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    Mont Sutton, le jour de la skinusite: 14 mars 2018

    La journée a commencé sous le signe de l’incertitude. Après avoir pelleté 10cm de neige plus-mouillante-que-collante, on a pris la direction de Sutton, avec l’espoir que la différence de température ville-montagne soit suffisante pour préserver les 44cm annoncés par la station dès l’aurore. À notre arrivée (tardive) sur place, nous voilà en plein questionnement: les gens quittent! Les voitures laissent place à des espaces libres dans les premiers stationnements, la cafétéria se remplit… est-ce qu’on a manqué notre coup? Est-ce que c’est déjà fini?

    Après avoir scruté les visages des skieurs qui arrivaient au pied des pentes, en direction du télésiège II, on s’est dit qu’on avait peut-être encore des chances. Dans la transition en diagonale vers le IV, on a bien entendu les YAHOO en écho entre les arbres: ouf! Il en reste encore… ils nous en ont laissé! C’est donc majoritairement dans les secteurs IV et VII (mention spéciale au bas de la Bou-Bou et à l’Escapade!) qu’on a passé notre temps, pour ensuite aller terminer la journée dans une enfilade Séduction – Sous-bois IV – Crocodile – Extase.

    Et la dernière piste, d’entre toutes, méritait son nom extatique aujourd’hui! De la neige à profusion, moins de vent que sur le reste de la montagne, et encore des traces à faire devant le patrouilleur qui fermait, patiemment, à supporter nos cris de joie et nos rires incrédules. À en juger des sourires croisés ici et là à travers la montagne, plusieurs skieurs ont profité d’une skinusite aujourd’hui! Espérons qu’ils se remettront vite sur pied… ou pas!

    p.s. Il reste tout plein de neige… pendant la journée, environ 15cm supplémentaires sont tombés. Le fond est loin, c’est les plus belles conditions de la saison à Sutton, profitez-en!

    L’hydratation en ski: le porteur d’eau gelée

    Photo Hydraflask

    Trop occupé à skier, on oublie souvent qu’on se déshydrate aussi rapidement l’hiver que l’été. Sur les pistes, boire de l’eau permet de conserver son efficacité et de récupérer plus rapidement, un avantage intéressant pour ceux qui comptent skier plusieurs journées d’affilée. Pourtant, quand il fait froid, rester bien hydraté n’est pas toujours évident… surtout si votre précieux liquide s’est transformé en glace !

    Comment éviter que votre eau ne gèle ?

    Il n’existe pas de solution miracle pour éviter à l’eau de geler quand les températures chutent sous zéro, mais voici quelques petits trucs pour essayer de retarder ce moment :

    1. Buvez souvent : Voilà un bon truc pour vous garder hydraté tout au long de votre sortie de ski ! D’autant plus que boire assez fréquemment permettra à l’eau de bouger à l’intérieur de la bouteille. Ce mouvement aidera à retarder le moment où votre liquide commencera à geler.

    2. Utilisez de l’eau tiède : Avant de partir pour la journée, remplissez votre bouteille d’eau tiède ou chaude. Une fois lancée sur les pistes, elle finira éventuellement par refroidir, mais le moment où elle commencera à se figer sera considérablement retardé.

    3. Profitez de votre chaleur corporelle : Peu importe quel système vous utilisez pour transporter votre eau, tentez de le garder le plus près possible de votre corps. Si vous avez un petit sac, vous pouvez même le mettre sous votre manteau pour tenter de déjouer les températures les plus glaciales.

    4. Pensez isolation : Équipez-vous d’une bouteille isotherme ou d’un sac d’hydratation isolé.

    Quel système d’hydratation choisir ?

    1. Le sac d’hydratation

    C’est une option très populaire et particulièrement pratique pour les aventures en hors-piste. Il existe plusieurs types de sacs d’hydratation de tailles variables. Les plus grands modèles offrent une plus grande polyvalence, car ils possèdent souvent les mêmes détails techniques qu’un sac à dos régulier, en plus d’être équipés d’un dispositif pour vous garder hydraté. Certains modèles, comme le CamelBak Phantom LR, sont conçus spécifiquement pour les sports de glisse et sont dotés, entre autres, de ganses pour suspendre votre planche et votre casque. Il est également possible d’acheter simplement un réservoir à eau et un tube, si vous possédez déjà un sac à dos compatible.

    Par temps froid, il est important de souffler un coup dans le tube après chaque gorgée. Cela permet de faire sortir les gouttelettes d’eau s’accumulant des espaces plus étroits comme le bec et qui seront les premiers à geler, rendant le système inutilisable.

    Si vous cherchez à vous procurer un sac d’hydratation et que vous comptez l’utiliser régulièrement lors de sorties de ski, vous pouvez opter pour un sac et un tube isolé ! Certaines marques, comme Platypus par exemple, proposent ainsi des accessoires spécifiques afin d’isoler votre système d’hydratation.

    2. La bouteille isotherme

    Il s’agit de la fameuse bouteille Thermos. Elles sont habituellementconstituées d’une paroi double afin que leur contenu intérieur n’entre pas en contact direct avec l’extérieur. Cela permet de conserver les liquides le plus près de leur température initiale le plus longtemps possible. Ainsi, l’eau froide restera froide plus longtemps et l’eau chaude prendra bien plus de temps avant de tiédir.

    La bouteille isotherme est une très bonne option pour transporter du liquide quand le mercure est sous zéro. Elle est surtout la meilleure compagne des amateurs de thé ou de ceux qui ont besoin de leur dose de café, même en haut de la montagne.

    3. La bouteille d’eau régulière

    Si vous cherchez une option un peu plus abordable, il est toujours possible d’emporter une bouteille d’eau régulière avec vous. Assurez-vous cependant de ne pas la remplir au complet, si jamais l’eau venait à geler, la bouteille pourrait se fissurer, voire éclater. Pour éviter que cela, des marques comme Nalgene proposent des bouteilles incroyablement résistantes même confrontées à un froid polaire.

    Un dernier petit truc ? Il paraît qu’ajouter l’équivalent d’un bouchon de vodka au contenu de votre bouteille pourrait aider à retarder le moment où l’eau gèle… À vous de voir si l’astuce fonctionne ou pas! Mais ne perdez pas de vue que l’alcool provoque le contraire de l’effet souhaité de l’eau: il déshydrate!

    Alta, Utah: Sa Majesté l’authentique!

    Notre voyage de ski au Utah tire à sa fin. Nous avons joué fort et joyeusement à Solitude, Snowbird et Alta. C’est là que nous passons notre dernière journée de ski. Nous sommes venus à cette dernière à deux reprises durant notre séjour. On en reprendrait volontiers, mais deux facteurs nous en empêchent: la fin du voyage et nos genoux en compote!

    Ce matin au lever, le mercure marque 6 degrés Celsius en ville. Les prévisions sont au chaud même à Alta. Dès 10:00, il fait 5 degrés à la base. Ski de printemps en vue? En après-midi, c’est en effet ce que nous réserve la moitié inférieure de la montagne. Les bosses (à perte de vue, je le jure!) que nous skions sont tendres, sans toutefois être constitués de neige mouillée.

    Quelques mots au sujet de Salt Lake City: La capitale des Mormons est une ville très américaine avec ses autos-reines, ses rues à sens unique à six voies, ses très nombreux restaurants de type restauration rapide, ses sans-abris ivres et son centre des congrès. La ville est relativement peu attrayante. N’eut été du ski et des Mormons, on en parlerait très peu. Pour le night life, faudra repasser! Cependant, pour des skieurs comme MJ et moi, la proximité des stations de ski (à seulement 35 minutes d’auto) et la facilité de déplacement à pied en ville sont des atouts. Il y a quelques bonnes adresses culturelles et culinaires, mais on n’est pas à Whistler ni dans les Alpes Autrichiennes… On vient ici pour le ski. Ou pour Dieu, c’est selon.

    Puisque nous savons déjà ce que nous voulons explorer aujourd’hui, nous ne perdons pas de temps en salutations. Nous voulons éviter les damées devenues fermes (six jours après la tempête et suite à plusieurs cycles de transformation du manteau neigeux) et rapides, mais sans intérêt pour nous. Nous recherchons les descentes qui n’ont jamais reçu la visite d’un BR400. Oh boy, comme nous sommes bien servis! Du terrain vaste (quasiment sans limite), épique et tellement invitant nous attend dans tous les secteurs et dans toutes les directions. Attention: Il faut rigoureusement respecter les limites marquées de la station. « Passer sous la corde » c’est s’exposer dangereusement aux nombreuses avalanches qui ont lieu depuis dimanche. On en voit les traces tout autour de nous… Et nous skions souvent, avec la bénédiction de la patrouille, dans les débris des cônes d’avalanche.

    Alta, bien que plus modeste en superficie et dénivelé que Snowbird (sa voisine, qu’on atteint par une piste au sommet: Sugarloaf Pass) demeure un domaine skiable très grand et plein de défis. Une très grande proportion des pistes est tout simplement sans nom! La carte des pistes montre des pistes numérotées, mais le terrain accessible est si grand qu’on peut descendre pratiquement partout. Pourvu qu’on en ait le guts! Alta est un lieu quelque peu mythique: télémark, simplicité, terrain difficile, neige naturelle et abondante. Authentique, elle est! Le temps s’écoule lentement ici. D’ailleurs, quelqu’un devrait dire au lifty barbu de la remontée Collins que le patchouli n’est plus in… depuis 1975. J’y repense: il n’était même pas né ce gars-là!

    La base, située à 8 500 pieds, a deux zones: Albion et Wildcat. Le sommet culmine à 10 500 pieds. La base Albion donne accès à un domaine limité et peu élevé, pour les débutants. La remontée Sunnyside permet toutefois d’accéder à une autre, Supreme, qui elle, nous amène au royaume du ski de haute voltige. L’autre base, Wildcat, est celle de prédilection pour un accès direct à toutes les grandes aventures. Notez qu’à Alta tout ce qui est plus difficile qu’intermédiaire est identifié d’un seul losange noir. Cela regroupe à la fois des damées pentues et des couloirs étroits et périlleux (si vous manquez un virage)! Évidemment, il y a des avenues mémorables pour qui est prêt à faire du boot pack et des traversées parfois assez longues. Avec ses 117 pistes répertoriées et ses 2 200 acres, Alta est fort respectable. Les défis sont à la hauteur de tous, du débutant à l’expert trés confirmé. Petit anomalie: la station n’accueille pas les planchistes…

    À cause de l’altitude il y a relativement peu d’arbres, donc de sous-bois. Le terrain est expansif et ouvert. C’est le royaume des bols alpins et des ridges exposés. Les couloirs et autres passages coupe-gorges sont légion. À mi-montagne, on retrouve deux restaurants de type fast food. Ils sont agrémentés de terrasses extérieures.

    Je ne sais plus si c’est elle ou moi, mais il y en a un des deux qui met l’autre au défi aujourd’hui. Malgré notre fatigue croissante après cinq jours d’aventure, MJ et moi continuons à nous pomper les quads dans du terrain sérieux et magnifique. Après 33 ans je croyais bien la connaître, mais MJ m’a impressionné sur ses planches (encore une fois)!

    Demain, nous visiterons le temple Mormon et le centre-ville de Salt Lake City. Nous essaierons de masquer notre déception de devoir retourner à la vie normale. D’ailleurs, « normale » ça devrait être la semaine que nous venons de passer; pas celle qui s’en vient…

    Suivez le guide au Mont Avalanche

    Photos Robert Rousseau

    Le skieur en vous a envie de nouveauté? La planchiste que vous êtes veut visiter une station hors des sentiers battus? Vous êtes en quête de découverte dans les Laurentides? Le Mont Avalanche sera tout désigné! Située à St-Adolphe d’Howard dans la partie ouest des Laurentides, à une douzaine de kilomètres à l’ouest de l’autoroute des Laurentides, cette station gagne à être connue. Prêt pour la visite du domaine skiable?  Suivez le guide qui vous emmène visiter ses coups de coeur!

    1) L’horaire d’ouverture garantit de belles conditions! La station faisant relâche du mardi au jeudi en semaine, les conditions de neige naturelle seront des plus invitantes à compter du vendredi. Présentant une offre de 13 pistes sur un dénivelé skiable de 165 mètres, la station peut vous sembler plus modeste vis-à-vis ses consœurs, mais toute comparaison s’arrêtera ici. La qualité du terrain n’aura d’égal que le plaisir que vous éprouverez en arpentant les sous-bois variés aux parcours authentiques ainsi qu’à la piste centrale bien accidentée vous laissant pratiquer un style libre bien à vous. Enfin, les pistes damées bien entretenues permettront tant aux débutants qu’aux plus expérimentés d’alterner le court et long rayon selon vos goûts du moment.

    2) Les pistes la Bordée ainsi que la Coulée bordent l’ensemble du domaine skiable au deux extrémités de la station. Ceinturant la station, ces deux pistes seront idéales pour une balade familiale, pour une douce promenade ou encore pour l’apprentissage des sports de glisses. Ces deux descentes vous permettront de jeter un coup d’œil tant du côté cour que du côté forêt! De plus, vous serez séduit par la beauté des paysages. Les possibilités de photos seront nombreuses afin de capturer un souvenir qui vous rappellera votre visite en ces lieux. La piste Douce offrira une agréable variante de la piste la Coulée. Celle-ci offrira une descente parallèle à la Coulée.

    3) Pour plus d’intensité, les pistes de calibre intermédiaire le Pic et l’Intrépide permettront aux skieurs et planchistes de faire des descentes sportives en bénéficiant de pentes asymétriques modérées. Le haut de la piste Intrépide se décline en une pente serrée en angle, tandis que la finale dans la piste le Pic offrira une pente constante invitant à une accélération. Sa voisine, la piste Canon bas présentera une pente similaire sur un parcours plus étroit. Enfin, la piste Avalanche, parcours emblématique de la station permettra au plus expérimentés de s’adonner à une descente rapide où les dénivellations surprises ne seront pas à prendre à la légère, tout particulièrement sur la seconde moitié du parcours où la haute vitesse vous propulsera dans les airs subitement ! La concentration sera de mise.

    4) Les sous-bois accidentés vous offriront beaucoup de plaisir tout en pratiquant vos habiletés. Le Sentier des Toutous de calibre intermédiaire aura tous les attributs d’un sous-bois de qualité. Véritable piège à neige, la variété de combinaison permettra à tous de sillonner à travers la forêt dans un rythme soutenu. Quant aux Sous-Bois A et B, ils présenteront une multitude de facette allant de passages serrés dans un secteur de conifères, de terrain pentu bien accidenté tout en étant relié par un secteur ressemblant à une clairière en plein cœur de l’endroit. Le plaisir sera assuré et l’envie de multiplier les descentes dans ce coin sera addictif, tout particulièrement lors des journées de poudreuse !  Enfin, les amateurs de terrains accidentés laissé à l’état naturel trouveront leur compte dans la piste Canon. Situé au centre du domaine skiable à proximité de la remontée, la piste Canon se prendra telle un escalier géant où les saut et manœuvres d’adresses entre bosses et rochers se succéderont à un rythme soutenu. Amateur de sauts et de style libre : l’endroit sera tout désigné pour exprimer vos habiletés !

    5) Ailleurs en station, il y a de quoi plaire à toutes les clientèles: le parc à neige est aménagé au bas de la piste Intrépide; un tapis magique permettra aux apprentis planchistes et skieurs de développer leurs habiletés sur un terrain bien aménagé attenant au chalet fraîchement rénové et offrant les commodités de repas, d’équipement tout en bénéficiant d’un espace afin de se préparer pour la sortie de glisse. De plus, la station offre un sentier d’ascension en forêt pour la randonnée alpine et la raquette, ainsi qu’un sentier de fatbike pour ceux qui voudraient compléter leur expérience de ski par une autre activité.

    Le Mont Avalanche est ce genre de station où vous aimerez revenir pour le plaisir de skier dans un endroit authentique. Sise à une altitude à la base de 400 mètres, l’endroit est favorisé par les accumulations de neige par rapport à ses voisines plus au sud. La poudreuse surprise sera souvent au menu! Fuyez les foules… et découvrez cette station qui mérite votre attention!

    Suivez le guide au Mont Adstock

    Photos Martin Dumas

    Le Mont Adstock est situé en Chaudière-Appalaches, à quelques minutes de Thetford Mines. Ma première visite à cette montagne remonte au temps où j’étais un jeune coureur, il y a tout près de trente ans. Natif de la Mauricie, j’étais un habitué de stations au dénivelé modeste. À l’approche de cette station, je dois vous avouer qu’elle m’a un peu intimidée. Ce pic de montagne a une altitude de 712 mètres et un dénivelé de 335 mètres. Et lorsqu’on y arrive de par Thetford, ce massif se dresse devant vous et semble destiné aux skieurs expert seulement, mais il n’en est rien!

    1. Les débuts en famille

    La vie m’ayant amené à m’installer en Chaudière-Appalaches, c’est donc dans cette superbe station que mes deux plus vieux y ont fait leurs débuts. C’est en 2005 que j’ai vraiment découvert cette station et les gens qui l’habitent. Tout y est pour l’apprentissage: une pente école accessible, une école de glisse professionnelle et pour le développement, une équipe de course très performante. En plus de la pente école, une autre piste familiale vous est offerte, La Coulée, un beau boulevard large et constant où il est facile d’apprendre. De plus, La Contour, piste de niveau intermédiaire, est très appréciée des jeunes enfants puisqu’elle propose des petits à côté tout au long de la descente: de petits sauts, des détours et des bosses qui développeront rapidement leurs habiletés.

    2. Des monts et des lacs

    Je ne peux pas vous parler du Mont Adstock sans vous parler de la vue incroyable qui s’offre à nous. On y voit du sommet plusieurs lacs, dont le Lac à la Truite, qui est la prise d’eau pour l’enneigement. On y a aussi une vue splendide sur le Lac Saint-François, un joyau régional. J’adore aussi la vue des montagnes qui se dessine à l’horizon.

    3. Du «carving» à haute vitesse

    La montagne est plutôt escarpée. Plusieurs pistes sont donc classifiées comme intermédiaires, carré bleu, ou expertes, losange noir. De ce fait, il est donc possible d’y faire des descentes à une très bonne vitesse lorsque l’achalandage le permet. La piste La Géante est, en ce qui me concerne, la piste de carving par excellence de la station. Selon une application sur mon téléphone, j’y ai déjà atteint 140kmh!!! Juste d’en parler je ressens encore la dose d’adrénaline.

    4. Des sous-bois et La Défi

    Plusieurs sous-bois ont été aménagés au cours des dernières années, ça donne beaucoup de diversité à la montagne. Et il y en a pour tous les calibres. La Moniteur est un magnifique sous-bois pour débuter en hors-piste, tandis que La Bénévole, avec son couloir escarpé, vous donnera certainement des sensations fortes. Que dire de La Défi Adstock, mon coup de cœur, un mur abrupt qui, lorsqu’il y a de la neige à profusion, devient une piste double losange où même certains enfants un peu plus expérimentés y trouvent leur compte. C’est d’ailleurs dans cette piste que j’ai vécu une de mes plus belles journées de ski à vie. Il était tombé plus de 60cm de neige dans la semaine. Dès son ouverture le jeudi matin, j’étais présent. J’y ai effectué douze descentes sans arrêt. J’étais complètement épuisé, mais des souvenirs inoubliables.

    5. Une communauté impliquée

    Étant une station régionale, l’implication du milieu et de plusieurs bénévoles est essentielle à la réussite. Au fil des ans, j’ai rencontré plusieurs personnes qui y investissent beaucoup de temps afin d’en faire profiter les amateurs de glisse de la région et d’ailleurs. À chaque visite on y sent le côté familial. Les gens sont accueillants et souriants, ça sent le bonheur.

    En terminant, je vous invite cordialement à venir découvrir ce bijou qu’est le Mont Adstock. Vous pouvez y aller pour la glisse, mais aussi pour plusieurs autres activités. En effet, la station vous offre des glissades sur tubes ainsi que des sentiers de raquettes. Le chalet est aussi accessible au motoneigiste, en tant que relais, par la Trans-Québec # 25. De plus, avec les nouvelles offres d’hébergement, de restauration et d’activités en tous genres, venez vous amuser au Mont Adstock, et, par la même occasion, pourquoi ne pas en profiter pour séjourner dans notre magnifique région?

    Suivez le guide au Mont Gallix

    Photos K. Lavoie, M-M Rioux, B. Philippi

    La Station de ski Gallix (Mont Trouble) est une belle petite montagne située sur la Côte-Nord entre Sept-Îles et Port-Cartier. Avec 22 pistes et 185m de dénivelé, elle offre une belle variété de pistes de niveau débutant à avancé.

    Cette station offre à ses utilisateurs une qualité de neige incroyable année après année et ce, tôt en saison. Pour ma part, ce que j’apprécie particulièrement de cette montagne, c’est son côté familial. Plusieurs familles viennent passer leurs fins de semaine à Gallix, ce qui dynamise beaucoup les lieux. On constate que la station déploie des efforts afin d’attirer les familles et ainsi assurer la relève pour les années futures. Il n’est pas rare de pouvoir skier avec 20 à 40cm de neige au-dessus des bottes. C’est un plaisir indéniable pour les amateurs de poudreuse.

    1) Ma piste damée préférée

    Il s’agit de la Jean-Guy Normand. Cette piste bleue a été renommée il y a quelques années à la mémoire d’un homme d’affaire de la région qui a offert de très bons services à la station. Cette piste offre un bon dénivelé et avec sa terminaison dans le bol, elle nous permet de bien se réchauffer les jambes pour la journée. Cependant, pour les skieurs moins expérimentés, je conseillerais davantage la piste Molstar pour débuter à la station.

    2) Lors des journées de poudreuse…

    Pour ma part, j’aime bien me diriger du côté gauche de la station. Il s’agit du côté plus expert (double losange) de la montagne. Cette section compte entre autres la fameuse Suicide. Cette piste est assez pentue, surtout lorsqu’on la regarde au bas du télésiège. Elle peut nous rendre un peu hésitant, mais avec un 20 à 30cm de poudreuse, elle donne des émotions fortes à bons nombres de skieurs et planchistes. On peut entendre crier plusieurs wouhou lorsque les skieurs effectuent leurs premières traces! Pour les skieurs moins téméraires, la Monaghan et la Michel sont aussi de belles pistes à descendre lors des journées de poudreuse.

    3) Le nouveau secteur hors-piste de la station

    Ouvert depuis l’hiver 2016-17, ce versant situé à l’arrière de la montagne offre aux amateurs de ski et de planche avec peaux une tranquillité et un terrain vierge assuré à chaque descente. Accessible uniquement avec les peaux d’ascension avec une approche de seulement dix minutes, son coût d’accès journalier est très modique: 10,75$ taxes incluses. Un billet de saison est également disponible au coût de 75$ taxes incluses. Un petit chalet de service est accessible au bas de la montagne pour se réchauffer lors des journées plus froides. Cette partie, qui n’était plus exploitée depuis plusieurs années par la station, connait maintenant un nouvel essor grâce à l’engouement pour le ski de randonnée. Le secteur ne comporte pas de pistes définies. Au sommet, il y a peu de végétation. Au fil de la descente, on est naturellement dirigé vers trois choix de sorties. Le nombre de ligne possible est donc presque infini, c’est parfait pour jouer dans la poudreuse.

    Le secteur hors-piste

    4) Les sous-bois

    La station compte officiellement 4 sous-bois parmi les 22 pistes offertes. Les sous-bois de la Cascade, la Monaghan et l’Escapade sont de petits sous-bois courts et accessibles. La Panique est le sous-bois qui longe la piste La Suicide. Il est pour sa part assez étroit et demande un meilleur niveau de ski. C’est de loin mon favori le lendemain d’une tempête. La station est consciente de la demande grandissante pour les sous-bois. C’est pour cette raison qu’elle souhaite élargir ceux déjà existants et en développer d’autres.

    5) Raquette et glissades en tubes avec une remontée mécanique

    Il n’y a pas que des sports de glisse à Gallix. On y retrouve entre autres la fameuse piste de raquettes Le Palais de glace. Ces piste débouchent sur une impressionnante paroi de glace, de plus en plus utilisée par les amateurs d’escalade.

    Les glissades avec remontée mécanique offrent beaucoup de plaisir aux gens et aux familles qui l’utilisent. Le côté glissade est ouvert de jour la fin de semaine et en soirée lorsque la station est en activité. Elles sont très prisées pour les journées familiales corporatives.

    La station récréotouristique Gallix n’a peut-être pas le dénivelé et la hauteur des montagnes les plus populaires du Québec, mais elle a de quoi plaire à tous ceux qui l’utilisent. Elle se démarque par sa qualité de neige exceptionnelle, ses pistes damées bien entretenues, le peu d’attente aux télésièges et par les défis intéressants offerts pour tous les niveaux de skieurs. Je me rappellerai toujours ce qu’un membre de la station m’avait dit sur Gallix à mes débuts en ski : quelqu’un qui apprend à skier à Gallix peut se permettre de skier un peu partout par la suite. C’est bien vrai. De toute évidence, cette station aura toujours une place de choix dans mon cœur de skieur, car c’est là que j’ai vécu et que je vis encore de magnifiques moments en famille et entre amis. Il me reste seulement à imaginer le futur chalet prévu, en espérant que ce projet se concrétise prochainement.

    Snowbird, Utah: Big!

    C’est ma deuxième aventure de ski au Utah. La première m’avait rendu mélancolique; je ne voulais pas retourner à la maison de crainte de ne pas trouver le courage d’oublier mon escapade. Cette semaine, je suis de retour et j’ai dû mûrir depuis 2010 parce que cette fois je savoure chaque descente sans redouter mon départ. Ça s’explique mal, mais quiconque a déjà skié des steep and deep de l’ouest comprendra mes sentiments. Sinon, de deux choses l’une vous êtes amateurs de plages de sable peuplées de bedaines brûlées, ou vous êtes mûrs pour votre premier voyage de ski au Utah.

    Notre première journée de ski, hier, a lieu 12 heures après une tempête épique typique du Utah: 80 cm en 36 heures. Deep! Sachant très bien le sort qui attendait Snowbird et Alta, nous optons pour la plus modeste Solitude. Bien que très proche à vol d’oiseau, cette petite soeur de la famille de quatre stations de ski des deux canyons (Small Cottonwood et Big Cottonwood) attire moins les foules. Nous avons choisi judicieusement! En effet, les deux grandes soeurs ont été hors d’accès jusque vers 10:30 dû aux risques d’avalanche sur la sinueuse route 210 et dans les immenses bols exposés aux vents. Donc, hier, nous avons eu du plaisir à tracer sans fin dans beaucoup, beaucoup de neige. Et sans foule. Mais c’était sans commune mesure avec les sensations que nous avons aujourd’hui à Snowbird!

    Snowbird est vaste et haute. Son sommet est à 11 000 pieds, et sa base à 8 000. Le dénivelé est considérable. Le terrain, époustouflant. S’ouvrant au dessus de la ligne des arbres, des bols glaciaires s’étendent bien au delà de ce que la vue peut embrasser en seul regard. Des sommets vertigineux, magnifiques et parfois menaçants forcent le respect. Ce respect est toutefois mesuré car les distances et la perspective sont difficiles à apprécier.

    La station reçoit en moyenne 500 pouces de neige par année. Cette année, les accumulations sont sous la moyenne. Peut-être 250 pouces jusqu’à date… Ça fait pas pitié ça? Malgré cela, notre timing est parfait. Même si des milliers de skieurs ont attaqué (tardivement) la station hier, Marie-Josée et moi jouissons d’une qualité, et d’une quantité, de neige exceptionnelle en ce lendemain de tempête.

    La trouvaille du jour: Nous avons profité d’une visite guidée sur piste gratuite de la station. En 3 heures, nous avons pu survolé les trois secteurs principaux: Peruvian Gulch, Mineral Basin et Gad Valley. Je vous recommande cette activité offerte tous les jours. Seul, vous ne pourriez probablement pas couvrir autant de terrain à votre première visite, ne sachant pas par où commencer.

    Notre journée de ski est longue et intense. Les groomers sont parfaites et rapides; les champs de bosses sont sans fin et épuisants; les bols, vastes et choppy. Presque tout le terrain a été contrôlé pour les avalanches et est ouvert. Et des avalanches ont bel et bien eu lieu en de nombreux endroits. J’ai un coup de coeur puissant pour Mineral Basin, sur le versant opposé à Peruvian Gulch. Le terrain skiable y semble illimité et l’accès par un tunnel (juste sous le sommet de Hidden Peak) est vraiment amusant! L’absence de vent, le soleil intense et le faible achalandage font de nous des adolescents: YOLO; y’a pas de lendemain, Man!

    Bon, allez, au lit chroniqueur! Demain Alta nous attend. Je vous en reparle.

    Visage du ski: Nicolas Lemaître

    Quiconque, moniteur ou parent, a déjà enseigné le ski alpin à un enfant, sait à quel point cette tâche peut être à la fois ingrate et stimulante. Imaginez le faire avec une classe complète de niveau primaire! Mais le ski alpin n’est pas une « matière » en éducation physique, me direz-vous… à l’Académie Knowlton, oui! Tous les élèves qui fréquentent cette école des Cantons-de-l’Est apprennent à skier autant qu’à jouer au badminton. Idée folle ou projet vital? L’enseignement des sports d’hiver dans le programme scolaire public est souvent mis de côté, faute d’équipement adéquat et de financement. Le secret de la réussite du programme de l’Académie Knowlton tient en un nom: Nicolas Lemaître. Bien entouré de son équipe de bénévoles, il garde en vie et en santé cette étape de l’année scolaire en éducation physique, en amenant chaque année tous ses élèves en piste, au Mont SUTTON. Portrait d’un prof dévoué, dynamique et déterminé!

    L’ado séduit par le ski

    Derrière son grand sourire se cache une petite nostalgie alors que Nicolas évoque ses premières années sur les pentes: « Je suis un glenner! », précise-t-il. Force est d’admettre qu’avec la disparition graduelle des plus petites stations de ski, les pépinières à skieurs se font de plus en plus rares. Originaire de West Brome, la deuxième famille du futur prof était le Mont Glen, où il y a passé plusieurs années, tant dans le club de compétition que dans l’équipe de moniteurs. Au moment de ses études supérieures (sciences de l’activité physique, enseignement de l’anglais), le ski alpin fait encore partie de la vie de Nicolas Lemaître mais il était loin de se douter qu’un jour, il reprendrait le flambeau tendu par John Perry, l’enseignant en charge du programme jusqu’en 2004.

    L’adulte toujours passionné

    Pendant toute la durée de ses études, Nicolas a été impliqué dans de multiples sports, certains à un haut niveau de compétition. Sans jamais perdre le ski de vue, il a fait du triathlon et toutes les déclinaisons des trois sports de cette discipline. Pour lui, le plaisir est essentiel, tant dans le processus d’apprentissage que dans la poursuite d’un objectif précis. Lorsqu’il obtient son poste d’enseignant à la Knowlton Academy, l’héritage du programme de ski, gracieuseté de Lucille Wheeler et son mari, le séduit totalement: quoi de plus naturel que d’enseigner le ski alpin dans un programme d’éducation physique, alors que ce sport est un mode de vie et amène les jeunes à apprivoiser l’hiver!

    L’organisation et la planification du programme de ski alpin ne sont pas une mince affaire. Heureusement, le prof skieur peut compter sur l’aide d’une bonne dizaine de parents-bénévoles pour la réalisation de différentes tâches: organisation d’activités de financement, accompagnement, inventaire des équipements… mais le gros du travail repose sur ses épaules de Nicolas, puisqu’il doit gérer son cours de ski alpin comme on gère du badminton! À la fin de l’année scolaire, tout l’équipement est revu, entretenu par un spécialiste, renouvelé au besoin.

    L’arsenal de l’Académie compte environ 160 ensembles de ski alpin de toutes tailles. L’école compte 245 élèves, c’est donc dire qu’un ensemble peut servir à plus d’un élève au cours de la même semaine. Sur une période de 5 semaines, de la fin janvier à la Relâche, toute l’école goûte aux plaisirs du ski sur les pentes du Mont SUTTON. L’endroit est idéal pour le déplacement des élèves: après avoir considéré plusieurs endroits de la région, calculé le temps de route et les frais relatifs aux autobus ainsi qu’à l’accueil par la station, Nicolas s’est entendu avec la station et son école sur neige: depuis 2008, le Mont SUTTON est l’hôte des classes d’éducation physique en ski alpin de la Knowlton Academy.

    À ce stade, si vous doutez encore de la passion qui anime Nicolas Lemaître, vous pouvez cesser de lire, rien ne vous convaincra de l’importance et de la force du travail des enseignants de nos écoles! Vous voyez-vous enseigner le ski à une classe complète? Prendre en charge toute la planification et la gestion du matériel? Assurer la livraison d’un contenu pédagogique de qualité, tout en gardant le plaisir de l’apprentissage en tête, par des températures de -20°C à +5°C, sous la neige, le soleil ou la pluie? Lorsqu’on regarde le prof interagir avec ses élèves, on se demande s’il ressent le froid mordant et la faim ou la fatigue… ce qui le pousse à continuer est hors de tout doute ce feu sacré qu’il entretient, année après année, pour le plaisir de transmettre son amour du ski à cette jeunesse débordante d’énergie.

    L’infatigable père pédagogue

    Puisque la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre, les enfants de Nicolas Lemaître suivent les traces de leur père, celui-ci accordant une grande place au sport et à l’activité physique dans la vie familiale. Alors qu’il évoque les sorties avec ses enfants, Nicolas se replonge dans ses souvenirs d’enfance à lui, et constate que la consommation du ski a grandement changé avec le temps. D’une activité familiale on est passé à un produit à grand déploiement, ce qui a changé la nature du sport: on ne skie plus simplement pour le plaisir d’être en famille, on skie comme on va au cinéma ou dans le sud. Cette évolution du sport ne comporte pas que des mauvais côtés, constate-t-il: « Les stations doivent se réinventer et développer de nouveaux attraits pour les familles, ce qui leur permet aussi de s’adapter aux changements climatiques et à la demande de la clientèle! ». C’est cependant dans cette même réflexion qu’il regrette « l’extinction » des stations de ski de petite taille, familiales, où « On peut laisser les enfants être des enfants »!

    Conscient de l’évolution du sport, Nicolas tente de transmettre à sa progéniture le plaisir du contact avec la nature et de reléguer l’équipement, la technologie et la performance au second plan. Apprendre à apprécier ce qu’on a et à se réapproprier l’hiver fait pour lui partie du mandat -déjà très vaste- qu’il se donne en tant qu’enseignant en éducation physique. Puisque le ski est un mode de vie, le pédagogue insiste sur les qualités que le ski, bien qu’il s’agisse d’un sport individuel, contribue à développer chez les futurs skieurs.

    Dans deux hivers, le programme de ski alpin de la Knowlton Academy soufflera ses 50 bougies. Cinq décennies d’enseignement à de multiples générations de skieurs. Heureusement, Nicolas Lemaître est loin d’être essoufflé et continue à maintenir ce programme en santé, grâce au soutien de l’école et de la petite communauté qui l’entoure. Altruiste, il répètera à qui veut l’entendre à quel point il a de la chance de pouvoir enseigner le ski alpin à l’école publique… mais la vraie chance, ce sont ses élèves qui l’ont, année après année, de recevoir l’enseignement d’un pédagogue passionné de cette trempe.

    Snow King, Wyoming: pour le plaisir de skier en ville !

    Pour la grande majorité des skieurs et planchistes, un séjour dans la ville de Jackson rimera avec une visite à Jackson Hole, station de ski de renommée internationale. Toutefois, à la frontière sud de la ville se trouve une station de ski prisée par les locaux et fort sympathique. À pied à partir de votre hôtel ou en utilisant le transport en commun, la station est facilement accessible. Du ski en ville, c’est possible à Jackson ! Bienvenue à la station de ski de Snow King, la plus urbaine du coin !

    Le domaine skiable

    Présentant 479 mètres de dénivelé skiable où 32 pistes sont réparties sur 400 âcres, la station est particulièrement populaire auprès des résidents de Jackson. Elle dispose de trois remontées soit : la quadruple Firefly, la remontée triple Cougar et la remontée double nous menant au sommet, la Summit.

    Fondée en 1939, la station fait office de doyenne dans la région. La base du domaine skiable s’élève à plus de 1900 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le climat étant beaucoup plus sec dans la vallée, la station ne reçoit qu’environ 1,7 mètres de neige par hiver. C’est beaucoup plus modeste que ses voisines Jackson Hole et Grand Targhee, qui reçoivent des quantités de neige variant entre 11 et 15 mètres.

    À la base de la montagne, nous voyons immédiatement à quel point les pentes sont abruptes au sommet. En fait, cela sort de l’ordinaire ! Du sommet à la mi-station, les pistes et sous-bois nous semblent être des murs tellement c’est à pic par endroit. Les skieurs et planchistes aguerris auront du terrain à se mettre sous la dent! Que ce soit la combinaison de la Bear Cat et Bear Cat Glades ou encore la Upper Exhibition, la Bell Roll ou bien les pistes West S ou East S Chute, l’adrénaline de la descente vous envahira tellement elle sera intense. Pour une promenade au sommet, la piste Saddle Cornice permet de contempler la magnifique ville de Jackson ainsi que les paysages environnants, dont le Wildlife National Elk Refuge, lieu de migration pour bon nombre d’animaux en provenance du Parc National de Yellowstone.

    Skieurs et planchistes intermédiaires et débutants ne seront pas en reste avec les pistes comprises entre les remontées Firefly et Cougar. L’endroit est vaste et offre plusieurs possibilités de pistes telles que Lower Elk ou Lower Grizzly qui permettent une glisse rapide avec un long rayon. La piste Snow Trail permet aux skieurs et planchistes de tous les calibres de prendre la pleine mesure du domaine skiable. La piste, débutant au sommet de la montagne, sillonne l’ensemble du domaine skiable sur une distance de 1,4 kilomètre. Enfin, plusieurs pistes débutantes telles que la Turn Pike, la Re-turn Trail ou bien la Cat’s Trail permettent aux plus jeunes et à ceux qui sont mode apprentissage d’apprécier la station.

    Une station aux nombreuses activités !

    Ouverte à l’année, la station se veut un carrefour pour la pratique d’activités diverses et variées. En hiver, en plus de la pratique du ski, de la planche à neige et du télémark, la station offre de la glissade sur tube et de la randonnée pédestre. En été, le vélo de montagne est une activité populaire à la station. De plus, la randonnée pédestre, l’escalade ainsi que le parapente y est pratiqué en montagne, tandis qu’à la base, la montagne russe alpine, le mini-golf, le bungee trampoline et plusieurs autres activités sont offertes. Plusieurs événements en plein air ont lieu également au cours de l’année.

    Anecdotes et particularités

    La station offre du ski de soirée de 16h00 à 19h00 sur une partie du domaine skiable. Une billetterie se trouve tout juste à côté de la remontée double. Le centre-ville de Jackson n’est qu’à un kilomètre de marche de la base. La station dispose d’un hôtel moderne. Quant au casse-croûte de la cafétéria, le menu y est des plus originaux comprenant, entre autres, des plats coréens.

    Plusieurs hôtels et restaurants sont situés à proximité de la station. Un amphithéâtre extérieur pour la tenue de rodéo se trouve tout près. Fait inusité : un cimetière est intégré au bas des pistes, du côté est du domaine skiable ! En 2002 lors des jeux olympiques de Salt Lake City, situé à 550 kilomètres au sud-ouest de Jackson, quelques équipes olympiques de ski d’autres pays se sont entraînées à la station Snow King en vue de parfaire leur préparation.

    En 2017, La station a terminé sa saison de ski le 26 mars, la journée où j’ai skié. Le ski de printemps y est fort agréable. Enfin, lors de cette dernière journée, la station fut l’hôte d’une épreuve du calendrier du « World Championship Snow Mobile Hill Climb », très populaire chez nos voisins du sud. Les motoneiges grimpent la piste Exhibition, donnant droit à des scènes et chutes spectaculaires devant une foule de plusieurs centaines de spectateurs.

    Visiter la station de Snow King, c’est revivre l’histoire du ski dans la région par ses pistes, ses remontées et ses billetteries vintage ainsi que par les murs de ses bâtiments tapissés de photos remémorant les temps plus anciens. Skier à la station de Snow King, c’est aussi le plaisir de skier en ville ! Évidemment, j’ai visité les voisines Jackson Hole, et Grand Targhee. Lisez mes récits!

    Grand Targhee, Wyoming: une incursion dans l’arrière-pays

    Une visite à la station de Grand Targhee, c’est prendre le chemin de la liberté ! Le trajet de 75 kilomètres de route qui nous mènera dans l’arrière-pays à partir de la ville de Jackson se voudra l’une des plus belles aventures du nord-ouest américain. Les montagnes et plaines se succèderont, tout en traversant le spectaculaire col de Teton, culminant à près de 2900 mètres d’altitude sur une montée en épingle de 8 kilomètres, suivi d’une descente de 9 kilomètres. Ce chemin nous fera découvrir les plaines semi-arides de l’Idaho avant l’ascension finale qui passera par le Wyoming et qui nous mènera à près de 2400 mètres d’altitude, soit la base de notre destination du jour. Bienvenue à Grand Targhee !

    Située dans des Rocheuses américaines, sur le versant ouest de la sous-chaîne des montagnes Teton et sur le territoire du Caribou Targhee National Forest, la situation géographique de cette station la rattache davantage à l’état de l’Idaho, que l’on peut contempler à l’infini du sommet de la montagne. La station est adossée aux impressionnants sommets de Grand Teton, de Middle Teton, du Mont Owens ainsi que de South Teton qui constituent l’un des ensemble les plus reconnaissables de montagnes des Rocheuses américaines. Bénéficiant d’une altitude élevée à la base, les quantités de neige reçues à la station sont remarquables. Lors de mon passage à la fin du mois mars 2017, l’accumulation annuelle avoisinait les 11 mètres de neige bien sèche. La base avait 3 mètres, de quoi tenir le coup durant une bonne partie de l’été !

    Offrant un dénivelé skiable de 692 mètres, les pistes sont réparties sur trois sommets, dont l’un est destiné à la pratique du hors-piste. Il est possible de skier sur la majorité des 2602 âcres du domaine skiable. Bien que la montagne offre beaucoup de terrain pour skieurs et planchistes experts et avancés, un intéressant secteur pour débutant est aménagé au bas du domaine skiable et offre une dizaine de pistes aux tracés variés. De plus, la piste Teton Vista Traverse offre un parcours débutant partant du sommet jusqu’à la base en arpentant la vallée qui délimite les secteurs de Fred’s Mountain et de Mary’s Nipple.

    Plusieurs pistes intermédiaires damées sillonnent le domaine skiable en plusieurs endroits. Les quatre remontées, dont deux quadruples, nous permettent de rejoindre rapidement le sommet. Enfin, la clientèle de la station est principalement composée de locaux qui vous accueillent avec l’hospitalité propre à l’ouest américain. Ils se font un plaisir de partager leur coin favori de la montagne ainsi que de vous donner des conseils judicieux sur le domaine.

    Skier dans toutes les directions sur Fred’s Mountain !

    Culminant à 3005 mètres d’altitude, le sommet de Fred’s Mountain présente un terrain skiable sur toutes ses faces. Les pistes intermédiaires tracées viennent quelque peu découper le relief. Le terrain clairsemé d’arbres est ouvert en toutes directions et chaque descente est unique. L’immensité du terrain à la sortie de la remontée quadruple Dreamcatcher me séduit instantanément. L’unique dilemme consiste à choisir par quelle piste ou terrain commencer, un heureux problème !  Quel plaisir d’errer entre les pistes telles que Crazy Horse, Wild Willie ou Ladies Waist. Ce sont de véritables parcelles de bol ! L’exploration me conduira chaque fois à une destination différente à la mi-montagne. En longeant le secteur de Crazy Horse, j’arrive dans une combinaison de pistes donnant sur une bande de sous-bois pentue. La piste et le terrain autour de Ladies Waist débouche sur un magnifique secteur, dont les pistes Wandering Moose, Slim’s Shot ainsi que Six Shooter, où les conifères ceinturent le paysage.

    Plus loin au nord, en empruntant la piste Head Wall Traverse, je rejoins le superbe secteur de Headwall. En fait, la piste constitue un bol où les options de descente seront nombreuses. Ses voisines, les pistes The Good, The Bad et The Ugly, composent un joyeux trio à ne pas manquer. Je tomberai un peu par hasard sur un amoncellement de poudreuse en face de ce bol dans la piste Fallen Timber et sa suite la Steamvent. L’abondance de poudreuse champagne dans ce secteur est un secret bien gardé si on se fie au faible achalandage dans ce coin de montagne. Toutes ces pistes ont un point en commun : elles terminent leur course dans la Chief of The Bowl, qui mène à la remontée double le Blackfoot. Arrivé au sommet, il est facile de rallier les 3 pistes suivantes: Powder Cache, Lost Warrior ainsi Raven Wood, où la couverture de neige est abondante. La limite skiable est délimitée par la North Boundary Traverse, une piste intermédiaire qui nous fait visiter ce secteur plus en retrait sur la montagne.

    Découvrir Peaked Mountain 

    Voisine au sud de Fred’s Mountain et située de l’autre côté de la vallée au bas de Mary’s Nipple, il faut emprunter, à partir de la base de Fred’s Mountain, la piste Millcreek Traverse pour joindre la remontée quadruple Sacajawea, à la base de Peak Mountain. Le terrain est complètement différent de ce côté du domaine skiable. Les forêts offrent beaucoup plus de densité. Bien que les pistes intermédiaires soient abondantes au centre, le secteur est bordé de pistes expertes à flanc de montagne sur son côté gauche. Ces pistes ont comme destination la vallée de Mary’s Nipple, tout en bas. Le secteur n’est pas à prendre à la légère, car plusieurs falaises font obstacle à la descente.

    À droite de Peaked Mountain se trouve un domaine skiable réservé uniquement au Cat Ski dans un véritable champ de neige. Un magnifique coin de ce paradis enneigé est disponible par la piste Snowdancer. Le Medecine Bowl, rempli de poudreuse champagne bien légère est des plus invitant. En fait, je repasserai par cet endroit à quatre reprises ! Ses voisines, les pistes Northern Light ainsi que Wachabe Wood nous transportent au cœur de la forêt dans une pente soutenue. Enfin, Les pistes Bird Woman, Powwow et Quiver permettent de skier un terrain comportant une pente modérée, dans un sous-bois où les conifères seront légion.

    Sentiment de liberté en moment d’anthologie

    Le côté arrière de Fred’s Mountain constitue l’un des plus beaux endroits sur le domaine skiable.  La vue surplombant l’ensemble des montagnes légendaires de la chaîne Teton est à couper le souffle. Mieux encore, j’ai la sensation de partir à leur rencontre en empruntant le terrain adjacent à la piste Teton Vista Traverse. À la vue des montagnes, un profond sentiment de liberté m’envahit. La beauté du monde vue du toit des Rocheuses combinée à une journée parfaite de glisse se voudra un moment d’anthologie. Je me sens à la bonne place au bon moment. J’amorce ma descente dans la vallée au pied du sommet Mary’s Nipple en explorant le terrain skiable tout autour et la Teton Vista Traverse, que je rejoindrai tout en bas. Une descente tranquille, simplement pour s’imprégner des lieux, du moment !   

    Ailleurs sur la montagne 

    Le secteur débutant se retrouve au bas du domaine skiable sous l’appellation du Kid Zone Fun. Le secteur desservi par la remontée Shoshone permet aux jeunes et moins jeunes de s’adonner à la pratique de la glisse dans un secteur débutant. La station dispose également d’un parc à neige pour les amateurs de style libre.

    Hébergement, services et déplacements

    À la base de la station se trouve le charmant village de ski à l’architecture typique de l’ouest du continent. On y retrouve de l’hébergement ainsi que des services de restauration où les grillades barbecue sont à l’honneur. On y trouve également des boutiques et autres activités offertes, tel que le ski de fond. Le village de Alta, du côté de l’Idaho, est village le plus près et se trouve à environ une quinzaine de kilomètres de la station. Certains transporteurs offrent un service aller-retour en autobus en partance de Jackson. Pour ma part j’opte pour une location de véhicule à partir de Jackson. Le coût de location pour une journée est raisonnable et devient même une alternative peu coûteuse si vous voyagez à plusieurs.

    En terminant

    Si tous les chemins mènent à Rome, le chemin de la liberté mène à Grand Targhee !  Évidemment, j’ai visité les voisines Snow King, et Jackson Hole. Lisez mes récits! 

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