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    Chouchou du Québec: Stowe (Vermont)

    Lorsque que l’on pense à la Nouvelle-Angleterre, il nous vient en tête les grandes maisons victoriennes, les lacs Champlain et Placid, ses villages pittoresques aux accents des campagnes anglaises, la crème glacée inventée par les célèbres Ben and Jerry, Stephen King et surtout les majestueuses montagnes dont certaines nous offrent des terrains skiables d’une qualité exceptionnelle. Pourquoi aimons-nous traverser la frontière pour aller skier chez nos voisins de la Nouvelle Angleterre? Tout d’abord pour l’immensité du terrain skiable: les dénivelés skiables tels que celui de Whiteface ou encore l’étendue de certains domaines skiables tels que Killington s’apparentent à ceux que nous retrouvons dans les Rocheuses. À cela il faut ajouter les quantités de neige abondantes qui caractérisent généralement leurs hivers. La combinaison de l’altitude du terrain ainsi que la trajectoire des systèmes place la Nouvelle-Angleterre au cœur des meilleures tempêtes.

    Il faut également considérer l’offre d’hébergement, de repas et d’activités après le ski qui se sont développées de façon importante depuis les cinq dernières années. La station de Jay Peak illustre bien ce changement. Enfin, la proximité des stations chez nos voisins du sud est un incitatif attrayant d’autant plus qu’il est possible d’explorer une station de ski en s’y rendant  de différentes façons (en voiture ou en groupe avec voyage organisé d’un jour). Ajoutez-y l’accueil des « locaux » et des ski bums rencontrés dans les remontées mécaniques et vous aurez tous les ingrédients d’une recette gagnante pour expliquer notre amour du ski en Nouvelle-Angleterre!

    Véritable joyau situé au cœur du Vermont et au centre de toutes les stations présentées au cours de cette série, la station de ski Stowe revêt un caractère distinct de par ses pistes uniques, la qualité exceptionnelle de l’entretien du domaine skiable et son offre hôtelière haut de gamme développée au cours des dernières années.

    Située dans le State Park de la forêt du Mont Mansfield, la station a été développée sur la montagne du même nom dont le sommet culmine à 1 340 mètres d’altitude. Les 116 pistes de la station totalisent 64 kilomètres répartie sur 485 âcres de terrain. Une particularité intéressante de la station: le dénivelé de 719 mètres est skiable directement en ligne droite sans faux plats, du sommet à la base, par les pistes situées notamment autour de la télécabine telles que la Gondolier, une piste intermédiaire qui permet d’apprécier le dénivelé du domaine skiable. La station est composée de deux versants sur le côté du mont Mansfield ainsi que d’un versant adossé à la station Smuggler’s Notch, nommé Spruce.

    Bien que le coût du billet dépasse les 100$ (US!), la station attire chaque année plusieurs skieurs et planchistes québécois. Stowe offre une expérience de haut niveau qui nous rappelle qu’une visite à cet endroit constitue un événement en soi, comme une sortie spéciale que l’on se réserve pour se faire plaisir!

    Les pistes intermédiaires sont largement représentées à la station. Le secteur de la télécabine offre les plus belles pistes intermédiaires de la station. Une descente dans la piste Perry Merrill ou dans la Cliff Trail vous permettra de mesurer la grandeur de la station tant par la descente que par la vue sur les versants voisins. Plusieurs pistes intermédiaires se retrouvent également autour de la remontée Mountain Triple. La piste North Slope vous permettra de pratiquer aisément vos mouvements !

    Les pistes pentues se retrouvent autour de la remontée Fourrunner quad. Le ski y est intense tout comme les pentes de ce secteur! La piste Upper Lifline (devenant la Lifline) offre une descente qui vous fera chauffer les cuisses! La piste y est régulièrement laissée en bosses au départ combinée à une pente raide: un pur plaisir! La piste Upper Goat (devenant la Goat) nécessite un focus de tous les instants… La piste National Drop in ainsi que la National: relevé à souhaits! Que dire de la Upper Nose Dive et sa prise de vue exceptionnelle sur le Mont Mansfield! La piste Lookout pour une descente sportive experte est tout désignée!

    Les pistes laissées à l’état naturel ont une place de choix à la station: la Chin Cup vous gardera réchauffé lors d’une journée froide. La Hackett’s Highway est tout sauf une autoroute: une descente sur une piste accidentée au cours de laquelle notre créativité sera sollicitée afin de résoudre l’énigme que représente le passage pour se rendre au bas de la piste!

    Les sous-bois représentent un secret bien gardé à Stowe. Ils ne sont pas faciles à repérer. L’observation et l’exploration sont de mise. Néanmoins, la station en compte plusieurs tels que les sous-bois experts Lockout glades et Tres Amigos glades ainsi que des sous-bois plus intermédiaires tels que Sunrise Glades.

    Les 6 parcs à neiges de la station sont modernes et offrent une grande variété de modules et sauts de tous les calibres. La place dédiée aux parcs est remarquable et comblera les amateurs les plus exigeants. Le sommet Spruce, plus petit offre une combinaison de pistes intermédiaires ainsi qu’un secteur pour les débutants bien aménagé.

    Vous n’êtes pas pressé, vous avez envie d’une descente tranquille, originale et d’une remontée paisible dans une chaise d’autrefois? La piste Toll Road, longue de plus de 6 kilomètres, vous permettra de vous laisser glisser doucement sur la limite skiable du domaine. Vous y croiserez même une chapelle en montagne, ce qui est unique dans le coin! À votre arrivée vous remontrez à bord du ‘’Toll House double’’, un véritable retour dans le temps. Vous devrez prévoir une quinzaine de minutes pour vous rendre au débarcadère de la remontée. Cela vous permettra de contempler les pistes débutantes de ce secteur qui est totalement en retrait du reste du domaine skiable.

    Au cours des dernières années la station a développé une offre hôtelière et de restauration luxueuse. Les bâtiments de type lodge accessible par la télécabine qui relie le stationnement et traverse au-dessus-de la route panoramique 108 occupent la base du versant Spruce. La station a développé son village de ski qui est des plus raffinés.

    Vous pourrez également poursuivre votre visite vers le village de Stowe où les restaurants et hôtels sont en grand nombre. Si vous avez envie d’une pizza en famille, le Pie-Casso concocte des pizzas délicieuses. Une autre adresse: le Cactus Café offre une cuisine mexicaine recherchée.

    Enfin si vous décidez de prolonger le plaisir et de séjourner une journée supplémentaire, le Trapp Family Lodge de la célèbre famille du même nom vous charmera par ses nombreux salons assortis de foyers avec bibliothèque et son décor inspiré à la fois des alpes autrichiennes et de la Nouvelle-Angleterre.

    Pour ceux qui préféreront se préparer un petit lunch, le Harvest Market propose un vaste choix de fromages, boulangeries et desserts préparés sur place, bar à salades, charcuteries, cafés et le tout à saveur locale. Pour accompagner votre repas, le Fine Wine Cellars est l’endroit désigné pour trouver votre bouteille de vin. Les vins provenant de l’état de Washington, de l’Oregon et de la Californie occupent une place de choix.

    Chouchou du Québec: Whiteface (New York)

    Lorsque que l’on pense à la Nouvelle-Angleterre, il nous vient en tête les grandes maisons victoriennes, les lacs Champlain et Placid, ses villages pittoresques aux accents des campagnes anglaises, la crème glacée inventée par les célèbres Ben and Jerry, Stephen King et surtout les majestueuses montagnes dont certaines nous offrent des terrains skiables d’une qualité exceptionnelle. Pourquoi aimons-nous traverser la frontière pour aller skier chez nos voisins de la Nouvelle Angleterre? Tout d’abord pour l’immensité du terrain skiable: les dénivelés skiables tels que celui de Whiteface ou encore l’étendue de certains domaines skiables tels que Killington s’apparentent à ceux que nous retrouvons dans les Rocheuses. À cela il faut ajouter les quantités de neige abondantes qui caractérisent généralement leurs hivers. La combinaison de l’altitude du terrain ainsi que la trajectoire des systèmes place la Nouvelle-Angleterre au cœur des meilleures tempêtes.

    Il faut également considérer l’offre d’hébergement, de repas et d’activités après le ski qui se sont développées de façon importante depuis les cinq dernières années. La station de Jay Peak illustre bien ce changement. Enfin, la proximité des stations chez nos voisins du sud est un incitatif attrayant d’autant plus qu’il est possible d’explorer une station de ski en s’y rendant  de différentes façons (en voiture ou en groupe avec voyage organisé d’un jour). Ajoutez-y l’accueil des « locaux » et des ski bums rencontrés dans les remontées mécaniques et vous aurez tous les ingrédients d’une recette gagnante pour expliquer notre amour du ski en Nouvelle-Angleterre!

    Montagne emblématique des Jeux Olympiques d’hiver de 1980 où se sont tenus les compétitions de skis masculines et féminines, la station revêt encore aujourd’hui un caractère mythique. Parlez-en aux locaux qui se feront un plaisir de vous relater leur souvenir des J.O.! Vous verrez la fierté des gens du coin de voir leur patelin accueillir les compétitions, d’encourager les skieurs américains aux descentes ou bien de partager des anecdotes à propos des jeux!

    Whiteface est demeurée à peu près la même station au fil des ans. Ici, pas de développement au bas des pistes. C’est à Lake Placid, à 16 kilomètres au sud-ouest de la station que l’après-ski se déroule! Culminant à 1 417 mètres d’altitude, on y retrouve un dénivelé skiable de 1 045 mètres skiable intégralement. Situé à seulement 185 kilomètres de Montréal, la station reçoit quotidiennement les skieurs et planchistes québécois qui apprécient particulièrement le dénivelé de la station ainsi que son parc à neige de haut calibre. Contrairement à ses voisines du Vermont, la station newyorkaise reçoit moins de précipitations neigeuses. La vue au sommet par temps clair est spectaculaire. Le lac Champlain, le mont Mansfield, la Montérégie et même le mont Washington se dressent devant nous pour nous offrir un panorama mémorable.

    Les pistes réparties sur trois sommets permettent d’expérimenter différents type de terrains. Les pistes Upper Skyward et la Cloudspin sur le sommet Whiteface offrent une pente intense et nous permettent de pratiquer amplement notre technique à la descente. Du côté du sommet de Lookout, la Wilmington Trail, piste emblématique de la station, nous plonge au cœur des Adirondacks dans une balade de plus de 3 kilomètres. La majorité des sous-bois se trouve tout autour cette dernière: le Sugar Valley Glades, un sous-bois pour experts, débouche au bas de la station sur un secteur de pistes débutantes et de sous-bois intermédiaires regroupés autour de la remontée Bunny Hutch Triple. Cet endroit est parfait pour apprendre ou pratiquer loin des foules. Enfin, le sommet Little Whiteface est accessible par une télécabine et regroupe plusieurs pistes pour skieur et planchiste avancés tel que l’Approach sinueuse et bien pentue!

    Au cours des dernières saisons, la station a investi de façon importante dans son parc à neige, faisant de Whiteface un incontournable pour les amateurs de freestyle. Plusieurs pistes au bas de la station ont été aménagées à cet effet. Les adeptes ont donc accès à des modules de toutes sortes, sauts et même en certains jours un immense coussin gonflable pour pratiquer des figures dignes des plus grandes compétitions. Le parc à neige de Whiteface est l’un des plus remarquable des stations de la Nouvelle-Angleterre.

    Tout comme plusieurs montagnes de l’ouest du continent, la station dispose d’un secteur backcountry, blotti entre les sommets de Whiteface et de Lookout. Surnommé ‘’The Slides’’, ce secteur est réservé aux skieurs experts seulement et il y a plusieurs conditions à remplir avant de s’y aventurer, car ici le terrain peut être inhospitalier et le risque d’avalanches est bien présent. L’endroit est visible à partir de plusieurs points de la station.

    Envie de rester dans le coin pour un bon souper ou passer quelques jours? Lake Placid, à seulement quelques minutes de la montagne, est l’endroit tout désigné! Véritable bourgade olympique durant les Jeux de 1980, le village a conservé son âme et surtout sa vocation sportive. Les installations sont fonctionnelles et il est fort probable que vous croiserez durant votre séjour des athlètes de toutes les disciplines s’entraîner ici-même. Encore aujourd’hui, l’ambiance olympique est bien vivante! Notez qu’il est possible de prendre une navette à partir de plusieurs endroits à Lake Placid pour se rendre à la station.

    La Main Street compte restos, bistros, boutiques dont plusieurs à vocations sportives et hôtels. L’offre de restauration est des plus variées allant des sushis au steakhouse traditionnel. Le pub Dancing Bears avec ses tabourets, ses boiseries, sa décoration composée d’anciens articles sportifs et photos et son ambiance d’après ski offre un menu à la hauteur des gros appétits! Les burgers, les pizzas, les fajitas, les différentes variétés de nachos ainsi que le choix de bières locales sont les spécialités de l’endroit. De plus, il est situé sous l’hôtel High Peak Resort qui fût l’hôtel qui hébergea bon nombre de journalistes durant les Jeux Olympiques. L’endroit est familial avec son hall, son grand foyer et ses larges sofas en cuir. C’est le lieu de rassemblement du soir où l’on se raconte notre journée en jouant à un jeu de société!

    Si vous avez envie d’une bière, le Lake Placid Pub and Brewery brasse et offres ses bières du même nom. Ambiance décontractée, et l’endroit offre un menu très varié accompagnant ses bières.

    Chouchou du Québec: Smuggler’s Notch (Vermont)

    Lorsque que l’on pense à la Nouvelle-Angleterre, il nous vient en tête les grandes maisons victoriennes, les lacs Champlain et Placid, ses villages pittoresques aux accents des campagnes anglaises, la crème glacée inventée par les célèbres Ben and Jerry, Stephen King et surtout les majestueuses montagnes dont certaines nous offrent des terrains skiables d’une qualité exceptionnelle. Pourquoi aimons-nous traverser la frontière pour aller skier chez nos voisins de la Nouvelle Angleterre? Tout d’abord pour l’immensité du terrain skiable: les dénivelés skiables tels que celui de Whiteface ou encore l’étendue de certains domaines skiables tels que Killington s’apparentent à ceux que nous retrouvons dans les Rocheuses. À cela il faut ajouter les quantités de neige abondantes qui caractérisent généralement leurs hivers. La combinaison de l’altitude du terrain ainsi que la trajectoire des systèmes place la Nouvelle-Angleterre au cœur des meilleures tempêtes.

    Il faut également considérer l’offre d’hébergement, de repas et d’activités après le ski qui se sont développées de façon importante depuis les cinq dernières années. La station de Jay Peak illustre bien ce changement. Enfin, la proximité des stations chez nos voisins du sud est un incitatif attrayant d’autant plus qu’il est possible d’explorer une station de ski en s’y rendant  de différentes façons (en voiture ou en groupe avec voyage organisé d’un jour). Ajoutez-y l’accueil des « locaux » et des ski bums rencontrés dans les remontées mécaniques et vous aurez tous les ingrédients d’une recette gagnante pour expliquer notre amour du ski en Nouvelle-Angleterre!

    Adossée à sa voisine Stowe sur le Mont Mansfield, cette charmante station a conservé son caractère ‘’vintage’’ au fil des ans, ce qui fait la signature de cette station. Les remontées à deux places nous donnent déjà un aperçu de ce qui nous attend! Ici les sous-bois sont légion, et la neige poudreuse et abondante laisse des souvenirs impérissables!

    Situé à environ 2h15 au sud de Montréal dans la chaîne des Montagnes Vertes, Smuggler’s Notch se trouve à proximité des skieurs et planchistes de la grande région de Montréal, Montérégie et Canton de l’Est. La qualité du terrain, son ambiance familiale et décontractée ainsi que le prix des billets font de cet endroit une station appréciée des skieurs et planchistes de chez nous. Les visiteurs de la place proviennent également de plusieurs états de la Nouvelle -Angleterre, dont certains d’aussi loin que New York et Boston, qui viennent régulièrement skier leur station préférée. Beaucoup d’entre eux ont littéralement eu le coup de foudre pour ce charmant domaine skiable du Vermont.

    La station est composée de trois sommets dont le Madonna, qui culmine à 1 110 mètres. Les 78 pistes que totalisent tous les coins du domaine skiable font de plus de mille âcres. En été, la panoramique Mountain Road permet de traverser la région du Mont Mansfield et rallier Stowe en seulement 18 kilomètres. Cependant, en hiver, il faut compter 58 kilomètres pour rejoindre  Stowe car la Mountain Road est fermée durant cette saison. Le paradoxe en distance entre les deux endroits est saisissant. Le versant Sterling dont la vue sur sa voisine Stowe est spectaculaire est littéralement adossé au versant Spruce de cette dernière; une question de mètres! Si proche et si loin à la fois!

    Les remontées doubles de Smugg’s constituent un atout principal quant à la qualité des conditions: elles permettent de contrôler l’affluence et par le fait même contrôler le trafic sur les pistes. Il en résulte donc des pistes en bonne condition jusqu’à la fin de la journée. Il n’est pas surprenant de tracer de la nouvelle neige même en après-midi! Smuggler’s Notch est l’une des rares stations à compter sur une piste triple diamants: la Black Hole. Une piste pour skieurs et planchistes experts qui nécessitera beaucoup de concentration à la descente! Les pistes relevées ne manquent pas: La Doc Dempsey’s Glade, Upper F.I.S. et la FreeFall voisine de la Black Hole offrent des défis à la hauteur des attentes. Les sous-bois occupent une superficie importante. Au plus fort de l’hiver la neige peut y être plus qu’abondante. C’est un incontournable le lendemain d’une tempête! Le Moonshiner’s glade, le Shakedown, le Bermuda ou le Knight’s Revenge deviendront de véritables terrains de jeux! Le sommet Morse offre une variété de pistes idéales pour les débutants. Les familles s’y retrouvent en grand nombre et les pistes sont d’une bonne longueur et à proximité des commodités au bas de la station. Le versant Sterling compte sur des pistes originales telles que les très étroites Upper et Upper Pipeline ainsi que l’Escape Pipeline qui complète les deux premières; toutes trois permettent de mesurer nos habiletés pleinement tout en s’amusant.

    La station a aménagé pas moins de 6 parcs à neige répartis aux quatre coins de la station. Les deux parcs du côté du versant Morse offrent des modules permettant au plus petits et débutants de découvrir les joies du style libre, tandis que les parcs du côté des versants Madonna et Sterling offriront un calibre allant d’intermédiaire à avancé pour une expérience mémorable. Un incontournable: le Knight’s Revenge Park et ses modules naturels aménagés dans une zone boisée fera vivre aux adeptes une aventure authentique et recherchée.

    Tout comme certaines de ses consœurs la station a mis le paquet en matière d’offre d’hébergement au cours des dernières années. Pour ceux qui veulent demeurer sur place, il est facile d’y trouver de l’hébergement au pied du sommet Morse particulièrement. La station offre un service de navette sur place reliant le versant Madonna et Sterling à celui de Morse. Une attention appréciée des parents qui skient avec leurs petits particulièrement en après midi !

    Une bonne fringale : que ce soit pour le dîner ou bien le souper, le Morse Mountain Grille offre un menu varié dans un décor champêtre contemporain. L’accent y est mis sur les recettes et ingrédients locaux. Les grillades sont à l’honneur, cependant les salades et surtout les ‘’flatbreads’’  sandwichs tels que le ‘’Vermonter Flatbread’’ constituent une expérience gustative  en soi même pour diner rapidement! Ici,  Les bières locales sont à l’honneur. Tout comme au Québec, le Vermont a développé d’excellents produits du terroir dont plusieurs microbrasseries offrant des bières de qualité.

    10 choses à essayer en ski cet hiver

    Photos C. Deschamps et G. Larivière

    L’homme est une créature d’habitudes… mais l’homme a besoin de découvrir et de stimuler sa curiosité! Les skieurs ne font pas exception à cette règle, c’est pourquoi nous vous proposons dix idées de choses à essayer lors du prochain hiver. Profitez-en pour repousser vos limites, démonter quelques mythes et vous ouvrir à la nouveauté!

    1) Prendre un cours avec un moniteur pour revoir et améliorer sa technique

    Que vous soyez skieur aguerri ou de la dernière neige, un petit cours d’une heure avec un moniteur peut vous apporter beaucoup de bénéfices! Idéal pour chasser un mouvement parasite, gagner en confiance dans un terrain moins connu, consolider les acquis et les bases ou en apprendre davantage sur la physique du ski. Un moment passé avec un moniteur changera certainement votre façon d’aborder les pistes!

    2) Découvrir une station de ski du Québec

    Vous avez encore assez des dix doigts de vos mains pour compter le nombre de stations de ski québécoises que vous avez visité? Sortez de vos habitudes! Les pantoufles restent au chalet, c’est l’heure de découvrir des stations dans une autre région, ou d’un autre format. Vous pourriez être surpris de ce que vous découvrirez… attention, ça devient addictif!

    3) Essayer une nouvelle technique de glisse

    Vous regardez les autres techniques de glisse avec un brin d’envie? Passez à l’action! C’est une série de découvertes qui vous attend: nouvelles sensations, nouveau regard sur les pistes, nouveaux muscles au travail… qui sait, peut-être vous convertirez-vous?

    4) Emmener un non-skieur sur les pentes

    Votre neveu le demande vingt fois par semaine? Votre tendre épouse voudrait bien vous suivre? Vos collègues de travail envient vos récits épiques? Organisez une petite sortie d’initiation, et vous serez peut-être l’origine d’une nouvelle passion chez ces futurs skieurs conquis!

    5) Passer du temps avec un patrouilleur pour en apprendre sur son rôle

    Ils sont les premiers et les derniers à emprunter la remontée mécanique, on les envie de pouvoir skier les pistes vierges. Ils sont parfois craints, souvent écoutés, et maintes fois remerciés pour leurs services variés dans la montagne. Les patrouilleurs ne sont pas en piste que pour soigner des blessés ou vous dire de ralentir! Informez-vous au chef de patrouille de votre station pour devenir un « patrouilleur d’un jour » et partager quelques descentes avec ceux qui assurent votre sécurité… vous découvrirez assurément quelques facettes de ce rôle!

    6) Skieur social: skier seul. Skieur solo: skier en groupe

    Cet exercice peut vous paraitre étrange, mais il changera la dynamique de votre journée. Si vous avez l’habitude de skieur seul avec vos spatules, invitez un ami, ou faites un petit effort pour socialiser dans la remontée mécanique: l’effet d’entrainement sera instantané et vous garderez longtemps en mémoire les quelques descentes partagées. Si au contraire vous êtes du type social, prenez une journée pour vous, en skiant seul. Vous serez plus attentif à votre posture, au terrain, vous skierez à votre rythme, sans vous sentir pressé ni devoir attendre qui que ce soit. Vous sortirez de votre journée avec une sensation de plénitude… et peut-être l’envie de recommencer!

    7) Sortir de sa zone de confort en empruntant une piste jamais visitée/toujours évitée

    Si vous êtes débutant ou un peu craintif, profitez d’une journée aux bonnes conditions pour vous aventurer dans une piste d’un calibre supérieur à celles que vous avez l’habitude d’emprunter. Combattez vos démons, la petite poussée d’adrénaline vous fera découvrir un talent que vous ne saviez pas aussi vaste! Les skieurs experts pourront aussi trouver leur compte en misant sur le perfectionnement d’une technique à plus faible vitesse dans une piste verte.

    8) Écouter un « vieux de la vieille » raconter ses anecdotes au bar de la station (ou dans le télésiège!)

    Il y en a au moins un dans chaque station: le skieur senior. Il porte habituellement un chandail à col roulé et un lainage à motifs, ses skis sont souvent la risée des plus jeunes. Il connait l’histoire de l’endroit, a parfois même participé à l’élagage ou à la création d’une nouvelle piste, il sait qui était là à l’ouverture, pourquoi cette piste porte ce nom bizarre, et se souvient de chaque remontée mécanique. S’il n’est pas déjà en train de raconter une anecdote, abordez-le avec le classique « Êtes-vous de la place? », et préparez vos oreilles.

    9) Participer à une compétition amicale

    Très souvent organisées par le club de compétition de la station, parfois par l’école de glisse ou par la patrouille, ces compétitions amicales ont plusieurs objectifs: permettre aux anciens compétiteurs de se « remettre dedans » le temps de quelques descentes, faire découvrir aux skieurs la sensation des coureurs qui slaloment entre les portes, ramasser des fonds, et surtout, rassembler les skieurs autour d’une activité bien structurée mais sans prétention. Ça change complètement la façon d’aborder la piste, ça donne un petit frisson dans le dos, et on sort de là avec l’envie d’y retourner pour faire un meilleur temps!

    10) Essayer des skis lors des journées « démo »

    Presque toutes les fins de semaine de l’hiver, pendant les vacances et la Relâche, les tentes et les fabricants de ski se succèdent au pied des pentes, souvent près de la remontée la plus achalandée. Même si vous avez une marque tatouée sur le coeur, le simple fait de pouvoir essayer gratuitement des skis différents des vôtres est un argument suffisant pour le faire! Les skis ont tous une histoire, une raison d’être et un terrain de prédilection. Faites l’essai d’une paire de skis qui couvre un terrain différent des vôtres, amusez-vous avec des skis plus rigides, comparez avec des skis plus récents que ceux que vous avez aux pieds… attention aux achats impulsifs!

    10 raisons d’inscrire votre enfant à un cours de glisse

    Photos G. Larivière, D. Lachance et S. Audet

    Qu’on le veuille ou non, l’hiver est à nos portes. Si l’on ne veut pas se faire prendre comme la cigale de la fable, il est temps de commencer, si ce n’est pas déjà fait, à organiser les activités de la saison de ski. Dans cette grande planification, voici une question qui revient dans la plupart des familles d’amateurs de sport en montage : inscrit-on les enfants à un cours de ski ou de planche, oui ou non ? Nous vous présentons ici 10 raisons pour inscrire votre enfant à un cours de glisse.

    1. L’obligation

    « Il fait froid, j’ai pas envie, je veux rester en ville… » Non, on ne peut pas, on a un cours à la montagne! On s’habille, on entre dans l’auto et on y va. Ça oblige à sortir de sous la couette, faire du sport et respirer le grand air.

    2. Les copains

    Il s’y fera des copains de son âge et du même niveau de ski. En plus de s’amuser durant le cours, cette amitié peut déborder dans le reste de la journée. Skier avec des amis ajoute beaucoup de plaisir au sport.

    3. Le sentiment d’appartenance

    De semaine en semaine, l’envie de retrouver les copains de la montagne s’amplifie, le sentiment d’appartenance au sport et à la montagne se développe.

    4. L’effet de groupe

    Pratiquer un sport en groupe est stimulant. Les performances des autres provoquent un effet d’entraînement. L’enfant progressera beaucoup plus rapidement.

    5. La confiance

    Apprendre la bonne technique augmente la confiance en ses capacités.

    6. La patience parentale

    Si vous prenez la responsabilité de faire évoluer la technique de votre enfant, nous vous souhaitons bonne chance! Il s’opposera, négociera et vous fera perdre patience. Le moniteur est jeune, cool et a le très grand avantage de ne pas être son parent. L’enfant désirant naturellement se faire aimer ne le défiera jamais autant que vous qui avez succombé au jour de sa naissance à l’amour inconditionnel. En donnant cette responsabilité au moniteur, vous évitez toute cette confrontation inutile. Votre patience sera ainsi maintenue à un niveau agréable dans le cadre d’une activité familiale. On va à la montagne pour stimuler le plaisir, pas l’impatience et l’agressivité!

    7. Le changement de routine

    Le moniteur fait explorer toutes sortes de pistes, même celle où votre enfant ne veut jamais aller avec vous. Après un seul essai avec les copains, il ne voudra descendre que la piste que vous aviez proposée 1000 fois et qu’il n’avait jamais voulu faire.

    8. La sécurité

    L’enfant apprend des trucs dans un cadre supervisé, ce qui diminue le risque de blessures éventuelles.

    9. Le niveau de ski des parents

    Pendant que votre enfant s’amuse avec les copains, vous pouvez dévaler les pistes extrêmes. Sans inquiétude. Double diamants, cap de roche, amenez-en, c’est pas de l’onguent. Vous reprendrez le rythme familial après le cours du petit.

    10. La quiétude

    Pour les parents qui préfèrent le ski de chalet, vous pourrez prendre un café durant le cours de votre enfant où il s’amuse dans un cadre sécuritaire. Chaud. Tranquille. En discuter avec d’autres adultes. Ou en lisant un livre. En paix.

    Notre palmarès a piqué votre curiosité? Lisez davantage sur le sujet dans la section « Apprentissage » du Mag!

    Made in Québec: entrevue avec le réalisateur LC Pilon

    Dans une industrie qui est en train de complètement muter, le ski de freeride plus particulièrement le street skiing vit des moments difficiles tout particulièrement depuis l’annonce que le IF3 n’aura pas d’édition montréalaise cette année. Tout comme les irréductibles gaulois, des bandes de skieurs amateurs arpentent tout de même les rues des villes et villages au Québec, à la recherche des meilleurs spots où faire des tricks parfois complètement déraisonnables mais toujours pour les mêmes raison : le plaisir de skier et avoir les  meilleures shots possibles. J’ai rencontré Louis-Charles Pilon, bon ami et fondateur de Not So Local, une petite boîte de production amateure avec de grandes ambitions, qui a notamment remporté un prix prestigieux l’an dernier lors du IF3 pour son film Dead End.

    Jeune réalisateur de film de ski et cinéaste à temps plein, Louis-Charles Pilon nous présente son tout dernier opus intitulé Badlands. Sa boîte de production Not So Local est une des rares productions amateures québécoises de calibre professionnel à encore faire des films de ski 100% québécois, ayant comme seul moteur la pure passion du ski (sous toutes ses formes). Couronné l’an dernier lors du prestigieux gala IF3 l’an dernier pour Dead End, son nouveau bébé saura assurément impressionner tous les skieurs de par la qualité de la production et du ski qu’on y retrouve. Son nom est à retenir, on n’a pas fini d’en entendre parler! Voici le contenu de notre entretien!

    1. Depuis combien de temps t’es tu mis à shooter et comment tout a commencé?

    «J’ai commencé à shooter il y a pas mal longtemps, ça fait 8 ans de ça je te dirais en fait et c’était à Sutton avec le vieux cellulaire de mon père. On filmait du ski, des petits 360 sur des jumps, des niaiseries et puis finalement j’ai décidé d’acheter une caméra au Canadian Tire, pas rien de bien excitant, une caméra de m**de en fait et on a commencé à faire des vidéos un peu plus développés. Je faisais ça avec mon frère et mon cousin et on s’appelait le X-treme Team. C’était vraiment juste pour le fun, sans se soucier vraiment des angles ou de si ça allait bien sortir ou non. On se cassait pas la tête mais on faisait ça pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui; c’est vraiment strictement pour la passion du sport. Faut jamais oublier d’où on vient.”

    2. Travailles-tu dans le domaine du cinéma en dehors du ski?

    “Oui j’en fais beaucoup, du corpo, des projets de connaissances ou vraiment n’importe quoi, n’importe qui qui est intéressé à faire un projet ça m’intéresse aussi. Je me suis lancé là-dedans temps plein l’été passé et jusqu’à présent tout va vraiment très bien! Pas mal de jobs de montage cours et malgré que j’essaie de me départager du ski un peu pour faire autre chose c’est dure parce que j’aime tout simplement trop ça (rire)”

    3. Quels sont les principaux défis qu’un réalisateur de film de ski québécois se voit faire face et comment es-tu parvenu à les surmonter?

    “C’est vraiment la neige j’te dirais. On a connu des hivers de m**de dans les dernières années et on peut rien vraiment faire contre ça mais c’est aussi au niveau de la motivation que c’est pas toujours facile. Tout le monde de l’équipe va à l’école, ont d’autres obligations et un travail, c’est dur à gérer mais quand ça marche et que tout le monde peut se synchroniser c’est vraiment là que la magie se produit. Autrement, ça peut vraiment tout foutre en l’air nos plans. Un autre point ça serait le financement j’te dirais, mais honnêtement suffit d’être un minimum créatif pour tirer le maximum de ses ressources et on mise vraiment là-dessus.”

    4. Ton tournage le plus difficile? (Conditions météo, bris mécanique, actes de dieu, etc.)

    “J’te dirais que mon tournage le plus difficile était probablement pas en ski, je t’apprendrai rien en te disant que chaque tournage a ses difficultés et ses défis; l’important c’est de savoir s’adapter. Une fois que tu connais ton équipement et ton équipe c’est super facile, suffit de savoir garder son sang froid et de pouvoir regarder la situation du dessus pour s’adapter en conséquence. J’ai fait partie de tournages de 4-5 jours à filmer 18-20 heures par jour sans arrêt, mais bien que ça soit très éprouvant physiquement et mentalement c’est tellement l’fun et gratifiant que c’est la passion qui l’emporte. Je changerais ça pour rien au monde.”

    5. Avec le festival IF3 qui a décidé de se repositionner et de ne pas avoir d’événement unique cet année, quel avenir entrevois-tu pour l’industrie du film de ski au Québec et même au Canada? Est-ce quelque chose qui t’a affecté?

    “C’est sure que sans le IF3, ça limite le potentiel pour des productions amateures qui étaient uniquement motivées à filmer pour avoir la chance d’y gagner un prix. Pour le futur j’ai l’impression qu’on va voir moins de films amateurs qui vont sortir, peut-être 2-3 grosses productions professionnelles qui vont se partager l’argent restant des commanditaires dans l’industrie mais j’ai vraiment le feeling qu’on va voir de plus en plus de mini-séries sur internet, des plus petites productions. Pas le genre de films qui sortent habituellement en novembre-décembre et que le monde achetaient en VHS pour les écouter 10 000 millions de fois. On est loin de ce temps là. Donc oui c’est sur que la fin du IF3 a eu un impact sur le freeski. De notre côté on va plus miser sur de petites productions que de longs films cette année. Les grosses productions représentent énormément de travail pour lequel on ne reçoit juste pas assez de reconnaissance et les cotes d’écoute ne cessent de baisser. On a appris dernièrement que le IF3 sera de retour l’an prochain et c’est certain que Not So Local y sera présent, j’peux juste pas te confirmer que ce sera sous la forme d’un film.”

    6. D’ailleurs tu avais gagné un prix au IF3 l’an dernier!

    “Oui! On a gagné le prix Best Editing (Meilleur montage). Ce fut vraiment très gratifiant pour moi étant donné que j’ai passé la majeure partie de mon été à monter tout ça, d’autant plus que c’était un énorme projet que j’aurais peut-être fait différemment avec du recul mais je regrette absolument rien. Le trophée est encore accroché dans mon salon et je compte bien le garder toute ma vie car j’en suis extrêmement fier. Ça a été un bel effort de groupe pour un projet monumental mais tout le temps en a valu la peine parce que c’est nous qui sommes partis gagnants! On a aussi été nominés dans la catégorie Meilleur film amateur mais on n’a pas gagné.”

    7. Cette récompense t’a-t-elle ouvert des portes ou facilité le tournage de ton dernier film? (Tu peux dire aussi : «Elle m’a confirmé que ce que je faisais était bon et crinqué à faire mon dernier film!»)

    « Pour Badlands, je crois que oui le prix qu’on a gagné au IF3 pour Dead End nous a vraiment donné la motivation de continuer. Sans cette reconnaissance notre plus récent film n’aurait jamais existé. On avait comme objectif de remporter les 3 prix dans la catégorie “amateur” cette année et j’te mentirai pas on a vraiment manqué de pas finir le film à cause de ça (manque de motivation) mais on a tout de même persévéré et j’en suis vraiment fier. Ça a été un travail d’équipe et c’est à force de persévérer qu’on a pu mener le projet à bout.”

    Bonus : D’où vient le nom Not so Local?

    “C’était justement l’hiver que j’étais à Whistler, peu longtemps après m’être détruit le genou. J’étais chez nous, à veille de virer fou et j’ai commencé à mettre ensemble les séquences filmées plus tôt cette saison, pour faire la promotion d’une nouvelle “production” de ski et c’est comme ça qu’une gang de québécois partis à Whistler a tenté de devenir des locals à Whistler mais que finalement ça n’a pas marché. Avec du recul je trouve ça quand même très comique que c’est une blessure qui m’a mené à faire ce que je fais aujourd’hui et à vivre ma passion.”

    10 raisons de recommencer le ski (ou la planche!)

    Photos G. Larivière, C. Deschamps, J. Labrie ET C. Tessier

    Plusieurs parmi vos connaissances -ou peut-être vous-même!- sont des skieurs du passé. Vous savez, ceux qui ont appris quand ils étaient jeunes, qui ont continué pendant quelques années au secondaire, et qui ont pris une espèce de retraite hâtive, faute de temps, d’argent, et d’effet d’entrainement. Ce petit palmarès s’adresse à vous! Ou alors vous êtes la conjointe, le père, la soeur qui tentez de convaincre quelqu’un de s’y remettre… voici de quoi vous aider à convaincre un futur-ex-ancien-skieur!

    1. Avoir hâte au retour de l’hiver

    Dès les premières annonces de gel au sol, alors que vous rentrez vos plants de tomates, que vous cordez votre bois et que vous sortez le balai à neige de la voiture, vous appréhendez le froid, vous magasinez des voyages dans le sud en rêvassant, et même après avoir admiré candidement les premiers flocons, vous râlez sur l’hiver? Ce temps est révolu! Un retour au ski alpin vous fera avoir trépigner de hâte à l’arrivée de la saison neigeuse, vous serez tout sourire votre pelle à la main, et votre dépression saisonnière sera chose du passé! Apprenez à vous réapproprier votre nordicité, que diable!

    2. Se remémorer des bons souvenirs… et en créer de nouveaux!

    C’est inévitable, quand on vous pose des questions sur vos années de jeune skieur, vous êtes envahi d’une petite nostalgie qui sent bon le chocolat chaud que vous savouriez en rentrant du ski, les joues rosies par le froid, bien assis devant le feu du foyer. C’est à votre portée! Il n’y a qu’à vous y remettre, et ces souvenirs redeviendront votre quotidien. Bonus: c’est le moment de fabriquer des souvenirs pour ceux qui vous entourent!

    3. Rencontrer des passionnés

    Que ce soit au détour d’une table dans le chalet, en partageant une montée en télésiège ou dans une petite pause entre les virages, vous serez toujours en contact avec des skieurs et planchistes passionnés. Ils sont là, beau temps, mauvais temps, avec la ferme intention de profiter de ce que les conditions ont de mieux à leur offrir. Ils vous donnent des trucs, des conseils, des suggestions pour passer une encore meilleure journée! Qui sait, c’est peut-être le début d’une nouvelle amitié entre skieurs?

    4. Vivre la sensation de plénitude à la fin de la journée

    Oui, votre journée sera complète! Vous aurez bougé, pris l’air, découvert des choses, pratiqué des mouvements, profité de la fantastique mémoire de vos muscles -qui se souviennent pas mal mieux que votre mémoire mentale!- et vous vous assoirez devant votre souper avec une saine fatigue, celle qui vous fera vous endormir en souriant et rêver à vos prochains virages.

    5. Avoir un esprit sain dans un corps sain

    C’est maintenant ancré dans notre mentalité: il faut pratiquer une activité physique sur une base régulière pour soigner son corps et son esprit! Puisque vous êtes un ancien skieur, il y a fort à parier que vous êtes demeuré relativement actif et que vous pratiquez d’autres sports durant les saisons plus chaudes. Pourquoi hiberner? Le ski alpin est un sport qui convient à tous les individus: que vous cherchiez la performance, la remise en forme, le maintien ou la découverte de nouvelles sensations, cette discipline vous permettra de prendre soin de vous, tout en ayant du plaisir, et surtout, de s’acheter une deuxième assiette de fondue au fromage!

    6. Admirer la beauté des paysages

    Le plaisir d’admirer un panorama sublime vous est offert à vous, privilégiés, au sommet de chaque station de ski. C’est un cadeau que vous pouvez vous faire tous les jours! Et que dire des sous-bois aux arbres chargés de neige, des couleurs des manteaux des skieurs qui sillonnent les pentes, et de la vue prenante sur les étendues d’eau environnantes? Sortez vos appareils photo si vous le voulez… mais laissez votre esprit capter ces images magiques!

    7. Pratiquer une activité rassembleuse, pour tous

    Bien peu de sports sont accessibles à une aussi large frange de la population! Homme, femme, jeune, vieux, c’est l’activité par excellence à pratiquer en famille, entre amis, et même entre collègues de travail! En effectuant un retour sur vos planches, vous serez peut-être le petit élément déclencheur qui motivera d’autres ex-skieurs à faire comme vous… et vous aurez le plaisir de partager cette activité avec des gens de tous horizons.

    8. Trouver de nouvelles excuses pour des petits (ou grands) voyages

    S’évader une fois de temps en temps, c’est bon pour le moral! Que vous pensiez à une simple escapade de fin de semaine ou à un voyage de 10 jours, le ski alpin deviendra une motivation dans la planification de votre périple. Et bien entendu, un voyage de ski est toujours un prétexte pour d’autres découvertes: alimentaires, historiques, amicales, géographiques, oenologiques… éveillez l’épicurien en vous!

    9. Le plaisir de surmonter des défis

    La meilleure façon de progresser est de travailler sa confiance en soi. Les stations de ski offrent des pistes pour les skieurs de tous les calibres et vous aurez tout le loisir de solliciter votre courbe d’apprentissage, à votre rythme! La dose d’adrénaline qui envahira votre corps après une belle descente, que ce soit dans les bosses, les sous-bois ou dans une piste à l’inclinaison forte, vous donnera le petit élan dont vous aviez besoin pour sortir de votre zone de confort et repousser vos limites. Amenez-en, des défis!

    10. Profiter pleinement de l’après-ski

    L’ambiance festive qui règne dans un chalet à l’après-ski est unique: les skieurs se retrouvent après une bonne journée dehors, et les anecdotes fusent de toute part, entre les chocolats chauds, les verres de bière, les soupers fondue et les plats de nachos. Si vous êtes un skieur de chalet qui assistez, un peu médusé, aux effusions de plaisir des skieurs de montagne, vous vous êtes sûrement déjà senti un peu « à part »… n’attendez plus! Vous aussi, vous méritez de partager vos anecdotes et de savourer votre après-ski!

    Le dilemme du skieur: quelques pistes pour choisir le bon ski

    Pour avoir moi-même travaillé sur le plancher d’un magasin d’articles de sport, je sais que la variété de marques et modèles auxquels la clientèle a accès semble parfois à la limite du « trop vaste ». Et pourtant, chaque skieur trouve son ski, si on lui pose les bonnes questions! Le travail des employés en magasin n’est pas que de vendre… en fait, c’est la dernière de leurs tâches! Un bon conseiller saura cerner avec exactitude les besoins de sa clientèle et sera en mesure d’indiquer les choix s’offrant aux skieurs qui s’interrogent. D’expérience, plusieurs de mes clients tentaient de passer GO en réclamant 200$, tout en m’indiquant leur préférence, désireux de gagner du temps.

    Mes années de vente étant derrière moi, j’ai demandé à Daniel L’Ecuyer, Vice-président d’Oberson, quelle était l’approche recommandée auprès de ses conseillers. Si vous êtes indécis quant au choix de vos futurs skis ou de votre planche, faites l’exercice: ces questions vous aideront sans doute! Lorsque vous vous déplacerez en boutique, prévoyez au moins une heure de votre temps pour vous assurer un bon service sans stress. Faites confiance au conseiller en lui donnant les informations qu’il vous demande, et ne tentez pas de sauter d’étapes!

    Une visite en boutique se déroulera selon le scénario suivant:

    1) Les questions de l’entonnoir

    Avant d’aborder les sujets plus techniques, un bon conseiller s’intéressera d’abord au type de skieur qu’il a devant lui.

    • Êtes-vous un skieur occasionnel, ou un habitué des pistes? Détenez-vous un abonnement de saison, ou vous êtes plutôt du genre à skier ça et là en hiver, quand les astres s’alignent? Votre réponse lui donnera plusieurs indices quant à vos priorités, votre niveau de ski et vos habitudes.
    • Que recherchez-vous en skiant? Faites-vous de la vitesse? Du ski tranquille? Des sous-bois à toute allure? Aimez-vous l’adrénaline ou la contemplation d’un paysage? Ces questions déterminent votre profil et votre personnalité de skieur. Indiquez également votre station ou piste préférée: très utile!
    • Qu’aimez-vous des skis que vous avez en ce moment? Les aimez-vous? Pourquoi voulez-vous en acheter une autre paire? Ce que vous exposerez au conseiller lui permettra de cerner si vous désirez un ski complémentaire à ce que vous avez déjà, identique, ou à l’opposé.

    2) C’est à votre tour de poser les questions!

    Les réponses que vous avez donné aux trois premières questions sont généralement suffisantes pour qu’un conseiller ait en tête au moins trois paires de ski à vous proposer. C’est le moment de comparer! On évalue le poids, la rigidité, le terrain de prédilection, les qualités et défauts de chacun des modèles… C’est à votre tour de poser des questions au conseiller! Demandez les avantages et inconvénients des différents matériaux, des constructions; informez-vous des différences sur les lignes de cote, sur les technologies utilisées par les fabricants… et n’oubliez pas d’inclure les fixations dans vos questions! Celles-ci jouent un rôle souvent sous-estimé lorsque vient le temps de choisir son équipement.

    3) Réfléchissez à vos préoccupations

    Craignez-vous de ne pas rentabiliser votre équipement? Est-ce que l’aspect esthétique du ski est important pour vous? Êtes-vous inquiet de faire un mauvais choix et de le regretter? Ces préoccupations sont importantes pour votre conseiller. Un bon conseiller vous rassurera sur les points importants et ne mettra pas de pression pour que vous preniez une décision rapide. Assurez-vous d’être bien informé sur les politiques de la boutique en lien avec votre satisfaction après l’achat. Peut-être pouvez-vous louer l’équipement avant de l’acheter? Est-ce que le ski que vous avez choisi est adapté à votre taille et à votre poids? Quelle est votre marge de manoeuvre en cas d’insatisfaction?

    4) En dernier: le budget.

    Oui, le budget est le dernier point abordé dans le processus décisionnel de l’achat d’une paire de skis. Mieux vaut dépenser 100$ de plus sur de l’équipement qui nous satisfera entièrement plutôt que de perdre la valeur de l’équipement suite au constat d’un mauvais choix. De plus, sachez qu’un ski vendu 1000$ n’est pas forcément meilleur pour vous qu’un ski à 600$! Daniel L’Ecuyer a d’ailleurs une citation fétiche: « L’objectif, c’est de créer des skieurs, pas des endettés insatisfaits! » Et si vraiment vous n’êtes pas en mesure de débourser les 100$ supplémentaires, vous avez le choix d’attendre que les skis soient en vente en fin de saison, les chercher sur un site de petites annonces, prendre un modèle similaire mais de la saison précédente… rares sont les clients qui repartiront sans skis, bredouilles, faute d’avoir pu trouver un compromis acceptable!

    Vous êtes un « magasineux en ligne »?

    Les questions de l’entonnoir s’appliquent aussi dans votre cas! Dans les dernières années, les plateformes de vente en ligne se sont multipliées et le choix qui s’offre aux skieurs est presque infini. Certains fabricants permettent même aux utilisateurs d’indiquer leurs commentaires et de coter un produit. Ce type d’information peut être très utile pour vous aider dans votre sélection… mais attention, ne vous fiez pas à tout ce que vous lirez. Certains internautes sont plutôt virulents dans leurs commentaires et rien ne prouve que vous avez le même profil de skieur qu’eux! Les achats sur internet sont à double tranchant: certes, le prix peut être alléchant; mais vous aurez à payer des frais de livraison, parfois de dédouanage, en plus de ne pas toujours pouvoir bénéficier d’une garantie ou d’un service après-vente… soyez vraiment plus que convaincu de votre choix avant de cliquer sur « buy now »! Et… vous devrez quand même vous rendre en boutique pour essayer les bottes, ou faire installer les fixations!

    Quelques repères pour choisir les skis selon vos critères

    Pour le bien de cet exercice, les skis sont considérés selon le terrain pour lequel ils ont été conçus. Des skis de piste pour femme ou homme doivent avoir les mêmes caractéristiques… évitons donc de tomber dans le sexisme! Certains fabricants développent des gammes de ski exclusivement dédiés à la gent féminine. Parfois, le ski est identique à son pendant masculin, exception faite de l’aspect cosmétique (par exemple, la gamme Experience et Temptation de Rossignol). Dans d’autres cas, le ski est conçu différemment pour offrir des longueurs ou poids correspondant davantage aux besoins des femmes. En tout temps, il faut comparer et se renseigner!

    Un bon ski de piste, c’est:

    • Rigide en torsion (meilleur contrôle, surtout dans des conditions durcies)
    • Étroit au patin: entre 70 et 76mm, pour permettre un passage carre à carre plus rapide
    • Choisi un peu plus court qu’un ski tout-terrain ou freeride: posé debout, la spatule du ski doit arriver à la hauteur du nez du skieur (entre les yeux et la bouche)
    • Doté de fixations sur rail (system), qui procurent une meilleure répartition des forces sur le ski

    Un bon ski tout-terrain, c’est:

    • Plus souple qu’un ski de piste, mais pas trop mou
    • Pas parfait dans tout, mais procurera du plaisir au skieur partout
    • D’une largeur moyenne au patin: de 78 à 90mm, pour permettre une meilleure flottaison les jours de poudreuse
    • Un 4X4 qui réagit bien partout: bord de pistes, pistes, bosses, sous-bois
    • Un ski idéal pour un skieur qui ne veut qu’une seule paire de skis et ne pas avoir à choisir
    • Choisi un peu plus long qu’un ski de piste: la spatule du ski doit arriver entre le nez et le front. Ne laissez pas la longueur vous déstabiliser; la grande majorité des skis tout-terrain ont une cambrure inversée (rocker) à la spatule et au talon, ce qui raccourcit la surface de contact en piste.
    • Vendu autant avec fixations sur rail (system) que à nu (flat). L’avantage des skis vendus à nu est le plus grand choix de fixations

    Un bon ski de freeride, c’est:

    • Idéal pour le skieur qui se tient ailleurs que dans le milieu de piste, avec une propension pour les secteurs non-travaillés mécaniquement
    • Choisi encore plus long qu’un ski tout-terrain: on privilégiera un ski de la même longueur que notre taille
    • Large au patin: 90mm-100mm et plus
    • Vendu flat pour un meilleur choix de fixations et la possibilité de positionner les fixations ailleurs qu’au centre du ski lors de l’installation en atelier

    Daniel L’Ecuyer est vice-président d’Oberson, à l’emploi de l’entreprise depuis plus d’un quart de siècle. Ce skieur régulier effectue plus de 30 jours de ski par saison en plus de voyager avec ses skis au moins une fois chaque hiver. Sa passion pour le ski est une histoire de famille: il a été initié dès son plus jeune âge par ses parents et a répété le scénario avec ses propres enfants. Pour lui, le ski est le plus beau sport qui soit puisqu’il permet de se réapproprier l’hiver en partageant un bon moment avec tous les membres de la famille. Selon lui, le secret d’une bonne journée de ski est le bon équipement, autant pour les skis que pour les vêtements. Daniel se dit attristé chaque fois qu’il entend qu’un skieur abdique à cause de la météo et déplore qu’encore aujourd’hui, trop peu d’importance est accordé à certaines pièces d’équipement cruciales, comme les bottes. Vous aurez peut-être l’occasion de croiser son manteau rouge dans une des stations de la vallée de Saint-Sauveur… mais le mieux est de passer le saluer en magasin à Laval!

    La Haute-Savoie en 8 jours, deuxième partie

    À la suite de ma visite réussie dans la région autrichienne de Vorarlberg l’hiver dernier, j’avais envie d’explorer une région francophone pendant la saison 2015-16, mais laquelle? Il y en a tellement! Si vous vous rappelez, en 2014 j’ai fait mon premier voyage dans les Alpes françaises, aux Portes du Soleil – un circuit immense qui m’avait complètement emballé. Par contre, il est tellement grand qu’au bout d’une semaine j’avais l’impression d’avoir à peine effleuré la surface. De plus, en regardant la carte, on voit bien d’autres régions de ski intrigantes et gigantesques à proximité. 

    Au lieu de rester dans un endroit et de rayonner autour (une très bonne stratégie d’ailleurs), j’ai décidé cette fois-ci de faire une grande virée en voiture à travers les régions de ski de la Haute-Savoie en effectuant des arrêts de deux jours dans quatre régions différentes: la Vallée d’Abondance, le Massif des Aravis, l’Évasion Mont Blanc, et l’Espace Diamant. Ce qu’elles avaient en commun à part de fournir des grandes étendues de terrainc’est de contenir des petits villages tranquilles, charmants, et traditionnels comme je les aime!

    Bien sûr, il y a toujours des avantages et des inconvénientsavec ce genre de visite. L’atout principal, c’est de pouvoir faire la connaissance de pas mal de stations de ski dans l’espace de huit jours: un menu dégustation! L’inconvénient, c’est qu’on est obligé de changer de quartier général tous deux jours, ce qui est évidemment moins reposant. Enfin, on ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs, alors Haute-Savoie nous voilà!

    JOURS 5 & 6: Évasion Mont Blanc (QG: Megève)

    Notre prochain arrêt était Megève, destination de renommée internationale juste au sud-est du Massif des Aravis. Bâtie autour d’une petite municipalité médiévale datant du XIVème siècle, Megève s’est développée en tant que station de ski entre les deux guerres mondiales car l’épouse du baron Rothschild était “choquée de fréquenter les Allemands dans les stations suisses” comme St-Moritz. La famille s’est donc engagée à trouver un lieu en France pouvant accueillir l’aristocratie européenne “sans avoir à fréquenter les ennemis d’hier.” Voilà comment est née la première station française, conçue sur mesure pour les sports d’hiver: un mélange alléchant, comme la pub le prétend, de nature, confort, style et gastronomie.

    Bien sûr, les 3 Vallées sont depuis longtemps le domaine de ski le plus connu en France, mais nul ne contestera que Megève est toujours la destination par excellence pour le skieur “old money”, qui y retrouvera des skieurs de son âge, partageant ses valeurs. Touchant trois territoires principaux, le domaine de ski est grand: 320km de pistes majoritairement verdoyantes. Grâce au forfait Portes du Mont Blanc, on à 100km de pistes supplémentaires dans les secteurs Combloux, Jaillet, Cordon, et la Giettaz juste à côté. S’ils arrivent un jour à connecter le secteur Mont Joly avec la station avoisinante Les Contamines/Montjoie (120km de pistes), Megève sera encore plus attirante pour les experts.

    Enfin, après quatre jours sans précipitation, nous y sommes arrivés en pleine tempête: déjà 15cm par terre et il a continué à neiger tout l’après-midi, ce qui nous a bien remonté le moral. Bien que la région ne soit pas éloignée des plus hautes montagnes de France, la plupart du domaine skiable se trouve à une altitude relativement basse. Puisque le terrain se trouve en plein milieu de la forêt, c’était parfait pour un jour de tempête avec faible visibilité.

    Le soir, nous avons flâné dans le village piéton très mignon, rempli à craquer de boutiques, restos, et galeries haut de gamme. On a fini par souper dans une excellente crêperie juste en face de la remontée principale. Bien sûr, il est possible de dépenser une véritable fortune sur les repas mais ce n’est pas une obligation – ma femme et moi avons aussi trouvé plusieurs restos abordables, mais tout de même très bons!

    Vers midi le lendemain, nous sommes arrivés au secteur de ski le plus intéressant, Mont Joly, qui est au-dessus de la limite des arbres et où il y avait beaucoup de neige non-tracée restant de la tempête de la veille. Si seulement on avait eu plus de temps pour visiter les Contamines sur l’autre côté! À noter que la station de ski Megève a été récemment rachetée par la Compagnie du Mont-Blanc, l’opérateur de Chamonix; donc, de nombreuses améliorations sur le domaine skiable sont prévues dans les prochaines années, surtout la modernisation des télésièges et autres équipements.

    JOURS 7 & 8: Espace Diamant (QG: Crest Voland)

    Nous voilà à la dernière étape de notre visite: le domaine skiable très ensoleillé appelé l’Espace Diamant. À vol d’oiseau, il n’est qu’à quelques kilomètres de Megève, mais pour s’y rendre en voiture on est obligé de conduire à travers des gorges et plusieurs villages, donc 30 minutes de route. En garant notre voiture devant l’église à Crest-Voland, le village où on séjournait les deux jours suivants, nous avons vu quelque chose pour la première fois depuis le début de ce voyage: beaucoup d’enfants en train de se rendre aux leçons deski « Piou-Piou. » On a vite appris que l’Espace Diamant est très axé sur les enfants; il est reconnu commeunedestination idéale pour des vacances de ski en famille.

    Constitué de six territoires comprenant 192km de pistes, ce domaine, créé à l’hiver 2005-06, se distingue par des itinéraires variés pour tous niveaux parmi les dix sommets différents. Il nous a rappelé The Canyons dans l’Utah, en plus étendu et avec une plus grande diversité de paysages, sans oublier la proximité du Mont Blanc. De plus, on peut faire le tour dans les deux sens en alternant entre les pistes forestières et des alpages tout en goûtant aux saveurs locales dans les villages authentiquement savoyards, de petite taille, et sans frime. Puisque le domaine est très sinueux, on a l’impression d’être toujours en train de tomber surdes recoins cachés.Malgré sa faible altitude pour une station française (entre 1 050 et 2 060 mètres), les conditions de neige étaient très bonnes.

    Bien sûr, tous les logements au long de ce voyage nous ont plu, mais notre préféré était de loin le ski-in/ski-out Hôtel Mont Charvin à Crest Voland, amoureusement restauré pour préserver un charme d’antan et entretenu par une famille d’une gentillesse exemplaire qui était ravie d’accueillir leurs premiers visiteurs américains depuis longtemps.

    Bref, une très belle découverte, cet Espace Diamant, dont on entend très peu parler de ce côté-ci de l’Atlantique. Finalement, selon les rumeurs, au cours des prochaines années, on a l’intention de lier l’Espace Diamant à l’Évasion Mont Blanc et vraisemblablementLes Contamines. L’ensemble dépasserait les 3 Vallées pour mériter le titre du “plus grand domaine skiable du monde.”

    La Haute-Savoie en 8 jours, première partie

    À la suite de ma visite réussie dans la région autrichienne de Vorarlberg l’hiver dernier, j’avais envie d’explorer une région francophone pendant la saison 2015-16, mais laquelle? Il y en a tellement! Si vous vous rappelez, en 2014 j’ai fait mon premier voyage dans les Alpes françaises, aux Portes du Soleil – un circuit immense qui m’avait complètement emballé. Par contre, il est tellement grand qu’au bout d’une semaine j’avais l’impression d’avoir à peine effleuré la surface. De plus, en regardant la carte, on voit bien d’autres régions de ski intrigantes et gigantesques à proximité. 

    Au lieu de rester dans un endroit et de rayonner autour (une très bonne stratégie d’ailleurs), j’ai décidé cette fois-ci de faire une grande virée en voiture à travers les régions de ski de la Haute-Savoie en effectuant des arrêts de deux jours dans quatre régions différentes: la Vallée d’Abondance, le Massif des Aravis, l’Évasion Mont Blanc, et l’Espace Diamant. Ce qu’elles avaient en commun à part de fournir des grandes étendues de terrainc’est de contenir des petits villages tranquilles, charmants, et traditionnels comme je les aime!

    Bien sûr, il y a toujours des avantages et des inconvénientsavec ce genre de visite. L’atout principal, c’est de pouvoir faire la connaissance de pas mal de stations de ski dans l’espace de huit jours: un menu dégustation! L’inconvénient, c’est qu’on est obligé de changer de quartier général tous deux jours, ce qui est évidemment moins reposant. Enfin, on ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs, alors Haute-Savoie nous voilà!

     JOURS 1 & 2: Vallée d’Abondance (QG: Châtel)
    Comme je l’avais appris il y a deux ans, avec des vols de nuit directs depuis New York,  Boston, ou Montréal, il est possible pour les habitants du nord-est de notre continent d’établir un itinéraire à destination de Genève ou de Zurich comprenant moins de défis logistiques que pour aller à l’ouest du Canada. L’aéroport de Genève Cointrin est pratique et parfaitement équipé pour accueillir des centaines de touristes du ski en même temps. Aussi, c’est incroyable de constater le nombre de grands domaines de ski qui existent à proximité!

    Après avoir récupéré mes bagages et loué une voiture (une Peugeot, avec boîte manuelleil va sans dire), je suis arrivé à Châtel en milieu de matinée. Avec environ 1 200 habitants, Châtel est peut-être petit mais il est le village le plus animé de toutes les Portes du Soleil avec un centre-ville charmant bourré de restos, de bars et de magasins, de même qu’un cinéma et un grand parc aquatique. Plus important pour les skieurs, Châtel est mieux connecté au circuit intégral – c’est-à-dire les secteurs Avoriaz, Barbassone, et les très belles pentes suisses orientées au sud avec une vue imprenable des Dents du Midi – que l’autre bout du circuit, Les Gets et Morzine, où j’avais logé il y a deux ans.

    À propos, si vous voulez savoir la taille exacte des Portes du Soleil, essayez cette interface développée par une agence de marketing britannique, French Ski Area Over My Town, ce qui vous permet de comparer les plus grandes régions de ski françaises avec une région qu’on connait déjà bien.

    Après un repas délicieux en plein air au pied du secteur Pré-la-Joux au resto La Perdrix Blanche, j’ai passé tout l’après-midi à dévaler les pentes locales avec un gars du coin qui est instructeur de l’ESF en hiver et guide de parapente le reste de l’année. Belle vie, non ? Bien que les conditions ce jour-là n’étaient pas très bonnes à cause d’un cycle de dégel-gel qui avait rendu la neige plutôt durcie, c’était tout de même amusant de traverser de grandes distances en ski, d’admirer le paysage impressionnant, et de boire un café dans un refuge charmant en haut des pistes. Ah, les Alpes!

    Outre le fait qu’il est un village très sympa avec l’architecture traditionnelle, le grand avantage deChâtel est qu’il fait partie de la Vallée d’Abondance dont l’agriculture joue un rôle important: plus de 30 fermes en exploitation avec pas mal de vaches! Elles sont omniprésentes dans la culture alors j’en ai profité pour visiter une fromagerie où j’ai appris comment on fabrique le fromage local célèbre et j’ai fait la connaissance des bovins travailleurs, tous avec l’empreinte “lunettes” autour des yeux.

    Autre fait à noter: presque tout de suite après mon arrivée j’ai beaucoup entendu l’accent québécois dans le village. La raison, c’est que les détenteurs de passe de ski de Tremblant peuvent skier gratis le secteur local de Châtel (49 pistes d’une longueur totale d’environ 83km) grâce à une entente qui existe depuis 2012. Les étudiants tremblantois peuvent aussi y faire un stage d’été en tourisme ou en loisirs. Une belle occasion!

    JOURS 3 & 4: Le Massif Des Aravis (QG: Grand Bornand)

    Très tôt lundi matin, j’ai dû retourner à Genève pour aller chercher ma femme à l’aéroport. Cela n’a pris qu’une petite heure de voiture vers le sud pour nous rendre au Massif d’Aravis à 25 kilomètres du lac d’Annecy, qui abrite la station de ski renommée La Clusaz ainsi que le Grand Bornand: notre station cible ce jour-là. Situé autour d’une belle place avec une église du XVIIIe siècle, le charmant village classique ne donne pas l’impression d’avoir été colonisé par les anglais, russes, ou hollandais comme pas mal d’autres complexes touristiques dans les Alpes francophones. Il garde fièrement ses racines françaises et sa vie agricole (avec un super marché fermier tous les mercredis matins).

    Lors de notre arrivée, le temps était plutôt moche, mais au pied de la station de ski, les nuages se sont dissipés et le soleil s’est enfin montré: parfait timing! Là, nous avons fait la connaissance d’un moniteur qui a offert de nous faire découvrir la montagne avant sa prochaine leçon. Bien que le Massif des Aravis avait reçu beaucoup de pluie le jour précédent, toute cette précipitation a transformé la neige du Grand Bornand en sucre léger comme aux premiers jours du printemps: aucune plaque glacée, aucune croûte de neige. Nous avons eu l’impression d’être transportés au début d’avril!

    Avec ses 90km de pistes, Grand Bo s’est révélée être une belle station de taille moyenne pour les Alpes mais tout de même impressionnante pour nous nord-américains! La grande majorité du terrain autour du Mont Lachat est classée de calibre intermédiaire – très plaisant pour ma femme qui n’était pas prête pour un gros défi à cause du décalage horaire – et surtout bien adaptée pour l’enseignement du ski. Avec un peu d’exploration nous avons tout de même trouvé plusieurs descentes plus raides. Bien que La Clusaz, à dix minutes en voiture de là, soit plus connue mondialement pour de bonnes raisons, nous avons conclu que l’ambiance familiale décontractée, le très beau panorama au sommet, aussi bien que les pistes vallonnées de Grand Bornand méritent au moins un jour de visite.

    Le lendemain, nous avons eu enfin l’occasion de visiter La Clusaz, destination prestigieuse qui m’intéressait depuis longtemps en partie grâce au video notoire de Candide Thovex, originaire d’Annecy: One Of Those Days. Selon la sagesse populaire, l’intérêt de skier à La Clusaz est que le domaine est composé de cinq stations différentesreliées, chacune avec son propre créneau pour tous les niveaux. Malheureusement, nous n’avons eu qu’un jour pour visiter l’ensemble, ce qui ne nous a pas permis de faire plus qu’un rapide survol de ses 132km de pistes très variées où depuis 1984, 18 coupes du monde et un championnat du monde se sont déroulés.

    Pour commencer, on s’est échauffé avec plusieurs belles descentes ensoleillées bordées d’arbres sur le plateau de Beauregard, juste au-dessus du centre de La Clusaz, avant de rejoindre la station voisine de Manigod qui se prête bien aux familles et aux débutants. Ensuite, on a continué vers le Massif de l’Etale, isolé à l’arrière de la station où malheureusement les nuages élevés ont produit l’effet “flat light” en effaçant les reliefs, ce qui était dommage étant donné le paysage merveilleux autour de nous. Le secteur Massif de l’Aiguille, situé au-dessus du centre du village avec 1 100 mètres de dénivelé jusqu’à la station, nous a impressionné avec ses grands espaces.

    Enfin, nous sommes arrivés à mon nouveau coup de coeur, le Massif de Balme, à l’autre extrémité du domaine, aussi bien au niveau du terrain que géographiquement. C’est là que Candide a perfectionné sa technique et où il a tourné “One of Those Days” (maintenant une série de trois volets). Le sommet desservi par le téléskiculmine à 2 500m d’altitude et dispose de 1 400m de dénivelé sans faux plats: incroyable! Les conditions de neige ce jour-là n’étaient pas optimales pour s’aventurer loin des pentes damées mais nous pouvions tout de même envisager les possibilités de ski hors-piste illimitées. Nous avons bien compris pourquoi ce secteur est devenu au fil des années un lieu de pèlerinagepour les experts.

    Il faut aussi mentionner les superbes repas qu’on a savourés ce jour-là. En début d’après-midi, nous avons diné au Télémark Café sur une terrasse de bois qui donne sur le bas de la station. Notre escapade clusazienne s’est terminée dans le village agréable et dépaysant avec un souper incontournable à La Scierie – un restaurant parfait pour les couples avec son ambiance rustique et sa cuisine formidable.

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