Les cours de ski: comment s’y retrouver?

Photo Geneviève Larivière

Déjà l’arrivée de l’automne, les préparations pour l’hiver suivront bientôt. Plusieurs réflexions peuvent venir aux amateurs de glisse à ce temps de l’année où les journées raccourcissent et les nuits sont de plus en plus froides, frôlant ou atteignant le point de congélation. 

Lorsque vous êtes fous de la glisse et parents à la fois, des questions supplémentaires peuvent survenir. Dans ce sens, des parents qui adorent leur sport hivernal sans toutefois avoir une connaissance de l’enseignement des aptitudes du ski/snowboard intermédiaire et avancé seront probablement rapidement dans une impasse. Est-ce que mon enfant évoluera en ski ou en planche à travers des cours privés, des cours de groupes, ou dans le club de compétition cette année ?! 

Bien sûr, Christophe Deschamps est l’auteur d’une chronique très intéressante parue lors de la première édition du Mag; Skier avec un enfant, génie ou folie ? Toutefois, vous comprendrez que le présent article se veut comme une sorte de complément, lorsque l’iniski et l’inisurf sera une étape du passé. Ainsi, voici un bref aperçu des avantages et désavantages des différentes formes d’apprentissage. (Si vous souhaitez découvrir les forfaits d’initiation disponibles au Québec, visitez Ma Première Fois.)

Tout d’abord, allons-y avec les cours privés et les cours de groupes. Que ce soit en planche ou en ski, la formule des cours privés ou de groupe est la plus connue des amateurs de glisse. L’objectif premier des écoles de glisse (de neige, de ski, etc.) est bien sûr le développement de compétences techniques dans son sport de glisse favori. Toutefois, la notion de plaisir, de sécurité, d’une meilleure connaissance de la montagne, sont des buts visés par l’ensemble des monitrices et moniteurs. Ces derniers sont certifiés par l’Alliance des moniteurs de ski du Canada ou par l’Association canadienne des moniteurs de surf (ACMS) indépendamment de leur sport de prédilection.

Dans une toute autre façon de voir les choses, il y a l’inscription des enfants dans un club de compétition de ski. Par exemple, l’objectif du club de compétition est premièrement de former de jeunes skieuses et skieurs pour la compétition par l’entraînement. Durant ces entraînements, les techniques de bases pourront être perfectionnées mais l’initiation aux tracés et aux courses ainsi que l’amélioration des techniques de compétitions sont plus souvent abordées. Les entraîneuses et entraîneurs sont quant à eux, certifiés par la  Fédération des entraîneurs de ski du Canada (FESC). 

Voilà un petit tableau rassemblant quelques avantages et inconvénients des trois différentes formes de cours auxquels vous pourriez inscrire votre ou vos enfants cet hiver.

Cours privés:

Avantages

  • Flexibilité de l’horaire; possibilité de prendre un cours au moment désiré;
  • Apprentissages personnalisés selon vos besoins ou vos désirs (exemple: développer des habiletés dans les bosses ou les sous-bois);
  • Facilite les interactions avec la monitrice ou le moniteur et permet de mieux comprendre les rétroactions, ce qui peut accélérer le rythme d’apprentissage.
  • Les cours privés peuvent être un-un ou en très petit nombre de participants (max.3 ); ce qui augmente grandement le rythme d’apprentissage tel que mentionné. Souvent, un des parents prends le cours avec son enfant et les deux peuvent bénéficier de conseils ciblés.
  • La clinique privée permet de choisir son moniteur et son niveau, moyennant quelques frais supplémentaires ajoutés au prix de base de la leçon (N3 +10%, N4 +20%)

Inconvénients

  • Coûts plus élevés par session
  • L’enfant ne crée pas de contact avec des jeunes de son âge et cela peut amenuiser les occasions de créer un sentiment d’appartenance à la montagne
  • N’implique pas toujours un suivi de la même monitrice ou du même moniteur. Par contre, maintenant, des écoles de glisse (comme certains programmes au MSA) offrent un suivi de la leçon à l’apprenant: en fin de journée ou après la leçon, l’apprenant reçoit un courriel du moniteur avec les aspects techniques travaillés durant la leçon, les habiletés développées, les tactiques utilisées et les éducatifs à pratiquer en vue de la prochaine leçon. Parfois, le courriel est même accompagné de vidéos de l’apprenant en action ou des photos.

Cours de groupes:

Avantages

  • Temps investi relativement court; habituellement de 8-10 sessions hebdomadaires d’une durée moyenne d’une heure et demie (horaire moyennement flexible);
  • Classification des élèves normalement selon le niveau et l’âge;
  • Permet le développement d’habiletés de glisse plus techniques, axées sur des compétences plus polyvalentes et sur plusieurs terrains différents;
  • Certification reçue en fin d’année si évaluation réussie (souvent sous forme de fête) ce qui permet au jeune et à sa famille de mieux visualiser à quelle étape il se situe.

Inconvénients

  • Apprentissages un peu moins personnalisés et plus universalisés
  • Ne permet pas toujours d’amener tous les jeunes à se dépasser alors que chacun d’eux n’ont pas le même rythme d’apprentissage
  • Les cours peuvent paraître plus longs pour les élèves alors qu’ils doivent attendre après chacun lors des exercices ou des évaluations. Toutefois, la tendance est à la diminution du nombre d’enfants dans les groupes, certaines écoles de glisse ont même un maximum de 7 enfants par moniteur.

Cours de compétition:

Avantages

  • Bel esprit d’équipe dans les clubs de compétition, chez les enfants et les parents (dont la participation est presque indispensable pour le club);
  • Participer à des compétitions et vivre un certain stress quant à la performance;
  • Apprendre à se dépasser continuellement, à chercher l’amélioration de ses capacités;
  • Apprendre à s’entraîner dans un groupe de jeunes de son âge;
  • Avoir une certaine reconnaissance de ses pairs en faisant partie d’un club élite;
  • Avoir un sentiment fort d’appartenance envers sa montagne de ski préférée.

Inconvénients

  • Temps investi très important; samedi-dimanche pendant presque toute la saison
  • Coûts d’inscription plus élevés
  • Demande l’implication des parents dans des activités de bénévolat dans l’organisation des courses ce qui monopolise quelques journées de glisse durant l’hiver
  • Les parents peuvent développer des attentes déraisonnables quant aux performances des enfants en lien avec leur temps, argent et énergie investis
  • Apprentissage un peu moins personnalisé
  • Développement d’habiletés axées davantage sur la course, le tracé de compétition

Pour conclure, sachez que les informations données ici ont été traitées par l’auteur et sont générales. Vos stations régionales préférées sauront mieux vous renseigner sur la manière dont sont coordonnés leurs cours. Par contre, gardez en tête qu’il est important de prendre en considération les caractéristiques de son enfant (ses besoins, sa personnalité, ses aptitudes, etc.) et les conditions des parents (temps et argent à investir, présence ou non en montagne, nomade ou sédentaire, etc,) avant de prendre une décision. Néanmoins, il faut se souvenir que le sport de glisse doit être une activité plaisante et harmonieuse pour toute la famille.

Cet article a été publié originalement en 2011 mais a été mis à jour en 2023 pour refléter les changements d’organismes.

Mont Grand-Fonds, 1er avril, Un dernier tour de piste.

Un dernier tour de piste pour moi à ma station favorite au Québec, bien que la station de Charlevoix a ajouté une semaine avant de terminer ses activités hivernales. La station va fermer le 9 avril, même si la couverture neigeuse est complète et que c’est beau partout.

Lors de notre passage en ce 1er avril, nous n’avons pas eu droit à un poisson d’avril, mais plutôt à un autre dernier tour de piste de l’hiver qui a décidé d’envahir les pentes alors que la journée avançait. Grand-Fonds a toujours eu le tour de nous faire de belles surprises. À notre arrivée, la neige qui avait été annoncée pour la nuit n’était pas au rendez-vous. Il ne fallait surtout pas être déçus. L’entretien des pistes a toujours été impeccable et l’accueil légendaire des employés de la station n’allait pas gâcher la visite.

À notre arrivée, Pierre nous attendait avec des commentaires élogieux sur les conditions de piste. À la première descente, la neige est arrivée en trombe. Rapidement, le magnifique corduroy moelleux a été remplacé par une belle poudreuse, recouvrant les pistes.

La Florence, Mary Grace, La Pétoche et Les Braconniers ont fait honneur à la station tout au cours de la matinée. Une courte visite de Maxime dans un sous-bois a toutefois confirmé qu’il fallait attendre un peu avant d’y retourner. La neige tombait à plein ciel. Après une courte pause à la cafétéria, Pierre et moi avons troqué nos skis de piste pour des skis de poudreuse. Maxime et Pierre sont allés vers le secteur du Lynx alors que j’ai continué à écumer les pistes.

À leur arrivée en bas, leurs commentaires étaient dithyrambiques : d’où vient toute cette neige, disaient-ils. C’est incroyable, nous avons aux genoux. C’est une de mes plus belles journées de la saison. Même les photos ne rendent pas justice aux conditions. Ils y sont restés jusqu’à la fermeture du secteur. Encore une fois, le plaisir était au rendez-vous.

Nous avons croisé plusieurs clients visiteurs et tous nous disaient que Grand-Fonds était leur station favorite au Québec. L’un deux, Guy Thibodeau, du défunt réseau MRG, qui a longtemps fait des chroniques de plein-air dans les médias québécois, y était avec un groupe d’anciens. Lui aussi a qualifié Grand-Fonds de sa station favorite. Bienvenue dans le club des fans Monsieur Thibodeau.

La station Charlevoisienne est un joyau pour la région. Grand-Fonds a fêté son 50e anniversaire plus tôt cette semaine lors d’un gala qui leur a valu une tempête d’hommages pour ses bâtisseurs. La municipalité de La Malbaie qui possède la station a annoncé, par l’entremise du maire Michel Couturier, son désir de céder la gestion de la station à un groupe privé. Rien n’est toutefois signé, mais l’entente comprendrait d’importants investissements. À la station, on parle d’un nouveau télésiège, qui pourrait s’ajouter au bon vieux télésiège quadruple Samson.

À ceux qui ont manqué cette journée mémorable du 1er avril, mordez-vous les doigts. Il vous reste encore une semaine pour vous racheter. Les quelques deux heures de route qui séparent la région de Québec à la station de Charlevoix vont vous paraître un rien, sinon une belle ballade dans une des plus belles régions du Québec. Si vous désirez joindre l’utile à l’agréable, prenez la route 362, à partir de Baie-Saint-Paul, en passant par Les Éboulements, Saint-Irénée et Pointe-au-Pic. Vous en aurez plein les yeux.

Le ski n’est pas fini, mais il tire à sa fin. Le plus grand obstacle à garder les stations ouvertes, c’est l’absence de clientèle. Allez skier et dites-le aux stations. Dans mon cas, ce sera fort probablement mon dernier tour de piste à Grand-Fonds. À moins de surprises, je devrai attendre à l’automne pour y retourner. J’ai déjà hâte. Bonne fin de saison!

Mont Lac-Vert, 1er avril, neige à plein ciel !

Enfin, j’ai réussi à convaincre mon ado de sortir de sa tanière où elle hiverne toute la saison, c’est-à-dire : sa chambre ! Chaque fois, elle me répond : ah non maman… Tu y vas trop tôt le matin ou non pas aujourd’hui, je suis fatiguée… Mais cette fois, ce fut un oui automatique, car elle se voyait ne pas en avoir fait de tout l’hiver. Pourquoi ne pas commencer au printemps ?

La neige en avril

Comment se sentir choyé ? C’est de recevoir encore une aussi belle neige en ce mois d’avril. Plusieurs auraient préféré que ce soit un poisson d’avril, mais pour moi, c’était tout simplement le plus beau moment passé avec ma fille. Les pentes douillettes du Mont Lac-Vert étaient adoucies par quelques centimètres de nouvelle neige, ce qui aide fortement à amortir les petites chutes de son apprentissage.

Ici, c’est famille !

Le Mont Lac-Vert se démarque par son côté familial. Cette montagne nous offre beaucoup de choix de pistes niveau facile. Plusieurs petits chemins à prendre qui croisent les familiales nous permettent de varier un peu les descentes lorsqu’on suit notre progéniture. Par exemple, nous avons le sous-bois entre les deux familiales qui m’a permis de m’amuser un peu entre les arbres tout en continuant avec ma fille en sortant de la piste boisée.

La Martine

Le coup de cœur de ma fille a été cette petite demi-lune qui lui permettait de voir un paysage différent. Une pente moins large lui permettant de travailler ses changements de côté ainsi que ses virages. Elle a esquissé un large sourire devant les toutous accrochés sur les arbres, ce qui l’a fait réaliser que les stations aménagent aussi des sections pour que les jeunes explorent tout en appréciant le décor !

Vers le RFID

Cette saison, le Mont Lac-Vert, c’est lancé vers la technologie RFID. Les bornes sont de plus en plus populaires à la grandeur du Québec. Ce système offre une borne de paiement pour recharger sa carte dans une cabane à l’extérieur et il est aussi possible de la recharger par internet en visitant cette page.

Les conditions sont encore excellentes au Mont Lac-Vert et l’achalandage est moindre. N’hésitez pas d’aller y faire votre tour en mode printemps ! Bonne fin de saison !

La Réserve, 31 mars – Journée de poudreuse surprise!

Les journées de poudreuse les plus mémorables dans une saison sont souvent celles qui ne sont pas prévues par miss météo. Je m’explique: quand la météo annonce une tempête de neige, les nombreux chasseurs de poudreuse qui sont avares de sensations fortes arrivent tôt et si vous avez le malheur de manquer la première demie-heure de ski, il est souvent trop tard et tout est déjà tracé. A contrario, quand la météo n’annonce pas de tempête et qu’une station se retrouve avec une bonne chute de neige, les skieurs sont souvent moins nombreux et c’est souvent là que vous gagnez le gros lot: skier toute une journée avec quelques autres chanceux qui sont « à la bonne place, au bon moment. »

C’est exactement cette situation dont nous avons pu profiter aujourd’hui à la Réserve, alors que dans la nuit de mercredi à jeudi, la station a reçu entre 15 et 20 centimètres de neige. Il y avait si peu de skieurs jeudi à la station que franchement, même ce matin à notre arrivée, j’ai rarement vu une montagne si peu tracée lors d’une journée de poudreuse. En prime, il faisait un soleil radieux donc nous avons eu droit à une première moitié de journée de type « bluebird powder day », ce qui est d’autant plus rare qu’agréable.

Vue de la montagne à notre arrivée en matinée
Vue de la Chute Libre (milieu) à peine tracée vers 10h30 avec un skieur s’en donnant à coeur joie!

Ces premières images lors de notre remontée initiale nous ont sérieusement ouvert l’appétit et nous avons été servis!

Ce n’est pas compliqué comme résumé de notre journée: neige à mi-botte, domaine skiable 100% ouvert, pistes extrêmes au menu, signature de cette montagne, caps de roches sautables presque trop facilement en raison de la base naturelle anormalement épaisse en cette fin du mois de mars et lignes les plus extrêmes ont pu être empruntées sans se poser de questions!

Les caps de roche de la Chute Libre et de la Pirouette se sont fait sauter toute la journée, preuves à l’appui!

Pirouette (haut) qu’on pouvait même descendre par la gauche.

Notez bien que la Pirouette (haut) est l’une des 3-4 pistes les plus extrêmes des montagnes au nord de Montréal. Avec toute cette neige, c’était presque trop facile, même sur le côté gauche en sautant les escaliers de roche.

Le cap de roche de la Pirouette (milieu) est normalement l’un des passages les plus techniques de toutes les pistes de la station mais aujourd’hui, non seulement la neige le recouvrant était intacte et non-tracée mais la base naturelle très épaisse, garnie de cette neige nouvelle absorbait parfaitement le saut. En d’autres mots, ça faisait « pouf! ».

Votre humble zoneskieur sautant le cap de roche de la Pirouette (milieu) non-tracé. Voir aussi photo de couverture pour le même passage avec Maxime en action.

Du côté de la Chute Libre, même constat. Je me suis même surpris à descendre la partie du haut par la gauche en sautant quelques caps de roche, ce que je fais rarement, seulement lorsque la base naturelle y est très épaisse et que les conditions y sont optimales, comme aujourd’hui.

Le cap de roche principal de la Chute Libre (milieu).

Même les sous-bois dotés de passages techniques comme la Lavoie et surtout le Vertige pouvaient carrément se faire skier par le centre, ce qui est rarissime. De mémoire, depuis avril 2016, il s’agit de la première fois que je peux faire ce genre de lignes des plus agressives sans retenue. C’est pour vous donner une idée de combien il y a de neige présentement à la station!

Le haut du sous-bois Vertige où vous pouvez constater l’angle de plus de 45 degrés.

Même vers midi, le lendemain d’une tempête, il est possible de retrouver des endroits non-tracés comme le milieu du sous-bois Lavoie ici:

Vous vous doutez évidemment de la suite où Maxime m’a devancé de quelques secondes!

Maxime dans le sous-bois Lavoie où normalement, ce passage est beaucoup plus technique.

Pour se remettre de nos émotions fortes des pistes extrêmes, il était de bon aloi de se « reposer » dans des sous-bois moins à pic comme le Sous-Sous-Bois, où il était permis de tracer sur de longues distances, même en après-midi:

Tous les moyens sont bons pour s’amuser dans les sous-bois de la Réserve. La station y loue même des « snow scoot »:

Ah oui et que dire de ce corduroy fort agréable disponible jusque tard en après-midi, bien mou et agréable pour la partie du bas de la montagne: invitant, non?

Pirouette (bas) damée.

Il y avait tout au plus une quarantaine de skieurs aujourd’hui à la station et je peux vous dire que les sourires étaient nombreux. C’est comme gagner le gros lot de la loterie poudreuse, ce que nous avons vécu aujourd’hui. Dans mon cas, de la vingtaine de sorties cette saison, celle-ci se retrouve dans mon top-3 aisément.

Il s’agissait de la dernière journée d’opération en semaine de la station malheureusement cette saison. La station demeurera ouverte uniquement les fins de semaines, et ce, jusqu’au 16 avril, date de fermeture projetée. Parions que la station sera encore 100% ouverte même à cette date tellement il y a de la neige. Profitez-en si la météo est intéressante! Bon ski!

Levier majeur de l’industrie, l’ASSQ investit dans l’accessibilité aux sports de glisse

42 000 initiations offertes cet hiver

TERREBONNE, le 27 mars 2023 – La saison du ski de printemps et des après-ski animés est amorcée au grand bonheur des skieurs et des planchistes. À l’aube d’une fin de saison achalandée, l’heure est déjà aux bilans pour l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ). Grâce à un investissement de plusieurs centaines de milliers de dollars et le soutien de précieux partenaires dont Burton, Rossignol et Sports Experts et le ministère de l’Éducation, ce sont près de 42 000 initiations qui ont été réalisées  via les divers programmes de la relève orchestrés par l’ASSQ, venant confirmer la mission première de l’organisation ; développer la relève de skieurs et planchistes au Québec en insistant sur l’accessibilité aux sports de glisse. 

Initiations gratuites dans les écoles primaires 

Afin de rejoindre des jeunes provenant de milieux diversifiés, c’est via 24 Centres de services scolaires, et ce, dans 14 régions du Québec que l’ASSQ s’active. En premier lieu, dans le cadre du programme Iniski et Inisurf à l’école, elle fait don à ces centres de flottes d’équipements de ski et de planche à neige, qui sont alors utilisées de diverses façons selon les choix des établissements scolaires. De façon générale, ce sont les enseignants en éducation physique qui initient leurs élèves à même la cour d’école alors que d’autres en profitent pour mettre sur pied des sorties scolaires dans une station de ski à proximité. 

Toujours dans les écoles primaires, l’ASSQ propose également la Tournée Planche à neige, destinée aux 5 à 8 ans. Celle-ci se fait en deux temps à travers les régions de Montréal, des Cantons-de-l’Est et de Québec. Des animateurs formés par l’association se déplacent dans les écoles à l’automne et à l’hiver, offrant aux jeunes un premier contact avec la planche lors d’une session intérieure (avec un équipement adapté), et un deuxième sur neige. 

Des sites en milieu urbain 

De plus, le programme Expérience maneige s’assure de rejoindre encore plus de gens, en proposant l’initiation gratuite en milieu urbain pour les enfants âgés de 5 à 8 ans. Tout l’hiver, des endroits dédiés étaient en opérations au Centre de la Nature de Laval, au Centre plein air de Lévis et lors du Bal de neige à Gatineau, offrant animation et équipement complet gratuits pour les groupes scolaires en semaine et pour le grand public, le week-end. Expérience maneige se terminait la semaine dernière, cumulant un total de 8 000 initiations données. 

L’ensemble de ces initiatives chiffre le nombre d’initiations gratuites offertes à 37 000 pour l’hiver 2022-2023 ; 37 000 sourires dans le visage des enfants !

Les programmes de la relève de l’ASSQ sont possibles grâce à la vente du produit Ski Passe-Partout et à la collaboration de partenaires que sont le ministère de l’Éducation, Sports Experts, Burton et Rossignol.

S’initier à bas prix en dehors des bancs d’école

Pour aller au bout de sa mission, l’ASSQ ne s’en tient pas qu’aux initiations en milieux scolaire et urbain. Puisqu’il n’y a pas d’âge pour apprendre à dévaler les pentes, le programme Ma première fois présenté par Sports Experts est ouvert à tous et proposait cette saison une leçon en station de ski avec un moniteur certifié ainsi que la location d’équipement complet pour si peu que 29,95$. Valide toute la saison à travers 42 stations participantes au Québec (places limitées), l’ASSQ est heureuse d’annoncer avoir atteint son objectif de 5 000 initiations Ma Première fois. 

« Nous souhaitions cet hiver mettre la pandémie derrière nous et relancer nos programmes d’initiation. Notre objectif était ambitieux ! Nous remercions les stations de ski participantes pour avoir rendu le tout possible. C’est un gage d’une vision partagée par l’industrie, celle de rendre les sports de glisse et le plein air hivernal toujours plus accessibles afin de contribuer aux saines habitudes de vie des Québécois. » mentionne Yves Juneau, président-directeur général. 

Des programmes inclusifs

Au cœur des priorités de l’ASSQ ; que cette accessibilité aux sports de glisse soit aussi large que possible et qu’elle rejoigne les différentes cultures du territoire. En effet, diverses initiatives ont été mises de l’avant cette saison avec les néo-québécois et les nouveaux arrivants. 

À propos de l’Association des stations de ski du Québec et de l’industrie

Regroupant 75 stations de ski québécoises, l’ASSQ est un organisme sans but lucratif qui représente et défend les intérêts des stations de ski membres, qui fait la promotion de la pratique des sports de glisse et qui améliore la qualité du produit ainsi que la performance des stations. Établie dans l’industrie du ski depuis plus de 40 ans, son mandat de développement de la relève de skieurs et planchistes au Québec est réalisé principalement grâce à la vente de produits de financement tels que le Ski Passe-Partout. 

Un montant record pour le Défi ski Leucan 2023

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate 

1,4 million amassé pour soutenir les familles d’enfants atteints de cancer 

Montréal, le 26 mars 2023 – Leucan, l’Association pour les enfants atteints de cancer et leur famille, est fière d’annoncer que le Défi ski Leucan 2023, coprésenté par Fenplast et Desjardins, a permis d’amasser 1,4 million de dollars pour les enfants atteints de cancer et leur famille, un montant record pour une deuxième année consécutive. Depuis la première édition en 2006, plus de 10 millions ont été amassés par plus de 27 000 skieurs et planchistes. 

Le Défi ski Leucan a eu lieu sur six différentes montagnes à travers la province de Québec cette année. Seuls ou en équipe, les participants s’engageaient à amasser des dons pour les enfants atteints de cancer et leur famille et à relever le défi de skier pendant plusieurs heures. 

Le Défi ski Leucan, un événement essentiel à la mission de Leucan 

Lors de cette édition du Défi ski Leucan, les participants se sont mobilisés en grand nombre pour la cause : ce sont 2241 skieurs et planchistes qui ont dévalé les pentes en solidarité envers les enfants atteints de cancer. 

« Le Défi ski Leucan est un événement essentiel pour Leucan. Nous sommes extrêmement fiers et touchés de pouvoir compter sur nos fidèles participants qui se dépassent pour la cause année après année. Leur grand dévouement à Leucan transparait dans le résultat d’aujourd’hui! J’en profite pour remercier toutes les montagnes participantes pour leur accueil et leur précieux engagement au Défi ski Leucan. Vous avez un impact direct sur des centaines de familles québécoises », mentionne Juli Meilleur, directrice générale de Leucan. 

Le volet corporatif, un succès sur toute la ligne! 

Pour une première fois cette année, le volet corporatif était offert aux participants sur toutes les montagnes. Ce volet fut un succès sur toute la ligne avec les 1207 personnes inscrites, ce qui représente plus de la moitié des participants. 

Le volet corporatif consistait à créer une équipe de quatre à huit personnes, à amasser un minimum de 1500 $ ou 2000 $* pour Leucan et à participer à des activités de teambuilding.
*Le montant minimum variait d’une montagne à l’autre. 

Une réussite grâce à des partenaires au grand cœur 

Leucan souligne la générosité des coprésentateurs du Défi ski Leucan, Fenplast et Desjardins ainsi que du porte-parole provincial, Félix Séguin. Leucan tient également à remercier les bénévoles, partenaires et commanditaires régionaux, qui, sans eux, cette 18e édition n’aurait pu être possible. Pour plus de renseignements sur le Défi ou sur la 18e édition, visitez le www.defiski.com

À propos du Défi 

Le Défi ski Leucan, c’est des heures de ski ou de planche à neige et plusieurs activités sur six montagnes au Québec en soutien aux enfants atteints de cancer et leur famille. Il s’agit d’une activité conviviale, familiale et participative à la portée des gens de tous âges. Les participants forment une équipe d’une à quatre personnes et amassent un minimum de 500 $ en dons pour Leucan pour participer au volet participatif. Chaque membre de l’équipe doit effectuer une descente à l’heure pendant tout l’événement. Visitez le defiski.com. 

À propos de Leucan 

Leucan s’engage depuis plus de 40 ans à soutenir les enfants atteints de cancer et leur famille, dès le diagnostic et à toutes les étapes de la maladie et de ses effets. Fidèle alliée de centaines de familles, de milliers de membres à travers le Québec, l’Association offre des services distinctifs et adaptés grâce à une équipe qualifiée, ayant développé une expertise de pointe dans le domaine. À ces services s’ajoutent le financement de la recherche clinique et le Centre d’information Leucan. Grâce à ses neuf bureaux, Leucan est présente à travers la province. 

Massif de Charlevoix, 27 mars, sorbet à la neige naturelle

La meilleure chance de faire la plus belle journée de ski dans une saison est souvent en mars, lorsque le printemps côtoie l’hiver. Les journées sont longues, abondent en clarté et de plus en plus tranquilles en piste. On pense déjà au verre de rosé plutôt qu’à s’habiller en multicouche. Pourtant, la couverture de neige est généralement la même qu’en janvier et février, mais beaucoup moins skiée.

Le Massif de Charlevoix est une destination spécialement indiquée pour prolonger la saison. C’est le moment où les vrais savent que rien n’est terminé et que tout reste encore à faire, peut-être même le plus beau de la saison. Pourquoi ne pas offrir un sorbet à nos skis ? Eux aussi veulent profiter du printemps !

Les Rocheuses de l’est

Où retrouve-t-on les descentes les plus longues et exigeantes, comparables aux destinations de l’ouest ? Tout simplement au Massif de Charlevoix. Un des avantages d’y skier au printemps est de profiter de la surface ramollissante. On peut alors se lancer dans les pistes noires sans retenue, car la base devient une vraie sorbetière. Les champs de bosses légendaires de la station ouvrent un incroyable terrain de jeu pour tous, à condition d’avoir les jambes. Si vous avez skié tout l’hiver, vous êtes prêt. Sinon, une petite pause sera la bienvenue, le temps de réfléchir à la saveur de notre prochain breuvage givré.

Entendu sur place au moment de la photo: « J’ai l’impression de skier dans les Rocheuses ! »

S’offrir le 5 étoiles l’an prochain et en profiter dès maintenant

Le Massif de Charlevoix n’est pas la station la plus abordable, tous en conviendront. Par contre, posons-nous la vraie question. Que l’on choisisse un restaurant, un spectacle ou encore un hôtel, si nous prenons la section VIP des sièges ou l’hébergement haut de gamme, est-ce que le prix est le même qu’au 3e balcon ? Est-ce que le petit lit double usé donne le même rendement qu’un lit king mousse mémoire ? Le rapport qualité / prix est là, toujours là.

C’est le meilleur moment d’acheter une passe de saison pour l’année suivante, surtout si on n’en possède pas déjà une. On peut l’utiliser dès cette année (ouvert jusqu’au 12 avril) et il y a toujours quelques petits bonus intéressants. Par exemple la passe 5 jours en semaine donne accès aux 3 premiers weekends de la saison 2023, soit avant le 22 décembre. Lors de notre passage, 3 nouveaux clients exerçaient exactement cette option. Parions qu’ils ne seront pas déçus.

Après le ski de printemps il y a… l’été !

Une dernière descente (en short, on l’espère) puis arrivera mai, juin.. et hop, LA grande nouveauté de l’année sera offerte.. l’été.

Les projets innovateurs afin de profiter des installations hivernales hors-saison n’en finissent plus dans les stations de ski au Québec. Le Massif se lance en grande grâce à un projet correspondant directement à son ADN : un spectacle visuel et sonore de soirée. On ne parle pas d’une scène statique, mais bien d’un parcours de 6 km illuminé et dynamique combinant télésiège et marche dans les sentiers. « Le vol de l’oiseau mécanique » est prometteur et intrigant, disponible dès la longue fin de semaine de la Saint-Jean-Baptiste jusqu’à la fête du travail.

Photo: Le Massif de Charlevoix

Plein soleil à Mont Ste-Marie – 27 mars

J’arrive à Mont Ste-Marie à 10h45 en ce lundi matin et je constate qu’il n’y a qu’une quarantaine de voitures dans le stationnement. Pourtant les conditions de printemps sont optimales… le mercure est déjà bien au-dessus du point de congélation et le ciel est bleu azur. Avec la neige reçue en fin de semaine, la couverture est encore complète!

Sur la montagne, 99% des pistes sont orientées vers le Nord, donc ça va ralentir le dégel des surfaces et permettre de faire durer le plaisir toute la journée, de façon progressive.

La plupart des autres stations de ski de l’Outaouais sont maintenant fermées en semaine, mais ici, félicitations au propriétaire d’ouvrir les deux montagnes (Vanier et Cheval Blanc) encore à tous les jours cette semaine.

Le sommet de la montagne Vanier.

J’entame les premières descentes sur le versant Vanier dans la Tornade et la Sérénade pour finir vers le bas dans la Caroline Calvé. À Mont Ste-Marie, le bas des pistes (sur les 2 montagnes) conserve une belle inclinaison constante. C’est d’ailleurs dans le bas des pistes qu’on y fait le meilleur « carving » à mon avis.

Dans la Caroline Calvé… quelle belle pente avec cette neige molle!

C’est tellement tranquille dans la montagne que même un porc-épic en profite pour venir se chauffer au soleil, en bordure de la piste Tornade. On ne pouvait pas le manquer, tout le monde s’arrêtait pour le photographier.

Le porc-épic était la vedette de la journée. Il est resté perché dans son arbre au moins une bonne heure.

Les habitués de la station savent que pour aller vers le versant Cheval Blanc, il faut prendre une navette assez unique pour s’y rendre.

La navette vers le versant Cheval Blanc.

Le versant Cheval Blanc était encore plus tranquille. Ça m’a permis d’aller faire quelques descentes dans la Dustin Cook.

La vue du départ de la Dustin Cook.
Départ de la Dustin Cook.
Une piste homologuée par la FIS.

En début d’après-midi, il commence à faire chaud… la Dustin Cook est une formidable piste pour le « carving » en mode ski de printemps. Elle est large, elle tourne et la vue est magnifique aujourd’hui. J’avais la piste et le panorama à moi seul. Avec le soleil qui plombe, les marques de peinture bleue sur la neige dans la piste (il y a surement eu une course hier ici!) me font penser au bleu d’un popsicle bleu-blanc-rouge qui a été dégusté! Mmmm!

La bas de la Dustin Cook.

La piste Carroussel, complètement à gauche sur la carte des pistes, donne habituellement de bons défis dans sa section centrale, car elle est plus étroite, inclinée de travers, et souvent glacée à cause du passage répété des skieurs… mais aujourd’hui, c’était tout le contraire… sa surface était parfaite et sans trafic. Très plaisante à descendre!

Pour retourner sur la montagne Vanier et finir la journée, il faut emprunter la piste Frank-Pouliot qui serpente d’une montagne à l’autre. C’est la piste la moins inclinée et donc à certains endroits, ça collait sous les skis. On dirait même que la nouvelle neige reçue il y a 48 heures amplifiait le phénomène!

Ce n’est définitivement pas l’achalandage qui a justifié l’ouverture des deux montagnes aujourd’hui… au contraire, ce sont les magnifiques conditions de printemps qui l’ont justifié. Tellement heureux d’avoir pu en profiter!

N’oubliez pas que vous pouvez skier gratuitement au Mont Ste-Marie jusqu’à la fin de cette année si vous achetez votre abonnement de saison 2023-2024 maintenant!

Massif du Sud, 26 mars: Skier l’ouest dans l’est!

La station de ski du Massif du Sud (dans la région de Bellechasse, à proximité de la Vieille Capitale) serait-elle une future destination de choix pour les amateurs de neige poudreuse du Nord-est américain? Avec le réchauffement climatique déjà palpable un peu partout sur la Terre, les stations de ski situées dans le sud du Québec, par exemple dans la région des Cantons-de-l’Est, ont été victimes de plusieurs redoux depuis un certain temps; ces stations étaient des endroits de prédilection pour y skier de nombreuses grosses tempêtes dans un passé pas si lointain.

Dimanche dernier, j’étais en visite au Massif du Sud pour y skier sur plus de 33 centimètres de nouvelle neige poudreuse. La veille, j’étais toujours devant un dilemme: j’hésitais entre me rendre à proximité de chez moi dans ma région, les Laurentides, ou me rendre au Massif du Sud près de Québec. Les Laurentides et Lanaudière allaient recevoir de 15 à 20 centimètres de neige avec une température oscillant entre 2 et 3 degrés alors que le Massif du Sud en prévoyait beaucoup plus et une température plus fraiche. J’ai décidé de faire plus de 5h de route dans la tempête pour skier une montagne dont le sommet atteint les 915 mètres d’altitude. Mon choix fut judicieux, car aujourd’hui, je suis très heureux d’avoir choisi le Massif du Sud. J’ai connu une journée mémorable sur l’une des plus belles stations du Québec. Le Massif du Sud se targue d’être la montagne de l’ouest dans l’est!

Dès ma première descente, mes amis de ski m’ont immédiatement emmené dans la fameuse piste #5! Au diable le réchauffement, en journée de poudreuse, on passe aux choses sérieuses rapidement! Ma première descente fut des plus satisfaisante avec de la poudreuse aux mollets à sauter tout ce qui était sautable tellement il y avait de la neige! Cette piste est tout simplement parfaite en journée de poudreuse du à son inclinaison prononcée. Ce n’était que le début d’une journée qui s’annonçait des plus mémorable.

Si jamais un jour vous sortez de votre zone de confort et que vous mettez le cap sur le Massif du Sud, vous allez certainement vous dire « mais où suis-je?! » car cette station qui est située à plus ou moins une heure de la ville de Québec se trouve un peu dans un no man’s land! Pour vous y rendre à partir de Québec, vous devez emprunter quelques routes provinciales ainsi que certaines routes secondaires et passer à travers quelques petits villages comme Buckland et Saint-Philémon! Une fois rendu sur la route d’accès du Massif du Sud et après y avoir monté les longues côtes, vous allez apercevoir au loin les pistes de cette magnifique et grosse montagne et vous allez tout simplement être enchanté par l’ampleur et le panorama qu’offre cette montagne de ski.

Une fois arrivé à destination, vous aurez droit à un dénivelé de 400 mètres, ce qui est l’un des bons dénivelés au Québec, plus de 36 pistes et sous-bois, dont le fameux secteur extrême qui fait la fierté et la renommée de cette station de ski, où l’on y retrouve les plus beaux sous-bois du Québec! Ils sont longs, larges, espacés et certains sont des plus inclinés. Imaginez skier ce terrain exceptionnel sur plus de 7 mètres de neige (accumulation totale en date du 26 mars) et ne pas avoir à se soucier trop des obstacles naturels comme des roches, branches, etc., car ils sont complètement ensevelis sous toute cette neige. La montagne offre également de nombreuses pistes travaillées mécaniquement en passant par la longue piste familiale de 3,4 kilomètres (débutant) ou la Grande Allée qui se veut une piste parfaite pour y faire du bon slalom ainsi que plusieurs autres pistes toutes aussi attrayantes, ainsi que deux parcs à neige pour les amateurs de sensations fortes avec sauts et rails.

Le Massif du Sud donne également accès à son domaine skiable (moyennant un léger coût) aux amateurs de la randonnée alpine (ski de haute-route) où diverses pistes d’ascensions sont disponibles pour accéder au sommet de la montagne. Ce sport est des plus populaires et compte de plus en plus d’adeptes à travers la province et encore une fois, cette montagne est une destination de choix pour la randonnée alpine grâce à ses généreuses chutes de neige.

En remontant avec des clients locaux, ils m’ont fait part de quelques rumeurs sur de futurs investissements potentiels au Massif du Sud! Je n’en dévoilerai pas davantage, mais on espère que les rumeurs se concrétiseront le plus rapidement possible!

Vous êtes intéressé à y passer un long weekend dans de l’hébergement à proximité de la montagne, il y a la possibilité de louer de beaux et grands chalets pouvant accueillir de 2 à 15 personnes avec toutes les commodités nécessaires offrant une vue splendide sur la montagne. (Visitez le site web de la station pour plus d’information sur ce sujet.)

Si jamais il y a une migration de skieurs du sud de la province ainsi que des états du nord-est américain dû aux changements climatiques, le Massif du Sud pourrait devenir une destination de choix pour les adeptes de neige poudreuse. Cette station de ski a un potentiel fou et pourrait par le fait même prendre de l’expansion avec de nombreux investissements intéressants. Déjà plusieurs skieurs de la grande région de Montréal ne se gênent pas pour rouler 3h30 afin de skier ce terrain de jeu exceptionnel et profiter de cette fameuse neige poudreuse qui est très souvent au rendez-vous sur cette montagne de la chaine des Appalaches.

Je vous le jure, après avoir visité cette montagne, il sera difficile pour vous de retourner skier sur des conditions de ski marginales et tout comme moi, vous aurez la piqure et vous entendrez l’appel de la montagne de l’ouest, dans l’est, qui est le Massif du Sud.

Le Valinouët, 25 mars, poudreuse printanière !

Je vais vous avouer que cette semaine, j’étais prête à changer de sport en même temps que la nouvelle saison est arrivée. La ville en pleine fonte du printemps, je me préparais à commencer le vélo de montagne. J’étais peut-être un peu trop hâtive face au changement de saison, car en me rendant au Valinouët, j’ai constaté que j’en avais encore pour plusieurs semaines à faire de la planche ! Il faut se le dire : en ville, ça fond et s’est rendu sur l’asphalte, mais à la montagne, c’est comme-ci de rien n’était, car 25 centimètres viennent tout juste de tomber et il en tombera encore dans les prochains jours !

Poudreuse au Nord-Ouest

La vocation du versant Nord-Ouest était à l’honneur en ce 25 mars, de la poudreuse ça tombe même au printemps. Vendredi matin, quand j’ai vu la bordée, j’aurais désiré avoir une « skinusïte » pour me rendre au Valinouët et profiter des 25 cm de neige franchement tombés. Par la suite, j’ai réalisé que je n’avais pas besoin de prendre congé parce que mon versant préféré de la station ne sera pas skié. Sa prochaine ouverture était seulement samedi matin 9h. Quelle joie d’entendre les cris poussés par les skieurs qui s’étaient lancés dans le sous-bois « Le Bras-Louis ». J’avais hâte de m’y rendre moi aussi pour profiter de tout l’or blanc qui s’y retrouvait.

Le défi Leucan

La station était particulièrement animée en cette journée de printemps. Le Défi Leucan prenait place partout sur les pentes par les skieurs ainsi que sur la grande terrasse pleine de vie. Cette levée de fonds attire toujours beaucoup de skieurs. Des hot-dogs, de la musique et aussi l’animation des Fous du Roi étaient de la partie. Plus de 131 000 $ ont été amassés pour la 18e édition.

Prêt pas prêt, j’y vais !

Avec cette nouvelle neige, j’ai décidé d’aller essayer un sous-bois que je n’avais jamais descendu, car sa sortie est abrupte et n’est pas évidente à prendre. J’ai été surprise par toute cette lumière que laisse passer les conifères dans cette section de montagne en plus des branches chargées de neige franchement tombée… Une clairière à couper le souffle !

Le sous-bois de mon adolescence

Ce sous-bois a été mon premier à vie ! Le sous-bois de mon apprentissage, celui dans lequel j’ai amorti quelques arbres sur mon avant-bras. Celui qui m’a permis d’apprendre a contourner les arbres et avoir le plein contrôle de ma planche. Celui où j’ai aussi piqué du nez dans un trou qui s’avérait être un ruisseau. He oui ! Je vous parle du sous-bois « Le Ruisseau ». Bien qu’il y ait des arbres, il y a aussi la portion du ruisseau qui permet d’avoir un peu de répit et de reprendre sa ligne. Pour moi, c’est le meilleur pour l’apprentissage. Avec sa pente très douce, il permet de prendre confiance en soi ! Par contre, le ruisseau fait partie des raisons pourquoi il ouvre tardivement dans la saison.

L’hiver n’est pas terminé au Valinouët, vous pouvez profiter du beau temps à la station, car le ski de printemps est à son meilleur !