le Valinouet est situé à 45 minutes seulement de la capitale régionale, Saguenay. Plusieurs établissements hôteliers offrent des forfaits sur mesure pour le skieur en quête d’escapade naturelle. Un détour à la Microbrasserie La Voie Maltée couronnera votre pèlerinage avec une table exceptionnelle sous le toit de cet établissement de plus en plus reconnu dans toute la province.  Demandez des accords bière/repas.

    5. Un paradis pour les débutants

    Le skieur qui commence aura droit à 3 pistes desservies par un t-bar et tapis roulant au coût de 15 dollars. C’est l’un des plus beaux endroits que je connaisse pour celui qui débute; il est facile de se laisser imprégner de l’ambiance particulière et mystique du Valinouet. N’ayez crainte, après quelques descentes seulement dans ce secteur, vous êtes prêts pour la grande montagne.

    BONUS

    En télésiège, scrutez la cîme des conifères à la recherche de Lagopèdes des saules, qu’on a parfois la chance d’observer l’hiver au Valinouet. Il est très rare d’en observer au sud du 49ième parallèle.

    Nul besoin de neige fabriquée sur les pentes du Mont Victor-Tremblay. Alors qu’en novembre de chaque année, l’industrie du ski travaille ardemment à faire cracher les canons, pas un seul employé ne se présente au Valinouet. Pendant que les stations ouvrent lentement et progressivement leurs domaines skiables en décembre, se livrant bataille entre elles, le Valinouet n’offre toujours rien… pour ouvrir tout son territoire en l’espace de 48 heures à la suite d’une bonne tempête : « Le Vali a encore frappé » entend-on partout.

    Les bleuets se passent le mot, se mettent à dévaler les pentes dans un silence surprenant, pleinement conscients de leur chance. Que de la neige naturelle dans ce paradis des sports d’hiver, passage obligé pour tout amateur de sport de glisse.

    Suivez le guide à Stoneham

    Photos D. Lachance, G. Larivière, J. Boissinot

    Je suis très chanceux. j’ai grandi tout près de Québec. Pour la glisse, le choix y est assez intéressant. Dès que j’ai été assez grand et autonome, mes parents m’ont abonné au Ski-Bus pour Stoneham. Je quittais en autobus, à chaque week-end, avec mon sac à lunch et un 25 sous pour téléphoner au foyer familial en cas de pépin. À ce moment de l’histoire, mes parents ne savaient pas encore la place que le ski allait prendre dans ma vie. Quand, dans les années 60, Walter Moisan sélectionna l’emplacement de ce qui allait devenir la Station Touristique de Stoneham, celui-ci ne savait pas non plus la place que cette dernière allait prendre dans le cœur des gens de Québec. Fière de ses 50 ans d’histoire et de passion, cette montagne a su inspirer des générations de skieurs et planchistes au fil du temps. Évidemment, j’en fais partie. La station a beaucoup évolué depuis. Voici donc quelques incontournables:

    1. Une montagne pour apprendre

    Ce n’est pas unique à la station de Stoneham, mais ici, la zone d’apprentissage est gratuite. Pas seulement pour les bout de choux! Les grands peuvent aussi y faire leur premières traces. En passant par le service à la clientèle, vous pouvez récupérer des billets pour accéder aux deux remontées terrestres qui bordent la piste numéro 3: “Harfang-des-Neiges”. Un premier défi qui mérite d’être relevé.

    2. Un secteur expert délirant

    Accessible seulement pendant la journée, le secteur “des 40” offre un défi des plus intéressants pour les skieurs plus habiles. Ici, aucune piste facile. L’endroit peut plaire autant à l’amateur de velours côtelé qu’au chasseur de poudreuse. Au premier groupe, je recommande la 46 “La-Bomba”. Pour les autres, la 40 “La-Chute”. Étant un peu détaché du reste de la station, l’achalandage de ce secteur y est souvent moins important. Lorsque le temps est clair, le panorama vaut définitivement le coup d’oeil.

    3. Un parc à neige grandeur XL

    Drôlement bien garni; les amateurs de parc sauront apprécier la variété de modules qu’on y retrouve. Stoneham y offre aussi la crème des demi-lunes. En fait, c’est la seule du genre dans la province. Un “pipe” olympique et rien de moins. En chiffres, c’est 19 mètres de large, 6.7 mètres de haut et 16.5 degrés d’inclinaison. Les plus téméraires peuvent profiter des installations du parc et de la gigantesque structure autant pendant la journée qu’en soirée. Ne s’y risque pas qui veut. Les intéressés doivent se procurer une carte d’accès au coût de 20$ et doivent remplir un formulaire d’acceptation des risques. C’est vraiment la cour des grands!

    4. Skier en soirée

    Dès 16h et ce, sept jours sur sept, on peut dévaler la montagne. Comme la station n’est qu’à une vingtaine de minutes du centre-ville de Québec, c’est un endroit parfait pour se délier les jambes après une dure journée de labeur. En plus des parcs à neige, c’est un total de 19 pistes qui peuvent accueillir les amateurs de glisse.

    5. Un après-ski endiablé

    Croyez-moi, c’est impossible de venir profiter de la station touristique Stoneham un vendredi ou un samedi soir et de ne pas ressentir toute l’énergie qui émane du bar Le Quatre Foyers. Pour l’après-ski, la formule est toute simple, ambiance chaleureuse, des prestations qui font bouger et, au centre, un foyer à quatre faces. Une petite fringale après avoir passé la soirée à l’extérieur? Le menu est accessible à toutes les bourses et saura certainement satisfaire autant les petit que les gros appétits. Pourquoi ne pas venir vous y détendre un peu et ajouter un brin de fantaisie à votre passage à Stoneham?

    Ce n’est là qu’un bref aperçu de ce que l’on retrouve à la Station touristique Stoneham. Une foule d’autre activités y sont disponibles. Quelques coups de patin au pied des pistes, zone Arctic Spa, restauration et hébergement; la liste est longue. Définitivement un incontournable dans la région de Québec, ce sera dans une ambiance familiale et chaleureuse que les gens de la montagne vous accueilleront. Je vous invite donc à venir vivre votre propre expérience à cette montagne.

    ×