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    Suivez le guide à Bromont, montagne d’expériences

    Photos G. Larivière, J. Poulin, M-A Brissette

    Nous sommes en 1987, j’habite à Granby et je suis en première année du primaire. Un matin de janvier, mon père me fait la grande annonce: ce soir on va aller à Bromont! Je jubile, impossible de garder ma concentration durant toute la journée à l’école, je ne pense qu’à ma soirée. La cloche de la fin des cours sonne enfin, je m’habille à une vitesse record et je cours les deux kilomètres qui séparent l’école de ma maison.

    On débute notre soirée de ski dans le Mont Soleil. Inutile de vous dire que Bromont a drôlement changé depuis! À l’époque, sur ce secteur débutant, deux remontées de type « t-bar » sont accessibles. L’une d’elles s’arrête à mi-montagne tandis que l’autre se rend complètement en haut. Après quelques virages, je suis impatient et je me dis prêt pour la grande montagne. Le Poma quadruple débrayable tout neuf nous amène rapidement au sommet du versant du Village. Je commence par demander à mon père d’essayer la piste la plus « longue »! Il accepte et nous descendons la Brome. Lors de la remontée suivante, je lui demande d’affronter la piste la plus difficile, mais cette fois-ci, il n’a pas acquiescé… Toutefois, les progrès aidant au fil des sorties, j’ai pu parcourir toute la montagne durant ma première saison de skieur. Comme beaucoup de choses ont changé au fil du temps, je m’amuse souvent à redécouvrir la station… et voici mes cinq coups de coeur ou conseils pour bien profiter de l’endroit!

    1. Versant du Village: l’enfilade Knowlton/Bedford

    C’est presque une religion, si vous ne commencez pas par la piste Bromont pour vous échauffer et que vous voulez dévaler une des pistes ayant le plus d’identité (selon moi) sur ce versant, il faut jumeler deux pistes, pour faire la « Knowlford ». À partir du sommet, on passe sous la remontée hybride pour prendre la Knowlton à gauche, on profite de la bonne inclinaison pour enfiler de larges virages, puis on se prépare à piquer par le petit passage boisé qui mènera à la Bedford, sur la droite. Longtemps occupée dans sa pleine longueur par un parc à neige, cette piste offre maintenant quelques modules ici et là dans les détours, mais ne prive plus les skieurs du plaisir des virages aux différentes inclinaisons. Pour beaucoup d’habitués, cette descente jumelée offre le meilleur des deux mondes grâce à la variété de courbes et angles qu’on peut aborder à petite ou grande vitesse -toujours en contrôle!

    2. Utiliser le stationnement P5 pour accéder directement aux versants du Lac et des Épinettes

    Bromont est victime de son succès, ce qui est un joyeux problème… Il n’est pas rare qu’on se stationne loin, très loin du chalet principal, même en arrivant tôt. En snowboard,  j’imagine que ça se négocie mieux, mais pour un skieur qui refuse de se changer dans le chalet, la marche peut être longue longtemps. C’est la raison pour laquelle je vous encourage à utiliser le stationnement P5, qui se trouve sur le versant du Lac. L’achalandage est beaucoup plus modéré et on accède du même coup au versant des Épinettes. Le vaste chalet du P5 offre tous les services (billetterie, restauration, toilettes) sauf la location d’équipement. Évitez l’affluence de la base de la montagne, à moins d’avoir vraiment envie de passer par… La débarque! (Voir le point 5.)

    3. Sur le versant des Épinettes: la piste Ottawa

    De l’aveu du président de Bromont, montagne d’expériences: cette piste est l’une des plus réfléchies de la montagne! Son orientation permet au skieur de profiter de la vue du lac Brome au loin, tout en gardant le même rythme de virages chronométrés au fil de la descente. Le travail de dynamitage qui y a été fait afin de rendre le passage plus fluide augmente grandement le plaisir des descentes. De plus, un petit sous-bois permet une incartade dans un autre monde: à votre prochaine visite, faites un crochet par la Pembroke si le coeur vous en dit.

    4. Le Bar « La débarque »

    Je n’ai jamais été un grand amateur des bars dans les stations de ski. Quand je me rends en ski, d’habitude, c’est pour skier surtout durant la journée. Mais lors d’une sortie de ski en soirée, je me laisse parfois tenter par le diable. Pourquoi pas une petite bière ou deux, un vendredi soir, pour terminer la semaine en beauté? L’ambiance du bar « La débarque »  m’a toujours plu. Je ne suis pas le seul car les résidants de Bromont, Granby et les environs n’hésitent pas à s’y rendre, même s’ils ne s’adonnent  pas au ski!

    5. Les parcs à neige

    Dans les années 90, la majorité des stations de ski possédaient des « snowpark ».  Avec les nombreux accidents, la nouvelle réglementation et la surveillance accrue nécessaire à leur bon fonctionnement, plusieurs stations ont réduit considérablement la taille de leur parc ou voire même, ont fermé leur parc à neige. Heureusement, l’Association des stations de ski du Québec a mis sur pied un guide de bonnes pratiques voué au concepteurs de parcs à neige et l’accès aux divers modules et sauts est possible de manière sécuritaire pour les adeptes entrainés. Bromont dispose de 8 snowparks pour tous les niveaux dispersés sur la montagne. Le choix de modules et sauts est très varié.

    Bonus: Mont Soleil

    Années après années, l’ouverture de la saison suivante ne venait jamais assez vite à mon goût. Évidemment, en devenant adulte, j’ai quitté le nid familial pour les études et j’ai cessé temporairement d’être membre à Bromont. Le déménagement, le travail et la fondation de ma propre petite famille m’ont un peu éloigné… mais dès que mes enfants ont eu l’âge, j’ai adoré avoir accès au mont Soleil (gratuit pour les résidants de Bromont!) afin d’initier ma propre relève aux plaisirs de la glisse. J’ai pu profiter du nouveau chalet et du télésiège avec un tapis d’embarquement, choses qui n’existaient pas lors de mes débuts! Mes enfants ont beaucoup apprécié leurs débuts à cet endroit.

    [Cet article a été initialement publié dans nos pages à l’hiver 2015 mais les recommandations et photos ont fait l’objet d’une mise à jour en février 2025.]

    Suivez le guide au Mont-Édouard

    Photos P. Pinsonnault, P. Lemieux

    Le Mont Édouard est un joyau enneigé perdu dans les montagnes du Bas-Saguenay. Peu connue de la masse mais très courue par les fins connaisseurs, cette station de ski a de quoi plaire à tous. Alors que l’éloignement de cette montagne peut en bloquer certains, la beauté de la route 170, qui serpente entre les sommets habillés de sapins garnis de neige, fait rapidement passer l’esprit à l’état d’émerveillement, faisant oublier les tracas du long chemin. La récompense de tout ce voyage apparaît en laissant la route principale au petit village pittoresque de l’Anse Saint-Jean pour monter vers le Mont Édouard: au détour d’un virage, entre les sapins, se dresse devant vous la montagne convoitée!

    La fébrilité vous gagnera davantage dans le télésiège quadruple fixe qui transporte les skieurs jusqu’au sommet, surtout un matin où il y a de la neige fraîche. La remontée peut paraître longue pour atteindre le haut des 450 mètres de dénivelé; néanmoins, chaque descente vaut amplement le temps de la montée. Le Mont Édouard est configuré de la sorte qu’il est possible de varier son trajet à chaque descente. À gauche comme à droite, il est facile de s’imaginer toutes les possibilités de descentes, mais il est plus difficile de choisir dans quelle piste s’élancer en premier, surtout un matin de poudreuse. Suivez le guide!

    1. Les pistes à neige naturelle du sommet : Clusaz, Sauvage, Trinité, Tableau…

    LA piste à ne pas manquer, c’est la Clusaz. N’importe quand, mais encore plus une journée de poudreuse alors qu’il faut s’y élancer dès la première descente, cette piste à elle seule vaut le détour au Mont Édouard. La Clusaz se présente comme une série de petits couloirs pentus qui s’entrecoupent, permettant de sillonner à travers les multiples îlots de sapins bien espacés. Son charme n’a d’égal dans les stations de ski au Québec, et vous voudrez répéter l’expérience encore et encore.

    Le sommet de la montagne étant assez abrupt, vous aurez également votre dose d’adrénaline dans les multiples autres pistes à neige naturelle et sous-bois. Que ce soit l’étroite Sauvage, l’inclinée Trinité qui se jette sous le télésiège, ou encore La Tableau avec ses cassures naturelles et le Robin des bois avec ses lignes de poudreuse entre les arbres, les skieurs en recherche de sensations fortes ne sont pas en reste ici!

    2. Le versant Nord-Est

    Le versant Nord-Est, accessible à la fin de l’abrupt du sommet grâce à un pont de bois, offre une bonne combinaison de descentes avec la majorité des pistes situées à droite du télésiège (lorsqu’on descend). Ce versant se divise en deux principaux secteurs: le long et large sous-bois Nord-Est, et le secteur hors-piste Quatre-Temps (non patrouillé) développé par la coopérative du même nom. Que l’on choisisse l’un ou l’autre des secteurs, le plaisir est garanti pour les skieurs aimant faire des virages rapides entre les arbres sur une pente à l’inclinaison relativement douce mais constante.

    3. Les secteurs de haute route

    Nouveauté de l’hiver 2014-2015, les secteurs dits de « haute route » permettent aux skieurs amateurs de randonnée alpine, ayant un niveau intermédiaire ou expert, d’effectuer des itinéraires en territoire hors-piste fortement enneigé. Cet hiver, deux domaines s’offrent au skieurs: le secteur Sacré-Cœur est accessible grâce à un sentier d’ascension de 1,2 km et permet une descente qui se termine dans les pistes de la station; plus loin, le secteur de la Vallée-des-Géants est escarpé et nécessite une approche totale de 2,6 km. Il est possible d’accéder à ces secteurs de façon autonome, ou encore de prendre les services d’un guide. Le Mont Édouard offre également la location d’équipement sur place pour ceux qui voudraient s’initier à cette activité.

    4. Des pistes damées pour tous les goûts

    Jusqu’ici, on a beaucoup parlé de pistes à neige naturelle, de sous-bois et de ski hors-piste; cependant, le Mont Édouard offre aussi de très belles descentes sur le damé pour tous les goûts. À partir du sommet, il est possible de descendre L’Ansejeannoise, une longue familiale, La Passe des roches, une intermédiaire sinueuse, ou encore La Falaise, une experte se terminant sur un long couloir assez étroit. De plus, le télésiège B, qui arrête à la mi-montagne, permet aux skieurs d’accéder à une panoplie de pistes damées débutantes et intermédiaires qui s’étendent sur un dénivelé de 225 mètres.

    5. Au pied d’Édouard: village alpin et spa nordique

    Après une superbe journée de ski, vous ne voudrez plus partir de l’endroit! Ça tombe bien, puisque le village alpin Au pied d’Édouard abrite toutes les commodités nécessaires – et même davantage – pour passer une agréable soirée et une nuit en toute quiétude. En plus des quelque 200 unités résidentielles et en location, le charmant « petit hôtel » La Maison de Vébron propose 18 chambres ainsi que des cuisines et salles à manger communes dans chacun de ses deux pavillons. On s’y sent comme chez soi, et après le ski les gens se rencontrent dans les aires communes et il y a beaucoup d’ambiance. Pour ceux qui ne désirent pas cuisiner un repas, les sympathiques elfes du bistro Les Elfes du Fjord vous accueillent avec une cuisine simple et réconfortante. Enfin, le Spa nordique Édouard-les-bains permet de prendre une pause-détente bien méritée grâce à ses multiples infrastructures, tels le hammam, le sauna, la maison dans les airs, la yourte et la grotte des demoiselles, de même que la possibilité de s’offrir une séance de massothérapie.

    Bref, ne laissez pas l’éloignement vous incommoder! Au contraire, vous constaterez que le Mont Édouard consiste la meilleure thérapie anti-stress, justement dû au fait que cette station est blottie au sein des montagnes du Saguenay, dans un environnement qui porte à la contemplation. En plus, vous aurez l’impression de skier sur un joyau… enneigé!

    Suivez le guide au Massif de Charlevoix

    Photos Jacques Boissinot

    Vous parler de mes coups de coeur concernant le Massif de Charlevoix, c’est vraiment trop facile pour moi! Commençons par le commencement: chose presque unique au monde, au Massif, l’arrivée se fait au sommet de la montagne. Dès lors, nous sommes saisis par le paysage… Que dire de la vue!! Oui, j’entends des zoneskieurs rigoler en ce moment mais, pour avoir entendu des amis Italiens et Suisses me dire que pour eux, la vue du haut du Massif était la plus belle qu’ils n’aient jamais vu, je vais les croire. La station de Petite-Rivière-Saint-François ne diffère pas des autres stations de ski. Pour en tirer le maximum, il faut arriver tôt, afin de profiter des premières traces et d’éviter l’achalandage du weekend. Le Massif offre de la glisse pour tous les goûts, mais j’ai cinq coups de cœur à vous donner afin de tirer le maximum du plus haut dénivelé skiable de l’est du Canada.

    1. La Fénomène

    Cette piste est une de mes favorites pour ouvrir la machine à fond. J’aime beaucoup la constance de son mur suivi par un faux plat qui mène à la mi-station du Maillard Express. Notez que la remontée est en opération seulement le samedi et tous les jours, le temps des fêtes. Sinon, vous devez descendre jusqu’en bas et prendre le télésiège de la Grande-Pointe et refaire la longue piste d’accès vers le Cap-Maillard.

    2. L’enfilade de la Petite-Rivière / Richard / l’Anguille / Pointue / Cabaret.

    Cette succession de pistes me donne une variété de terrain fort agréable à skier. La Richard est large et a une inclinaison constante idéale pour prendre de la vitesse. Celle-ci aboutit dans l’Anguille pour quelques centaines de mètres suivi d’un virage à gauche pour prendre la Pointue. La succession de vallons et la vue prenante sur le fleuve me donne le goût d’arrêter et de contempler le paysage.

    3. La Simard

    Cette piste du secteur Camp-Boule, me permet d’éviter l’achalandage du matin à la remontée de la Grande-Pointe. Une grosse butte, en plein milieu de piste, me donne parfois des frissons alors que mes skis quittent la piste quelques millisecondes en plein virage.

    4. La Tremblay

    Toujours dans le secteur Camp-Boule, est laissée au naturel et permet de skier les bosses loin de l’achalandage. Au sommet du télésiège du Camp-Boule, on vire à droite afin de s’y rendre. Après les chûtes de neige, on y trouve plus longtemps des endroits pour tracer.

    5. Le secteur Liguori

    C’est mon grand coup de coeur de la station. Je n’ai pas eu souvent la chance d’y skier pour des raisons de santé, mais j’y ai fait mes plus belles descentes à vie. Le secteur 550 est accessible au bas du Camp-Boule, à gauche, près du télésiège. Il est préférable d’être accompagné d’un habitué. Lors de ma plus belle visite du secteur, c’est Jean-Luc Brassard qui m’avait escorté, à l’époque où il était porte-parole de la station. Les souvenirs de ces descentes! Rien que d’y penser, j’en ai encore des frissons. Pour accéder à ce secteur, on doit faire une bonne remontée à pied ou avec des peaux d’ascension sous les skis. L’espace entre les arbres est grand et il y est facile d’enfiler les virages dans la poudreuse.

    Si j’ai une dernière suggestion à vous faire, rentrez tôt, vers 11h, pour manger ou vous réchauffer, puis ressortez au moment où l’affluence change des pistes vers les chalets: vous profiterez des pistes alors que la foule est entassée pour manger! Le chalet est malheureusement un peu étroit lors des journées de plus forte affluence. J’adore finir mes journées de ski dans le bar, avec une vue magnifique sur le Saint-Laurent. Le Massif de Charlevoix est un incontournable pour le skieur qui désire de la variété et de la qualité. J’espère vous y croiser sur les pistes.

    Suivez le guide à Owl’s Head

    Parmi les quatre stations de ski d’importance dans les Cantons de l’Est, Owl’s Head est de loin la station la moins connue et avec le plus faible achalandage. Et ce n’est qu’une des raisons pourquoi j’aime autant cette montagne… Mon expérience avec Owl’s Head remonte à près de 25 ans. C’est ici que j’ai réellement appris à me dépasser en ski. Ayant fait partie de l’équipe de course de la station, j’ai skié cette montagne chaque samedi, chaque dimanche, et chaque jour de congé de mon adolescence, sous le soleil, la neige, la pluie, le froid intense… Et comme mes parents ont une propriété sur place depuis tout ce temps, je continue à visiter ce centre de ski régulièrement. J’aime: l’attente presque toujours nulle aux remonte-pentes, le panorama époustouflant qu’on peut contempler avec la vue des montagnes et du lac Memphrémagog, et surtout, j’aime skier les pentes abruptes et les petites cachettes que j’ai découvert avec les années.

    Bien évidemment, au skieur qui découvrira cette station, je lui conseille d’arriver tôt pour bien profiter de la journée. Comme dans toute station de ski, les conditions de glisse sont à leur apogée le matin et se détériorent parfois rapidement.  Bien sûr, je dirais aussi d’essayer de faire l’expérience de toutes les pistes et de différentes façons, mais je vais ici vous proposer cinq descentes à ne pas manquer pour vivre Owl’s Head au maximum!

    1. « Lilly’s Leap »

    Je vous conseille de débuter votre matinée par cette piste classique.  Sa longueur, ses multiples courbes et changements de degré de pente, sans compter la vue panoramique qu’elle offre font que c’est la piste la plus populaire de la station.  Commencez par cette piste en avant-midi car elle est du côté Est de la montagne, donc l’ensoleillement de cette piste est à son comble le matin.

    2. Une descente combo de « Korman’s Dive » suivi de « Fleur de lys » et « Outside Edge »

    Cette combinaison de pistes vous offrira une descente un peu plus dynamique en commençant dans l’abrupt du sommet sur « Korman’s Dive » qui selon les saisons peut contenir de belles grosses bosses ou non. Dirigez-vous ensuite vers la « Fleur de lys » qui est une piste tranquille, mais qui donne accès à « Outside Edge » dans son intégralité. Cette dernière est une piste souvent oubliée par la masse. Tant pis… C’est une piste de neige naturelle qui n’est jamais travaillée mécaniquement, donc attendez-vous à une neige plus molle, des bosses dispersées et quelques obstacles qui rendront votre descente plus croustillante. Notez que si vous n’avez pas aimé la « Fleur de lys » ou la première partie de « Outside Edge », vous pouvez passer par la « Standard » suivi du premier abrupt de « Shady Lady » pour vous rendre à la deuxième section de « Outside Edge », une alternative plus qu’agréable.

    3. Sous-bois « Ponsoon »

    Il est temps d’aller jouer dans le bois. Heureusement, le sous-bois Ponsoon vous offre beaucoup de bois!  Avec deux entrées officielles distinctes qui exposent de multiples défis et un choix de lignes très variées, le sous-bois Ponsoon est certainement le sous-bois le plus large des Cantons de l’Est! Ne passez surtout pas deux fois au même endroit! Par contre, restez à l’affut pendant votre descente puisqu’on retrouve souvent quelques roches exposées par le passage des skieurs et planchistes, ainsi que quelques branches d’arbres mesquines couchées au sol.

    4. « Newport Express »

    Une autre piste de neige naturelle qui n’est pas travaillée mécaniquement, cette piste est trop accidentée pour que la machinerie passe par là! Si vous êtes du genre à avoir horreur de l’idée de potentiellement skier par-dessus une roche, le haut de cette piste n’est peut-être pas pour vous, à moins d’une saison riche en neige au sol.  Mais si vous avez un petit côté aventureux, la « Newport Express » ne vous laissera pas indifférent et vous la dévalerez probablement plus d’une fois! Située à mi-montagne, on peut s’y rendre de plusieurs façons. Un combo que j’aime bien pour m’y rendre est de descendre à bonne vitesse dans la « Kamikaze » et couper vers le « Vestibule » avant de se retrouver dans cette piste unique.

    5. « Upward Trail »

    Vos cuisses commencent à demander un certain répit en après-midi. C’est alors le temps d’aller faire des virages à bonne vitesse dans la pente modérée de la « Upward trail ».  Cette piste est toute indiquée pour de grands virages puisqu’elle est très large et n’a pas de surprises, on voit loin devant pendant toute la descente. Prenez le temps de contempler le lac devant vous avant de vous y élancer, le point de vue est magnifique!  Pendant que vous êtes dans cette piste, vous pouvez toujours faire une petite excursion dans le sous-bois « Les Falaises » à votre gauche, une descente intéressante, mais ce sous-bois comporte également des branches d’arbres dangereuses couchées au sol, alors naviguez avec précaution si le couvert neigeux n’est pas trop généreux.

    Bien sûr, cette liste de 5 suggestions personnelles n’enlève pas le mérite des autres pistes et sous-bois, et ne constitue pas nécessairement une de mes journées typiques à la station non plus!  Vos préférences vous amèneront peut-être à skier la « Colorado » ou d’autres pistes de multiples fois alors que je n’en ai pas parlé, même si j’avais pu… Mais peu importe, votre première visite à Owl’s Head ne vous laissera pas indifférent et vous risquez d’y revenir!

    Suivez le guide au Mont SUTTON

    Photos G. Larivière, C. Deschamps, D. Caluori, C. Tessier, J. Francoeur, L. Beaujean

    Lors de mes premières visites dans cette montagne au cachet unique, j’ai vite compris que je devais devenir amie avec les « locaux » pour accéder aux petits secrets de la place. J’ai eu droit à quelques visites guidées ainsi qu’à différents conseils, en plus de faire moi-même un certain nombre de découvertes. Voici donc un petit précis du skieur suttonien, que je me permets de partager avec vous, en espérant qu’il vous sera utile lors de votre prochaine visite au Mont SUTTON!

    1. Une lecture décroissante de la carte

    Les jours de neige, qu’il soit tombé 5cm ou 50cm, rendez-vous le plus vite possible dans le secteur VII, desservi par un télésiège fixe à quatre places (s’il est ouvert, bien sûr!). Les pistes sont un peu moins longues que dans le secteur IV, ce qui a pour effet qu’elles restent « vierges » moins longtemps… car la beauté de ce secteur n’est un secret pour personne! Il n’existe pas de chemin « rapide » pour accéder directement au télésiège VII. Empruntez d’abord le télésiège II à partir du chalet principal, filez vers l’Est en sortant du télésiège (gauche au débarcadère, puis droite en contournant le chalet); louvoyez de la Youppe-Youppe vers la Challenge et la Mic Mac pour accéder à la base du télésiège IV. Une fois au sommet de celui-ci, prenez toujours vers l’Est pour la Miracle, et choisissez votre ligne dans l’Intrépide. J’apprécie également beaucoup le bas de la Bou-Bou. Ne quittez pas le secteur VII sans avoir skié l’Exil: elle vous reposera, tout en vous offrant encore bien du plaisir et des traces à faire!

    2. Les oubliées du secteur IV

    Ce n’est pas un mythe, les connaisseurs s’élancent rapidement vers leur terrain de prédilection lorsque les conditions le permettent. Si vous êtes découragés par la vitesse à laquelle les pistes se tracent, pensez aux oubliées de ce secteur: une visite vous réconciliera avec la neige! D’abord, même si l’entrée de l’Iroquois vous semble trop pistée, élancez-vous: cette piste aux multiples embranchements saura vous surprendre. Gardez la droite pour plus de neige! Ensuite, deux pistes plus courtes à l’entrée un peu particulière sont souvent ignorées par les skieurs pressés de descendre: la Crocodile, et le Sous-bois Poma. Repérez-les sur la carte et mémorisez les chemins d’accès… vous ne serez pas déçu.

    3. L’envers de la montagne: la Séduction, l’Extase et la Fantaisie

    Ces pistes aux noms évocateurs sont idéales dans deux situations précises: par un jour très froid où vous voulez réchauffer vos extrémités, ou lors de votre retour vers le chalet principal pour le diner ou à la fin de la journée. En effet, la sortie en « randonnée » peut en décourager plus d’un! Sans dire que ces pistes sont déconseillés aux planchistes, il faut savoir qu’une « trotte » d’environ 500m dans un sentier plutôt plat au relief parfois accidenté est nécessaire pour finir la descente. Mais sérieusement, le moment féérique que vous aurez passé dans une luminosité unique, à travers un décor complètement différent du reste de la station, dans des conditions beaucoup mieux préservées que sur le terrain régulier, valent bien le retour que vous passerez dans le sentier! Attention, ces pistes ferment plus tôt que l’ensemble du domaine skiable, surveillez les heures de fermeture et ne vous aventurez pas si la banderole vous l’interdit -un incident à cet endroit pourrait vous faire passer une bien mauvaise nuit…

    4. La Starlet – Sous-bois Starlet – Capucine

    Plus la journée avancera, moins vos jambes coopèreront -à moins d’être dans une classe d’athlète à part. Votre esprit aura encore envie de pistes amusantes et pour le satisfaire, une tournée dans le secteur I et I ouest est toute indiquée. Ne vous en faites pas si le télésiège n’est pas en fonction, les piste sont facilement accessibles par le sommet en suivant l’Alleghanys. Il vous faudra emprunter quelques traverses pour revenir vers chalet principal mais rien n’est impossible. Ces petits efforts supplémentaires vous garantiront des pistes en bon état malgré l’heure avancée de la journée!

    5. Le chili dans un bol de pain au chalet Altitude 840m

    Oui, le chili est servi au chalet de la base. Oui, c’est la même recette. Mais… il y a quelque chose de magique qui s’opère dans le transfert vers le chalet du 840. Le pain est meilleur, les saveurs se développent, l’ambiance du chalet rustique rehausse la sauce, la vue ajoute au pointage global, bref, si vous vivez un problème d’estomac vide (ou de gourmandise!) à Sutton, faites le détour par le chalet au sommet de la remontée IV. C’est complet, c’est du « confort food », c’est bon… que dire de plus? L’essayer c’est l’adopter!

    Voilà donc la liste (qui pourrait être plus longue!) de mes conseils et coups de coeur pour le Mont SUTTON. La réputation de l’endroit n’est plus à faire: la station conserve un équilibre entre tradition et modernité, de gros efforts y sont faits pour accommoder les familles, le terrain ne manque pas de défis, l’environnement est sublime… C’est une montagne qui ne peut pas se découvrir en une seule visite, mais il ne vous en faudra pas plus pour être conquis!

    Suivez le guide à Ski Saint-Bruno

    Photos Geneviève Larivière et Christophe Deschamps

    Ma première visite à Saint-Bruno remonte à 1998. À cette date-là, j’arrivais dans la région de Montréal et la proximité de la station de ski me permettait de découvrir quelque chose de nouveau, soit le ski de soirée. Je n’avais jamais expérimenté ça dans mes Alpes natales! Tout comme une bonne soirée au cinéma, j’avais trouvé une activité différente pour profiter du ski après une journée de travail. Bien entendu, après une saison de ski à faire le tour de la station, j’ai fini par rechercher de plus grands défis. Cependant, j’y suis revenu de temps en temps pour initier de nouveaux skieurs, jusqu’au moment où un enfant m’a fait changer complètement ma perception de la place!

    Dans ce texte, je vais tenter de vous faire découvrir cinq choses importantes que Ski Saint-Bruno a à offrir. Que ce soit entre amis, en famille, en tant que débutant ou en tant qu’expert, il y a toujours un coin de la montagne et un moment qui sera fait pour vous.

    1. Le début de la saison et après la pluie.

    Le début d’une saison ne rime pas toujours avec des belles conditions de ski. Cependant, les connaisseurs s’y retrouvent dès l’ouverture pour profiter des premiers flocons fabriqués puisque la station est passée maitre dans l’art de la fabrication de la neige: l’utilisation de multiples canons ainsi que leur expertise leur permettent de produire une neige de qualité, à l’instar de certaines montagnes qui en début de saison vont surtout miser sur la quantité. Ski Saint-Bruno sait aussi comment s’y prendre suite aux redoux! Après une journée de pluie, une dameuse équipée d’une herse à disques concasse la glace et permet de sauver les surfaces. J’ai été très souvent surpris par une journée de ski après la pluie. La réputation de la station sur l’entretien des pistes n’est plus à faire.

    2. C’est jour de neige, c’est jour de bosses!

    Il vous est surement arrivé de vous lever un matin de tempête et d’apprendre que l’école de vos enfants est fermée… Si vous êtes alors « obligé » de rester à la maison, prenez donc (prudemment!) le chemin de la station et vous y découvrirez en semaine une toute autre parade. Déjà, l’absence totale d’achalandage y est marquante et de plus, les pistes les plus abruptes pour les petits deviennent beaucoup plus faciles. À l’âge de cinq ans, ma fille y a découvert son amour pour les bosses dans le bas de la piste 3. C’est aussi la journée des sous-bois qui s’imposent, car ils deviennent rapidement hasardeux par fort achalandage.

    3. Pour débuter avec plaisir

    Le ski est un plaisir pas toujours évident lorsqu’on débute. Pour ma fille, c’est la piste Forêt enchantée (9A) qui lui a valu l’amour qu’elle porte pour le ski. Ce petit sous-bois accessible de la piste 9 est parsemé de décorations en tout genre, et est doté d’un éclairage tout à fait spécial qui vous rappellera une période magique bien-aimée des enfants: Noël ! L’utilisation des tapis convoyeurs est simple pour les petits qui s’y sentent en sécurité. Après quelques descentes faites en boucle dans cette unique piste, un chocolat chaud saura les convaincre qu’ils seront bien sur les pentes avec les parents pour les prochaines années ?

    4. L’apprentissage en sous-bois

    L’ouverture des sous-bois à Ski Saint-Bruno est relativement récente. On retrouve aujourd’hui le Sous-bois 13A qui parfois est ouvert de soir et qui permet de descendre le versant sud presque au complet. Son parcours sinueux au relief agréable en fait un véritable terrain de jeu pour les petits et grands. Le sous-bois 5A est le plus récent et aussi le moins connu. Vous pouvez le prendre directement à la sortie du télésiège quadruple C sur la gauche, même en ski de soirée. Ce petit sous-bois est large et tranquille, bien dégagé, ce qui permet de planifier les virages et de ne pas perdre de vue nos petites fusées en ski!

    5. La pente d’apprentissage autonome

    Ski Saint-Bruno est passé maître dans l’art d’apprendre la glisse à toute la clientèle débutante. Sa situation en banlieue de Montréal en fait un endroit visité par beaucoup de nouveaux arrivants pour qui la barrière linguistique peut être un frein à l’apprentissage. Le parcours SkiGo/SnoGo s’attaque à cette situation! Toutes les étapes sont accompagnées d’images rappelant les gestes à poser. Des intervenants sont stratégiquement positionnés pour venir en aide aux apprenants sans les bousculer ou brusquer leur rythme. Le parcours commence avant même de quitter le domicile: il faut se rendre sur le site internet de la station pour bien s’y préparer.

    Pour conclure, on aime dire que Ski Saint-Bruno est une petite station, mais c’est loin d’être péjoratif! Dans mon cas, cette montagne s’est avérée d’une grande utilité pour découvrir bien des facettes du ski. C’est véritablement un excellent endroit pour initier quelqu’un à la glisse, leur slogan « Créateur de skieurs » est d’ailleurs fort bien choisi! Il y a vraiment de quoi plaire à tous: le parc à neige est un grand pôle d’attraction pour les ados, les débutants aimeront les tapis convoyeurs et le versant sud, les enfants adoreront la Forêt enchantée, et tout le monde aimera aller s’affaler dans un de ces « bean bags » à l’étage supérieur du chalet. Ski Saint Bruno est une montagne où une longue aventure commence et où l’on fabrique avant tout des skieurs et de la bonne neige !

    Suivez le guide à ski la Réserve

    Photos Éric Boyczun et Geneviève Larivière

    Je suis content d’avoir la chance faire connaitre ma station de ski préférée car La Réserve à St-Donat représente beaucoup pour moi! Tout a commencé pour moi ici sur les pistes de cette station de ski où j’ai débuté mon sport favori dès l’âge de 3 ans dans la piste débutante du T-bar. Quelques années plus tard je m’aventurais dans la longue pente douce que je trouvais interminable à ce moment-là. J’étais ébloui par le spectacle offert par certains skieurs à chacune de mes remontées dans l’ancienne chaise double! Ils me permettaient de voir des descentes spectaculaires dans la Chute libre, autrefois nommé la Casse cou. Ces skieurs étaient mes idoles et je me disais qu’un jour, je ferais la même chose qu’eux! Lorsque je me retrouvais dans d’autres stations de ski, je trouvais mes journées plutôt ennuyantes et j’avais juste hâte de retrouver mes pistes expertes que je ne retrouvais pas ailleurs qu’à La Réserve. Cette montagne a vraiment un petit quelque chose d’unique. Ses pistes extrêmes me permettent d’aller chercher de bonnes doses d’adrénaline; sans oublier l’inclinaison de certaines pistes avec de nombreux obstacles naturels, caps rocheux, bosses, sous-bois et tout ça sur une merveilleuse neige naturelle! Voici donc mes coups de coeur pour cette station.

    1. La vue au sommet

    La vue au sommet  de cette montagne de près de 700 mètres d’altitude est absolument magnifique! Même si je skie cette montagne à chaque saison, je trouve cette vue toujours aussi belle année après année. Situé en face du majestueux lac Ouareau, on peut également y voir l’autre grand lac de St-Donat soit le lac Archambault, le village de St-Donat et de nombreux hauts sommets de la chaine de montagne des hautes Laurentides! Toujours plaisant souvent après une tempête de neige de voir les magnifiques paysages avec les arbres tout blanc en altitude.

    2. Les pistes expertes de la station

    Comme j’ai mentionné dans mon introduction, les pistes expertes de la station en font sa renommée! En empruntant les deux remontées quadruples, rendu aux trois-quarts de la montagne, tout le monde se dit « Wow, je veux descendre ces pistes! »  ou « Voyons, ce ne sont pas des pistes ça » ! En effet, les pistes Chute Libre et Pirouette ont l’air bien impressionnante  du haut du télésiège, mais elles sont tout de même très accessibles pour un skieur de calibre intermédiaire qui veut s’aventurer et par le fait même augmenter sa confiance en ski! Pour un skieur expert comme moi, c’est le paradis car avec de nombreuses lignes de descentes disponibles, cela me permet de m’épanouir au maximum et de me procurer de bonnes doses d’adrénaline! Plusieurs magnifiques pistes boisées de différent calibre telles la Sous-bois, le Boisé, l’Entre deux, Vertige, Sensation et le favori des enfants, la Fantaisie, vous permettent de vous amuser et d’apprécier le côté « sauvage » de la montagne tout en skiant sur une couverture de neige naturelle!

    3. Le chalet de ski

    Il est absolument magnifique! Avec son toit cathédrale en bois et ses immenses fenêtres, il est selon moi, un des plus beaux dans les régions Laurentides/Lanaudière! Il est vaste, accueillant, chaleureux avec ses trois foyers au bois! J’adore l’atmosphère qui y règne surtout les weekends avec son achalandage, de nombreuses familles présentes! Pour l’après ski, j’aime beaucoup me rendre au bar qui est situé au 2e étage. Je le trouve très intéressant par son ambiance et son confort! Musique, écran géant et groupes musicaux sont des plus appréciés après une bonne journée de ski entre amis ou en famille, sans oublier la terrasse, très populaire au ski de printemps.

    4. Le versant sud en hors-piste!

    Depuis la saison 2008-2009, la station de ski offre une expérience unique dans cette région du Québec, soit du ski sur un versant non-accessible par remontée mécanique: la remontée se fait en peaux d’ascension. Il y a quatre pistes de disponible mais les deux pistes que je préfère sont le sous-bois l’Escaliers et la piste l’Extrême, deux pistes double losange qui m’en donnent pour mon argent! Ce versant est pour le moment disponible pour des skieurs expérimenté seulement et est ouvert uniquement les weekends si les conditions de neige poudreuse le permettent!

    5. Le cachet unique de la station!

    J’ai toujours trouvé que cette station de ski avait un petit cachet unique comparativement aux autres stations de ski! L’aspect naturel de la région de St-Donat m’éloigne des centres urbains et des stations trop achalandées! Les conditions de ski se dégradent moins rapidement, et en plus, la situation géographique de la station la place à l’intérieur de la « ceinture de neige » des Laurentides. Exception faite du samedi, je peux y skier sans attente et faire un maximum de descentes! Tout est à proximité du chalet de ski: remontées mécaniques, école de ski, glissade sur tubes, c’est donc facile pour parents, enfants et amis de se retrouver au même endroit à la fin de sa descente! J’ai toujours trouvé les employés très sympathiques, très souriants et tout le monde semble heureux de contribuer au succès de cette magnifique station de ski.

    Depuis la création de ZoneSki en 2003, j’ai eu la chance de faire connaitre la station à de nombreuses personnes tant par mes rapports de ski, photos et vidéos qu’en personne; et la majorité des gens qui y sont venus ont tellement apprécié la montagne qu’ils y reviennent année après année! Je dois dire que ça me fait un petit velours de savoir que des skieurs et planchistes viennent de partout pour essayer les pistes uniques de ma station favorite! Cette montagne n’est peut-être pas la plus haute ou la plus grosse mais il est impossible de ne pas s’amuser ou de ne pas terminer une bonne journée de ski sans avoir les jambes fatiguées lorsqu’on en profite maximum! Pour moi qui est un skieur expert, une bonne journée à la Réserve, c’est deux jours à m’en remettre et à marcher comme un pingouin !

    Suivez le guide au Mont-Sainte-Anne

    Photos Harold Giguère

    Étant natif de la Côte-de-Beaupré, le Mont-Sainte-Anne a toujours fait partie de mon environnement immédiat. Ici, nous vivons avec le Mont, comme le nomment les habitués. Il nous rappelle qu’il est bientôt temps de sortir nos skis quand tout à coup nous apercevons ses pistes blanches à notre réveil, de passer en mode party-soleil-chaleur avec les folies du printemps, l’été; le vélo de montagne et de descente est à l’honneur avec une panoplie d’activités et de compétitions. Enfin l’automne… que dire des belles randonnées en montagne durant le festival des couleurs! En saison hivernale, la station offre de grands boulevards biens damés, des pistes à bosses excitantes, de l’adrénaline provenant du secteur expert, un ski de soirée incomparable, le tout avec une vue imprenable. Étant principalement un skieur de piste damées, voici mes coups de cœurs et conseils pour cette montagne unique que je visite fréquemment.

    1. La télécabine l’Étoile filante pour un grand choix de pistes

    Je préfère utiliser la « gondole », qui me donne directement accès au sommet afin d’avoir un maximum de choix de pistes à ma portée pour commencer la journée. Selon les conditions, je me dirige soit vers le Nord afin d’accéder aux pistes où la surface damée est toujours impeccable et plus longtemps en raison de l’ensoleillement; je choisis alors des pistes comme la Quanik, la Paradeuse, la Bélanger ou la Mélanie Turgeon. Si je m’oriente vers le Sud, je choisis principalement le Gros Vallon afin de profiter des meilleures conditions sous un soleil qui nous réchauffe, et je bifurque pour rejoindre la remontée Panorama Express par La Traverse.

    2. Mon circuit « classique »: Gros Vallon – Crête – Super « S »

    J’adore me lancer dans la Gros Vallon en profitant de sa pleine largeur en gros virages afin de prendre de la vitesse. J’effectue une pause juste en haut de la cassure, où tout les skieurs s’arrêtent: pour observer la magnifique vue, pour évaluer la suite de ma descente, pour regarder les skieurs qui s’élancent… puis je m’élance à mon tour sur ce boulevard de 40 m de largeur par 2,3 km de longueur! Je commence souvent ma journée par cette piste. Ma descente suivante s’effectue dans ma piste préférée: la Crête. Ayant une vue imprenable sur Québec, le fleuve et l’île d’Orléans, c’est une piste complète!  Son tracé, sa longueur, sa largeur et son mur en font une piste mythique de 3,4 km où plusieurs compétitions internationales ont été tenues. Bien damée ou en belle grosses bosses excitantes, elle est immanquable lors d’une visite au Mont-Saint-Anne. De retour en haut rapidement par le Panorama Express inauguré en 2013, je me dirige vers une piste signature de la montagne, la Super « S »: cette piste ayant une forte inclinaison constante, j’y fais une descente dynamique en courts rayons serrés. Quelle sensation ! Indescriptible ! Pour combler un manque en adrénaline… c’est la piste toute désignée.

    3. Où trouver la neige fraiche

    Incontestablement, les journées de poudreuse commencent dans le secteur expert où il est possible de dévaler des pistes à bosses plus difficiles telles les Saint-Laurent, Sept-Chutes, Canyon, « S » et la P-A Rousseau. La montagne est réputée pour offrir un terrain de jeu des plus variés quant aux pistes à bosses. Les amateurs de sous-bois extrêmes trouveront leur compte dans la Brunelle, un sous-bois serré avec une pente constante, et dans La Forêt Noire; un secteur de sous-bois experts composé de trois pistes abruptes.

    Dans un contexte plus relax ou une recherche de quiétude, il m’arrive de choisir les pistes au naturel très longues et moins achalandées du secteur Ouest. Je commence par la Grande Ouest pour remonter à l’aide du téléski la Corde Raide pour ensuite me diriger vers la Nipivik et terminer par L’Anore afin de me rendre au chalet rustique du Nord. La tranquillité du versant Ouest est à l’honneur. La Pionnière est certainement une de ces pistes figée dans le temps nous rappelant le début du Mont-Sainte-Anne et de ses bâtisseurs en étant une section d’une première piste d’origine de la montagne. Une belle piste au naturelle étroite qui serpente le versant Sud rejoignant maintenant le Gros Vallon.

    4. Le ski de soirée

    Sans contredit, le ski de soirée au Mont-Sainte-Anne est un incontournable. Bien que la station soit la montagne ayant le plus grand dénivelé en pistes éclairées au Canada, il y a quatre raisons qui en font un choix de premier plan:

    1) Le travail des pistes est fait à chaque fin de journée afin de nous donner une superbe surface de glisse. Il s’agit de la « chasse aux dameuse » comme on l’appelle. Elles font presque toujours le même parcours pour terminer le damage dans la Beaupré.

    2) Il faut les suivre de l’œil afin d’aller se regrouper pour l’attendre de la levée du ruban orange par les patrouilleurs nous donnant l’accès au Gros Vallon fraichement damé. Que de plaisir ! Là, il y en a des « Yahoo » !

    3) La Cachette; un parc à neige dans un sous-bois éclairé en soirée comportant divers modules demeure unique pour le ski de soirée.

    4) Quand vous partez du sommet par la Grande Allée et la Familiale c’est une descente de 3,8 km qui vous attend sous les lumières ! À ne pas manquer !

    5. Quelques conseils « d’horaire »

    Comme pour toutes les stations d’envergure, il vaut mieux arriver de bonne heure le matin afin d’être prêt à l’ouverture des remontées. De bonne heure signifie avoir un accès à de la poudreuse non tracée ou à une belle piste damée encore vierge selon les cas ! Comme je disais dans mon premier point, prenez la télécabine pour rejoindre le sommet afin d’avoir un bon choix de secteurs et de pistes selon les conditions.

    Skiez préférablement au Sud et à l’Est en avant-midi et au Nord en après-midi selon les conditions. Je trouve préférable de skier le sud et le secteur expert en avant-midi, profitant ainsi de meilleures conditions de glisse pour ce versant, sans oublier le plus grand ensoleillement.

    Étant donné que j’ai souvent besoin d’un certain dosage de sucre en fin de journée, pour terminer la journée, j’emprunte souvent La Pichard, piste nommée en l’honneur d’un bâtisseur de cette montage, afin de peut-être profiter d’une bonne palette de tire provenant de la cabane à sucre traditionnelle installée à la mi-montagne.

    N’oublions pas que le mont c’est aussi le ski de fond, la raquette, le golf, le parapente, le camping, vélo, etc. Bref, il fait bon vivre à l’heure du Mont-Sainte-Anne et de toutes les activités qui en résultent. C’est ce que je vis pendant toute l’année! J’espère que mes conseils et coups de coeur vous donnent envie de visiter cette majestueuse station de la Côte-de-Beaupré, et qui sait, peut-être m’y croiserez-vous lors de votre prochaine sortie!

    Suivez le guide au Mont Tremblant

    De visites en visites, mes expériences à Tremblant ont toujours été enrichissantes. Cette vaste montagne fait partie des endroits où on ne s’ennuie jamais puisqu’à chaque visite on peut y découvrir de nouvelles pistes, de nouveaux spots. De l’ouverture du versant Soleil, à en perdre mes jambes dans des pistes sinueuses qui n’en finissent plus, la montagne est immense avec ses 102 pistes et contient plus de secrets qu’on a de temps dans une visite pour tous les découvrir. Cela fait plus de quinze ans que je skie à Tremblant et je n’ai jamais été déçu. Que ce soit en début de saison ou en ski de printemps, il y a un Tremblant pour chacun d’entre nous. Voici donc pour vous certains de mes rituels afin de vous faire découvrir la montagne à ma façon.

    Les versants de Tremblant ont une orientation très différentes. Le versant Nord a en général plus de neige et la conserve plus longtemps lorsque la météo nous fait des caprices. Le versant Soleil est celui qui va fondre en premier, mais qui va vous offrir le meilleur ensoleillement. Le versant Sud est celui qui va offrir le meilleur compromis entre le Nord et le Soleil, mais va être souvent le plus achalandé. Le versant Edge est le versant le plus naturel qui vous fera sentir loin des boulevards touristiques.

    1. Versant Nord: La piste Tunnel

    On accède à ce secteur boisé après le premier abrupt de la piste Lowell-Thomas, sur la droite. Il faut garder un peu d’élan pour arriver à remonter la petite butte précédant le haut du secteur. La piste a une allure de couloir serré, à l’intérieur d’une forêt. C’est un très bel endroit, souvent ignoré ou oublié puisque le dévers de la montagne entraine les skieurs de l’autre côté du télésiège triple. De part et d’autre de la piste principale se trouvent des secteurs nouvellement ouverts en sous-bois. La descente est longue et soutenue mais à tout moment on peut sortir des boisés pour se reposer un peu dans le couloir principal.

    2. Versant Soleil : Le sous-bois des Bouleaux

    Les Bouleaux est une piste qui a un cachet bien particulier. Déjà, elle débute sur la crête qui divise les deux versant Sud et Soleil. Il vous faudra d’ailleurs une petite marche de cinq à dix minutes (allez-y à votre rythme!) pour accéder au début de la piste. Ensuite, le type de décor change et vous offre un secteur boisé très large rempli de bouleaux avec une vue magnifique. La piste est accessible par la Ryan Haut (versant Sud), à la jonction de la Ryan Bas et de la Charron, elle se termine sur la Laurentienne du versant Soleil.

    3. Le versant Edge

    Skier le versant Edge, c’est comme skier dans une autre montagne, où la nature occupe une place prépondérante, par opposition aux pistes de neige fabriquées et plus « sculptées » qui sont plus connues à Tremblant. Ce versant est accessible par un télésiège fixe dont la lenteur décourage bien souvent les gens qui ne savent pas ce qu’ils perdent! Du haut de ce versant, vous avez de chaque côté deux gros sous-bois: Émotion et Sensation, qui portent bien leurs noms. La piste centrale, la Haute Tension, est une piste très abrupte que je ne conseille qu’à ceux qui n’ont pas peur de sauter quelques caps de rochers couverts de glace en guise d’introduction. Mon coup de coeur pour ce versant est la Sensation, mais le versant en entier mérite une exploration, surtout que son ouverture ne se fait généralement qu’en fin de semaine et que la neige s’y accumule durant la semaine.

    4. Un rituel de pistes : La Marie-Claude Asselin, CBC, Devil’s River et Erik Guay

    Il s’agit ici de mes rituels et coups de coeur à Tremblant. La Marie-Claude Asselin (versant Nord) est une piste très étroite qui était autrefois une montée de t-bar. La CBC est une piste particulière qui vous fera faire une bonne promenade dans les bosses boisées et naturelles sur le versant Nord, parfait pour y tester ses jambes ! La Erik Guay (versant Sud) est également une piste à bosses qui semble interminable, surtout en fin de journée! Elle est cependant toujours entretenue et bien agréable à dévaler. De retour au Nord, La Devil’s River est une piste à faire lors d’une journée de poudreuse, son orientation fait aussi d’elle une piste un peu oubliée qui se fait donc tracer plus lentement que les autres.

    5. Une visite à la microbrasserie pour l’après-ski ?

    Pour diner, lors de l’après-ski ou en soirée, un détour s’impose à la Microbrasserie La Diable située dans le village au pied des pistes. L’atmosphère endiablée (!) de l’endroit saura rehausser la dégustation de la bière artisanale, qu’elle soit blanche, blonde, rousse ou noire. La Diable offre également un menu pub pour satisfaire l’appétit du skieur ayant passé sa journée sur les pistes. Et la terrasse ensoleillée devient un incontournable au printemps, particulièrement sur l’heure du dîner où il fait bon prendre une pause avant de retourner faire les virages sur la neige printanière du versant Sud! Cette suggestion qui fait l’unanimité provient de notre chroniqueur Pierre Pinsonnault! Merci!

    En BONUS: Sachez gérer l’achalandage

    Vous êtes dans une des stations de ski les plus vastes au Québec. Ici, tout est gros mais bien organisé pour vous faciliter la vie. Par exemple, au sommet de la montagne, vous trouverez un panneau lumineux qui vous indique le temps d’attente moyen par remontée. Très utile pour gérer votre journée et ne pas vous retrouver pris dans des files d’attentes!

    Le versant Nord est souvent une bonne façon d’éviter la foule. Son stationnement rend la montagne plus facilement accessible et son chalet est l’un des moins achalandé pour manger le midi. Parlant du lunch, pensez à aller manger avant midi ou après 13h30. Bien souvent, le chalet en haut est de loin le plus achalandé et il devient difficile d’y circuler. Choisissez une autre option comme le versant Nord ou à la base du versant Sud.

    Sachez être créatif: avec le réseau de remontées mécaniques, il y a souvent plus d’une façon possible de monter au sommet. En cas de congestion à la télécabine du Sud, n’hésitez pas à monter à mi-montagne pour reprendre une autre remontée jusqu’au sommet, ou encore, marchez deux minutes jusqu’à la télécabine du Casino, puis filez jusqu’au sommet par le versant Soleil!

    Ces conseils et coups de coeur constituent « mon » Tremblant à moi… mais sachez que la station offre également le service de guides: au sommet, vous aurez toujours une souriante personne qui accueillera vos questions et saura vous conseiller selon vos demandes! N’hésitez pas à les aborder, et peut-être même qu’ils vous livreront quelques secrets sur « leur » Tremblant à eux!

    Suivez le guide au Mont-Orford

    Photos Geneviève Larivière et Alexandre C. Marcoux

    Arrivé en Estrie il y a quelques années, j’ai rapidement réalisé que le Mont Orford était une destination idéale pour moi, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, pour sa proximité: il ne me faut pas beaucoup plus de 20 minutes pour m’y rendre, du centre-ville de Sherbrooke. J’aime bien pouvoir me lever un peu plus tard, tout en arrivant pour l’ouverture. D’ailleurs, à plusieurs endroits dans la ville, il m’est possible de contempler la montagne au loin. Ensuite, en raison de la multitude de terrains qu’elle m’offre avec ses trois montages qui ont chacune leurs particularités. Puis enfin, pour ses différentes options pour manger et boire et son confortable Slalom Pub. Je vous fais part de mes cinq coups de cœur, qui se veulent être des conseils utiles lors de votre première ou prochaine visite au Mont Orford.

    Numéro 5 : L’Hybride

    Avant ma première sortie à Orford, je n’avais encore jamais vu un télésiège hybride. D’ailleurs, je me demandais un peu le principe avant de comprendre qu’il y avait deux files, soit une pour la télécabine et une pour le télésiège à six places. J’ignore si c’est grâce à l’efficacité de cette chaise ou au fait qu’il y ait plusieurs montagnes, mais je n’ai jamais eu plus que 5 minutes d’attente à la chaise hybride, du moins pour la ligne des skieurs seuls. Je trouve que ce télésiège est aussi agréable car il permet d’alterner l’expérience de remontée. Donc, lorsque le facteur éolien vient se mêler de notre confort, la télécabine est fort appréciée. Par contre, il peut parfois être gagnant d’attendre dans la file pour le télésiège, même lors de temps plus frais, afin d’optimiser le nombre de remontées. En effet, il y a un ratio de chaises plus élevé que de cabines.

    Numéro 4 : La Grande Coulée

    Lors d’une journée où le ski se passera seulement ou majoritairement sur les pistes damées, je crois que la meilleure piste pour commencer ma sortie est La Grande Coulée. Tôt le matin, lorsqu’elle est damée à la perfection, cette piste offre l’opportunité de faire des virages aux rayons désirés et à la vitesse souhaitée. Je trouve que sa topographie variée est idéale pour combler tous les types de glisseurs. Cette piste est belle, en plus de bénéficier d’un prolongement des effets du travail mécanique en comparaison à d’autres pistes du Mont Orford. En fait, la beauté que j’y trouve est surtout due à la présence d’un énorme cap de roche dans un tournant impressionnant qui offre une vue lointaine vers la Montérégie.

    Numéro 3 : La Contour

    Si je n’avais qu’une seule descente à faire à Orford, je crois que je choisirais La Contour. Je trouve que cette piste a un petit je-ne-sais-quoi. Elle offre le compromis du terrain d’un sous-bois tout en étant ouverte et permettant des choix de lignes variées. Ainsi, il est possible d’aller y faire plusieurs descentes en prenant des détours différents et en ayant un peu plus de chances de tomber sur des plaques de neige intouchée. C’est le genre de piste pour commencer une journée de façon un peu plus osée.

    Numéro 2 :  Le printemps

    Si vous n’allez qu’une seule fois à Orford par saison, je vous conseille grandement d’opter pour la fin de saison. Car le printemps à Orford, quel beau moment pour y aller ! D’ailleurs, pour un glisseur des environs de Sherbrooke frileux et désirant ne pas trop s’éloigner de la ville, c’est l’endroit idéal pour y finir sa saison. J’aime tout du printemps à Orford. Le soleil plus présent y permet une bonne visibilité malgré l’orientation de la montagne. Je peux y skier des grosses bosses de « sel » qui se forment plus rapidement qu’à d’autres endroits dans des pistes comme la Trois Ruisseaux, la Maxi et la Magnum. Quant à elle, la terrasse est idéale pour prolonger l’après-ski alors qu’elle est aménagée avec un foyer, un BBQ et un bar extérieur en plus de nous permettre de chantonner des classiques joués par un groupe ou un chansonnier.

    Numéro 1 : La Passe de l’ours/l’Écureuil

    Si vous avez la flexibilité de vous rendre à Orford lorsque vous le désirez, que vous aimez le défi et ne craignez pas un vent froid, je vous conseille fortement les sous-bois sur Orford lors d’une nouvelle neige. Ils sont de calibre expert, je ne les recommande pas aux skieurs qui manquent d’assurance sur leurs planches! Cependant, au cours des dernières années, mes aventures dans la Passe de l’oursl’Orignal et l’Écureuil ont été à la hauteur de mes attentes. En fait, je crois qu’Orford offre la meilleure expérience de sous-bois en Estrie, du moins selon ma définition d’un sous-bois. Il est ardu de vous dire pour lequel j’opterai en premier lors d’une visite où la neige a neigé, probablement par la Passe de l’ours ou l’Écureuil.

    Voilà donc mes cinq conseils et coups de coeur pour cette station estrienne que j’aime beaucoup! J’espère qu’ils vous aideront lors de votre prochaine visite ou au moment de la découverte. Si vous êtes un skieurs de calibre intermédiaire, n’hésitez pas à choisir Orford car même si mes conseils sont plutôt axés sur les skieurs experts, vous y trouverez amplement votre compte grâce au grand terrain skiable varié de la station!

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