On ne se le cachera pas: un bon sac à dos, c’est un peu comme un meilleur ami. On compte sur lui pour nous éviter bien des tracas, nous offrir de délicieux réconforts et parfois nous sortir carrément du pétrin. Ce constat est encore plus vrai lorsqu’il est question de hors-piste. Alors on s’imagine bien le parfait sac à dos réunissant pelle, DVA, sonde, airbag, avalung, crampons, pic à glace et tout autre accessoire des grands aventuriers en expédition. Mais qu’en est-il dans la réalité du skieur hors-piste comme vous et moi dont l’expérience varie sur le spectre de la simple sortie du dimanche en «side-country» de station jusqu’à l’expédition d’un jour dans une montagne isolée par une approche de plusieurs kilomètres au beau milieu d’un parc naturel?
Un bon sac à dos, ça commence par la taille, qui se mesure en litres. Selon chacun, ça peut représenter 10 litres comme 80 litres. Un 10-20L comblerait vos besoins pour du hors-piste dont l’accès est facilité par les remontées de la station, un hélicoptère ou encore un catski. Pour des expéditions d’une journée, un 20-35L serait plus confortable. Le 35-55L s’impose dans la catégorie «nuitées en refuge ou en chalet». Enfin, le 60-70L permet des expéditions d’un type qui se rapproche davantage de l’alpinisme et des séjours en montagne qui nécessitent une tente, du matériel de cuisine et de l’équipement pour se déplacer sur glacier.
Une fois cette étape réglée, il faut considérer l’équipement que l’on est susceptible de devoir ajouter aux traditionnels skis, planches à neige et bâtons que l’on accroche aux côtés ou au dos du sac, pour ceux qui ne les ont pas aux pieds lors des montées. L’équipement varie mais peut nécessiter des compartiments spécialement conçus pour leur usage comme les pelles, airbags, hydrapack et AvaLung. Certains sacs disposent donc de compartiments spécifiques et faciles d’accès conçus pour les sorties hors-pistes: casque, peaux d’ascension et outils d’avalanche. Vous pouvez aussi vous doter d’un sac compatible avec un système d’hydratation (en pensant à isoler le tube pour les jours plus froids). Pour accéder à certains terrains abruptes ou glacés, l’usage de crampons et d’un pic à glace peut s’avérer utile. On trouve alors une ou plusieurs boucles et sangles accessibles en tous temps pour attacher ces outils de glace. Enfin, tout comme l’accès par des fermetures latérales peut s’avérer être un énorme gain de temps pour accéder aux éléments du sac sans décharger tout son contenu, un autre luxe serait un espace élastique ou une poche qui sécurise le casque sans que celui-ci ne rebondisse constamment lorsque vous ne le portez pas. Enfin, il reste que l’accessoire le plus simple et qui saura faire une différence de taille sont les ajustements des sangles aux bretelles, à la taille et à la poitrine. Ces sangles et courroies sont dans l’idéal entièrement ajustables pour offrir plus de support au dos dans les montées et un meilleur transfert de poids dans les descentes.
Photos Lucile Drouineau
Le kit «parfait» pour un sac à dos varie donc en fonction des facteurs suivants : durée de l’expédition, type de terrain fréquenté, disponibilité des premiers secours et bien sûr de la météo attendue. Pourtant, quelques grands classiques ne varient pas. Ainsi, on se répétera inlassablement que de grandes quantités d’eau faciles d’accès et une réserve d’aliments nutritifs, légers et qui ne gèlent pas (Ex. des noix, fruits secs, barres tendres…) sont des incontournables. Nos besoins alternent et si l’on fait nos bagages sur du cas par cas, la règle d’or de la sécurité ne doit jamais passer après le souci du confort. Les risques d’avalanche, de blessure, d’hypothermie, d’hypoglycémie sont aussi présents en station qu’en montagne. Ainsi, il faut toujours partir avec un itinéraire en fonction de la lumière du jour, de la météo et en ayant prévenu quelqu’un d’une heure de retour, prévoir un minimum de réserves de subsistance, des couches de vêtements de rechange et du matériel pour signaler notre position (au minimum un sifflet accroché à son manteau).
Après les essentiels de sécurité -matériel d’avalanche et trousse de premiers soins-, voici un recensement des accessoires qui peuvent faire une bonne différence et multiplier le facteur plaisir de votre journée hors-piste. L’expérience des montées et les descentes répétées ont l’art de nous faire passer de l’état de sueur intense, peu importe le froid extérieur, à celui de glaçon balayé par le vent. Alors, en montée on préfère des couches légères qui respirent. On garde nos mitaines en duvet et gore-tex pour les descentes et on sort des gants légers (du simple «gant magique» aux gants de course ou de ski de fond) lors des montées. L’usage du multicouches continue de faire sa loi et on peut prévoir en alternance un coupe vent, un duvet et un polar qui sont souvent nos meilleurs alliés. De la même façon, une tuque ou un cache-oreilles font fureur en ascension et peuvent facilement se ranger en descente. Pour les plus sensibles aux engelures, prévoyez une deuxième paire de chaussettes dans votre sac, histoire de se débarrasser de l’humidité en mi-journée ou à la toute fin.
Personnellement, une sortie en hors-piste pour moi ne s’envisage pas sans un thermos bien chaud, un litre d’eau, une paire de gant d’ascension, une de descente, une paire de chaussettes de rechange, un polaire supplémentaire, une tuque pour la montée et quelques ravitaillements bien sucrés. Pour le remplissage du sac-à-dos, on y va avec toute notre logique: ce dont on aura besoin en premier: sur le dessus, le moins susceptible d’être utilisé: au dessous, le DVA dessous le manteau, le sifflet accroché dessus. Une fois cette étape d’organisation passée, il ne vous reste plus qu’à déguster et profiter de la journée en montagne sans autre soucis que celui du terrain, de la plus belle ligne à descendre, de la plus belle approche à monter tout en contemplant le spectacle du paysage entre compatriotes de hors-piste !
Cet article a été initialement publié en 2015 et a été mis à jour en 2023 pour refléter l’évolution du milieu.
En septembre 2023, la Ville de La Malbaie, propriétaire de la station charlevoisienne, annonçait avoir signé un bail avec une entreprise de gestion nouvellement créée, la « Compagnie des montagnes de ski du Québec » (CMSQ). Les pourparlers étaient entrepris depuis le printemps 2023 et la signature officielle du bail emphytéotique de 33 ans a été annoncée en grande pompe par le maire de la Ville de La Malbaie, Michel Couturier, en compagnie du président et fondateur de e-Liberty, Christian Mars. (Lire le communiqué sur le site internet de la Ville de La Malbaie.)
Ce que cette annonce signifie, c’est que la Ville demeure propriétaire des lieux, mais que la gestion, l’exploitation et le développement sont confiés à un tiers, soit la CMSQ. Le bail peut être renouvelé deux fois (pour une durée totale de 99 ans), et La Malbaie conserve un droit de regard sur les projets et plans de développement. En mars 2023, le maire de la Ville affirmait: « Que ce soit bien clair : le Mont Grand-Fonds va demeurer la propriété des citoyens de La Malbaie. La Ville n’a aucune intention de vendre le site à qui que ce soit ». (Source: CIMT/CHAU.)
Les impacts sur la clientèle
Concrètement, pour la saison à venir, la prise de possession du Mont Grand-Fonds par la CMSQ n’aura pas de conséquences visibles en piste et les skieurs auront le plaisir de dévaler les pentes de la station dès son ouverture, prévue le 1er décembre 2023. Monsieur Christian Mars, déjà amoureux de la région, indique que l’hiver 2023-24 sera mis à profit pour ficeler solidement les différents projets à venir.
Le Mont Grand-Fonds, qui a récolté le prix du public « Pour l’amour du ski » au congrès de l’Association des stations de ski du Québec en juin 2023, a obtenu l’assurance de la part de son nouveau gestionnaire que les emplois actuels seraient préservés, ce qui était au coeur des préoccupations du maire de la Ville.
Autre bonne nouvelle pour la population de Charlevoix-Est, le coût des billets devrait demeurer stable, puisque la Ville de La Malbaie a pris soin d’inclure dans les clauses du contrat que la station devait rester accessible aux citoyens et écoles qui fréquentent l’endroit. La station, qui célébrait son 50e anniversaire lors de la saison 2022-23, est un moteur économique et social majeur pour la région.
Investissements et modernisation des lieux
Les changements visibles devraient survenir au cours de la saison 2024-25, puisqu’une foule d’investissements ont été promis lors de la conférence de presse. Bien que le plan détaillé ne sera annoncé qu’en novembre prochain, on peut s’attendre à des dépenses de l’ordre de la dizaine de millions de dollars sur les trois prochaines années.
Les projets devraient entre autres prévoir le démantèlement de l’actuel télésiège fixe quadruple Samson pour installer une remontée débrayable à six places, la modernisation de la gestion des billets et de l’accès à la remontée (on devine: installation de guérites RFID), et la création d’une offre d’hébergement en montagne -sans défigurer la montagne, nous promet-on. À moyen et long terme, M. Mars indique souhaiter investir environ 30M$ sur les lieux.
Qui est la Compagnie des montagnes de ski du Québec?
Cette entreprise est une filiale du groupe franco-suisse e-Liberty, dont l’actionnaire principal est Decathlon (les magasins d’équipement sportif). Le fondateur de e-Liberty, Christian Mars, est l’actuel président de la Compagnie des montagnes de ski du Québec (CMSQ), fraichement immatriculée au Registraire des entreprises du Québec. La connectivité entre le vendeur et le consommateur est au coeur des activités de e-Liberty, qui offre des « solutions digitales » de vente en ligne. Selon une publication de Christian Mars, la CMSQ souhaite s’impliquer auprès d’autres stations du Québec.
Nous nous trouvons au cœur des alpes bernoises, dans le tout petit village de Murren à 1638 mètres d’altitude. Le seul moyen de transport dans le village est la marche… il n’y a aucune voiture, car il n’y a aucune route pour y accéder. La seule façon d’y parvenir est en empruntant l’un des deux téléphériques situés dans la vallée de Lauterbrunnen. Nous passerons deux jours à skier ce secteur. Pour lire le récit de notre séjour à Grindelwald ou mes conseils sur la région du Jungfrau, suivez ces liens:
Murren: le point de départ pour l’exploration des environs
À partir de la gare de Lauterbrunnen, il faut emprunter un téléphérique pour poursuivre le chemin vers le village de Murren, qui est situé plus haut dans la montagne. Notez la plate-forme suspendue sous le téléphérique qui est utilisée pour le transport des bagages.
Nous logeons en plein coeur du village de Murren, dans un petit hôtel à l’architecture typique « chalet Suisse », juste en face de l’épicerie Coop, et à environ 50 mètres d’un funiculaire qui nous permettra à chaque journée d’atteindre le point de convergence du domaine skiable très rapidement.
Vue sur le village de Murren, situé au centre de la photo, juste en haut de la falaise.
Puisqu’il fait soleil dès notre première journée de ski, nous prévoyons mettre le cap rapidement sur le plus haut sommet du domaine skiable, soit le Schilthorn à 2970 mètres d’altitude. Cela s’avèrera être une sage décision, car dès le lendemain, le téléphérique du Schilthorn était fermé à cause des vents et de la neige.
Sommet du Schiltorn à 2970 mètres d’altitude.
Pour rejoindre le sommet du Schilthorn, à partir du cœur du village, le plus simple est de monter à bord du funiculaire Allmendhubel et par la suite se laisser glisser sur une piste bleue (facile) jusqu’à la station du Schilthornbahn.
Le promontoire au centre de la photo est le débarcadère du funiculaire Allmendhubel. De ce point vous êtes au cœur du domaine skiable de Murren – Schilthorn.
À la station du Schilthornbahn, nous empruntons un premier téléphérique qui nous amène à la station intermédiaire appelée Birg, à 2677 mètres d’altitude. Cet endroit est parfait pour prendre le lunch sur la terrasse et pour les plus aventureux, pour aller marcher le long de la « Skyline/Thrill Walk ». C’est une plateforme qui surplombe la falaise et libère la vue sur le panorama… et sur l’abîme!
Sur la terrasse d’observation à Birg.
De Birg, nous poursuivons l’ascension avec le second téléphérique pour finalement arriver au sommet du Schilthorn. Au sommet, vous trouverez un restaurant panoramique qui tourne lentement sur 360 degrés et aussi un petit musée dédié au tournage d’un des premiers film de James Bond (On Her Majesty’s Secret Service) ayant eu lieu au sommet, en 1969.
Sommet du Schilthorn, vu depuis Birg.
Après les photos d’usage sur la plate forme d’observation du sommet, il est temps de chausser les skis. Une seule piste noire (la #10) s’offre à nous, et la descente est particulièrement raide dans la première section. Il y a même des adultes qui prennent leurs jeunes enfants et les soulèvent pour descendre la partie la plus à pic.
Rassurez-vous car rapidement la descente devient beaucoup moins pentue et plus agréable. Elle nous conduit au bas du télésiège Riggli. Celui-ci ainsi que les télésièges Muttleren et Kandahar nous permettent de faire du ski dans la partie supérieure de la montagne. Chaque télésiège nous offre des dénivelés variant de 200 à 300 mètres. Ce secteur de glisse est idéal pour ne pas trop s’essouffler à cette altitude. Chaque montée est une pause bien méritée et offre des panoramas alpins spectaculaires et étourdissants.
Une fois le ski en altitude terminé, il n’y a qu’une seule piste noire pour descendre vers la partie inférieure du domaine skiable. Cette piste noire (la numéro 16), beaucoup moins intimidante que celle du sommet, s’engage dans une vallée et se terminera par des traverses étroites en zigzags. Au tournant de l’un de ces zigzags, on prend une pause, et on aperçoit un troupeau d’environ 15 chèvres de montagne, au loin à flanc de montagne.
Passé midi, la partie inférieure de la montagne nous offre des conditions de ski de printemps. On s’amuse sur les pentes desservies par les télésièges Winteregg, Maulerhubel et Allmiboden.
La terrasse extérieure du restaurant situé aux pieds du télésiège Winteregg est un autre endroit idéal pour prendre le lunch ou simplement pour se reposer et finir la journée au soleil. Si vous souhaitez mettre fin à votre journée de ski à cet endroit, vous pouvez même prendre le train et retourner tranquillement au village de Murren.
Winteregg, une station intermodale entre le train et les télésièges.
Il y a évidemment de nombreux points photogéniques à travers le domaine skiable. J’en mentionne un qui m’a particulièrement impressionné: En partant du haut du télésiège Schiltgrat, arrêtez-vous en haut de la première courbe de la piste 20 (bleue), juste avant de plonger dans la vallée (désignée « Blumental » ou « vallée des fleurs » sur le plan des pistes), juste avant la jonction avec la piste 21 (noire). Vous aurez un magnifique point de vue sur le village de Murren tout en bas, qui est lui-même perché sur un replat en haut de la vallée de Lauterbrunnen. J’en ai le vertige à y repenser.
Vue sur le village de Murren, tout en bas, lui-même perché sur son promontoire.
La dernière descente sur Murren, sera probablement par la piste numéro 6 qui vous mènera jusqu’à la base du funiculaire Allmendhubel. La dernière partie de cette piste est toute étroite et vous aurez l’impression de descendre directement dans les rues du village, entre les chalets. Il y a même des sections de la piste qui croisent des rues… attention aux piétons ou aux lugeurs. Un pur bonheur pour finir la journée.
Fin de pistes de ski directement aux portes du village de Murren.
Note : Les photos accompagnant ce texte on été prises au début du mois de mars 2023, alors que l’Europe subissait une sécheresse inhabituelle. Malgré tout, la majorité du domaine skiable était ouvert.
Lors de ma visite du début du mois de mars, le dénivelé absolu skiable était de 1392 mètres, entre le sommet du Schilthorn et la base du télésiège Winteregg. Même si la totalité du dénivelé est entrecoupée de quelques remontées et donc pas skiable en une seule descente, je crois qu’il est juste d’affirmer qu’on le ressent pleinement quand même, surtout à cause des distances parcourues à relier ces deux points.
Lors de ma visite, seul le secteur de l’arbalète Gimmeln était fermée à cause du manque de neige. En temps normal, j’avais prévu faire quelques descentes dans ce secteur, pour terminer par une piste sauvage qui débute juste sous la station aval de l’arbalète Gimmeln, qui entre et sillonne une petite forêt et qui s’ouvre sur une grande clairière à flanc de montagne, juste en haut du petit village de Gimmelwald. Puisque ce ne fût pas possible de faire cette excursion à ski, à la fin de la journée, nous avons décidé de la faire à pieds, par un sentier de montagne (le numéro 45) qui relie Murren à Gimmelwald. C’est un dénivelé d’environ 300 mètres qui prend environ 45 minutes à descendre à pieds. Ce sentier représente tout ce que vous avez rêvé de la Suisse! Panoramas grandioses, animaux de ferme dans les champs à flanc de montagne, fontaines d’eau pour s’abreuver, visites impromptues chez les paysans pour y acheter leurs produits locaux, etc.
Une petite marche de 45 minutes pour descendre vers le village de Gimmelwald, que l’on aperçoit ici sur la photo.
Pendant cette balade, on observe aussi les parapentes dans le ciel, qui s’élancent à partir du sommet du Schiltgrat à 2145 mètres d’altitude. La promenade se termine en fin d’après midi dans le petit village de Gimmelwald, qui est en quelque sorte une version miniature de Murren. Si la pension Gimmelwald est ouverte (l’unique restaurant du village), arrêtez-y pour y savourer une bière. Le retour jusqu’à Murren s’effectue par un téléphérique qui nous ramène à notre point de départ en quelques minutes seulement.
Nous nous trouvons dans la petite localité de Grindelwald, dans les Alpes bernoises de la Suisse, à 1034 mètres d’altitude. C’est le cœur de la région du Jungfrau. Nous logeons à l’hôtel Eiger Lodge, à seulement une minute de marche du complexe de Grindelwald Terminal. Nous allons débuter la journée de bonne heure avec une première montée à bord des télécabines Eiger Express (26 passagers par télécabine!). Non seulement cette télécabine tri câble est une pièce d’ingénierie suisse, mais tout le complexe de la gare de Grindelwald Terminal est à couper le souffle. Suivez-nous dans notre découverte!
Nouvellement construit, ce complexe surprend et fait tourner les têtes car il fait plutôt penser à un hôtel ou à un centre d’achats de luxe. Avez-vous déjà vu des escaliers et des tapis roulants, ainsi que des ascenseurs pour faciliter l’embarquement des remontées et les déplacements au bas des pistes au Québec? Ici, c’est la norme. Dans le complexe de Grindelwald Terminal, tout est intégré… on y trouve les connections avec la gare ferroviaire, avec les télécabines du Mannlichen et avec les télécabines Eiger Express, mais aussi une foule de boutiques en plus d’une épicerie Coop. Quoi demander de mieux… on peut s’acheter un sandwich, et mettre ça dans notre sac à dos, et immédiatement procéder à l’embarquement de l’une ou l’autre des remontées mécaniques.
Faire les courses à même la gare, vraiment pratique!Tout est accessible et facilite la logistique: ça nous enlève beaucoup de pression et nous permet de profiter encore plus du ski!La gare ferroviaire connectée et intégrée avec le complexe de Grindelwald Terminal. Ponctualité suisse oblige, le train arrive 5 secondes avant l’heure prévue.
La montée à bord de l’Eiger Express est incroyablement stable, même avec les vents qui soufflent, sa vitesse de 8 mètres par seconde, procure une stabilité inouïe. Les télécabines planent au dessus des alpages suisses, des forêts et des chalets. Un paysage digne de carte postale est à nos pieds. Habituellement, dans les autres types de télécabines, on ressent les vibrations au passage de chaque pylône, mais avec seulement 2 ou 3 énormes pylônes le long de son trajet, et soutenue par ses 3 câbles, on a vraiment l’impression de voler librement à bord de l’Eiger Express.
Vol très zen au-dessus des alpages
Après 15 minutes, la télécabine nous débarque à 2400 mètres d’altitude. Depuis l’ouverture de l’Eiger Express, sa gare amont est devenue le point névralgique et le plus haut du domaine skiable entre Grindelwald et Wengen. À partir d’ici, le plan de match de la journée est de skier un circuit sans jamais reprendre la même remontée mécanique deux fois.
Les bâtiments de Kleine Scheidegg à 2061 mètres d’altitude sont visibles au centre de la photo, là où la ligne ferroviaire en provenance de Wengen rencontre celle en provenance de Grindelwald. Photo prise de la station amont du Eiger Express à 2333 mètres d’altitude.
On commence par quelques descentes sur le versant de Grindelwald, jusqu’à la mi-montagne… mais rapidement une fois arrivés au sommet de la remontée Arven, l’excitation nous gagne et nous nous dirigeons ver le début de la mythique piste Lauberhorn. Il s’agit de la plus longue piste parmi toutes les descentes de la coupe du monde de ski alpin. Nous entrons avec les skis aux pieds dans un chalet de bois, nous nous plaçons dans le même portique de départ que les athlètes, et nous nous élançons.
Le long de la piste Lauberhorn, nous prenons une première pause pour admirer le mythique Hundschopf (en français : la Tête de chien). Il s’agit ici d’un impressionnant saut de 40 mètres entre deux rochers. Pour les skieurs comme vous et moi, la piste fait une petite traverse vers la gauche et permet d’éviter ce saut de 40 mètres.
Photo prise juste sous le lieu appelé Hundschopf (en français : la Tête de chien), sur la piste Lauberhorn.Le lieu appelé Wasserstation, sur la piste Lauberhorn, là où elle passe sous la voie ferrée.
Le deuxième arrêt notoire de long de la piste Lauberhorn, est la Wasserstation (en français : la Station d’eau). Ici, les skieurs de la coupe du monde doivent négocier un tunnel très étroit sous la voie ferrée. Après avoir moi-même passé le tunnel, je ressens la compression dans mes jambes car il y a une légère remontée tout de suite après le tunnel. C’est à se demander comment les skieurs de coupe du monde font pour négocier ce passage à plus de 100 km/h. L’arrivée de la course est située en bas du télésiège Innerwengen, à une altitude de 1287 mètres. La course fait ainsi une longueur de 4,5 kilomètres pour une dénivellation de 1025 mètres.
On remonte par le télésiège Innerwengen et nous continuons notre descente jusque dans le village de Wengen. Il n’y a aucune voiture dans le village de Wengen… ici, c’est la piste de ski qui passe directement dans le village, parmi les petites rues piétonnières. La piste croise même certaines rues sur lesquelles on a étendu juste assez de neige pour permettre le passage des skieurs.
Le village de Wengen, vu depuis Allmend, juste en haut du télésiège Innerwengen.
Note : Les photos accompagnant ce texte on été prises au début du mois de mars 2023, alors que l’Europe subissait une sécheresse inhabituelle. Malgré tout, la majorité du domaine skiable était ouvert.
Allmend Bergrestaurant, juste en haut du télésiège Innerwengen.
Une fois à Wengen, on pourrait choisir de remonter en train jusqu’à Kleine Scheidegg, mais nous choisissons de prendre le téléphérique pour remonter directement en haut du Mannlichen afin de compléter la boucle de notre itinéraire à ski. Fait à noter, en été, on installe sur ce téléphérique une petite plate forme sur son toit pour permettre à quelques personnes d’effectuer la montée sur le toit du téléphérique, à l’air libre. L’expérience doit être très spéciale, car ici la montée est très raide et très près de la paroi rocheuse. Une fois arrivé en haut du Mannlichen, nous ferons une très longue descente continue, sur un dénivelé de 1309 mètres, pour retourner au point de départ de la journée, à Grindelwald Terminal.
La partie supérieure de la piste #3, près du sommet du Mannlichen, qui descend jusqu’à Grindelwald Terminal tout au fond de la vallée.Le bas de la piste #3 et un terrain de camping juste en bordure.
Pour l’après-midi, après avoir laissé nos skis à l’hôtel, nous décidons de remonter, mais cette fois-ci jusqu’au sommet du Jungfraujoch. C’est le point que l’on surnomme « Top of Europe » car c’est la plus haute gare ferroviaire d’Europe. Elle culmine à 3454 mètres d’altitude. De Grindelwald Terminal, le trajet est simple, la première partie s’effectue a bord de la télécabine Eiger Express. Une fois arrivés à la gare amont de l’Eiger Express, nous prenons place dans un train a crémaillère qui s’engage aussitôt dans un tunnel, creusé à même le roc de la montagne et ouvert pour la première fois en 1912. Le trajet en train dans le tunnel durera environ 25 minutes.
On quitte à nouveau la gare de départ de l’Eiger Express.Le train à crémaillère qui nous emmènera à la plus haute gare ferroviaire d’Europe.Le temps brumeux de l’avant-midi s’est dégagé et c’est le meilleur moment pour se rendre au sommet du Jungfraujoch
Arrivés au sommet, sur la terrasse extérieure appelée « Sphinx », nous avons une vue magnifique vers le nord jusqu’à la Forêt-Noire en Allemagne et vers le sud la vue s’étend sur le glacier d’Aletsch… le plus long d’Europe. Nous terminons la visite au sommet par la visite de la grotte de glace, taillée sous le glacier.
La grotte de glace, avec un petit clin d’oeil pour les visiteurs…
Pour le retour, pendant la descente en train, le contrôleur de billets repasse parmi les passagers, non pas cette fois pour vérifier les billets, mais pour remettre des chocolats suisses à tous! On les savoure, comme nous avons savouré chaque instant de cette journée. Visiter le Jungfraujoch est à faire au moins une fois dans sa vie pour aller au-delà des pistes de ski, flirter avec les plus hautes cimes du monde alpin et ramener des souvenirs inoubliables.
Ce texte se veut une introduction pour vous aider à planifier votre voyage de ski dans cette magnifique région. Vous y retrouverez des conseils pour mieux organiser vos déplacements et vous repérer une fois sur place. Pour passer directement aux récits de découverte en ski, suivez ces liens: Grindelwald – Wengen et montée au Jungfraujoch et Murren – Schilthorn et ballade à Gimmelwald.
Se déplacer en Suisse
Une fois arrivé en Suisse, il vous faudra vous rendre dans la région du Jungfrau. En atterrissant à l’aéroport de Genève ou de Zurich, vous avez un accès facile à la région du Jungfrau par train. Les deux aéroports possèdent chacun une gare ferroviaire souterraine, intégrée à l’aéroport. Les déplacements à pieds entre le moment où vous récupérer vos bagages à l’aéroport et le moment où vous montez à bord du train sont donc réduits au minimum. Certains privilégient la location d’une voiture, pour notre part, nous avons opté pour le train.
Je vous recommande d’acheter une carte journalière (1 journée) pour la date de votre arrivée et une deuxième pour la date de votre retour. Les prix sont meilleurs si la carte est achetée d’avance, plutôt que sur place, la journée de votre déplacement. Vous pouvez l’acheter à partir de 60 jours d’avance sur le site web des Chemins de Fer Fédéraux : https://www.sbb.ch/ . La carte journalière vous donne la possibilité de prendre n’importe quel train à n’importe quelle heure, pour n’importe quelle destination en Suisse pour la journée choisie… donc pas de tracas. Dans notre cas, pour atteindre notre destination de Murren, même le téléphérique entre Lauterbrunnen et Grutschalp est couvert avec la carte journalière.
Site web des chemins de fer fédéraux suisses où vous pouvez trouver tous les horaires de trains et acheter en avant vos cartes journalières.Gare de « Zurich aéroport ».
Le trajet en train est un peu plus court à partir de l’aéroport de Zurich, mais le réel avantage de faire de Zurich votre point d’entrée en Suisse est, si vous avez un billet d’avion en classe affaires avec la compagnie aérienne Swiss, la possibilité d’accéder à un salon d’arrivée (« Swiss Arrival Lounge ») réservé aux voyageurs en classe affaires avec Swiss. Lorsque votre vol arrive tôt le matin et une fois vos bagages récupérés, vous pouvez passer quelques heures au salon d’arrivée pour y prendre un déjeuner, une douche, pour vous changer de vêtements et même pour y dormir quelques heures dans l’une des chambres privées mises à votre disposition, jusqu’à 13h00 la journée de votre arrivée.
En train vers la région du Jungfrau
Les trajets les plus rapides en train de l’aéroport de Zurich vers Murren prendront environ 3h15, et environ 3h00 vers Wengen ou Grindelwald. Vérifiez les horaires des trains pour choisir un trajet avec le moins de transferts possible, car chaque transfert demande évidemment de déplacer vos bagages d’un train à l’autre. Les trajets les plus rapides sont sans transfert, de l’aéroport de Zurich jusqu’à la gare d’Interlaken Ost.
À l’intérieur des trains, des sections spécialement aménagées pour déposer vos bagages sont disponibles près des portes.Dans les trains, les sacs à ski peuvent être déposés sur les portes bagages au dessus des fenêtres.
La petite ville d’Interlaken, c’est la porte d’entrée de toute la région du Jungfrau… tous les visiteurs doivent passer par ici et changer de train. À partir de la gare d’Interlaken Ost, il faut vérifier quelle est votre destination finale. Assurez vous de prendre le train soit en direction de Grindelwald, Wengen ou Lauterbrunnen (Murren), selon votre destination. Les trains sont toujours à l’heure… donc si l’horaire indique que vous n’avez que 7 minutes pour faire votre transfert, c’est très faisable, mais ne perdez pas de temps!
Le trajet final vers le village de Murren
À partir d’Interlaken Ost, le train vous mènera à la gare de Lauterbrunnen en seulement 20 minutes. C’est ici que vous devez transférer dans un téléphérique pour gravir une falaise d’un dénivelé d’environ 700 mètres. Rassurez-vous, il n’y a qu’une centaine de mètres à marcher entre la gare de train et la gare du téléphérique. Tout est prévu pour faciliter ce court transfert à pieds… il y a des tunnels, des escaliers roulants et des ascenseurs. Une fois arrivés au bas du téléphérique, vous devez déposer vos bagages sur une plate-forme prévue à cet effet, qui sera suspendue sous le téléphérique pendant la montée.
En avant-plan, la gare de Lauterbrunnen et derrière elle, le téléphérique pour poursuivre le chemin vers Grutschalp et Murren. Remarquez la plate-forme suspendue au téléphérique pour le transport des bagages.
Lorsque le téléphérique arrivera en haut, au lieu nommé Grutschalp, le trajet va se poursuivre en embarquant dans un autre train. Vos bagages seront automatiquement transférés de la plate-forme suspendue sous téléphérique à un wagon spécial qui sera tiré par le train. Approchez-vous pour admirer l’ingéniosité et l’efficacité suisse à son meilleur. La machine qui s’occupe du transfert des bagages est très impressionnante à voir.
À Grutschalp, une impressionnante machine s’occupe de transférer vos bagages entre le téléphérique et le train.
Ce petit train vous mènera de Grutschalp jusqu’au village de Murren qui est la destination finale. Puisqu’il n’y a pas de voiture ni de taxi dans le village, vous devrez marcher jusqu’à votre hôtel, avec vos bagages. Si comme le nôtre, votre hôtel est situé au cœur du village, près du funiculaire, prévoyez une marche de 10 minutes.
Les bagages sont sur un wagon spécial qui est tiré par le petit train entre Grutschalp et Murren.Une dernière petite marche dans le village de Murren, entre la gare et notre hôtel.
Pour nous, tous ces déplacements entre l’aéroport de Zurich jusqu’à notre hôtel à Murren ont été une véritable petite expédition en soi, et le tout fut fort agréable et sans stress, malgré l’effet du décalage horaire et le manque de sommeil. La clé du succès est de planifier à l’avance son itinéraire et ses déplacements et d’être prêt à mettre le plan à exécution dès l’arrivée sur le sol suisse.
Trucs et conseils pour visiter et skier la région du Jungfrau
La région du Jungfrau a possiblement le meilleur produit touristique de toute la Suisse. C’est la quintessence de la Suisse… tout ce que vous voulez voir et expérimenter du pays s’y trouve! Venir y skier en hiver est la meilleure façon pour découvrir tout ce que cette région a à offrir. En rafale, voici quelques trucs et conseils pour agrémenter votre séjour de ski dans cette région.
Se déplacer dans les environs
À partir du domaine skiable de Grindelwald – First, les descentes jusqu’au village de Grindelwald sont possibles, mais les pistes se terminent le long d’une route, à un arrêt d’autobus. Vous n’avez donc qu’à attendre et prendre le prochain autobus pour vous ramener vers le centre du village ou vers les remontées mécaniques. Votre billet de ski vous donne droit d’utiliser les autobus gratuitement.
Dans le secteur de First, voici la fin de la piste #22, où les skieurs attendent le passage de l’autobus pour les ramener vers le centre du village de Grindelwald.
À Grindelwald Terminal, juste au bout de la piste, il y a des pistolets à air comprimé qui sont mis à votre disposition pour permettre aux skieurs de nettoyer leur équipement. Vous pouvez également louer un casier à Grindelwald Terminal pour entreposer votre équipement de ski, si vous ne désirez pas le ramener à votre hôtel à chaque journée.
Il y a plusieurs restaurants et terrasses en montagne où vous pouvez vous arrêter pour l’après-ski. Plusieurs skieurs en profitent… il suffit de continuer votre descente à ski jusqu’à Grindelwald Terminal avant que la noirceur ne tombe.
La météo en altitude
Ce n’est pas parce qu’il pleut dans le village qu’il faut renoncer à aller skier. Lors de notre dernière journée, il faisait +4C à Grindelwald et il pleuvait, alors qu’il faisait -3C et neigeait en haut sur les pistes de First! Surveillez les caméras en direct de la station (www.jungfrau.ch) pour voir le temps qu’il fait en altitude et une fois sur les pistes consultez les panneaux indicateurs.
En haut et en bas des remontées mécaniques, consultez les panneaux indicateurs pour connaître les remontées mécaniques et les pistes qui sont ouvertes.
Le « Top of Europe »
Votre billet de ski n’est pas suffisant pour monter jusqu’au Jungfraujoch (3 463 mètres). Pour ça, il y a un supplément à payer, mais ça vaut vraiment la peine… évidemment si le temps est clair là-haut. Si vous prévoyez skier et aller par la suite à la Jungfraujoch durant la même journée, réservez au moins une demi-journée pour l’excursion et la visite en soi de la Jungfraujoch. La gestion du temps est importante pour ne pas avoir à écourter votre visite une fois rendu au sommet.
La passerelle d’observation extérieure appelée « Sphinx », point culminant du Jungfraujoch.
Si vous projetez monter jusqu’au Jungfraujoch, il faut y aller dès qu’une fenêtre météo favorable se présente. C’est donc dire que si le temps est ensoleillé la première journée, il faut y aller immédiatement. Rien ne garantit que vous aurez du temps clair au sommet les autres journées! Nous en avons profité, tel que raconté dans mon texte plus détaillé.
Votre billet de ski vous donne le droit de skier tout le domaine skiable de la Jungfrau. Cependant, il est pratiquement impossible de skier les trois secteurs en une seule journée. Évitez de vous éparpiller et maximiser votre temps sur les pistes en skiant une journée au complet sur un seul secteur. Par exemple, le jour 1 skiez sur le secteur de Grindelwald-First, le jour 2 skiez sur le secteur de Grindelwald – Kleine Scheidegg – Männlichen – Wengen et le jour 3 skiez sur le secteur de Murren – Schilthorn.
Il est possible de louer des luges dans les villages de Grindelwald, Wengen et Murren. Plusieurs pistes de luge sont clairement identifiées sur le terrain (et sur la carte des pistes). Si une personne de votre groupe ne fait pas de ski, vous pouvez quand même partager des moments de glisse ensemble sur la montagne en combinant luge et ski.
Attention aux luges sur les pistes.
En descendant la seule piste possible (la numéro 36) pour rejoindre le village de Wengen en ski, une fois dans le village, la piste se divise en deux parties. À gauche, elle continue vers la gare (pour ceux qui veulent remonter en train à Klein Scheidegg) et à droite elle continue vers le téléphérique pour ceux qui veulent remonter vers le Mannlichen. Pour éviter de marcher inutilement dans le village, assurez-vous de prendre la bonne direction, selon l’endroit où vous voulez continuer à skier.
Skiez la piste Lauberhorn une fois dans votre vie. Prenez soin de visionner au préalable quelques vidéos des courses de la Coupe du monde sur cette piste mythique. Cela vous donnera une tout autre perspective sur la piste et ses particularités lorsque vous vivrez l’expérience en chair et en os! (J’en parle avec plus de détails dans mon récit de découverte en ski de Grindelwald.)
Les billets de ski
Le prix d’un billet de ski pour un adulte est de 75 francs suisses pour une journée pendant la saison 2023-2024… et il vous donne droit de skier dans toute la région de la Jungfrau. Votre billet de ski comprend également le transport en train jusqu’à la ville d’Interlaken pendant la journée. Une façon d’économiser serait justement de profiter du transport gratuit en train et de loger à Interlaken, mais il vous faudra analyser si le temps supplémentaire en train vaut vraiment l’économie d’argent.
Si vous achetez un billet pour des journées de ski consécutives, vous obtiendrez un petit rabais. Par exemple, un billet de ski pour 7 jours consécutifs revient à 61 francs suisses par journée. À mon avis, la meilleure offre concerne les enfants: jusqu’à trois enfants (0-15 ans) skient gratuitement tous les samedis, si accompagnés d’un adulte payant.
Vous pouvez prépayer votre billet de ski la veille de votre départ du Canada (jungfrau.ch) et le récupérer dans l’une des gares de la région de la Junfrau au moyen d’un code QR que vous aurez reçu par courriel.
Les à-côté du ski
Ne manquez pas le point de vue du « Cliff Walk », situé juste derrière le débarcadère de la télécabine au sommet de First. C’est une passerelle métallique qui semble se prolonger à l’infini vers le vide. En été, les gens y font la file pour faire LA photo. En hiver, vous y serez presque seul.
Les amateurs de sensations fortes voudront faire la « Skyline/Thrill Walk » qui est une passerelle métallique longeant la paroi rocheuse et accessible à partir de Birg. Vous aurez même l’occasion de passer dans un tunnel métallique ou de marcher sur un fil d’acier, les deux suspendus au dessus du vide.
La passerelle appelée « Skyline/Thrill Walk » le long des falaises à Birg.
Une petite visite rapide au musée James Bond 007 au sommet du Schilthorn vaut la peine, mais si vous êtes ici principalement pour le ski, effectuez la visite rapidement.
Portez attention aux machine distributrices le long des rues dans le village de Murren… à ma grande surprise on y trouve les produits locaux, tels que des fromages, des confitures et du vin! Si vous poussez votre exploration du côté du village de Gimmelwald, j’y ai même vu une ou deux petites boutiques de type « Honesty Shop» où vous entrez, vous prenez ce que vous voulez sur les tablettes et vous mettez votre argent dans une enveloppe en guise de paiement.
« Honesty Shop » dans le petit village de Gimmelwald.
Quand Andy Gillespie a commencé à faire du télémark, il y a plus de 35 ans, il n’y avait à toute fin pratique qu’un seul type de skis disponible: longs, étroits et avec presque aucune coupe radiale (sidecut). Tout le monde était heureux avec une seule paire puisqu’une de plus ne présentait que peu d’intérêt. Certes, les fabricants possédaient chacun leurs matériaux magiques à l’intérieur de leurs “planches”. Mais en 1993, Elan arrive sur les pistes avec le SCX. Avec une coupe radiale radicale (ouh, 22 mm!), le SCX venait de donner naissance au carving. C’était la fusion du “parabolic” et du diabolique. On a alors assisté à l’avènement des skis de spécialité. Le ski unique bon à tout faire risquait de sombrer dans les crevasses de l’oubli. Et c’est ainsi qu’est née la question existentielle: Combien de paires de skis faut-il pour être heureux? Malgré la publicité, Andy est comme la majorité des adeptes de la glisse: il ne possède qu’une seule paire de skis. Est-il malheureux pour autant?
Photo tirée du site web de Elan
Alors, combien?
Avec quatre paires de ski, suis-je plus heureux, plus accompli, davantage comblé. Oui, bien sûr. Et non, absolument pas. La vérité toute crue, c’est que le ski ne fait pas le skieur. La quantité de skis non plus. J’aurais tellement voulu que ce soit le cas! Cependant, je mets toutes les chances de mon côté en emportant au moins deux paires à chaque sortie. On ne sait jamais… Le profil du skieur québécois a beaucoup évolué au fil des ans. Tout comme le sport lui-même. On recherche maintenant des conditions et du terrain variés. Changements climatiques obligent, une journée peut offrir 40 centimètres de neige légère alors que la pluie verglaçante de la nuit suivante donnera lieu à une misérable croûte. Parfois, c’est l’absence de nouvelle neige pendant trois semaines qui oblige les opérateurs de station à recycler la même neige fabriquée jour après jour. Ainsi, posséder une sélection de skis différents peut s’avérer judicieux pour plusieurs. Entre posséder une paire ou quatre, un monde de possibilités existe. L’expérience de chaque skieur demeure son meilleur conseiller. De plus, pour être multi-propriétaire de skis un bon budget est un must.
Photo ArkiTechMK (tirée de Reddit)
Ils/elles ont dit
Jasmine Lacombe (35 ans) possède une seule paire de ski: “Je les aime, ils vont bien, ils m’amènent partout. Je ne sais pas quelle marque; ils sont rouges avec des lignes bleues… Je ne vois pas ce que je ferais d’une paire de plus. Quand la neige n’est pas à mon goût, je reste à la maison!”
Joe Malacci (57 ans): “Quand j’aurai fini d’élever mes deux ados et que j’aurai réglé la dernière facture de leur éducation, je vais me gâter. Deux ou trois paires de skis accrochées au mur du garage me donneront l’impression d’être devenu le skieur que j’ai toujours rêvé d’être: polyvalent et solide. En attendant, je file l’imparfait bonheur sur une seule paire”.
À la question de savoir si plus égale mieux, Michel Labrie souligne ses 68 ans. “Avec deux paires de skis, probablement mes derniers, je vais partout où je veux; ce qui veut dire du damé parfois mou, parfois un peu durci. Rien d’autre. En vérité, j’utilise presque toujours les mêmes skis. La deuxième paire sort rarement et sert peut-être à flatter mon égo vieillissant…”
Zed (27 ans, mais filant tout droit sur ses 16 ans) peut s’enorgueillir d’être la propriétaire de 6 paires de skis! Je n’ai rencontré personne qui en a autant. “Je les utilise tous à un moment ou à un autre durant la saison. Je skie de novembre à juin, au moins 150 sorties par année. En station, en hors-piste, en Europe, dans l’Ouest, à Tuckerman Ravine… Name it, j’y suis allée. Vivre avec une seule paire de skis? Aussi bien me mettre au tricot!” Zed m’a aussi parlé intimement de ses… différentes bottes de ski. Mais ça, c’est une autre histoire.
Photo tirée du site web de Vermont Sports
Par où commencer?
Si vous souhaitez vous constituer un carquois de skis (le proverbial quiver of skis des Américains) qui vous offre plus de possibilités, il vous faudra d’abord déterminer votre niveau de ski et établir la liste des endroits où vous skiez, ainsi que les conditions de neige que vous y rencontrez habituellement. Les conseillers en boutique sauront vous guider dans le choix des flèches qui garniront votre carquois. En général, deux paires de skis satisferont la majorité des skieurs. Des “planches” plus rigides pour une part importante des journées skiées en station au Québec, plus une seconde paire plus large et plus souple pour les journées (oh, rarissimes chez-nous!) de neige fraîche.
Photo Julie Tremblay (ZoneSki)
Avec une seule paire…
Des skis capables d’affronter presque toutes les conditions et types de terrain existent bel et bien. La catégorie dite All Mountain (Toute Neige, All Terrain, etc.) est celle sur laquelle on peut miser en toute confiance. C’est sans doute le type de skis que l’on rencontre le plus souvent sous les bottes des skieurs québécois. En boutique, les murs en sont bien garnis. De plus, bien conseillé, il est facile de trouver un ensemble skis/fixations qui fera aussi bien le travail en station qu’en hors-piste et ce, peu importe les conditions de neige.
Photo tirée du site web de Rossignol
Alors, le bonheuren ski?
Plus ou moins de paires de skis importe peu. C’est un choix personnel. Le bonheur tient davantage au moment qu’au nombre. Se gâter un brin en garnissant le mur du garage d’une belle sélection de skis ne fait de mal à personne. N’avoir aucuns skis, ça c’est malheureux! Alors Andy et sa paire de skis unique, n’a pas à s’en faire; le nirvana est déjà ici, sous ses pieds.
Si vous pensiez que le ski était réservé exclusivement à l’hiver, détrompez-vous ! La station de Mont Tremblant offre désormais une expérience de ski “estival” qui ne manquera pas de vous étonner. L’ADN de Tremblant c’est le ski. La station a donc décidé de miser sur un nouveau produit estival axé principalement sur le ski, pour initier les néophytes de la glisse parmi sa clientèle d’été composée en grande partie de non skieurs. Faisant coup double, c’est évidemment aussi l’occasion de permettre aux adeptes de retrouver le plaisir de chausser des bottes de ski hors saison, même si ce n’est le temps de quelques virages.
La technologie Neveplast
La surface synthétique de ski qui rend cette activité possible est appelée Neveplast. C’est un matériau relativement nouveau, dont l’utilisation tend à se répandre tranquillement depuis quelques années à travers le monde. Il procure une expérience très proche de la sensation de la neige réelle. Ce nouveau type de tapis synthétique, qui utilise un agencement concentrique de tiges coniques, est commercialisé pour la descente en ski, la planche à neige et le ski de fond. Même en hiver, dans certaines stations, on commence à le voir qui remplace la vraie neige à l’embarquement des télésièges.
Neveplast prétend être certifié comme ayant le même coefficient de friction entre sa surface et le ski que la neige, permettant au skieur d’avoir une bonne adhérence latérale, avec les mêmes skis utilisés sur la neige, et sans avoir besoin d’eau. Tremblant a tout de même installé un système de brumisateurs à travers la surface Neveplast pour améliorer davantage la glisse… sûrement pour compenser la faible inclinaison de la pente. De plus, après chaque remontée, un bloc spécial posé au sol nous permet d’apposer une fine couche de silicone sous les skis, ce qui contribue aussi à la bonne glisse en descente.
La piste synthétique, avec les brumisateurs en fonction.Gros plan sur les “poils” et sur un brumisateur.
L’aire de jeu
Tremblant a recouvert de cette surface synthétique toute la piste école qui est desservie par les tapis magiques « Équilibre 1 » et « Équilibre 2 ». Le départ de la piste se trouve juste en haut de l’hôtel Fairmont Tremblant. C’est évidemment une minuscule superficie comparativement au domaine skiable en hiver, mais j’ai quand même adoré mon expérience!
Le « camp de base », là où l’on chausse les skis, est sous une tente, en haut de la pente. C’est là qu’on vous prête tout le matériel nécessaire : skis, bâtons, bottes et casque. Un espace est prévu pour vous laisser le temps de vous équiper. Si vous êtes accompagnés par des personnes qui préfèrent être spectateurs, des chaises Adirondack sont placées en haut de la piste et permettront à ces observateurs de suivre vos prouesses en tout confort.
L’espace location permettant de se préparer aux descentes. Des casiers sont disponibles pour ranger nos effets personnels.Les spectateurs ne sont pas oubliés: le spectacle se déroule à leur pieds!
Mon expérience
J’ai 50 ans et je fais du ski depuis plus de 40 ans. Le but de ma présence n’est évidemment pas de m’initier au ski, mais plutôt de découvrir cette nouvelle façon de glisser, d’en comprendre le fonctionnement, de voir les sensations qu’elle me procure et qui sait, peut-être de me laisser tenter pour éventuellement partir découvrir d’autres surfaces synthétiques Neveplast installées ailleurs à travers le monde!
Je mesure 1,72 m. On me prête des skis de 160 cm de longueur. Le technicien fait l’ajustement des fixations pour que je puisse utiliser mes propres bottes de ski. J’ai longtemps skié avec des skis à courts rayons de 165 cm de longueur, donc ce n’est pas un si gros dépaysement à première vue. J’opte pour ne pas porter de casque.
Je vous donne tout de suite la recette gagnante : La meilleure façon de tirer le maximum de plaisir de cette pente pour un skieur expérimenté, est à mon avis, de skier uniquement la partie du haut, avec le maximum de vitesse au départ, et de garder une ligne de descente la plus rectiligne possible en skiant de très courts virages. Commencez votre descente dès que les brumisateurs s’activent, car ils sont intermittents. Skiez en faisant des petits dérapages contrôlés ( « skidded short turns »), agressifs (façon de parler, car on est tout de même sur une pente école!) et rythmés.
À la première descente, j’ai remarqué que tous les skieurs sont trop prudents et ne descendent pas assez vite. Malheureusement, contrairement au ski sur neige, avec ce type de surface, c’est en voulant être trop prudent qu’on a le moins de contrôle sur nos virages. Curieusement, pour avoir le maximum de contrôle, ça nécessite un maximum de vitesse, pour créer un certain « momentum », sinon la sensation de dérapage sur glace apparaît tout de suite. En effet, c’était toujours une fois rendu au bas de la piste à mon dernier virage pour m’immobiliser que j’avais la sensation de déraper sans contrôle. Si vous skiez à deux, ne tentez pas de vous immobiliser d’un coup sec en amont de votre partenaire. Une fois qu’on a compris, on fait attention.
La surface convient autant aux skis qu’à la planche à neige.
La longueur et la dénivellation de la pente sont très faibles. Il est donc important de démarrer la descente sur le point le plus haut de la pente, soit juste en avant des chaises Adirondacks. À chaque remontée, à la sortie du tapis magique « Équilibre 2 », ça vaut vraiment la peine de monter par soi-même les 2 ou 3 mètres supplémentaires pour partir d’un peu plus haut.
Les skieurs désirant tenter quelques virages à plus long rayons (« carving ») seront un peu déçus, car avec la vitesse requise, vous n’aurez le temps de faire que deux ou trois virages avant d’atteindre le bas de la remontée « Équilibre 2 ». Je ne conseille pas d’essayer d’allonger votre descente jusqu’au bas de la remontée « Équilibre 1 », car le reste de la pente devient trop rapidement un entonnoir avec une clôture de sécurité pour forcer les skieurs à ralentir avant d’arriver au bas complètement de la pente.
Un peu de patience pour remonter sans effort grâce au tapis convoyeur.
Une constatation marquante a été la présence de petites irrégularités et de bosses sur la piste. Cela peut dérouter au début, mais rapidement on apprend à tirer parti de ces imperfections pour dynamiser les virages. L’herbe avait déjà commencé à pousser à travers la surface (normal avec une telle irrigation de la pente!). À mon avis, ça ne peut que donner plus de contrôle et améliorer la descente. D’autant plus que le passage répété des carres des skis sert de “tondeuse”!
Évidemment, plus on fait de descentes, plus on s’habitue à la surface et mieux ça va. La preuve? Après ma première descente, je m’étais dit que je n’amènerais jamais des petits enfants glisser sur cette surface, car ça me semblait vraiment trop difficile… mais je suis forcé d’admettre après ma session de 60 minutes que mon opinion a complètement changé et que ce sont surtout les jeunes qui demanderont à leurs parents de revenir!
Testé et approuvé par les plus jeunes!
Un dernier conseil, apportez une paire de gants d’été, comme ceux utilisés pour le golf. Ils offrent une meilleure prise sur les bâtons de ski et améliorent l’expérience. Sachez qu’en hiver, les canons à neige souffleront des montagnes (“baleines”) de neige artificielle par-dessus toute la surface Neveplast. La neige sera étendue et recouvrira d’une bonne épaisseur la surface synthétique. De cette façon, les skieurs pourront retrouver la pente-école, en version hivernale, comme si de rien n’était.
Conclusion :
Mon expérience de ski estival à Mont-Tremblant a été à la fois surprenante et rafraîchissante. Elle m’a permis de renouer avec la joie de chausser mes bottes de ski en plein mois d’août, en attendant que l’hiver arrive pour de bon. Bien plus qu’un coup de marketing qui aurait pu fondre comme neige au soleil, Tremblant a trouvé une façon originale d’initier de futurs skieurs, à même sa clientèle estivale. Après tout, pour avoir la piqure, ça ne prend que quelques virages?
Je ne suis pas sûr qu’une activité de ski d’été de la sorte pourrait avoir du succès instantanément dans n’importe quel autre centre de ski au Québec, mais puisque Tremblant c’est Tremblant et qu’il y a déjà une forte clientèle estivale présente dans le village à chaque jour, le ski d’été représente probablement la clé de voûte qui va venir faire le pont avec les deux saisons et les deux clientèles!
PHOTO BERNARD BRAULT, 09/10/2021
Mont Sutton, Québec:
La belle chaleur des derniers jours pouvait nous porter à croire qu’on avait droit à une prolongation de l’été mais l’automne est bel et bien à nos portes! Un des indices qui ne mentent pas est l’annonce massive d’activités de couleurs et bien sûr, les incontournables bazars pour équiper toute la famille à petit prix. ZoneSki a fait un tour d’horizon de ce qui se passe dans les stations de ski de la province, en attendant que celles-ci soient toutes couvertes de blanc. (C’est un travail plutôt fastidieux! Si nous avons commis un oubli, prière de nous le signaler gentiment…)
Bas St-Laurent et Gaspésie
Le Parc Du Mont St-Mathieu vous offre des promotions pour jouer au golf jusqu’au 9 octobre et en plus vous pouvez séjourner au bas des pentes avec leur tout nouveau type d’hébergement Cool Box tout équipé. Voir le site web pour les détails.
Toutes les fins de semaine jusqu’au 9 octobre, le Parc du Mont-Comi vous accueille pour les Belles Fins De Semaine D’automne, alors que la montagne revêt ses plus belles couleurs. Une foule d’activités vous attend pour profiter du plein air. Suivez leur page Facebook pour être à l’affût des modifications en cas de mauvais temps. De plus, pour une 10e année, le 16 septembre prochain, Mont-Comi sera l’hôte du Challenge de Montagne Vélo Plein Air au profit de la Maison Marie-Elisabeth, qui vise à ramasser des fonds pour l’amélioration de la qualité de vie de personnes en phase terminale. Pour plus d’information sur ces évènements, visitez le site web de la station.
Les couleurs sont toujours au rendez-vous dans le Bas-Saint-Laurent!
En nouveauté cette année, La Station Touristique Pin Rouge et ses 5@7 Riders, les Vendredis RIDERS jusqu’au 13 octobre à partir de 16h00. Les filles, du 29 septembre au 1er octobre aura lieu L’Effrénée, un rendez-vous féminin de vélo, l’occasion parfaite de lâcher son fou lors d’un week-end tout inclus avec des tonnes d’activités prévues. Les inscriptions se terminent le 13 septembre. La série Enduro Gaspésia #2, Circuit de vélo de montagne du Québec se tiendra le 15 octobre et la Fête Des Couleurs le 24 octobre. Pour ne rien manquer, toutes les dates se trouvent sur leur page Facebook.
Cantons-de-l’Est et Montérégie
Visitez les sentiers de vélo de montagne de Bromont Montagne d’expériences, essayez Hisséo ou une foule d’autres activités offertes jusqu’au 9 octobre. De plus, les Happening d’Automne sont au programme également jusqu’à cette date, avec des défis de randonnée et de vélo de montagne, ainsi que les savoureux Vin et Terroir et Oktoberfest. Du plaisir assuré pour toute la famille. Les détails de la programmation ainsi que les billets à l’achat sont disponibles sur le site de la station.
Le Mont Sutton offre plusieurs activités vraiment amusantes, certaines jusqu’au 15 octobre. Profitez des dernières nuitées de camping ou encore de la tyrolienne à virages, activité unique en Amérique du nord. Le Festival d’Automne se tiendra pendant cinq week-ends, du 16 septembre au 15 octobre 2023. C’est le moment où la montagne révèle toute sa beauté automnale ! Tous les détails de la programmation se trouvent sur le site de la station.
Les couleurs à leur apogée en balade dans la remontée hybride du Mont Orford. Courtoisie de la station.
Mont Orford présente sa classique Flambée des Couleurs, qui aura lieu les week-ends du 16 septembre au 15 octobre. Les activités incluent un bazar d’équipement de ski. Profitez de l’occasion pour faire une balade dans la remontée hybride et participer au Festival La Grande Coulée les 15-16 & 17 septembre, le seul festival de bière en montagne au Québec. Les plus énergiques peuvent encore s’inscrire à la 7e édition de La Coupe des 3 Sommets qui se tiendra le 21 octobre, des kilomètres de marche et course en montagne vous attendent! Pour les dates à retenir et les inscriptions, visitez le site de la station.
Avec une vue panoramique à couper le souffle, Owl’s Head est l’endroit tout désigné pour vous renverser avec sa journée Owl’s Head En Couleurs le 23 septembre. Pour les plus contemplatifs, une activité de yoga est aussi au menu. La dernière soirée de BBQ en musique a lieu le 13 septembre. Tous les détails sur le site de Owl’s Head.
Ski Saint-Bruno accueille les visiteurs pour le Festival des couleurs les fins de semaine du 23 septembre au 5 novembre. La programmation très variée propose des balades en remontée mécanique, des jeux gonflables, des chasses au trésor et plusieurs autres activités pour toute la famille. Profitez-en pour vous équiper à petit prix lors du bazar d’équipement usagé, du 23 septembre au 22 octobre. Tous les détails pour le bazar sont disponibles en suivant ce lien.
Québec et Charlevoix / Chaudière-Appalaches / Centre-du-Québec
L’automne est garni au Mont-Sainte-Anne cette année. Du 16 septembre au 9 octobre, La Grande Virée Des Couleurs propose une ambiance festive et une foule d’activités pour tous. Le 23 septembre, La Fondation du Centre jeunesse de Québec lance le challenge de la Montée des Sommets GBV en invitant les gens à monter le Mont-Sainte-Anne autant de fois que possible. Par la suite, on vous met encore une fois au défi le 30 septembre. Le Défibrose Mont-Sainte-Anne est une belle activité qui demande du souffle en hommage à ceux qui n’en ont pas. Faites l’ascension et descendez la montagne autant de fois que possible et amassez des fonds pour contribuer à la découverte d’un traitement contre la fibrose kystique. Du 5 au 9 octobre, l’édition 2023 et dernier arrêt de la Coupe du monde UCI MTB promet un spectacle fort en adrénaline aux amateurs de vélo de montagne. Pour conclure, du 13 au 15 octobre prochain, le Défi des couleurs Simard comportera plusieurs parcours de course offerts dont un parcours nocturne.
Les levers de soleil sont magiques au Massif de Charlevoix. Photo Le Massif
Le Massif de Charlevoix offre une expérience unique aux plus matinaux parmi vous: Un cliché au lever du soleil, dès 5h45 le matin les samedis 16 et 23 septembre et le 7 octobre. Les couche-tard ont aussi droit à leur activité, une soirée Discoïde au restaurant Camp Boule sur l’un des plus hauts sommets de la montagne les 9 et 10 septembre. Pour d’autres activités et évènements, consultez le calendrier sur le site de la station.
Coupez la semaine en deux avec vos amis au Mont Adstock pour profiter des jeudis Bike & Beer les 14, 21 et 28 septembre de 17h00 à 20h00. Adstock en Couleurs est au calendrier les samedis et dimanche du 30 septembre au 15 octobre. Pour en savoir plus visitez le site web de la station!
Le Mont Gleason a lui aussi son événement d’automne, Gleason en couleurs, les fins de semaine du 23 septembre au 9 octobre. Les activités incluent un bazar d’équipement de ski. Pour clore les activités d’automne, une soirée Gastronomie et Après-Ski aura lieu le 26 octobre: vivez un voyage culinaire de 7 services avec le chef Danny St-Pierre et quatre restaurateurs renommés du Centre du Québec. Suivez ce lien pour plus d’information.
Le paysage pittoresque de Tingwick s’offre aux randonneurs qui visitent le Mont Gleason.
Outaouais / Laurentides / Lanaudière / Mauricie
Au Camp Fortune, vous avez tous les weekends jusqu’au 22 octobre pour zigzaguer avec la Luge en Montagne, voyager dans le vide avec les tyroliennes, surmonter votre peur des hauteurs dans le Parc Aérien et profiter du vélo de montagne. Tous les détails sur leur site web.
Réveillez le cowboy/la cowgirl en vous et faites partie de la fête à la 2e édition du Rodéo Fest de Ski Mont Blanc les 22 & 23 septembre prochains. Spectacles de motocross, épreuves de rodéo professionnel et bien plus. Dès le lendemain, relaxez au Festival des Couleurs d’Automne qui se tiendra le 24 septembre, et tous les samedis et dimanches jusqu’au 9 octobre, fête de l’Action de grâces inclusivement. Informations et billets sur le site de la station.
De son côté, Tremblant propose un calendrier qui avec des défis sportifs du type Défi 808 Bonneville à vélo les 15 et 16 septembre, la 9e édition de La Classique Salomon Tremblant, parcours de course entre 1 et 30 km le 21 octobre, et spectacles de musique avec les Week-Ends hauts en couleur du 16 septembre au 8 octobre & Mélodies d’Automne du 16 septembre au 15 octobre. Pour la liste complète, prenez le temps de lire leur site internet!
Les Sommets vous invite à Sommet Saint-Sauveur en couleurs du 16 septembre au 29 octobre. Plusieurs forfaits disponibles sur la billetterie en ligne des Sommets.
Belle-Neige offre une programmation axée sur le vélo de montagne et tiendra deux événements spéciaux en septembre. Le 16 septembre, iF3 Mtn Bike, Ski & Snowboard Sessions: “Ciné-Parc” à 15h00 et ENDURO CHALLENGE 2.0 les 16-17 et 30 septembre. Pour les détails et inscription, visitez le site de la station.
L’adrénaline est au rendez-vous avec la programmation vélo de montagne de Belle-Neige.
La Symphonie des Couleurs 2023 se tiendra les week-ends du 23 septembre au 9 octobre à Ski Garceau. Une panoplie d’activités spéciales sont au menu, dont des concerts et des balades en télésiège.
La Saison des Couleurs à Ski La Réserve : Évènements Enchantés les week-ends du 23 septembre au 8 octobre. BBQ, promenades dans les paysages envoutants, divertissements pour les enfants. Visitez leur page Facebook pour les horaires.
À Ski Montcalm, Le Bike Park Montcalm et les Sentiers multi-activités seront ouverts jusqu’au 15 octobre. Ne ratez pas l’occasion d’en profiter en plus de la journée Randonnée pédestre intergénérationnelle qui aura lieu le 7 octobre prochain, avec une activité de chasse au trésor. Musique et foodtruck vous attendent. Détails sur le site de la station.
Val Saint-Côme est également dans le bal des événements colorés avec son Festival des couleurs 2023 qui se tiendra tous les week-ends du 23 septembre au 9 octobre. VSC vous réserve une tonne d’activités des plus géniales, dont des tours d’hélicoptère, taureau mécanique, jeux gonflables et autres.
Vallée-du-Parc et ses balades zen en remontée mécanique.
Saguenay Lac-St-Jean
Le Centre Plein Air Do-Mi-Ski est fier de vous présenter à nouveau la Course le Coureur Des Bois édition 2023 le samedi 21 octobre. Une course en sentier entre 1 et 15 km. Demeurez à l’affut en visitant leur page Facebook.
Le Mont Édouard prépare une longue fin de semaine de l’Action de grâces très occupée avec le Festival des couleurs du 6 au 8 octobre. Les activités incluent un bazar d’équipement de ski.
À la belle station Le Valinouët, dans le cadre des célébrations de leur 40e anniversaire, un évènement un peu hors du commun au lieu le 16 septembre: le Spectacle de Lutte AWE- Haute Altitude. Puis, du 7 au 9 octobre se tiendra le Marché Automnal. Tous les détails de ces évènements se trouvent sur leur page Facebook.
SUTTON, 17 août 2023 – Les années de service à la montagne de Luc Boulanger, véritable pilier du Mont SUTTON, ne se comptent plus. Figure emblématique de l’industrie du ski au Québec, c’est avec beaucoup d’émotions et de fébrilité que ce dernier passe le flambeau de la direction des opérations à monsieur Nicolas Léger-Loiselle, diplômé en ingénierie mécanique et fort d’une grande expérience et grande connaissance de la montagne. Une passation des responsabilités dont le succès sera assuré par une collaboration sur quelques années, Luc Boulanger demeurant présent pour accompagner de sa précieuse expertise la nouvelle direction aux opérations.
Le Mont SUTTON, une histoire de famille Luc Boulanger, bien connu de tous, ne fait qu’un avec le Mont SUTTON. Rappelons que la station de ski a été développée dans les années 1960 par Réal Boulanger, son père, dans l’idée de faire naître au Québec une station unique où pratiquer le ski dans un décor enchanteur des Cantons-de-l’Est au cœur des fameux sous-bois. C’est donc de dire que ce dernier a grandi sur la montagne, avant même d’y skier!
Celui-ci s’est rapidement senti investi par la mission de son père, également cofondateur de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), et est demeuré actif dans le développement de la montagne à chaque étape de sa croissance, y prenant aisément les rennes. Réal Boulanger croyait fermement que le ski était un sport agréable en toutes conditions, sécuritaire et accessible à tous. Il souhaitait réunir tous les facteurs maximisant l’inexplicable plaisir à glisser sur la neige à travers les arbres avec des skis pour développer sa montagne, mais plus encore une montagne où chacun se sentirait à la maison. Il en a imaginé chaque détail dans cet esprit et, dès lors, Luc a pris part à chacune des étapes du développement terrain de la montagne.
Luc Boulanger est même l’un des rares acteurs de l’industrie du ski à avoir gradué d’un collège spécialisé en la matière! Il a acquis une notoriété telle qu’il a été maintes fois consulté par d’autres stations à titre de conseiller technique pour l’entretien des pistes et le tracé de nouvelles descentes. Cette expertise et cette influence dont s’enorgueillit le Mont SUTTON ne se sont pas amenuisées lors du rachat en mars 2016 par Jean-Michel Ryan, à la direction générale depuis 2006, Pierre Chesnay et Sylvain Gervais. La famille Boulanger ayant donné naissance au Mont SUTTON, les nouveaux propriétaires avaient à cœur de préserver l’ADN de la montagne, protégeant farouchement son cachet authentique et ses valeurs originelles. Un mandat facilité par Luc Boulanger qui a toujours travaillé de concert avec la direction.
Une suite fort prometteuse L’apport de Luc Boulanger à la réflexion et l’implantation d’un plan directeur pour faire de la station de ski une destination quatre saisons touristique incontournable du Québec a été nécessaire pour amorcer le virage quatre saisons. Déjà, la mise sur pied d’un réseau de vélo de montagne, la création d’un parcours de disque-golf, et, surtout, l’ajout de deux tyroliennes, dont une à virages qui est complètement unique en Amérique du Nord, sont venus cimenter l’offre estivale du Mont SUTTON. Des activités, soulignons-le, qui promettent plusieurs retombées positives pour l’économie locale et régionale.
Le changement de direction au sein des opérations marque ainsi un tournant majeur pour la montagne qui continue de se développer. L’arrivée à ce poste de Nicolas Léger-Loiselle vient donc consolider la direction des projets en cours et assurer leur pérennité.
Entré au Mont SUTTON en tant que responsable de la maintenance industrielle, supportant la maintenance des remontées mécaniques, des équipements roulants, du système d’enneigement et des bâtiments, ce dernier s’est bien familiarisé avec divers aspects techniques. Passionné de la montagne et de ski, il était déjà en terrain bien connu pour y avoir travaillé en tant que moniteur et superviseur de l’école de glisse pendant ses études en génie mécanique. Sa fraîcheur et son expérience sera un ajout des plus bénéfiques au déploiement de ces nouvelles avenues à titre de directeur des opérations.
Tel qu’annoncé par Jean-Michel Ryan, président-directeur général, « Nicolas Léger-Loiselle prend la relève de notre très cher Luc Boulanger qui a consacré sa vie à la montagne et aux opérations. Ce dernier continuera à nous accompagner dans le succès du Mont SUTTON afin d’assurer la bonne transition des savoirs. Nous devons remercier sincèrement Luc pour sa contribution et son dévouement! Nous sommes convaincus que cette nouvelle relève sera source garante de succès et contribuera indéniablement à la croissance du Mont SUTTON. »
Cela dit, le ski demeure l’essence de la montagne et plusieurs projets sont déjà dans la cour du nouveau directeur des opérations pour en atteindre le plein potentiel, naturellement bien épaulé par Luc Boulanger pendant encore quelques années, le Mont SUTTON n’étant certainement pas prêt à lui dire au revoir si rapidement!
L’un des premiers dossiers pilotés par la nouvelle direction des opérations est ainsi la coordination du chantier et de l’installation d’un nouveau tapis d’embarquement au télésiège IV en vue de la prochaine saison hivernale. Un chantier prometteur d’un bel avenir en constatant la complicité déjà palpable des deux hommes!
Après une saison marquée par des chutes de neige abondantes qui ont favorisé la présence des skieurs sur les pistes, l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ) a pu célébrer dignement en profitant des derniers virages de la saison au Sommet Saint-Sauveur. Cette fête sur la Côte 70 et au pied de la station représente le point final de la saison 2022-23 et les bilans préliminaires indiquent une saison fort appréciable. À l’occasion de son congrès annuel rassemblant ses membres et partenaires, l’ASSQ a également souligné les efforts collectifs et les bons coups au sein de l’industrie, comme en fait état son communiqué de presse envoyé hier, tout juste à la clôture du congrès.
Photo Christophe Deschamps
Des chiffres encourageants pour une année “post-pandémique”
Les résultats préliminaires menés par la chaire de tourisme de l’UQAM indiquent que 2022-23 fut “la meilleure saison des 16 dernières années. Un total de 6,6 millions de jours-ski ont été enregistrés, une hausse de 5 % par rapport à l’année dernière. La levée des mesures sanitaires a grandement contribué à la hausse des ventes de billets journaliers de 14 %, et près de 350 000 abonnés de saison confirment le record d’abonnements de saisons, record repoussé pour une 3e année consécutive.” Certaines régions ont bénéficié d’une hausse marquée de leur achalandage, notamment l’Outaouais, les Laurentides et Chaudières-Appalaches.
« Une fois l’hiver bien lancé au début du mois de janvier, les skieurs ont su en profiter grandement. Le fait demeure que la période névralgique des Fêtes, en baisse constante depuis quelques années, pose un défi de taille pour l’industrie qui doit s’adapter au réchauffement climatique constaté en début de saison, » précise Yves Juneau, président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec.
Souligner le dépassement des stations: les prix d’Excellence de l’industrie du ski
Chaque congrès annuel représente une occasion de mettre en lumière les efforts et accomplissements des stations de la province. Les prix d’Excellence sont remis suite au verdict d’un jury constitué d’acteurs importants de l’industrie du ski. Pour la saison 2022-23, les prix suivants ont été décernés:
Implication sociétale et rayonnement dans la communauté: Bromont, montagne d’expériences, Cantons-de-l’Est
Station de ski écoresponsable et durable: Parc du Mont-Bellevue, Cantons-de-l’Est
Développement de nouveaux skieurs et ou fidélisation d’une clientèle ciblée: Ski Saint-Bruno, Montérégie
Gestion de risques (100 000 jours-ski et moins): Mont Edouard, Saguenay-Lac-Saint-Jean
Gestion de risques (100 000 jours-ski et plus): Corporation Ski & Golf Mont-Orford, Cantons-de-l’Est
Gestionnaire de la relève (100 000 jours-ski et moins): Mathieu Desmarais, Station récréotouristique du Mont-Adstock
Gestionnaire de la relève (100 000 jours-ski et plus): Jean-François Gour, Station Mont Tremblant
Un nouveau prix a fait son apparition dans la liste, le prix hommage “Pour l’amour du ski”, en l’honneur de Louis Dufour. La vie de ce bâtisseur grandement impliqué dans les Laurentides et dans toute l’industrie du ski a été largement célébrée depuis son décès en février 2022. La phrase fétiche de M. Dufour est donc mise en valeur par le titre du prix, qui est remis à une station de ski s’étant démarquée dans les résultats du sondage de satisfaction de la clientèle réalisé par la firme IPSOS. Les critères évalués sont l’amabilité des employés, la satisfaction du service et l’appréciation générale. La station qui a remporté les honneurs du prix “Pour l’amour du ski” pour la toute première édition est le Mont Grand-Fonds, qui célébrait aussi son 50e anniversaire d’existence cette année.
L’équipe de Mont Grand-Fonds, récipiendaire du prix Pour l’amour du ski, entourée de David Dufour, fils de Louis Dufour et vice-président exécutif pour Les Sommets et de Jean-Michel Ryan, président du conseil d’administration de l’ASSQ et président-directeur général de Mont Sutton. Photo ASSQ
L’été 2023 sera une occasion pour l’industrie de réfléchir aux différents enjeux touchant à l’exploitation et au développement des stations de ski de la province, allant des changements climatiques bien présents à l’entretien routinier des infrastructures jusqu’à l’intelligence artificielle en passant par les défis constants de l’embauche de personnel et de la fidélisation de la clientèle. Certaines stations bénéficient d’une pause estivale pendant que d’autres entament les opérations de leur parc aquatique ou de leurs sentiers de vélo de montagne. Pour les skieurs, on se reverra à l’automne, dès que les nuits sont assez fraiches pour permettre l’enneigement. Bon été à tous!