Côtes 40-80, Sainte-Adèle

Cette petite station était située au cœur de la ville de Sainte-Adèle, sur la rue Émile Cochand, et à une certaine époque, elle était très populaire car facile d’accès. On retrouve dans la littérature différents dénivelés, mais le plus réaliste en est un de 100 à 110 mètres. Selon les époques, on parle de 6 ou 7 pistes. Il y a eu jusqu’à 3 arbalètes.

Des années 1928 à 1939, l’hôtel Maison Blanche opérait la station de ski qui était donc connu sous le nom de < Maison Blanche >. Il n’y avait pas de fil-neige au tout début. On peut voir sur la photo que le prix du billet pour une journée était de 50 cents.

Puis en 1939, M. Tom G. Potter a acheté l’hôtel, a démoli celui-ci, et en a construit un nouveau sous le nom de Ste. Adèle Lodge. Aucune superstition, car l’inauguration de l’hôtel a eu lieu le vendredi 13 décembre 1940. L’une des épinglettes de cet hôtel montre que l’on offrait des activités hiver comme été. Pour ce qui est de la station de ski, elle a changé de nom pour < Côtes 40-80 >, le nom viendrait des numéros de cadastre de l’époque.

Vers 1940, Phil Fermanian, fondateur du Cinéma Pine à Sainte-Adèle, a tourné un petit film sur le ski aux Côtes 40-80. Son fils Tom m’a permis de faire des photos venant de ce film. Je l’en remercie.

Ces photos montrent des skieurs partant des hôtels et des maisons pour se rendre à la station. Sur la troisième photo, on remarque que certains portent des vêtements utilitaires alors que d’autres veulent être à la mode.

On constate qu’il y avait peu d’obstacles empêchant les skieurs de se rendre en ski à la station. C’était normal de faire cela, car il n’y avait pas encore une séparation nette entre le ski de fond et le ski alpin.

Les deux premières photos montrent le petit fil-neige à la gauche de la station, et la dernière photo montre le plus long fil-neige au centre de la station.

De tout temps, la galanterie est de mise.

On remarque que les bâtons de ski sont longs, beaucoup plus appropriés pour le ski de fond que le ski alpin. La troisième photo est toute aussi vraie aujourd’hui. Il y a des skieurs qui skient en confiance et d’autres qui sont craintifs.

Les trois photos suivantes forment un tout. La première photo montre Aurore Fermanian, la mère de Tom Fermanian, et cofondatrice du Cinéma Pine. À ses côtés, c’est Archie Karibian, le cousin de Tom. Puis c’est un couple d’amis. Finalement, ces quatre personnes descendent la piste bras dessus – bras dessous.

J’ai eu le grand plaisir de connaître pendant plusieurs années Théodule Huot (1917-2012), mieux connu sous le nom de Titi. On peut le voir en action sur ces 2 photos avec des skis de plus de 200 cm. Il est membre du Temple de la Renommée du ski des Laurentides.

J’ai skié à cette station dans les années 1950, alors que les remonte-pentes étaient des fils-neige, soit une grosse corde. Nous n’avions pas le choix d’utiliser des mitaines doublées de cuir. Une particularité de l’époque, on attachait le billet de ski avec une broche ayant un petit morceau de plomb à un bout. L’autre bout était rentré dans un trou, et on écrasait le plomb pour fermer l’attache.

Je ne connais pas la date, mais la station de ski est devenue la propriété de la ville de Sainte-Adèle suite à un don de Charles Bronfman. Voici deux photos de février 2004 faites par F. Massicotte, un plan des pistes et deux épinglettes de la station. La ville a fermé la station le 23 mars 2008, pour raison de non-rentabilité. Je remercie Louise Chartier pour la très belle photo qui est au début de l’article et qui date des années 1960.

Depuis 2015, l’endroit est devenu un centre de vélo de montagne. Cette photo est de Google.

Cet article fait partie de la section sur les stations de ski du Québec qui sont aujourd’hui fermées. Comme la grande difficulté d’un tel travail est de trouver des photos et de l’information sur ces stations, si vous détenez des perles concernant une station oubliée ou fermée et que vous souhaitez les partager avec l’auteur, vous êtes invité à communiquer avec lui par courriel afin de lui permettre d’ajouter de l’information à un dossier existant, ou d’inclure une autre station à cette section à l’adresse suivante: stations.fermees.qc@gmail.com

La chance des débutants: plusieurs formules pour s’initier à la glisse

On a tous dans notre entourage une famille de non-skieurs. Oui, ceux-là, qui voient passer vos photos de ski et qui ne comprennent pas trop pourquoi vous avez le sourire fendu d’un côté à l’autre du casque… certains plus curieux que d’autres vous ont peut-être déjà demandé de leur montrer à skier, espérant atteindre votre niveau de plaisir rapidement. Si vous avez été pris au dépourvu, voici quelques pistes à explorer pour les aider à s’initier -jeunes autant que vieux! Et qui sait, peut-être que grâce à vous, quelques futurs skieurs pourront profiter d’une sortie scolaire parce qu’enfin, Papa ou Maman aura dit oui en sachant que c’est une super activité! (Bonus: c’est pas super compatible avec des écrans, des mitaines!)

Initiations urbaines gratuites pour les plus jeunes

Cette année, Expérience Maneige est accessible à deux endroits pour initier gratuitement les jeunes de 5 à 8 ans: le Centre de la nature de Laval, et le Bal des neiges de Gatineau. Aucune réservation nécessaire, surveillez les heures d’ouverture et d’opération. Tous les détails sur le site de Maneige.

Des jeunes découvrent le ski au Centre de la nature de Laval. Photo Maneige

Pour tous: Ma première fois

Ce programme, mis en place il y a quelques années déjà, est l’ultime tout-inclus de l’apprentissage de la glisse. Pour 30$, le forfait donne accès à l’équipement, l’accompagnement dans un secteur d’apprentissage, et même un billet pour profiter de l’endroit après la leçon. Comme nos voisins anglais disent, c’est un « no-brainer » pour choisir par où commencer! Le programme est offert dans plus de la moitié des stations de la province. Il suffit de réserver sa date et de suivre les instructions disponibles en ligne.

En décembre dernier, une grande journée a eu lieu pour plus de 150 participants, qui ont été initiés simultanément aux joies du ski et de la planche à neige. Dans le cadre du lancement du programme Ma première fois, l’Association des stations de ski du Québec avait lancé l’invitation à des organismes venant en aide aux nouveaux arrivants et aux jeunes en difficulté, en plus d’un concours massif sur les médias sociaux. Nous avons pu en être témoin, voici ce que ça donne en images!

Images et montage Danny Gosselin

Apprendre par soi-même

Certains futurs skieurs peuvent être intimidés à l’idée d’interagir avec un moniteur. Bien que cette interaction permette une progression plus rapide, les parcours d’apprentissage autonome ont la cote pour plusieurs raisons, notamment l’absence de barrière de langue, et une plus grande liberté dans le rythme à l’apprentissage. Ski Saint-Bruno est devenu maitre dans l’art de la pente d’apprentissage autonome avec le parcours SKIGO/SNOGO. Suivez les instructions en ligne, et bon apprentissage!

Une image 3D du secteur d’apprentissage de Ski Saint-Bruno. Source: site web de la station

Quelques pentes-école encore gratuites

Plusieurs parents skieurs connaissent déjà la tactique: certaines stations de ski offrent les billets de ski gratuitement aux enfants de 5 ans ou moins, d’autres offrent plutôt l’accès gratuit à la zone d’apprentissage pour tous. En 2023, c’est la grande région de Québec qui remporte la palme de l’accessibilité des pentes-écoles: Stoneham, Le Relais, Mont Sainte-Anne et le Centre de plein air de Lévis permettent à tous les débutants de fréquenter gratuitement leur secteur dédié à l’apprentissage. Dans les Cantons-de-l’Est, Bromont montagne d’expériences offre également l’accès gratuit à la pente école à tous les futurs amoureux de la glisse. De plus, à partir de la période de Relâche 2023, les résidants de Bromont bénéficient d’un accès gratuit à l’ensemble du Mont Soleil.

Les participants tout sourire après leur initiation à l’aide du programme Ma Première Fois à Bromont, montagne d’expériences. Photo Maneige

Le Défi ski Leucan est de retour pour une 18e édition

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Montréal, 24 janvier 2023 – Leucan est fière d’annoncer le retour du Défi ski Leucan, coprésenté par Fenplast et Desjardins, pour une 18e édition. Leucan invite la population à s’inscrire à l’une des six montagnes participantes et à dévaler les pentes en soutien aux enfants atteints de cancer et leur famille.

Pour une première fois cette année, le volet corporatif sera offert aux participants sur toutes les montagnes. Ceux-ci auront ainsi le choix entre le volet participatif et le volet corporatif. Le volet participatif consiste à créer une équipe d’une à quatre personnes et amasser un minimum de 500 $ pour les enfants atteints de cancer et leur famille. Le volet corporatif, quant à lui, consiste à créer une équipe de quatre à huit personnes, amasser un minimum de 1 500-2000 $* pour Leucan et participer à des activités de teambuilding.

*Le montant minimum varie d’une montagne à l’autre.

Un événement de collecte essentiel pour les enfants atteints de cancer

Depuis 2006, le Défi ski Leucan a mobilisé plus de 25 000 skieurs et planchistes qui ont amassé plus de 9 millions pour la cause.

« Notre monde s’est écroulé lorsque notre fille a reçu un diagnostic de cancer des reins. Rongés par la peur et l’inconnu, Leucan s’est présentée à nous dès le lendemain de l’admission de Savannah en oncologie. Ça nous a fait un grand bien de constater que nous n’étions pas seuls à traverser cette épreuve. On nous a offert du soutien immesurable sous toute forme », mentionnent les parents de Savannah, 3 ans, atteinte d’une tumeur de Wilms.

L’activité hivernale de collecte de fonds la plus accessible au Québec

Le Défi ski Leucan est un événement festif et familial s’adressant aux skieurs et planchistes de tous âges et niveaux. Le Défi ski Leucan est l’activité parfaite pour garder le moral tout en soutenant une cause hautement valorisée par les Québécois.

Pour veiller au succès du Défi ski Leucan 2023, Leucan est heureuse de pouvoir compter à nouveau sur la participation de Fenplast et Desjardins à titre de coprésentateurs. Ils sont des alliés importants pour Leucan, puisque leur commandite permettra de remettre une somme encore plus importante aux familles dont l’enfant est atteint de cancer.

« Je suis fier de me mobiliser encore une fois cette année pour venir en aide aux enfants atteints de cancer à remonter la pente. Ça me touche beaucoup de voir, année après année, la solidarité des participants envers la cause. Je vous invite à me suivre et à vous inscrire à cette 18e édition », explique Jean Marchand, président de Fenplast.

Pour la 7e année consécutive, Leucan est fière de pouvoir compter sur la participation de Félix Séguin, descripteur principal des Canadiens de Montréal à TVA Sports, à titre de porte-parole provincial de l’événement.

Leucan invite la population à visiter le defiski.com pour plus d’information et à s’inscrire à l’un des sites suivants :

  • Chaudière-Appalaches : Station récréotouristique du Mont Adstock (11 mars 2023)
  • Estrie : Bromont, montagne d’expériences (11 mars 2023)
  • Mauricie-et-Centre-du-Québec : Vallée du Parc (18 mars 2023)
  • Québec : Station touristique Stoneham (25 mars 2023)
  • Abitibi-Témiscamingue : Mont-Vidéo (25 mars 2023)
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean : Valinouët (25 mars 2023)

À propos du Défi

Le Défi ski Leucan, c’est des heures de ski ou de planche à neige et plusieurs activités sur sept montagnes et un centre au Québec en soutien aux enfants atteints de cancer et leur famille. Il s’agit d’une activité conviviale, familiale et participative à la portée des gens de tous âges. Les participants forment une équipe d’une à quatre personnes et amassent un minimum de 500 $ en dons pour Leucan pour participer au volet participatif. Chaque membre de l’équipe doit effectuer une descente à l’heure pendant tout l’événement. Visitez le defiski.com.

À propos de Leucan

Leucan s’engage depuis plus de 40 ans à soutenir les enfants atteints de cancer et leur famille, dès le diagnostic et à toutes les étapes de la maladie et de ses effets. Fidèle alliée de centaines de familles, de milliers de membres à travers le Québec, l’Association offre des services distinctifs et adaptés grâce à une équipe qualifiée, ayant développé une expertise de pointe dans le domaine. À ces services s’ajoutent le financement de la recherche clinique et le Centre d’information Leucan. Grâce à ses neuf bureaux, Leucan est présente à travers la province.

Le Valinouët, 11 février, une bordée de douceur !

Quelle satisfaction de se lever le matin avec l’impression de redevenir un enfant. Je ne tenais plus en place simplement de penser que j’aurais le droit aux pentes du Valinouët et en plus recouvertes d’une bordée de neige 100% naturelle, toute fraîche. Il n’était pas question que je manque cela, car les bordées de plusieurs centimètres se font plus rares qu’à l’habitude sur la montagne et se laissent désirer cette saison.

Mon attirance envers la poudreuse

Depuis quelques années, j’ai bien compris que je suis chercheuse de poudreuse. À dire vrai, si c’est dur comme de la pierre, il y a des chances que je ne sois pas sur les pentes. Le mercredi soir, je m’installe confortable dans mon sofa et j’analyse les centimètres qui tomberont la fin de semaine. Le gros lot est tombé sur ma région cette semaine ! Enfin, un beau 38 centimètres d’or blanc s’est déposés sur le domaine skiable du Valinouët. Le Versant Nord-Ouest étant très peu souvent ouvert, j’avais la certitude que j’aurais du gros « fun » d’arriver à la première heure du matin. Je me suis littéralement précipitée le plus vite possible vers ma pente préférée du versant : « La façade » ! Une piste très à l’ombre tôt le matin, mais toujours remplie de neige, car elle n’est jamais damée; étant tout au fond, c’est une petite oubliée.

Avoir plus de « guts »

La douceur d’une bordée de poudreuse nous permet d’ouvrir la machine, car tout le monde sait que de faire une chute sur un lit douillet ne fait pas mal à comparer d’une zone bétonnée. Voilà comment je me sens après une journée de tempête… J’ai du « guts » ! Ouf ! Clairement, si vous me connaissez, avec mes 20 années d’expérience en planche à neige, je ne suis pas la fille qui fait des sauts, ni celle qui prend des risques inutiles. Mais quand c’est doux, c’est doux ! Je prends plus de risques (calculés!), je saute de petits sauts en bord de piste. Je vais même dans des endroits un peu plus difficiles pour moi comme par exemple : « La machette » !

Mon coup de coeur « La Blackburn »

La plupart du temps, l’accès à cette piste est difficile quand tu es en planche. Mais aujourd’hui, la montée était damée, ce qui m’a permis de me précipiter pour y voir la vue magnifique que procure le haut de cette fabuleuse piste de niveau extrême. C’est, à mon avis, LA place au sommet où il faut prendre le temps de faire une pause et méditer sur tout ce qu’il y a de bon dans notre vie. Prendre du recul et respirer le grand air pur tout en contemplant la chaîne de montagnes des Monts Valin.

C’est comme ça que je les aime !

En ce 11 février, les sous-bois du Valinouët étaient faits pour moi. À la fin de la journée, ceux-ci étaient toujours praticables pour une personne douillette comme moi. En d’autres mots, je ne suis pas une fille qui se lance dans les sous-bois s’il est digne d’une pente à bosses glacée avec des arbres comme obstacles. Comme tout le monde, plus il y a de la neige dans un sous-bois, plus on le trouve agréable.

Allez visiter le paradis de l’or blanc cet hiver devrait être mis à votre agenda pour l’une des journées futures cette saison. Bon ski !

Belle Neige, 11 février, une station qui porte bien son nom

Après quelques semaines sans avoir mis les skis dehors, j’avais choisi une station qui figure parmi mes préférées pour profiter de la superbe température qui s’annonçait samedi… mais vendredi soir, j’ai décidé de changer de destination et mettre le cap sur Belle Neige. À 40 minutes de chez moi, c’est du gâteau!

Piste Pierre Vérot, tellement agréable à descendre

Je visite Belle Neige à chaque saison de ski, j’essaie de le faire à quelques reprises dans la saison. Chaque fois, c’est du soleil mur à mur, un ciel, mais d’un bleu hallucinant, presque toujours sans nuages et des conditions de glisse superbes. C’est à croire que je choisis ce type de journée pour y aller. C’est ce qui en fait l’une de mes stations favorites dans les Laurentides.

Quand je vous dis un ciel bleu… Vue Dynamique

Encore une fois on a dû subir les caprices de Dame Nature vendredi, de la pluie. De la pluie qui a affecté les conditions de glisse, mais pas tant que ça au final. Qui a besoin de tous ces panneaux d’avertissement quand on est ouvert à 100%! On skiait sur un fond durci avec une surface granuleuse. J’ai rencontré des balles de golf dans les pistes difficiles comme L’Avalanche et Nancy Green mais je me considère chanceuse d’avoir pu les descendre car elles étaient occupées exclusivement par les clubs de compétition une bonne partie de la journée, de même que la Blizzard par le club des « Bosseux », de dire le jeune Théodore 8 ans, un futur Mikaël Kingsbury.

Une image vaut mille mots ou dans ce cas tout plein …

À Belle Neige, c’est du plaisir garanti pour tout un chacun, peu importe le niveau. Très populaire et vraiment amusante, la Ridercross est maintenant ouverte, elle longe la Gentille. Moi je l’ai vraiment adorée. Faut être quand même assez habile et avoir le contrôle de ses planches parce que ça peut aller assez rapidement. Bifurquez un peu vers la gauche en la descendant et on se dirige vers le parc à neige qui n’est pas piqué des vers lui non plus. Les cours de ski Freestyle se donnent dans le parc à neige et croyez- moi, on en voit des pirouettes et des sauts!

Ma piste préférée du jour, Ridercross

Pour une descente un peu plus tranquille, la Pinsonneault qui est de toute beauté. Nommée en l’honneur de M. Paul Pinsonneault, un patrouilleur qui est malheureusement décédé aujourd’hui mais qui a su laisser sa marque dans cette montagne. On voit aussi une affiche commémorative à son sujet à l’entrée du Sentier des Toutous, LA piste la plus aimée des enfants.  

Piste Pinsonneault, un appel au calme
Entrée du Sentier des Toutous

Le 25 février prochain est la date prévue pour l’inauguration de la nouvelle remontée mécanique Fenster, ce qui devrait améliorer de beaucoup la situation au niveau de l’attente, surtout dans les heures où les cours commencent. On attend toujours la confirmation de la date de la mise en opération de celle-ci. Suivez Belle Neige sur les réseaux sociaux pour le rien manquer.

Nouvelle remontée Fenster
Ya du monde à messe!

La station a 60 ans, ça se fête! Pour ce faire, ils ont organisé plusieurs évènements dont des soirées d’humour, en passant par une journée démo de skis lors de la Tournée Cime FM, la Tournée Chiropratique qui est déjà passée à la station, la Tournée Maneige et j’en passe. Une image du calendrier juste pour vous.

OUPS, Nou-Nou a peut-être un peu trop fêté ?!
Calendrier des évènements 2023

En terminant, ceci m’a bien fait rire. Le nom de cette activité offerte est plein d’humour. On vous offre du vélo de montagne de type enduro & cross-country. Les noms de tous les sentiers sont tout aussi drôles. Ceci n’est pas disponible en hiver, mais…la randonnée alpine oui et ce à un prix très abordable.

J’ai déjà entendu ça quelque part ?!

Encore une fois, superbe journée passée à Belle Neige, à très bientôt.

Mont Adstock, 9 février, ça tombe à pic.

Le dicton de la station, si vous pouvez skier Adstock vous pouvez skier partout. Croyez-moi, le dicton est bon. Les pistes sont à pic à souhait pour les experts pendant que les skieurs d’autres calibres y trouvent aussi leur compte. Lors de ma visite, les seniors avaient un rabais de 50% pour y skier. La montagne offre un dénivelé d’environ 258 mètres, ce qui semble peu, mais les pistes procurent une belle dose d’adrénaline.

En plein centre de la montagne, la piste Le Géant couple le souffle lorsqu’on y plonge les skis. On y sent presqu’un vertige, tellement l’accélération est rapide. Le bon vieux télésiège quadruple Samson s’acquitte très bien de sa tâche. On y a ajouté un tapis roulant il y a quelques années afin de faciliter l’embarquement ainsi qu’un portillon RFID pour valider votre passage. Les plus jeunes peuvent aller glisser sur des chambres à air et en ce jeudi, il y avait beaucoup de jeunes qui profitaient de ces installations de glissade.

Ce qui ajoute au plaisir de skier cette station, c’est la gentillesse des clients et du personnel. J’ai eu l’impression de visiter une grande famille. Rapidement, les gens viennent nous parler et on échange sur le ski et sa journée. La bonne humeur est contagieuse partout sur la montagne. C’est remarquable de voir les gens de tout âge dévaler les pentes avec aisance.

J’essaie de visiter Adstock au moins une fois par saison depuis une quinzaine d’années. L’an dernier et cette année, il y avait un grand vide à la station. L’absence de Richard Setlakwe était palpable. Le simple fait de mentionner son nom auprès des habitués et les visages s’illuminaient. Ce pionnier du ski visitait la station presque tous les matins pour y faire quelques descentes et ensuite se rendre à son commerce, Mode Setlakwe de Thetford-Mines où il opérait une boutique de sports avec des équipements de ski à rendre jaloux ses compétiteurs. Richard est décédé en juillet 2021 à l’âge de 87 ans. J’ai un souhait, que la station lui rende hommage d’ici peu de la façon qu’ils trouveront appropriée. D’ailleurs, j’ai cru un moment qu’un télésiège portait un message d’amour pour lui. Je m’étais trompé, ce message s’adressait à un autre Richard, lui aussi bien connu à la station.

Au printemps, le chalet à la base de la montagne sera démoli et on construira un chalet tout neuf. On me confirme qu’on va tout faire pour conserver le cachet chaleureux du vieux chalet tout en fournissant à sa clientèle des locaux plus modernes. D’ici là, je vous invite à consulter l’horaire des promotions à la station si vous désirez vous y rendre. La station est située tout près de Thetford-Mines en Chaudière-Appalaches. Il faut environ 1h30 minutes de Québec pour s’y rendre. Adstock m’est devenu un incontournable que j’essaie de visiter au moins une fois par hiver.

Passez les voir, votre visite tombera à pic.

Mont Grand-Fonds, 7 février, en toute zénitude

Faire une journée à cette station de Charlevoix est un pur plaisir. Grand-Fonds est située à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de la Malbaie. De Québec, il faut moins de deux heures pour s’y rendre en voiture. D’ailleurs quelle route et quel paysage à couper le souffle.

Sur place, on y découvre une belle montagne d’environ 383 mètres de dénivelé et un accueillant chalet. Lors de mon passage, seulement le bon vieux télésiège quadruple Samson (non-débrayable) et le tout nouveau tapis magique pour l’apprentissage étaient en opération. Le télésiège a suffi amplement à la demande alors que le tapis magique a fait le bonheur des tout petits qui y étaient en bon nombre avec parents et éducateurs. En rare période d’achalandage ou le week-end, le t-bar vient s’ajouter aux remontées.

La montagne fait face à l’ouest et par temps clair et ensoleillé comme lors de ma visite, on sent la chaleur de Galarneau lors de la remontée. Au sommet, les pistes faciles sont à gauche et graduellement, le niveau change vers des pistes pour skieurs intermédiaires et finalement pour les experts. Au centre, c’est du sérieux pour les experts. Plus à droite, vous avez le secteur du Lynx avec des sous-bois à couper le souffle. La station était ouverte à 100 % lors de mon passage. Le relief des pistes est varié et on ne s’y ennuie pas. La piste signature, Les Bouleaux, une piste vallonneuse, offre quelques arbres faciles à contourner pendant une descente relativement agréable pour les skieurs intermédiaires.

Cet hiver, la restauration est ouverte, mais la cuisine est fermée en début de semaine. On y trouve de la soupe maison, des sandwichs et des produits en comptoir. Le chaleureux bar Le Sommet est aussi fermé en début de semaine. Le problème de main d’œuvre et l’achalandage à la station en début de semaine oblige la station à agir ainsi. Croyez-moi, ce n’est rien pour gâcher votre visite. Le rapport qualité/prix est imbattable et l’accueil chaleureux des employés est fantastique. À chacune de mes visites, les patrouilleurs sont là pour répondre à mes questions. Ce sont eux qui connaissent le mieux les pistes. N’hésitez pas à leur parler, ils se feront un plaisir de vous aider. D’ailleurs lors de mon passage, Bertrand et Claire ont partagé quelques descentes, me racontant les plaisirs que leur montagne offre aux usagers. Si vous avez un peu froid ou désirez prendre une pause, un petit chalet au sommet offre un refuge pour adeptes de la raquette et skieurs. On y retrouve souvent des patrouilleurs.

Grand-Fonds est un des secrets les mieux gardés du Québec pour les adeptes de la glisse. La variété des pistes, la qualité de l’entretien et du damage, mais surtout l’accueil de ses employés en fait un incontournable pour le skieur qui désire passer un agréable moment de zénitude. J’ai rencontré des visiteurs occasionnels comme moi et eux aussi n’avaient que des éloges à faire de leur visite. Mes pistes favorites aujourd’hui ; la Florence, la Mary-Grace et Les Braconniers. Cette dernière m’a redonné une bonne dose d’adrénaline lors de mes descentes.

J’ai déjà hâte d’y retourner.

Mont Orford, 6 février: Bouche bée

Près du sommet les conifères sont à l'échelle de l'environnement alpin exposé aux éléments.

Alors que j’ai passé mon dimanche dans une station des Laurentides où il avait pourtant neigé durant la nuit précédente, j’étais revenu à la maison déçu. Aucune sensation particulière n’était ressortie de ma journée. Peut-être était-ce la grisaille (encore elle). Cependant, ce lundi éclatant à Orford me ramène au cœur de ma passion d’hiver, le ski.

Un terrain de jeu sérieux

Avec ses trois sommets, la station culmine à 850 mètres alors que le dénivelé est de 590 mètres. Répartis sur trois sommets, les 44 pistes et les 11 sentiers d’ascension ont de quoi vous laisser bouche bée. Il y a ici des sous-bois et des à-pics à couper le souffle, n’en doutez pas. Je n’étais pas venu à Orford depuis l’hiver dernier et j’avais oublié combien la station peut nous ébranler. Je débute ma journée avec une succession de deux montées en randonnée alpine sur le mont Alfred-Desrochers par le sentier L’Hermine. Que de neige! Comme plusieurs autres skieurs et planchistes avant moi, je ne peux résister à l’envie de redescendre sous la falaise qui domine le flanc gauche du sentier sur son dernier tiers. Dans un dévers parfois prononcé, j’essaie tant bien que mal de rester debout parmi les obstacles. J’ai aussi chaud en descendant qu’en montant! Par ailleurs, la station est victime de la popularité toujours croissante du ski de randonnée. Le sentier dans lequel je monte est entrecoupé d’une multitude de raccourcis et de passages alternatifs qui ne peuvent qu’altérer la forêt et augmenter l’empreinte du passage des skieurs. On peut faire mieux, je crois.

Enfin sous la neige

Comme les autres stations des Cantons de l’Est, Orford peut enfin clamer être sous la neige. Malgré cela, plusieurs pistes sont encore fermées et attendent d’être enneigées par les opérateurs. Tout ça est en route. Dans les pistes les plus pentues, on se retrouve rapidement sur des surfaces très fermes, voire glacées. Mère Nature a encore du travail à faire. Soyons juste, cependant, plusieurs pistes gardent mal la nouvelle neige dû à leur inclinaison et non pas tant à cause du manque de neige naturelle. C’est le cas de quelques passages de sous-bois particulièrement audacieux et accidentés. D’ailleurs, c’est de loin que j’observe les Petit Canyon et Porc-Épic… Je suis trop chicken pour m’y aventurer! Les pistes marquées double diamant noir d’Orford méritent tout à fait leur niveau indiqué.

Plaisir retrouvé

Hier, dans les Laurentides, j’ai skié machinalement malgré la nouvelle neige. Mais aujourd’hui, sous le soleil et dans un domaine skiable impressionnant, je retrouve plaisir et satisfaction. Je ne me « tanne » pas de skier. Tout au plus ai-je parfois, comme hier, une petite déception. C’est de courte durée; rien de tel qu’Orford pour me redonner mon entrain. Et je ne suis pas seul en ce lundi. La journée débute calmement, mais les visiteurs continuent d’affluer tout au long de la journée. Il y beaucoup d’adolescents en journée pédagogique dans le coin. Ils sont ici. Chanceux, va! Des trois sommets que j’explore, mon préféré est définitivement le mont Orford à proprement parler. Entre des pistes marquées diamant noir et la verte 4 km (pas si verte que ça au départ!), j’ai beaucoup de plaisir à travailler ma technique. En effet, au delà des défis techniques qu’offre la station, le vent est une constante ici. Le sommet Orford est particulièrement balayé et poli par les vents parfois très forts qui produisent donc des surfaces très dures. C’est pour cette raison qu’on retrouve à son sommet des pare-vents de plus de deux mètres de haut. Quoi qu’il en soit, passer une journée ici, en rando alpine ou en pure glisse, est une belle occasion de repousser ses limites. Ou d’y rester confortablement lové! Vous aimeriez alors le sommet Alfred-Desrochers, mieux protégé du vent et avec de belles pistes marquées bleues et vertes. À bientôt, Orford!

Mont-Alta: Un quinquennat de huit ans

Si on lui avait dit qu’un jour il serait responsable d’un domaine skiable dédié à la randonnée alpine, Jason Hodkin aurait franchement éclaté de rire: mais pourquoi diable se lancerait-il dans cette aventure? Aujourd’hui, près de huit ans après avoir mis le doigt dans l’engrenage, il n’a toujours pas la réponse complète. Chose certaine, savoir qu’il contribue à la nouvelle vie d’une ancienne station de ski opérée en modèle classique jusqu’en 2014 fait partie des éléments qui le rendent fier. Après avoir fait table rase sur les infrastructures en place, la station désormais vouée aux activités « hors-piste » a accueilli ses premiers membres en 2015-2016. Portrait de l’évolution de l’endroit.

Après le flottement, les multiples chantiers

Ce n’était pas une petite tâche qui attendait M. Hodkin alors qu’il a repris les rennes de l’endroit. Bien conscient du potentiel de la montagne, le nouveau directeur général n’était toutefois pas au bout des découvertes et apprentissages que la gestion d’un tel projet allait lui offrir. Il fallait tout d’abord faire un nettoyage en profondeur, coordonner les corvées d’entretien des pistes et des boisés, planifier les investissements et les divers chantiers de destruction, puis de construction… on aurait le vertige pour moins que ça! (Lisez l’article publié en 2016 qui retrace les diverses étapes parcourues lors de la première saison d’opération.)

L’endroit est particulièrement prisé lors des lendemains de tempête: la « snow belt » des Laurentides ne déçoit que très rarement! Photo M-A Brissette

Dans les cinq premières années de sa nouvelle vie, le Mont-Alta a subi un rafraichissement de plus de 250 000$. Aménagement forestier, construction de la pergola, installation du refuge et du local du patrouilleur, drainage stratégique pour favoriser l’écoulement de l’eau, nivelage du stationnement, signalisation des pistes… tout a été revu et amélioré pour combler les abonnés et visiteurs journaliers de la montagne. Cela peut sembler énorme comme montant, mais en comparaison avec les coûts d’exploitation d’une station au modèle classique avec remontée mécanique, les dépenses sont minimes. Il faut toutefois parvenir à les financer! M. Hodkin y arrivait en partie en louant la montagne à des événements sportifs, ce qui, ajouté aux montants de la vente des abonnements, permettait des petites améliorations d’année en année.

La pergola et le départ d’un sentier d’ascension. Photo P. Teasdale
L’intérieur chaleureux de la pergola. Photo G. Larivière

Les défis du maintien des lieux

Contrairement à la croyance populaire, il ne faut pas simplement que la neige tombe pour que la montagne vive et que les skieurs s’y amusent. En saison, chaque bordée demande évidemment la visite d’un déneigeur pour rendre le stationnement utilisable; les sentiers d’ascension, pistes et boisés sont fréquemment inspectés pour s’assurer que les arbres tombés ou branches cassées ne créent pas des risques supplémentaires. De plus, le Mont-Alta a à coeur le confort de ses membres et tient à s’assurer que la pergola offre un feu accueillant et que les toilettes chimiques ainsi que le refuge soient entretenus régulièrement.

Si vous avez déjà été abordé par un grand gaillard au large sourire lors de votre visite au Mont-Alta, vous avez sans doute rencontré le patrouilleur en service, François-Xavier (Ef Fix pour les intimes!). Jusqu’à tout récemment, il était le seul employé à temps plein de l’endroit. « Toutes autres tâches connexes » est la meilleure description de son rôle: assurer la sécurité des pistes, ouvrir et fermer les barrières du stationnement, veiller à ce que les visiteurs soient bien titulaires d’un abonnement de saison ou d’un billet invité, et répondre à toutes sortes de questions tout au long de la journée. Oui, vous pouvez venir avec votre chien, mais gardez-le en laisse! Oui, le refuge est chauffé. Non, vous ne pouvez pas rester après 16h00.

François-Xavier, toujours fidèle au poste. Photo G. Larivière

Sans François-Xavier, la montagne ne pourrait pas accueillir ses abonnés, assurances obligent. Dans les dernières semaines, au tout début de 2023, Jason Hodkin a réussi à agrandir l’équipe sur place, ce qui donne un peu de répit à François-Xavier. Hors saison, seul le directeur général s’occupe de la gestion de la vente des abonnements de saison, des communications en tout genre avec la clientèle et les divers intervenants ainsi que les bénévoles, ce qui demande de quelques heures par semaine à plusieurs dizaines d’heures de travail par mois pour M. Hodkin, qui assume ces tâches bénévolement…

Jason Hodkin prend quelques minutes pour répondre à mes questions tout en entretenant le feu. Photo G. Larivière

La pression financière et humaine

Alors que je recueillais ses propos en novembre 2020, Jason Hodkin abordait sa sixième saison avec un optimisme frileux: malgré la bonne réponse et le vaste soutien de la communauté qui est maintenant habituée aux bonnes pratiques en vigueur au Mont-Alta, la pandémie a jeté une chape de plomb sur les états financiers de la montagne. En effet, depuis son relancement en formule randonnée alpine, la montagne allait être rentable pour la première fois en 2019-2020, lors de sa cinquième année d’existence. Le confinement et l’annulation forcée des événements prévus au printemps 2020 ont donc créé un trou qui allait être difficile à combler… en plus des reports ou remboursements des ventes effectuées pour les abonnements de saison. Heureusement, en regardant la saison 2022-23, le directeur général peut affirmer avec fierté que la montagne est officiellement rentable.

Tous les détenteurs d’abonnements de saison signent des conditions d’utilisation à l’achat de leur droit de passage. Un rappel est toutefois pertinent… Photo G. Larivière

Dans l’ensemble, les utilisateurs qui fréquentent le Mont-Alta en prennent grand soin des lieux et donnent un coup de main au « contrôle »: si un abonné présent constate qu’un visiteur ne dispose pas d’un abonnement de saison ou d’un billet clairement affiché, il s’efforce de le conscientiser sur l’importance d’acquérir son droit de passage. Malgré quelques épisodes de vandalisme ou de vol rapportés dans les dernières années, les infrastructures sont bien maintenues et la santé de la montagne est bonne. Au cours des sept dernières saisons complètes d’opération, aucun incident n’a été rapporté aux services d’urgence. Somme toute, le portrait est positif! Sauf pour la facture annuelle des fameux frais « fixes » qui, ironiquement, augmentent. Ces frais incluent entre autres les assurances, le déneigement du stationnement, et le fauchage des pistes. Vous devinerez que la hausse des prix du carburant se répercute sur ces sommes: pour la saison en cours, c’est environ la moitié des revenus des ventes d’abonnements qui est allouée aux factures récurrentes; les assurances ont quant à elles grimpé en moyenne de 8% par année depuis le début. Ça en laisse bien peu pour payer la modeste équipe du Mont-Alta!

Pour combien de temps encore?

Cette question, Jason Hodkin se la pose chaque printemps, avant de lancer la pré-vente des abonnements de saison. Les différents défis qui se présentent à lui, notamment les aléas météos, l’aspect financier, et la crainte d’un jour perdre sa petite équipe agrémentent la réflexion annuelle. Heureusement, il peut aussi compter sur une équipe de bénévoles principalement affectée à l’entretien des lieux, ce qui donne une bonne dose d’optimisme à Jason dans ses réflexions. Ainsi, malgré les changements climatiques, le ski au Mont-Alta est encore et toujours possible, et tous les acteurs impliqués souhaitent continuer à améliorer les lieux, accueillir les skieurs et assurer la pérennité des lieux, pour le plus grand plaisir des amateurs de randonnée alpine!

Lectures complémentaires:

  • De nos archives:

    Le Massif de Charlevoix, 4 février: bonheur frisquet!

    Aujourd’hui, j’ai pris la meilleure décision depuis longtemps: celle de découvrir le Massif de Charlevoix par un samedi frisquet! Le mot est faible, puisqu’à mon arrivée à la station vers 9h45, le mercure indiquait -26°C. En raison des conditions météo dignes du pôle nord, la station était fermée la veille. En ouverture progressive, les télécabines étaient accessibles à partir de 10h00 puis les télésièges à partir d’environ 11h00. La luge était ouverte et le secteur hors-piste fermé.

    Le froid en aura éloigné plusieurs puisque le stationnement était très peu garni, ce qui m’a permis de garer ma voiture à seulement quelques pas de la télécabine. Il va sans dire que l’attente aux remontées mécaniques a été nulle ou très courte tout au long de la journée. Étant bien habillé, la météo ne m’a pas incommodé outre mesure.

    Accompagné de Julie, une skieuse occasionnelle, j’allais enfin parcourir cette réputée montagne pour la première fois (super!) sur une neige damée de qualité extra-moelleuse (absolument génial!) avec un beau ciel dégagé laissant découvrir un paysage à couper le souffle (I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E!).

    La vie est bonne, c’est mon anniversaire, et il n’y a qu’un mot pour décrire mon sentiment : bonheur!

    J’ai bien ri en voyant mon ombre quelque peu brouillée sur cette photo…
    Voici Julie qui m’accompagne, dans la piste l’Échouage, en fin d’après-midi.

    Bonheur bleu

    Je le savais, j’ai vu beaucoup de photos au fil du temps et on me l’a tellement dit… Il n’en demeure pas moins que je n’avais pas pu m’imaginer à quel point la vue du ciel bleu et du fleuve pouvait y être pittoresque! Le Massif de Charlevoix n’a certes pas l’exclusivité des beaux paysages au Québec, mais il se démarque assurément de par sa grande proximité du fleuve Sainte-Laurent. Ce qui étonne le plus, c’est que la vue soit aussi belle, sinon davantage, rendu presqu’au bas des pistes.

    J’ai remarqué que les bâtisses du sommet, de la base ainsi que le Club Med étaient de couleur et d’architecture plutôt sobre. C’est comme si on avait voulu que les installations se fondent à la nature et au décor sans trop vouloir la déranger. Moi qui m’attendais à y voir des infrastructures d’un grand chic moderne qui rappelle des hôtels dernier cri, je fus agréablement surpris d’y découvrir un cachet un peu plus naturel, voire traditionnel, bien en phase avec la région.

    Par moment, on ressent une impression de vertige à la vue de ce spectaculaire paysage!

    Bonheur blanc

    Mère-nature a l’habitude d’être généreuse dans les parages, et cette année n’y fait pas exception puisque déjà 335 cm de neige sont tombées sur la montagne depuis le début de l’hiver. Avec toute cette neige ainsi que les précipitations des derniers jours, on ne pouvait s’attendre qu’à des conditions optimales, et ce fut le cas! Les pistes damées étaient moelleuses et les pistes en bosse et les sous-bois étaient pleins de neige encore fraîche. Pour bien en profiter, des guides d’une gentillesse et d’une générosité exceptionnelle conseillent les skieurs au sommet quant aux meilleures itinéraires de pistes à emprunter en plus de répondre aux questions des gens.

    Puisque le grand air donne faim, nous avons dîné à la cafétéria située au chalet du sommet. D’abord, elle est jolie, spacieuse et bien aménagée, mais surtout, on y sert autre chose que des pogos, de la poutine et des hamburgers. J’ai choisi ce qui est, parait-il, un classique de la place: le spaghetti bolognese, accompagné d’un excellent potage. Julie a choisi des cannellonis au fromage et épinards. C’est peut-être le prix d’un repas dans un restaurant moyen de gamme, mais c’est absolument succulent! Le Massif semble avoir initié une tendance il y a quelques années en étant parmi les premières stations de ski à offrir autre chose que du fast food ou des menus du jour plus ou moins convaincants.

    Bonheur vert

    Étant accompagné par une skieuse débutante ayant moins de 10 sorties à son actif, je ne vous cacherai pas mon appréhension à l’amener sur une si grosse montagne. Si nous avions précédemment visité le Mont Sainte-Anne pour se préparer au Massif de Charlevoix, je réalise aujourd’hui que nous nous somme trompé, n’ayant pas fait les choses dans le bon ordre!

    Le constat est le suivant : la station possède plusieurs pistes faciles très accessibles. Bref, on ne les a pas coloré en vert sur la carte des pistes pour rien, pour le plus grand bonheur de Julie qui a adoré parcourir ces longues descentes douces de plus de 5 km. De mon côté, je me suis également gâté en skiant quelques pistes intermédiaires, dont la Desjardins dans laquelle je me suis laissé aller à des virages rapides.

    Voici l’itinéraire vert (dans le sens de facile) que nous a conseillé un guide et qui est, selon nous, le plus approprié pour les enfants et les débutants : La Jean-Noël – La Gagné – La Combe – l’Ancienne.

    Notre coup de coeur vert : l’Échouage.

    J’ai déjà hâte de revenir au Massif de Charlevoix, d’autant plus que je n’en ai découvert aujourd’hui qu’une toute petite partie d’un endroit qui en a tant à offrir! Je le répète : que du bonheur!