Alors que s’installe subitement le temps froid en cet automne exceptionnellement beau et chaud et que les annonces d’ouverture de stations de ski dans l’Est du continent se multiplient, voici le temps de vous partager ce que Météo Laurentides prévoit pour la saison de ski 2022-2023.
Fait excessivement rare, notre hiver sera marqué par la présence de La Niña dans le Pacifique Est pour une troisième année consécutive. Jamais de l’ère moderne ce phénomène n’a été observé quatre hivers consécutifs. Vous pouvez lire une description de ce qu’est La Niña dans un article précédent en cliquant ici.
Si les deux derniers hivers ne se sont pas avérés très caractériels de ce phénomène et qu’ils ne sont pas passés à l’histoire, à part peut-être au Saguenay, l’hiver à venir pourrait avoir une signature plus typique d’un hiver La Niña ailleurs au Québec.
En effet, plusieurs données climatiques pointent vers le fait que nous pourrions connaître des températures près ou légèrement au-dessus de la normale ainsi que des précipitations au-dessus de la normale. La résultante est que nous devrions cumuler plus de neige que la normale ou tout au moins, plus de neige que les derniers hivers.
Concrètement en montagne
De façon plus spécifique, l’hiver pourrait mettre un peu de temps à s’installer en ce qui concerne la neige. Si la perspective d’un Noël blanc est excellente, les quantités de neige au sol à ce moment pourraient être normales ou légèrement en dessous de celle-ci. Qu’à cela ne tienne, les températures devraient permettre la fabrication de neige.
C’est par la suite que l’hiver pourrait nous sembler plus rigoureux à la faveur d’un plus grand nombre de systèmes ou de tempêtes touchant le Québec. Les températures légèrement au-dessus des normales pourraient venir es nuits plus nuageuses et des précipitations plus fréquentes à la faveur de systèmes effleurant le sud-ouest de la province par l’ouest ou le sud et se reformant ou émergeant de la côte Est pour frapper l’est de la province. Traditionnellement, ces températures douces nous viennent des systèmes circulant trop au nord-ouest (Great Lake Cutters) nous amenant des précipitations mixtes, le scénario de cet hiver est donc plus favorable aux tempêtes neigeuses.
Ainsi, on peut s’attendre à un nombre plus limité de systèmes nous amenant de la pluie verglaçante ou de la pluie ainsi que de longs épisodes de douceur. L’absence de fréquents redoux pourrait favoriser une belle qualité de neige pour le ski et contribuer à maintenir un bon couvert de neige naturelle au sol jusqu’au printemps étirant peut-être la saison de ski.
Comme toujours, il faut considérer les prévisions à très long terme avec un certain scepticisme puisque de petites variations pourraient engendrer de grands changements dans la trajectoire moyenne des systèmes. Toutefois, cette prévision semble afficher une assez bonne chance de se matérialiser particulièrement pour les stations de l’ouest et de l’est de la province, mais avec un certain bémol pour celles du centre et celles comprises dans le triangle Montréal, Trois-Rivières et Sherbrooke.
Année après année, les amateurs de glisse les plus aguerris attendent ce jour avec fébrilité. S’étant forgé une réputation d’ouverture hâtive, Sommet Saint-Sauveur a ouvert la saison 2022-23 selon sa longue tradition: ils sont les premiers à offrir une piste. Cette année, Dame Nature s’est jointe à la célèbre station pour mettre en vedette des conditions absolument parfaites. Les 15 à 20 centimètres de neige tombée durant la journée ont recouvert la neige fabriquée qui était déjà abondante. Le résultat est incroyable!
Alors que la Côte 70 ouest est amplement recouverte de neige fabriquée, les précipitations courantes et la température près du point de congélation résultent en une neige à la texture idéale: souple, abondante, rapide et… sans taches brunes ni cailloux. En prime, et c’est d’une rareté en ouverture de saison, aucune glace ou surface durcie ne se forment tout au long de la journée. De mémoire de chroniqueur, c’est sans doute les plus belles conditions d’ouverture depuis longtemps. Pour finir les descentes en beauté, et en effort, le rétrécissement de la piste (au quart inférieur du tracé) est recouvert de bosses formées par la nouvelle neige.
Julien prend son envol dans des conditions exceptionnelles!
Etc, etc…
Raconter cette journée d’ouverture se fait plus facilement en images qu’en mots; une seule piste est offerte, la journée débute à midi, le volume de skieurs et planchistes abondant à l’ouverture s’amenuise rapidement, etc, etc… Voici donc quelques photos résumant bien le plaisir d’être ici aujourd’hui.
La machinerie est à pied d’oeuvre.Le chalet principal demeure ce qu’il a toujours été: accueillant et spacieux.Des employées chaleureuse et tout sourire. Salut Mesdames!Les premiers arrivés ont reçu un T-shirt souvenir offert par un comité d’accueil enthousiaste.Le classique feu de foyer. Seul incovénient aujourd’hui: les chaises sont recouvertes de neige. Inconvénient, mon oeil!Le chroniqueur a reconnu Guy Thibodeau (à droite) grâce à sa voix! Après 54 ans à nous informer des conditions de glisse, Guy a tiré sa révérence des médias. Mais pas du ski!À l’ouverture de la station, de nombreux visiteurs y sont déjà. Vers 13:30, la majorité était retournée au travail!Enchanteur! On se souvient d’années où du gazon luxuriant ornait l’extérieur de la piste!Jean-Marie est fier d’être présent pour l’ouverture de la saison. Encore une fois!
Notez que l’accès à la station est facilité par l’achat de billets en ligne. Les prochains week-ends semblent être déjà complets. Les températures plus froides à venir modifieront sans aucun doute les conditions d’enneigement et de glisse. Assurez-vous d’avoir des skis bien affûtés. D’ailleurs, le temps serait-il venu de faire inspecter vos fixations?
La simple évocation du nom de ce pilier de l’industrie du ski suffit à prouver qu’il mérite fort justement le titre de « légende »: intronisé au Temple de la renommée du ski des Laurentides en 1994, il a laissé sa marque dans le paysage hivernal et économique de sa région. Jusqu’à son décès en février 2022, il siégeait encore comme président du conseil d’administration des Sommets. Le mot « retraite » ne faisait pas partie de son vocabulaire car pour lui, il n’était pas question de travail, mais bien de passion. Portrait d’un grand skieur et homme d’affaires.
Déterminé et visionnaire
Dès ses premières années au sein de ce qui allait devenir le groupe Les Sommets, Louis Dufour s’est illustré par ses idées, que certains sceptiques avaient accueillies avec méfiance. La décennie 1970 donnera raison au jeune trentenaire qu’il était: l’âge d’or du ski alpin au Québec n’avait qu’à bien se tenir, Louis Dufour allait faire une petite révolution dans la vallée de Saint-Sauveur.
Reconnu comme un pionnier qui a immensément contribué à l’essor économique de sa région, les éloges ont plu dès l’annonce du décès de monsieur Dufour. Dans un article du Journal le Nord, Simon Cordeau recueille les propos de Jacques Gariépy, maire de Saint-Sauveur: « Souvent on se rencontrait, on parlait de la situation économique de Saint- Sauveur et des Pays-d’en-Haut. Il avait une belle vision du développement des montagnes et du développement immobilier. C’était un homme chaleureux, qui aimait beaucoup son village de Saint-Sauveur ».
L’une des plus grandes contributions de Louis Dufour à l’industrie du ski est sans contredit la démocratisation du ski de soirée. Fier de parler du plus grand domaine skiable éclairé en Amérique du Nord, il a veillé à l’ajout de pistes éclairées dans chacune des stations membre du regroupement des Sommets. Ainsi, depuis plusieurs décennies déjà, la vallée de Saint-Sauveur est éclairée par les lueurs des stations de ski en opération dès que les soirées et la neige le permettent.
Bien que l’éclairage des pistes soit un fait d’armes marquant dans le paysage du ski au Québec, les exploits de Louis Dufour pourraient faire l’objet d’une biographie fort volumineuse. Nommons toutefois ces distinctions: Ex-membre de l’Équipe nationale de ski du Canada, récipiendaire de nombreux prix, dont le Canadian Skiers of Distinction, décerné par SKI CANADA, le Prix Réal Boulanger et Personnalité de l’année en 2003 remis par l’Association des stations de ski du Québec. Mais tous ces prix et mérites sont en réalité bien peu en comparaison avec le legs de l’entreprise co-fondée avec Jacques Hébert.
La famille avant tout
Au sommet de l’équipe des Sommets, deux noms de famille: Dufour, et Hébert. L’une des grandes fiertés de Louis Dufour est d’avoir légué sa passion et une entreprise florissante à ses fils, qui occupent chacun des postes importants au sein du groupe: Éric, David et Christian sont fiers de continuer à oeuvrer au développement et à la prospérité de ce fleuron familial.
Louis Dufour en compagnie de ses trois fils Éric, David et Christian. Photo Fahri Yavuz Photographe
Pour Louis Dufour, la famille était même élargie aux collègues de travail, qui aujourd’hui saluent encore les grandes qualités de leur mentor. Michèle Beauchemin, à ses côtés dans l’équipe d’administration depuis plus de trente ans, pèse ses mots: « Louis était un homme d’une grande intégrité et d’une grande humilité; maintenant qu’il nous a quittés, il demeurera pour ceux qui ont eu la chance de le connaître et de travailler avec lui une référence dans le domaine de la gestion d’une station de ski. Un grand homme par sa simplicité, sa gentillesse, sa sensibilité, sa passion pour l’industrie du ski et son grand intérêt pour la famille et tous les employés. »
Tempête d’hommages
De la vallée de Saint-Sauveur à l’ensemble de l’industrie du ski, les éloges à l’égard de monsieur Louis Dufour ne mentent pas: grands étaient l’homme et son coeur, grande son oeuvre restera. Yves Juneau, PDG de l’Association des stations de ski du Québec, ainsi que Claude Péloquin, vice-président et directeur général de Bromont, montagne d’expériences, rappellent tous deux que Louis Dufour a agi avec influence et sagesse à plusieurs reprises dans des dossiers permettant aux stations de ski de la province de s’unifier afin de gagner en poids et en crédibilité devant les différentes instances gouvernementales.
Yves Juneau ajoute: « Il aimait collaborer avec ses collègues des autres stations. Le travail collectif afin d’amener l’industrie du ski vers de hauts sommets était reconnu de ses pairs, que ce soit par les vétérans de l’industrie tout autant que les jeunes recrues qui faisaient leurs premiers pas dans l’industrie du ski. Il croyait à la collaboration entre stations plutôt qu’à la concurrence. »
Roger Laroche, en compagnie de Louis Dufour, Alain Cyr, Bernard Trottier et Denis Boulanger. Photo courtoisie Carnet du ski
De son côté, Roger Laroche, auteur bien connu du Carnet du ski, relate avec émotion le départ de Louis Dufour puisque ceux-ci avaient une tradition bien ancrée: chaque dernier jour de l’ouverture du Sommet Saint-Sauveur, souvent tard en mai, Louis Dufour appelait Roger pour lui annoncer la tombée du rideau de la saison. Lors de cet appel, un petit bilan de la saison se dressait et l’auteur des Carnets se rappelle que malgré les aléas de la météo, monsieur Dufour avait toujours un point de vue optimiste et abordait les saisons à venir avec enthousiasme. Cette passion manquera à plusieurs dans l’industrie, mais l’esprit de Louis continuera à veiller sur la vallée de Saint-Sauveur grâce à la sculpture érigée en son honneur dans la Côte 70. Pour l’amour du ski!
Une soirée hommage en l’honneur de Louis Dufour
Samedi le 12 novembre 2022, le Musée du ski des Laurentides a organisé son annuel toast à l’hiver et au ski. Cette année, le toast fut fait en la mémoire de Louis Dufour. De plus, pour souligner sa contribution à la région, la soirée a également été l’occasion du dévoilement officiel d’une rue portant le nom de M. Dufour, le « chemin Louis-Dufour » par la Ville de Saint-Sauveur et la Municipalité de Piedmont. Les fonds recueillis lors de ce cocktail dinatoire permettent de rendre possible l’aménagement du nouvel emplacement du Musée, qui est fort à l’étroit dans ses locaux actuels.
Les acronymes de la vie courante nous sont parfaitement connus: GAFA, USB, CH, MTL, etc. Cependant, il est de ces assemblages de lettres qui demeurent cryptiques. C’était pour moi le cas de iF3 quand on m’a proposé de m’y envoyer en mission pour ZoneSki. Puisque la mission venait de mon éditrice et que le mot « Festival » précède les trois lettres et numéro inconnus de moi, je me suis dis que ça serait sûrement bon. En effet, ça l’a été!
C’est avec beaucoup de plaisir que je me suis régalé de scènes de planchistes qui écorchent tout ce qui est vertical, préférablement en ville. De plus, j’ai vite découvert que j’étais le seul à ne pas connaître ce festival… J’apprends que le festival ne se résume pas qu’au grand écran. En effet, le volet Télévision en direct offre le visionnement en ligne gratuit de plusieurs séquences et entrevues mettant en vedette les gars et les filles qui virevoltent, valsent et trépignent sur leurs skis ou planches. Parlant de filles, elles sont très présentes dans l’auditoire, mais presque totalement absentes des films que j’ai vus.
Le nom iF3 désigne un festival international de films de freeski, incluant le snowboard. Le passage du festival à Montréal (au National et au Bar TRH) en est à sa 15e édition. Cette année, 110 films ont été soumis au jury. Montréal n’est qu’un des lieux de présentation. S’y ajoutent nombre de villes: Whistler, Ottawa, Trois-Rivières, Chamonix, etc. S’étirant sur plusieurs jours, la projection à Montréal regroupe les films d’une même catégorie. Ainsi, j’assiste à la projection de films de snowboards, essentiellement de style urban. Béton, escaliers, cours d’école, clochers d’église, murs verticaux et autres accotements autoroutiers sont autant de structures et de terrain à avaler pour les planchistes. Du moment qu’il y a de la neige… ne serait-ce qu’un tout petit peu… quitte à la pelleter soi-même!
L’animateur de la soirée est à l’aise dans son élément. Ses commentaires sont pertinents et brefs. Le tout, sans prétention.
J’y passe une soirée agréable: tympans sollicités fortement, yeux remplis de blanc et de gris (tsé, la ville), corps shaké par les subwoofers de la salle du National. En prime, à moi seul je fais monter la moyenne d’âge du public présent ce soir. Une belle crowdhipster de 30 ans ma cadette s’entasse devant le bar à l’entracte. Les films de ski seront projetés à un autre moment et dans une autre salle, il faut donc choisir savamment les horaires.
Bien que les films présentés soient abondamment soutenus et présentés par des grandes marques, on n’est pas dans l’évènement ski/snowboard traditionnel de style Warren Miller des années 90. Il s’agit ici des tendances cinéma actuelles en matière de sports de glisse. On y découvre les skieurs et planchistes qui deviendront les grands noms de leur sport, en marge du courant mainstream. Alors, quand on voit à l’écran un gars qui porte des vêtements de couleur fluo, on n’est pas dans les 80’s; c’est la nouvelle vague rétro qui est à l’oeuvre sous les fringues décolorées de leurs mononcles boomers!
Par ailleurs, je salue la pertinente présence de l’organisation POW Canada (Protect our winters) dédiée à la protection de l’environnement dans le cadre des sports de glisse. Je ne peux m’empêcher de noter l’ironie de cette participation dans un contexte où les films mettent en vedette des accès à l’arrière pays à coup de motoneiges puissantes et d’hélicoptères. Il s’agit là d’une raison de plus de supporter POW. Le site web est unilingue anglais.
Au menu ce soir-là
Présentée dans une salle au caractère suranné avec ses lourdes tentures en velours rouge et de la moquette usée qui en a vu d’autre, la partie du festival à laquelle j’assiste se déroule exactement là où elle devrait être. Le National est en plein coeur du Village, sur la rue Ontario. Des devantures de commerce sont sales ou négligées. De nombreux commerces ne paient pas de mine ou sont carrément abandonnés. Il n’y a pas plus urbain, avec ce côté trash qui fait corps avec l’esprit des films présentés; pas de luxe, pas de vêtements chics ni de beaux monsieurs venus en grosse bagnole. La petite salle du National est chaleureuse, avec son cachet donnant l’impression d’être venu passer la soirée dans le salon feutré, mais ô combien antique, de grand-mère Aurore.
Dans un quartier qui fait souvent « trash », la salle du National est en fait l’endroit parfait pour cette représentation.
Voici un sommaire des films que je visionne ce soir. La présence d’athlètes féminines y est tout à fait marginale, à ma grande surprise et à mon grand regret.
Fabolaest une petite production québécoise entre amis, par Multiplayers Collective. Les planchistes s’en donnent à coeur joie dans un contexte urbain où aucune structure n’est épargnée. Aucun banc de parc ou rampe de parvis d’église n’ont été maltraités durant le tournage. Film sympathique et typique de ce genre. La créativité des planchistes pour se donner des défis en milieu urbain est impressionnante!
Fabola, il fait beau là!
Fixin. Ce film de Craig McMorris met en scène des performances urbaines dans le même style que celles vues dans Fabola. Cependant, la production provient de l’ouest et inclus de longues séquences en hors piste. Le contraste entre les plans urbains et le big mountain est sidérant! Je trouve les scènes de hors piste beaucoup plus stimulantes et moins répétitives. En hors piste, tous les accès semblent être faits à partir de véhicules motorisés, sur la neige et dans les airs.
Fleeting Time. La bande annonce du film de Ben Ferguson et Homestead Creative donne envie de retourner le voir! Présentant de la planche à neige en backcountry dans l’ouest, ce film possède sa personnalité propre avec une composante artistique affirmée: ralentis, effets miroir, musique parfois éthérée, séquences d’horloge en feu sur fond de sommets enneigés… Les big air, sick lines et la vitesse folle des protagonistes feront légende. Malgré une toute discrète mise en garde dans le générique d’ouverture, les planchistes fréquentent abondamment du terrain avalancheux. Ils déclenchent même plusieurs grosses avalanches. Il s’agit d’un film impressionnant et envoûtant; la musique, quand elle n’est pas celle d’un monastère bouddhiste, possède assez de basses pour arrêter un Pacemaker! Encore une fois, hélicoptères et motoneiges sont au service des athlètes qui accèdent à l’arrière pays.
Des séquences parfois hallucinantes, parfois répétitives. Au final, une belle soirée!
Saint-Sauveur, 22 octobre 2022 – C’est sur la Côte 70 du Sommet Saint-Sauveur qu’a été dévoilé en après-midi un monument à la mémoire de Louis Dufour, grand bâtisseur de l’industrie québécoise du ski et du tourisme. Un hibou, synonyme de sagesse, a été choisi pour représenter le pionnier ; sculpté dans la pierre, il continuera à veiller sur la vallée de Saint-Sauveur pour les générations à venir. L’œuvre fût réalisée par l’artiste Jean Bisson Biscornet ainsi que l’idéateur Geraldo Pace, tous deux présents pour la cérémonie. « Je tenais à trouver quelque chose qui représentait bien Louis, mais surtout ce qu’il amenait à travers ses relations avec ses proches ainsi qu’avec la communauté. Le hibou est un animal sage et à la vision infaillible. Cela capturait bien son âme et l’importance qu’il avait pour la région. », a confié monsieur Pace le jour du dévoilement.
Famille et amis de Louis étaient présents sur la montagne pour l’occasion. Béatrice Hébert, Louis-Philippe Hébert et David Dufour ont chacun leur tour pris le micro pour parler de Louis sous différents angles, soit son implication au sein de l’entreprise, son importance pour l’industrie du ski en Amérique du Nord ainsi que son lien avec le monument. Ledit monument a ensuite été dévoilé par la famille Dufour. Des musiciens jouaient des morceaux de musique classique ; combiné à un ciel bleu et une température frôlant les 20 degrés, le contexte s’avérait réellement enchanteur. « Nous sommes fiers d’avoir pu réaliser ce monument en collaboration avec deux artistes de la région. Ce sera, comme Louis l’aurait voulu, un magnifique lieu de rassemblement avec une superbe vue sur la vallée qu’il aimait tant. », a affirmé Louis Philippe Hébert, Président du groupe les Sommets.
Avec Louis veillant sur la montagne, nous sommes prêts pour l’hiver 2022-2023. Au plaisir de vous voir très prochainement sur les pistes !
Au sujet de :
Jean Bisson Biscornet
Natif de Val-Morin, Jean Bisson Biscornet est revenu s’installer dans les Laurentides après avoir appris et exercé le travail de la pierre outremer. De son atelier à Val-David, il réalise des œuvres singulières : souvent issu d’expérimentations et d’amalgames de matériaux, son art est relié à la vie qui nous entoure. Ses réalisations se retrouvent au Nunavut, aux États-Unis, en Suisse, en Bretagne, en Ontario et au Québec. (artistesartisans.valdavid.com)
Geraldo Pace
Bon ami de Louis Dufour, Geraldo Pace a connu beaucoup de succès dans sa carrière professionnelle au fil des années. Délaissant la photographie de mode, il se consacre à la photo commerciale et conceptuelle. En outre, il immortalise des portraits et participe à des projets corporatifs et collaborations avec d’autres artistes qui font appel à sa créativité. « Malgré mon vécu – et peut être grâce à celui-ci – j’ai préservé ma faculté d’émerveillement. Lorsque je cherche une nouvelle source d’inspiration, la Nature pourvoit. » (geraldo-pace.com)
Plus de 110 films amateurs et professionnels de ski et de snowboard à voir en salles
Montréal, le 28 septembre 2022 – En plus du retour à la formule en salles, avec des invités, producteurs et athlètes de partout à travers le monde, le Festival iF3, qui présente les meilleurs films et documentaires internationaux de ski et de planche à neige, souligne cette année son quinzième anniversaire et ajoute des dates et des nouveaux endroits à sa programmation pancanadienne.
Crédit photo @FestivaliF3
Débutant à Whistler dans l’ouest canadien (du 19 au 22 octobre), le festival est en simultané le samedi 22 octobre au Ciné-Parc Belle Neige à Val-Morin, pour présenter des films sur les écrans extérieurs et célébrer avec la communauté. Il se poursuit ensuite à Montréal le vendredi 28 et samedi 29 octobre. Une journée de ski/snowboard sur le toit avec projections de films est prévue au Centre Adrénaline Urbaine à Trois-Rivières le 19 novembre.
Avec le nombre élevé de films à visionner, il y en a pour tous les goûts, des paysages époustouflants, aux prouesses impressionnantes, aux films qui racontent une histoire, et bien plus. Quatre catégories sont en lice pour gagner des prix : amateurs, professionnels, séparés entre le volet ski et le volet planche à neige.
Plusieurs femmes dominent cette année et la compétition est féroce chez les dames. Parmi les grosses productions attendues, le film américain Nexus mettant en vedette des skieuses exceptionnelles est à voir. Celui de la Canadienne Nat Segal qui présente le film Beyond Begbie, tourné à Revelstoke, promet d’être un incontournable du festival.
Une autre production qui propose toujours du contenu phénoménal, considérée hybride entre américaine et canadienne puisqu’elle met en vedette des athlètes des deux côtés de la frontière, est le film Feel Real de Blank Collective. On y voit d’ailleurs l’athlète et producteur québécois Alexi Godbout et la Canadienne Alexandra Armstrong, entre autres. Puis, du côté de Matchstick Productions, autre méga-production canado-américaine, la bande annonce du film Anywhere From Here est déjà très prometteuse, avec des grosses pointures comme Sam Kuch et Eric Hjorleifson parmi les skieurs vedettes.
Chez les planchistes, le film suisse La Zone risque de nous surprendre, filmé dans le Col du Cou, aux abords de la frontière française, ainsi que le court métrage de Craig McMorris, frère du médaillé olympique Mark McMorris, qui présente le film Fixin.
Du côté des amateurs, le producteur du Saguenay William Pilote et le groupe The Blueberries font partie de la sélection officielle dans la catégorie ski, pour le film Ahouh tourné en Gaspésie l’hiver dernier. Il sera intéressant de visionner aussi le court documentaire de la jeune québécoise Ebonie Finley Roberge intitulé Night Riders qui a été entièrement filmé de nuit en Gaspésie et qui met en vedette un collectif d’athlètes d’ici, notamment la planchiste Magalie Dubois.
L’équipe de Jérémy Cloutier des Laurentides, revient cette année avec le film Fabola (expression en jargon raccourci ‘il fait beau là!), qui nous fera assurément sourire.
Fabola- David Brown – crédit photo @ FestivaliF3
Le guide des films présentés à l’édition du Festival de cette année se trouve sur la page web du festival :
*À noter : La programmation du festival est détaillée ci-dessous. Il y a aussi la possibilité de visionner des émissions en direct suivi de diffusion de films le 20 et 21 octobre, le gala des Movie Awards le 22 octobre et des films sur demande du 20 au 22 octobre via le site web www.festivalif3.com pendant le festival prenant place à Whistler, C.-B.
Quand?
Quoi?
Où?
Samedi 22 octobre 2022
Vélo de montagne le jour Visionnement de films de la sélection officielle en soirée
Ciné-Parc Belle Neige6820 QC-117, Val-Morin, (Qc) J0T 2R0
Vendredi 28 octobre 202217 h à 21 h 30 22 h à 3 h
Visionnement de films en nomination. Visionnement de films de ski et snowboard urbain en nomination + Soirée festive avec DJ Blaster
Théâtre Le National1220 Ste-Catherine E. TRH-BAR 3699 Boul. St-Laurent
Samedi 29 octobre 202216 h à minuit
Visionnement des films en nomination + Ska Sound System + Soirée 15e anniversaire du Festival iF3
Théâtre La Tulipe4350 Ave Papineau
-30-
À propos du iF3 :
L’iF3 recherche, reconnaît et récompense le meilleur de ce que la communauté du ski, planche à neige et vélo de montagne a à offrir. Nous produisons des événements novateurs et divertissants et des médias qui unissent le sport avec la culture pour un public local et international.
Depuis quelques années déjà, ZoneSki vous présente des cartes météo affichant les événements les plus importants à venir lorsqu’une tempête se dessine à l’horizon. Le dernier design fut réalisé par notre graphiste, Josée Gravel, et le traitement des informations pour en arriver au beau résultat des prévisions est effectué par notre météorologue maison, Éric Chatigny. Enseignant de métier, il occupe toutefois ses temps libres à alimenter son propre site web, et en saison, à produire des cartes nous permettant de guider les skieurs vers la plus belle neige en station.
De Sainte-Pétronille à la snow belt des Laurentides
Si vous êtes un lecteur résidant dans cette région choyée par les chutes de neige, il y a de forces chances que vous connaissiez le site web Météo Laurentides, maintenu par M. Chatigny. Celui-ci a fondé son blogue en 2002, et il souffle ses vingt bougies avec enthousiasme cette année! Originaire de l’Ile d’Orléans, Éric a toujours été fasciné par les phénomènes météorologiques. Installé aux premières loges des perturbations se formant au-dessus du fleuve Saint-Laurent, il a longtemps observé les différents aléas météo déferlant sur la pointe ouest de l’ile et sur la ville de Québec. C’était donc tout naturel qu’une fois installé dans les Laurentides, l’intérêt perdure puisqu’il a posé ses pénates dans la fameuse ceinture de neige de la région.
Éric utilise sa station météo personnelle pour recueillir des données locales.
C’est son sens de l’observation qui a d’abord permis au passionné de météo de constater que bien souvent, les prévisions fournies par les grands services météo de la province desservaient bien mal sa région adoptive. Après une brève saucette dans le baccalauréat en météorologie à McGill, il a décidé de continuer à perfectionner ses connaissances de manière autodidacte: son choix personnel était simplement motivé par le fait que la formation, très académique, scientifique et froide, l’éloignait de l’aspect passionné qu’il souhaitait conserver pour son passe-temps. Ainsi, de fil en aiguille et de carte radar en prises de notes assidues, Éric a développé une capacité à prévoir avec aisance et grande précision les futures perturbations pour sa région. Plutôt pratique quand on est enseignant: il savait avec assurance si l’école serait fermée pour cause de tempête ou de verglas!
La météo au service des skieurs
Alors que les grandes chaines nous font frissonner en évoquant les chiffres sensationnels de refroidissement éolien et de centimètres timides, Éric étudie méthodiquement ses diverses sources, compile les chiffres, observe les images radar, satellite, et analyse les modèles météo. Privilégiant les modèles européens et américains pour leurs plus grande précision, il y ajoute ensuite sa propre expérience: topographie des lieux, température, pression, et surtout, calcul des accumulations neigeuses en « vraie » mesure, et non pas en équivalent eau. Quiconque a déjà pelleté ou skié une neige dense et compactée par le vent sait parfaitement qu’un centimètre de neige n’a pas le même poids selon sa densité! C’est donc avec toutes ces connaissances que notre Monsieur Météo bien à nous produit ses cartes pour notre grand plaisir de skieurs.
Notre météorologue maison est également skieur!
Les stations de ski sont souvent choyées par un micro-climat, généralement provoqué par leur altitude et leur positionnement au sein d’un massif montagneux. Ce sont justement ces micro-climats qui peuvent expliquer une différence de 10, 15 voire 20 cm d’accumulation entre deux stations pourtant éloignées d’à peine 20 kilomètres! Éric les étudie avec soin et peaufine ses prévisions d’un événement météo à l’autre. Il est d’ailleurs fasciné par les « effets lac », qui peuvent générer une tempête à partir d’un rien et saupoudrer généreusement les Monts Valins (Saguenay-Lac-St-Jean) ou les Chic-Chocs (Gaspésie). Souvent, les prévisions des grandes chaines sont conservatrices pour ces régions mais les locaux peuvent en témoigner, les chiffres sont toujours revus à la hausse!
Un cours sur mesure pour le ski
Grand passionné devant l’éternel, Éric Chatigny se fait un point d’honneur de partager ses connaissances et de vulgariser les phénomènes météo par le biais de son site web. Admirateur de Laurent Foucreault, un météorologue fort actif dans les années 1980 et 1990, il suit ses traces et construit des cours permettant aux curieux de se familiariser avec les divers outils accessibles grâce à Internet. À l’instar du météorologue vulgarisateur ayant mis sur pied un cours télévisé intitulé « La météo de nos jours », Éric a bâti un cours axé sur la randonnée alpine: « Initiation à la météo hivernale du Québec », permettant d’évaluer les conditions et risques météorologiques lors d’une sortie en station ou dans un domaine hors-piste. Curieux d’acquérir ces connaissances? Suivez ce lien pour en apprendre davantage!
Un système dépressionnaire en provenance du mid-ouest américain nous apportera de nouveau un mélange de précipitations à compter de jeudi soir, dont de la neige dans les régions plutôt au nord, et de pluie… Lire la suite : Alerte neige du 2 au 3 avril
Les annonces se font en plus petit nombre ces temps-ci, certaines ayant déjà été dévoilées au printemps, d’autres sont encore en attente. Les stations sont fort occupées avec la fin de leur saison estivale, et la pré-saison se révèle chargée vu la relance de certaines activités qui avaient été mises sur pause à cause de la pandémie. Voici donc la deuxième ronde de nouvelles de l’industrie!
En plus du nouveau télésiège au Sommet Gabriel, nous verrons une autre remontée être installée dans les Laurentides: un télésiège quadruple sera mis en place en remplacement du télésiège double à Belle-Neige (à noter qu’une erreur dans la date du communiqué porte à croire que l’annonce est plus ancienne, mais elle date bel et bien de 2022!). Cette remontée portera le nom de La Fenster, en hommage aux fondateurs de la station.
Un aperçu de la gare de départ (image 3D).Le télésiège double qui sera remplacé.
Tous les Sommets des Laurentides effectuent des travaux d’entretien et perfectionnement sur leurs systèmes d’enneigement mécanique.
Le Mont SUTTON (Cantons-de-l’Est) complète la phase de son méga projet entamé il y a quelques années.
Mont Grand-Fonds bonifie également son parc de canons à neige.
Ski Garceau (Lanaudière) en fait de même et se prépare à annoncer d’autres nouveautés, qu’on relaiera avec plaisir!
Le Mont Rigaud n’est pas en reste avec la complétion de son projet entamé l’an dernier (pompes, canalisations); la station a aussi modernisé l’éclairage de ses pistes, tout comme le Mont Gleason (Centre-du-Québec).
Camp Fortune (Outaouais) ajoute des canons à neige à sa flotte.
Dans sa plus récente mise à jour, la station de Beaupré donne quelques détails concernant l’avancement du chantier de la remontée 6 places qui s’appellera l’Évolution Express. À noter que le vélo de montagne est en opération, et que les sentiers de randonnée sont accessibles durant les travaux. Attention toutefois de bien respecter la signalisation… Lire la suite : En bref: courte mise à jour des travaux au Mont-Sainte-Anne
Stoneham le 1er juin 2026 – L’hiver vient tout juste de se terminer que les équipes de Station touristique Stoneham sont déjà à pied d’œuvre afin de préparer la prochaine saison. Plusieurs projets majeurs, d’une valeur totale de plus de 1,5 million de dollars, seront réalisés au cours de l’été afin d’améliorer l’expérience client et… Lire la suite : Investissements en montagne : Plus de 1,5M$ pour bonifier l’expérience à Stoneham
La nouvelle a pris plus d’un skieur par surprise lorsque l’annonce du rachat du Mont Glen a été faite dans le quotidien La Voix de l’est. Évidemment, l’entourage immédiat de Peter White s’en doutait, lui qui avait déjà énoncé ses regrets devant la fermeture de la station qu’il avait revendue au début des années 2000. Pour les Glenners, cette transaction est réjouissante: ce sera enfin l’occasion de revisiter les pentes dont l’accès n’était plus possible depuis un peu moins de vingt ans.
En entrevue dans le quotidien, Peter White indique qu’il n’a pas l’intention de faire de l’argent avec la station, qu’il souhaite surtout voir ouverte à l’année. De gros investissements sont prévus (remontée mécanique, enneigement, chalet nouvellement rénové) et le désir de pérennité de l’endroit ne fait pas de doute pour l’homme d’affaires. (Lisez l’article détaillé ici dans La Voix de l’est.)(Lisez aussi cet autre article dans Le Reflet du Lac.)
Rare nouvelle dans l’industrie
Les dernières années ont plutôt été celles où l’industrie du ski a assisté à la fermeture de certains de ses domaines skiables: Saint-Pacôme (Rivière Ouelle), Val Neigette (Rimouski) sont les deux dernières à avoir fermé leurs portes. Auparavant, comptons les stations de La Crapaudière (Saint-Malachie, dans Bellechasse), dont les activités ont cessé sensiblement au même moment que Glen (2004-2005), le Mont Shefford (2007) ainsi que Montjoye (2010). D’autres stations ont changé de main ou de vocation mais la réouverture d’une station de ski dans son modèle d’opération classique n’a pas été vue depuis belle lurette.
Pour la plus jeune générations de skieurs, cette montagne a tout d’un mythe. Située en plein coeur des Cantons-de-l’Est, elle est géographiquement en ligne diagonale avec les autres stations bien connues de l’endroit. Son dénivelé (320 mètres) en fait une station modeste face à ses voisines, mais l’attachement des gens qui ont fréquenté l’endroit ne ment pas: il y a un petit quelque chose dans la neige à Glen.
MISE À JOUR DU 7 NOVEMBRE 2022:
La transaction n’a finalement pas eu lieu. Le contexte économique a grandement changé depuis les premières annonces faites par Peter White et celui-ci s’est résolu à ne pas aller de l’avant. Lisez l’article détaillé du Reflet du Lac ici.
La pensée ZoneSki
Peut-être sera-ce la première fois de l’histoire de ZoneSki qu’une station verra sa fiche redevenir active après avoir fait l’objet d’un article sur les stations fermées de la province? Nous souhaitons tout le mieux à Peter White et son entourage pour les grandes décisions et actions à venir!