Owl’s Head, inauguration de la randonnée alpine, 31 janvier 2021

En 2014, le secteur « Que’quepart » avait été lancé sans tambour ni trompette, offrant tout un secteur réservé aux experts du hors-piste. 7 ans plus tard, alors que la popularité de cette discipline augmente de façon exponentielle, voilà qu’Owl’s Head revient avec une toute autre formule afin d’encadrer l’ascension et la descente à l’intérieur du domaine skiable.

Le paysage est très enchanteur

On adore le sentier généreusement balisé, indiquant même la distance parcourue.

1 km sur … beaucoup de fun !

Des panneaux rappelant la majorité des consignes sont affichés à la base et au sommet des sentiers.

La carte, les règles… tout y est

Voici un bref aperçu de certaines notions intéressantes :

  1. Il est possible d’effectuer l’ascension et la descente tôt le matin ou en fin de journée, soit avant ou après les opérations de la station.
  2. Il existe un sentier très facile pour ceux qui désirent s’initier à la pratique.
  3. Un abonnement de saison est nécessaire au coût de 80$ pour les adultes (50$ pour les moins de 17 ans).

Le sentier classé difficile (distance d’environ 2 km après avoir emprunté la portion facile) permet de descendre le bas de la Lilly’s Leap. Évidemment, on peut choisir tout autres pistes du bas de la montagne à partir de cet endroit. Beaucoup d’options s’offrent donc à vous.

Le bas de la Lilly’s Leap

Tous les détails concernant la randonnée alpine sont clairement indiqués sur le site.

La vue, toujours la vue

Une fois en piste, le lac se dévoile enfin à nous, nous permettant d’apercevoir son immensité.

La vue…

Lorsque le ciel est dégagé, on s’évade le temps de reprendre son souffle et profiter du moment.

Encore la vue…

Plus de route, moins d’attente aux remontées. C’est vrai, mais pas toujours en 2021

Pour la plupart, on viendra tout d’abord à Owl’s Head pour utiliser ses remontées mécaniques afin de descendre les pistes. Profondément installé dans les Cantons de l’Est, on n’y arrive pas par hasard. On quitte l’autoroute 10 pendant un bon moment pour se rendre à Mansonville et poursuivre son chemin tout près du lac Memphrémagog. Plus souvent qu’autrement, on doit parcourir plus de distance pour y parvenir, mais ce temps passé en voiture se révèle bénéfique une fois sur place… en temps normal.

En 2021, c’est un peu moins vrai, mais quand même très respectable. On parle de 5 à 10 minutes à la remontée Sommet, tout dépendant de l’heure où on l’utilise.

Attente à 10h45, un gros 5 minutes

La chaise du Lac a été tranquille tout au long de la journée, sans attente.

Le télésiège Panorama est celui qui est le plus problématique, on peut y perdre facilement 15 minutes.

En général, pour un skieur de fin de semaine, il est difficile d’avoir un dénivelé aussi imposant au Québec avec si peu d’achalandage.

En combinant Lilly’s Leap jusqu’à Upward Trail, les cuisses chauffent

Enfin, la chaise du Lac !

Il aura fallu beaucoup de temps avant d’ouvrir la chaise « du Lac », mais nous y sommes enfin arrivés. Ceci donne donc accès à tous les secteurs de la montagne. Bien que cette remontée offre techniquement deux descentes différentes, elles sont parmi les plus intéressantes de la station pour un skieur avec un peu d’expérience.

Upward Trail

La plupart des pistes offrent présentement le même type de surface. Avec 17 cm tombés depuis mercredi et le mélange de fabrication de neige, on y voit de tout. C’est un bon moment pour découvrir la station, en remontée mécanique… ou grâce à vos enjambées dans le bois !

Mont Sainte-Anne, une belle découverte, 30 janvier 2021

Un panorama magnifique

Depuis quelques années, j’hésitais à me rendre au Mont Sainte-Anne car je le trouvais si peu sur mon chemin… Étant donné que je viens du Saguenay, on doit soit passer par la route du petit parc ou faire le tour par Québec. Cette fois-ci, j’ai décidé de faire le détour et de m’y rendre. J’ai toujours eu le sentiment d’y être déjà allée, mais j’ai réalisé aujourd’hui que c’était réellement ma première expérience sur ce mont en hiver. Quand je suis arrivée en haut des bulles face à « L’Express », ma première impression a été : « wow, c’est magnifique ici ! » Tout au loin, j’avais la vue du village et du fleuve Saint-Laurent qui m’a complètement éblouis l’esprit. J’étais figée là, regardant le panorama. Loin de moi l’idée que j’allais tomber sous le choc quelques heures plus tard en arrivant à « La Crête » ! Voici ce qui m’attendait :

« La Crête » me fait réaliser que la beauté des paysages au Québec est à tout casser !

Des pistes longues et plaisantes

Lorsque je me suis lancée dans ma première descente, j’ai pris la direction de « La Pichard » qui rejoint « La Familiale » vers la fin. J’ai eu l’impression de descendre pendant plusieurs kilomètres sur une largeur de pistes dignes d’une autoroute à skieur. C’est certain que je m’en souviendrais si j’avais déjà descendu les pentes du Mont Sainte-Anne auparavant, car c’est marquant de pouvoir surfer des pistes sur une aussi longue distance. J’ai descendu cette piste plusieurs fois dans ma journée car elle était plaisante. Elle fait presque deux kilomètres et forcément beaucoup plus si on ajoute le bas de la familiale.

En route vers « La Pichard » !
Vers l’infini et plus loin encore dans « La Pichard » !

Les conditions

Ma seule déception a été d’être venue lors d’une fin de semaine si peu garnie en nouvelle neige. Bien que je me sois amusée malgré le fond durci et les plaques de glace, je m’imagine cette montagne avec une belle bordée de neige et tous les sous-bois ouverts. C’est à suivre… Je vais devoir revenir pour découvrir le reste du domaine skiable.

Vers « La Super S », la pente la plus glacée que j’ai vu aujourd’hui.
Sur le versant nord, les pistes étaient moins glacées.

Ma petite frayeur

Je fais de la planche à neige depuis au moins 25 ans et je n’ai pas souvenir d’être arrivée dans une pente qui m’a donné une aussi grande frayeur. « La Super S » a une inclinaison très surprenante. Vue du bas de pente, je n’avais pourtant pas du tout l’impression qu’elle était aussi pentue. Je me suis dit : « yes, enfin un double losange qui n’est pas une pente à bosse ! » Lorsque je me suis aperçue de son état glacée, la patate voulait tout simplement exploser dans ma cage thoracique ! Mais devinez quoi ? Comme j’étais déjà engagée dans la pente, ma seule issue était de la descendre. En douceur et avec prudence, je me suis lancée dans cette descente où pour la première depuis longtemps, je ne me sentais pas du tout en contrôle de la situation. Je voyais des skieurs passés et ça me redonnait du courage pour continuer. Sans la croûte glacée, je suis certaine que cette piste aurait pu devenir ma préférée car j’aime les défis de cette taille.

« La Super S » vu d’en haut, l’angle ne semble pas être impressionnant, mais il faut y être pour la ressentir !

Pour terminer, le Mont Sainte-Anne est pour moi une belle découverte et je suis certaine que dans d’autres conditions il pourrait même devenir un de mes centres de ski préférés !

La Réserve, 30 janvier: Pas si froid que ça!

Hey, on est au mois de janvier…

Vraiment, là! Je me suis habillé comme si j’étais Ernest Shackleton dans l’Arctique. Avant qu’il n’y meurt, en tout cas (quoique ce n’est pas le froid qui l’a tué, mais une crise cardiaque). D’habitude, je me fie à mes propres observations sur différents sites de météo pour décider quoi porter en guise de linceul (en expédition, il faut toujours revêtir ce dans quoi on veut mourir. Juste au cas où…). Malheur, cette fois j’ai écouté mes « amis ». Pfff! Ils ont dû capter une prévision météo sur Tele-Tubbies Channel. Ainsi rempli de leurs « conseils », j’en ai mis épais sur mon pauvre dos. Eh bien, ce n’est vraiment pas nécessaire. On est en janvier. JANVIER! Donc température froide certes, mais pas polaire. En fait, ma plus grande surprise tient à la dureté des surfaces. Je commence ma journée avec des skis de touring relativement souples. Mais, je change vite d’avis. Mes skis de carving sortent de l’auto dans le temps de le dire. Plusieurs pistes ont une surface couverte de petites balles glacées. La combinaison death cookies et skis de randonnée alpine est pour moi un très mauvais souvenir. On s’en reparlera un de ces jours. Ceci étant dit, il n’y a pas de glace. De plus, je vois de nombreux skieurs en équipement de randonnée sur les pistes; ils ont l’air bien heureux, eux. Les biscuits de la mort sont finalement une Némésis bien propre à moi. Maudite affaire!

Des surfaces balayées par le vent et durcies, mais sans glace.
Température hivernale, mais fort acceptable. Le ciel reste gris avant midi.
Surface durcie= bonheur des coureurs!
Côté neige naturelle, il faut bien choisir ses lignes. C’est encore mince.

En famille et entre amis

Oui, oui le ski est bon en « gang ». Bulle, qu’il faut dire maintenant. Les familles sont au rendez-vous, ainsi que les groupes qui respectent (?) le concept de la bulle sanitaire. Je n’observe aucun manquement à ce chapitre. À l’intérieur du chalet on circule librement, mais en nombre limité. Aux remontées, les employés veillent au grain. Donc, aucun souci. J’aime le côté relaxe à l’intérieur du chalet. On sent la sécurité sanitaire tout en étant dans une atmosphère détendue. Plusieurs visiteurs mangent à l’auto: à l’intérieur ou à l’extérieur style tail gate party. C’est amusant! Pour moi c’est une journée agréable, mais qui n’a rien pour appeler ma cousine. Je rêve encore d’une tempête salvatrice… Je termine ici avec quelques images qui rendent parfois mieux l’ordinaire, même quand il est très bien.

Pic-nic à l’auto en gang.
Un point de vue classique à La Réserve.
Une piste verte qui est soutenue et qui serpente à travers la montagne: La familiale.
Difficile d’être plus clair… Aucune attente d’un côté ni de l’autre aujourd’hui.
Le Versant nature est accessible, mais demeure timidement enneigé. Il s’agit de neige naturelle.
Un beau « pitch ». Il est court mais bien à pic quand on le prend de face.
Les randonneurs alpins sont nombreux. Plusieurs montent en peaux et redescendent sur pistes.
Très peu d’attente.
Un ciel voilé n’est pas toujours moche. Au contraire!
Adios Mama!

Orford, À une tempête d’être à 100%, 30 janvier 2021

Orford – À une tempête (ou deux) d’être à son mieux

Depuis le début du mois, il neige presque quotidiennement dans les Cantons-de-l’Est. La plus grosse quantité de neige a été reçue il y a deux semaines, où environ une vingtaine de centimètres sont tombés. Par contre, de petites quantités se sont ajoutées presque tous les jours depuis. Le résultat est une surface de neige grandement améliorée au Mont-Orford. Aujourd’hui, ce sont encore les pistes principales qui sont majoritairement ouvertes à la station, sauf la fameuse Contour qui s’est ajoutée aujourd’hui ! Toutefois, plusieurs s’aventurent dans les fameux sous-bois de la station. Ceux-ci devraient ouvrir officiellement dès la prochaine bordée significative de neige. Au total, c’est 73 % du domaine skiable qui vous est offert, dont 6 des 7 remontées – le versant Alfred-Desrochers étant toujours fermé malheureusement et ce n’est surtout pas en raison d’un manque de neige.

Maxi
Trois-Ruisseaux
Ouverture de la fameuse piste Contour aujourd’hui
Contour
Plusieurs s’aventurent dans les sous-bois malgré leur fermeture. Ils devront ouvrir dès la prochaine bordée. Ici, on voit la Passe de l’Ours.

Enneigement Artificiel – Tranquillement, mais sûrement
Nous connaissons un beau mois de janvier hivernal, mais rappelons nous aussi du mois de décembre qui ne l’était pas ! La station se rattrape toujours des journées manquées pour la fabrication de neige en début de saison. Le versant Orford a été fermé trois jours il y a une semaine pour effectuer l’enneigement sur les pistes Maxi et Trois-Ruisseaux. L’enneigement s’est ensuite poursuivi sur les pistes 4 km et la Slalom. La Grande Coulée a finalement été ouverte pour la saison hier. En ce moment, ce sont la Magnum et la Pente Douce qui sont sous les canons à neige. Ceci n’est pas un reproche à la station, mais plutôt un rappel du mois de décembre que nous avons eu où il était souvent difficile de fabriquer de la neige. L’enneigement artificiel devrait cesser après avoir terminé la Magnum. En temps normal, ces pistes auraient déjà été ouvertes. 

Ouverture de la Grande Coulée hier
4 KM ouverte de haut en bas

L’hiver – ici pour rester
C’est le temps d’aller skier! Que nous connaissions un hiver de rêve ou non, une chose est certaine : l’hiver est ici ! La température aux alentours de -15, le vent et la neige blanche brillante nous le rappellent ! Orford, comme toute autre station, fait un excellent travail pour gérer sa clientèle pendant la pandémie. En ouvrant le télésiège Rapido pour accéder au sommet, l’attente aux télésièges est de beaucoup réduite. Alors, peu importe vos idées sur l’hiver 2021, sachez qu’il y en aura juste un et il faut en profiter malgré les circonstances. Je suis bien content d’avoir profité de ma journée d’hiver aujourd’hui au Mont-Orford! De plus, on annonce au moins 10 à 15 centimètres de neige cette semaine à partir de mardi. Les conditions, déjà très belles, vont continuer à s’améliorer. À vous d’en profiter ! 

Paysage hivernal avec les arbres fantômes
L’attente typique à la remontée hybride – entre 5 et 15 minutes au maximum.

Val Saint-Côme 25 janvier 2021 – Le mois de février un mois plus tôt!

Toujours à la recherche des meilleures conditions possibles et voulant à tout prix éviter les foules, skier un lundi a des avantages certains en la matière. Les chutes de neige de la semaine dernière ayant grandement adouci le terrain damé, il ne restait que l’ingrédient magique pour compacter le tout: des nuits à -20 degrés. Ajoutez à cela un soleil radieux donc une visibilité parfaite et une température qui s’est même réchauffée jusqu’à -6 degrés, vous vous retrouvez avec l’une de ces journées mémorables de l’hiver où la base mord parfaitement, des conditions idéales pour un carving des plus agressifs!

Je dois vous avouer: j’ai négligé l’entretien de mes skis de course SL FIS dernièrement. Qu’à cela ne tienne, fraîchement sortis de l’atelier, aujourd’hui, ils étaient définitivement le bon outil! En piste, c’était très simple: la journée sera probablement une top-5 (ou top-10 si je suis chanceux d’ici la fin de la saison) de l’année côté conditions de damé. Le terrain enneigé artificiellement est presque ouvert au complet à l’exception du haut de l’Avalanche, alias « le pitch », qui, malheureusement, n’a pas été enneigé cette année.

L’orientation de la montagne, un facteur clé pour profiter du soleil

Au risque de me répéter, l’angle du soleil au mois de janvier est évidemment plus bas, de sorte que les montagnes orientées sud/sud-ouest sont particulièrement choyées. Val Saint-Côme est évidemment l’une de celles-ci avec son versant du mille pieds qui est carrément en plein soleil en après-midi. Le matin, tout est à l’avantage du versant principal. Ici, la Geneviève Simard qui s’est fait descendre de largeur en largeur plusieurs fois aujourd’hui:

Ce n’est pas compliqué, j’ai même fait le test de toucher la piste en virage avec ma main intérieure.

Éric, de nature à toujours préférer les sous-bois s’est même surpris à bien profiter de la piste Point de Mire!

Que dire du mille pieds?

Un des avantages certains des mesure de distanciation sociale en cours est que la piste Audacieuse, habituellement utilisée pour les entraînements d’équipe de compétitions, est disponible en tout temps pour la clientèle. On ne s’en plaindra surtout pas! Votre humble zoneskieur en action (photo de couverture) et celle-ci:

Même constat dans la Grande-Allée:

Le terrain naturel

Autant les conditions en terrain damé étaient des meilleures que l’on peut rencontrer dans une saison, autant les sous-bois manquent cruellement de neige. Certains sont ouverts par contre, félicitations à la patrouille d’ailleurs de les laisser ouverts mais c’est vraiment à vos risques et parfois même un peu dangereux. Ici, le sous-bois « les cèdres » où les obstacles sont plutôt fréquents. Certains passages d’habitude faciles l’étaient beaucoup moins aujourd’hui:

Le seul sous-bois où les conditions étaient intéressantes fut la Vas-y-Mollo: ce sous-bois a d’ailleurs dû profiter des canons de la Geneviève Simard:

Les bosses les plus intéressantes étaient du côté de la Grande-Allée, en-dessous du télésiège:

La seule erreur de la journée: avoir été vêtu de mon manteau trop chaud! Je ne croyais pas que le mercure remonterait près de -5; je ne m’y attendais simplement pas en voyant le thermomètre à -18 ce matin à 9h.

La météo des jours à venir sera clémente et la station offre un tarif spécial les mardis avec un billet de ski à 28$ taxes incluses. N’oubliez pas que les réservations se font uniquement en ligne.

Bon ski!

Mont Gleason, Des chiffres et… une lettre, 24 janvier 2021

Les chiffres

Mont Gleason fait partie de mon Top 5 des petites stations de ski régionales. Accueillant, hyper bien entretenu, Mont Gleason mérite votre visite si vous habitez à 1h-1h30 de Victoriaville.

La station a un plan de développement bien précis et l’affiche fièrement près de la remontée mécanique et à l’intérieur du chalet. En voulez-vous des chiffres ? En voici !

  • 4,9 millions $ en projet depuis 2018 à décembre 2021 ;
  • Nouvelle remontée quadruple (2019-2020) et augmentation de 40 % de la capacité de remontée ;
  • 21 nouveaux canons à neige (2020-2021) et ça paraît ! La qualité de la neige est superbe ;
  • Agrandissement du local de la location (2021-2022).

Voilà des chiffres bien encourageants et ça démontre tout le dynamisme de cette station. D’ailleurs, certaines stations de ski, dont je tairai les noms ici, devraient prendre exemple sur ce modèle de gestion.

Des bâtiments entretenus et un chalet au sommet qui fait l’envie de plusieurs, malheureusement fermé, pandémie oblige…

Chalet principal accessible pour les toilettes et se réchauffer 15 minutes.
Les tables sont bien divisées et les skieurs respectent le couvre-visage. Des employés sont toujours présents pour désinfecter les tables dès qu’elles se libèrent.
Le magnifique chalet du sommet malheureusement fermé tant que la région sera en Zone Rouge.

En ce dimanche 24 janvier, 14 pistes sur 20 sont ouvertes. Un des matins les plus froids de la saison, -16 degrés. Plus la journée avance, plus le vent fait sentir sa présence. Et plus la journée avance, la qualité de neige… ne change pas ! C’est superbe !

La Gaudreau, piste facile et large. Parfaite pour apprendre !
La Côte à George.

Mont Gleason a reçu 34 cm cette semaine, presque le tier du 83 cm accumulé depuis le début de la saison. Les 21 nouveaux canons ont sûrement aidé à offrir un plus grand domaine skiable. La poudreuse damée sur fond ferme était vraiment agréable à skier. Bravo à l’équipe d’enneigement et d’entretien des pistes !

Le vent n’avait pas encore vidé les arbres de la neige accumulée des derniers jours.

Le  parc à neige DM2 SHOP est maintenant ouvert. 7 modules et 2 sauts (24′ et 30′). Les amateurs semblaient bien heureux d’enfin en profiter !

Et pour les amateurs de randonnée alpine et de ski touring, vous pouvez monter par la T-Bar et le sommet de la Cascade. Il y a une signalisation afin de prévenir ceux qui descendent.

Très populaire ici aussi, la randonnée alpine est bien signalisée pour prévenir les skieurs alpins.

9 sous-bois sur 10 sont ouverts. Mais, nous avons préféré sauvegarder nos skis. Peu de gens les fréquentaient aujourd’hui.

Sous-bois Denis-Lacoursière.

Une lettre – A

Un A pour la gestion des lignes d’attente, l’ensemble des mesures sanitaires. D’ailleurs, voici le Guide sanitaire: https://www.montgleason.ca/covid/plan/

Excellente signalisation et distanciation !

Un A pour l’idée des commandes pour emporter ou le service à la mini-grange pour manger.

Un A pour la qualité du ski et le paysage sur les champs enneigés. On revient toujours au Mont Gleason, au moins une fois par année.

Ski Garceau, la vie est plus belle en ski, 24 janvier 2021

On cherche tous un peu plus de liberté, de sentiment de contrôle sur notre vie. Au cœur de Lanaudière, à quelques minutes du charmant village de Saint-Donat, Ski Garceau nous offre un parfait exemple d’une sortie en montagne où l’on peut s’exprimer, être soi-même.

Le paysage

Il est étonnant qu’on conserve avec un certain secret le spectacle offert à nos yeux lors de chaque descente. Les habitués de la place savent déjà à quoi s’attendre, mais ne se lassent pas.

La vue sur le lac Archambault est imprenable. À force de descendre, on s’y prend au jeu et on finit par regarder le paysage se faire une beauté devant nous. Le maquillage hivernal est d’un délice pour les yeux.

Une station offrant une telle vue vaut la peine d’être appréciée et d’y prendre le temps de respirer. Ce n’est pas nécessaire de cumuler les descentes au compteur, mais plutôt de calculer le nombre de points de vue différent, tous époustouflant les uns plus que les autres.

Comment demeurer indifférent face à une vue comme celle-ci ?

300 m de dénivelé pour se garder au chaud

La fin janvier nous condamne souvent à endurer des -15 degrés ou moins. On aurait alors tendance à demeurer chez soi, au chaud à regarder une millième série. Sans surprise, la station affichait complète pour les billets quotidiens (seulement 43 $ la fin de semaine) dès mercredi. Se commettre d’avance et réserver sa place nous force un peu plus à se pointer le bout du nez dehors, même si la tête nous dit que ça sera froid en lisant : « -18, rafales de 26km/h ».

À partir de 300 mètres, n’importe quel adepte de la glisse le confirmera, on peut facilement se tenir au chaud en offrant un effort modéré à soutenu.

La plupart des gens sur place semblaient s’amuser comme si c’était le printemps. Sans aucune attente aux deux remontées, bonifiées de soleil intense, ça aide à garder le sourire.

Station familiale ne veut pas dire dangeureuse

Les skieurs expérimentés ont parfois peur de la mention « familiale » pour décrire une station, expression à laquelle Ski Garceau adhère énormément. Oui, il y a beaucoup de jeune famille, énormément d’enfants. À n’en point douter, même les jeunes planchistes semblent être des experts des virages où la mise à carre est parfaite. On remarque une grande maîtrise des techniques avancées pour la majorité de la clientèle.

Quelques installations supplémentaires en cette saison spéciale sont à la portée des familles

Un terrain pour tous les goûts

Les 15 cm reçus dans les 7 derniers jours offrent évidemment des conditions de neige damées, mais pas nécessairement durcies partout. Les pistes vertes, bleues, et même certaines noires demeurent avec un fond où il n’est pas nécessaire de mettre tout son poids pour effectuer un virage respectable.

La neige dans les sous-bois demeure invitante.

On est tous un peu différent, dans notre tête ou manière d’apprécier une sortie de ski. Au final, grâce à un sport rassembleur, nous pouvons partager ensemble une même passion. On passe beaucoup de temps à chercher le bonheur et pourtant, il est juste là, à Ski Garceau, même à -20.

MONT SUTTON, COMMENT VOUS DIRE… WOW!, 23 JANVIER 2021

Les sous-bois, la santé!

Quand on dit que la santé mentale est mise à dure épreuve et qu’il faut penser à soi, je vous garantis que le Mont Sutton est bien placé pour vous fournir des activités pour garder, voire améliorer votre moral. Sans équivoque, c’était ma plus belle journée de ski en station depuis le début de l’hiver! J’ai chaussé mes skis à 8h20 ce matin, et ne les ai pas enlevés avant 13h30, le sourire aux lèvres du début à la fin. La montagne est entièrement prête à vous recevoir, vu notamment le travail minutieux et exigeant des équipes de neigistes sur l’ensemble du domaine. Surprise ce matin: il avait neigé un peu plus de 10cm au cours de la nuit, quel cadeau!

Purement Sutton, c’est un site rondement orchestré pour le plaisir des adeptes.
Évacuez le stress en profitant des sous-bois: quoi de mieux qu’une descente dans la mythique Fantaisie.
L’Émotion et l’Attraction pour skieurs aguerris, toute une partie de plaisir.
Parce qu’on ne peut se côtoyer comme on le veut en temps de pandémie, passer de bons moments entre frères sur la montagne en toute sécurité: oh que oui!

Je m’en voudrais de passer sous silence l’enviable enneigement naturel dont bénéficie le Mont Sutton. Aucune carte météo ne vous révélera les prévisions quotidienne locales du micro-climat dont jouit la morphologie de ma montagne de prédilection. En effet, d’un bout à l’autre du domaine, on rapporte entre 40 et 60 centimètres d’accumulation au cours de la dernière semaine. Il faut vite vous habituer à consulter le rapport de neige de la station et sa webcam pour bien vous motiver à venir y jouer. Avec les récentes bordées, c’est le retour à la montagne que je connais, un retour à la normale vraiment. Allez-y, rincez-vous l’oeil sur les meilleurs clichés de ma journée! Fermez les yeux et planifiez votre prochaine journée de ski.

La montagne est bucolique d’une extrémité à l’autre, c’est le retour à la normale.
Profiter des activités de plein air, une activité fortement recommandée par les autorités sanitaires.
Virage après virage, la Sous-Bois V un glisse phénoménale dans une poudreuse champagne fraîche.

La pré-ouverture du nouvel itinéraire d’ascension à la randonnée alpine à la base du télésiège 5 était prisée par un nombre impressionnant de randonneurs alpins heureux, enjoués et satisfaits. Mais ils étaient tout aussi nombreux et satisfaits via la face Sud. Les sentiers sont très populaires en ce samedi de neige fraîche, les sentiers absorbent très bien le large volume d’adeptes. Au Mont Sutton, ces sentiers sont presqu’exclusivement en forêt, bien à l’abri du vent, ce qui les rend tellement paisibles. Malheureusement, une portion appréciable de randonneurs hésitent à acquitter leur droit d’accès, ce qui n’est pas du tout respectueux envers ceux qui le font ou envers la station qui en assume les responsabilités. Faites votre part et payez donc votre droit d’accès!

Le nouvel itinéraire de randonnée alpine au bas du télésiège V n’a plus de secret pour ces skieurs, ils l’ont déjà gravi plus de 20 fois!
Un habitué de la place, M.Jean Côté au sommet du ‘7’, range ses peaux avant la descente.
Le beau sourire en dit bien long, après une magnifique descente, c’est le temps de remettre les peaux et recommencer.

Je me suis entretenu avec M.Jean-Michel Ryan, PDG du Mont Sutton, également Président du CA de l’Association des stations de ski du Québec. Il avoue que la santé est nettement améliorée par l’activité physique dont l’industrie du ski bénéficie en cet hiver spécial. Il faut savoir que le Québec est fortuné d’avoir pris la décision de permettre la pratique du ski alpin vu les mesures sanitaires en place, auxquelles doivent se plier les sportives et sportifs! Avec les défis qu’apporte cette situation, de petites problématiques peuvent parfois devenir source de frustration et d’insatisfaction. Force est d’admettre que bon nombre de stations effectuent une présence sensibilisatrice qui apaise l’intolérance et la friction. Il n’en tient qu’à nous skieurs et skieuses de nous assurer de conserver notre sport sécuritaire selon les paramètres afin de préserver ce privilège. Pourquoi ne pas prendre le temps de remercier candidement le personnel qui se dévoue à votre plaisir de prendre l’air lors de votre prochaine sortie?

Au Mont Sutton les moniteurs de glisse sont mis à contribution pour faire la sensibilisation aux mesures sanitaires permettant la pratique du ski et du snow: politesse et amabilité assurée, c’est dans leur ADN.
Si ce paysage ne vous attire pas vers le Mont Sutton, je ne sais pas ce que ça prendra…

Le Valinouët, ouverture du versant Nord-Ouest, 23 janvier 2021

Skieurs et planchistes aguerris

En temps normal, le versant Nord-Ouest est déjà ouvert depuis belle lurette à ce moment-ci de la saison. Mais comme cette année rien n’est pareil, il manque beaucoup de neige à la station Le Valinouët qui est 100% naturelle. Cette semaine, une publicité est passée sur mon fil d’actualité, nous avertissant que les conditions seraient difficiles et qu’il était donc préférable d’être un skieur ou un planchiste aguerris pour dévaler les pentes du versant. La décision d’ouvrir le versant est une bonne idée, question de pouvoir faire un peu durcir le fond des pistes avant de passer un bon coup de dameuse qui, à mon avis, risque de laisser apparaître le fond assez facilement. L’ouverture permet aussi de délester un peu le versant principal qui a été très populaire lors de la dernière bordée.

On y voit de beaux serpents sur les deux bords de la piste « La Clairval », ce qui nous donne un peu le pouls en attendant de monter au sommet.

Conditions marginales mais le plaisir s’entend

Les pistes non-damées ont beaucoup de branches par-ci, par-là. Celles-ci que je pourrais surnommer les accrobranches, car quand tu accroches ta planche dedans, tu n’as aucune chance. Et Pouf ! Face la première dans la neige ! Par contre malgré les « branchailles », la neige avait une super belle épaisseur. Dans les pistes damées, le fond est visible à plusieurs endroits et quelques roches peuvent donc venir attaquer le dessous de vos planches. Soyez prudent ! Même si les conditions sont marginales, le plaisir s’entend à travers tout le versant, car plusieurs cris de joie sont poussés par les skieurs et planchistes qui ont clairement comme moi ce matin pris la décision d’aller essayer les nouvelles ouvertures de pistes malgré l’avertissement.

Voici un exemple des fameuses accrobranches !
Les skieurs et planchistes se préparent à quitter le versant en attendant que le problème se règle !

Panne du télésiège versant Nord-Ouest

En cette première journée, le télésiège a fait des siennes deux fois à ma connaissance. Et oui ! Par malheur, j’étais dans celui-ci chacune des fois. La première panne a duré environ 20 minutes, mais la deuxième plus de 30 minutes. Le télésiège avançait environ 100 mètres et s’arrêtait plusieurs fois jusqu’à l’arrêt total de celui-ci. La température avait changé et la neige tombait doucement sur la montagne lors de la deuxième panne. Le vent soufflait et j’étais directement dans le courant d’air quand la remontée mécanique s’est arrêtée pour de bon. Ouf la joie quand elle a redémarré, les cris derrière et devant moi ont retenti dans tous les sens. Ce qui commence mal, fini bien !

Journée ensoleillée égale journée froide d’hiver. Température ressentie -24 °C !

Le sous-bois « Le Bras-Louis »

Je voyais beaucoup de skieurs et de planchistes aller dans le sous-bois « Le Bras-Louis ». Mais j’ai toujours eu l’impression, vu de l’extérieur, qu’il était trop pentu pour mon expérience en planche à neige. Quand je choisis d’entrer dans un sous-bois, c’est souvent avec toute ma connaissance de la piste, mais cette fois, j’ai eu confiance en cette neige molle pour me pousser à voir celui-ci pour la première fois. Je ne suis clairement pas déçue d’y être allée, car il est de mon niveau et en plus, il contenait une quantité abordable de neige poudreuse. L’amusement était au rendez-vous et c’est certainement ici que j’ai entendu le plus de petits cris de joie aujourd’hui.

Le sous-bois « Le Bras-Louis » n’avait pas encore été skié de la saison !
À la lisière de la forêt, la neige était beaucoup plus moelleuse qu’au milieu !

Voici en bonus, le nouveau parc à neige qui est maintenant construit en fonction des novations qui ont été faites aux cours de l’été. Ils ont creusé et fait des buttes en terre pour aider à la production du parc.

Les buttes sont faites de terres et simplement recouvertes de neige ce qui aide beaucoup étant donné le manque de neige de la saison.

Malgré le manque de neige dans le versant Nord-Ouest, j’y ai passé toute la journée et ainsi trouvé mon compte amplement !

Mont-Avalanche: L’hybride assumé. 23 janvier 2021

L’appel du silence

Sur mes cils, le givre scintille dans la timide lumière du matin. Le soleil tout juste levé, se tapit derrière les montagnes. Dans les cimes, le vent siffle et souffle. Des voiles de neige balaient le ciel avec langueur. Le vent ne se gêne pas pour s’immiscer entre les aiguilles des conifères. Les branches se délestent de leur fardeau. Grâce et frivolité se côtoient en un ballet soyeux. Mon coeur bat dans mes oreilles, alors que mes doigts sont engourdis. Je pousse la cadence, à la recherche de quelques degrés qui me feront mettre derrière moi le glacial matin. Dans ma tête, le bonheur résonne fort; l’appel du silence vaut le réveil précoce. Mes skis tracent la montée. Je m’arrête et je ferme les yeux; j’écoute. Saisir l’insaisissable, immortaliser le furtif. Cependant, ma bienveillante solitude ne dure pas toute la journée. Au fil de la matinée, d’autres randonneurs se mettent en mode peaux et cardio. Après trois montées autonomes au coeur d’un royaume de solitude, je me rabats sur la remontée mécanique. J’aurais vraiment aimé skier hors-piste, mais je juge les souches et autres branches gisantes trop peu enneigées pour me sentir en sécurité. Alors donc, journée hybride.

La montée est sublime dans le silence du matin précoce.
Un départ hâtif m’assure de tracer la montée.
Au départ du sentier de randonnée alpine, il faut montrer patte blanche.

Confort et distanciation

Mont-Avalanche n’a pas lésiné sur les moyens pour faire de la station un endroit très sécuritaire d’un point de vue sanitaire, et à la fois assurer notre confort. Dans les files d’attente (modestes), deux employés veillent au grain cordialement, mais sans équivoque. Pas de masque, pas de ski. Le message est clair. De plus, le personnel fait respecter la distanciation à l’aide de bambous de deux mètres. Simonak, c’est long deux mètres! Une dame qui résistait aux consignes s’est résignée après que l’employée ait monté le ton d’un demi décibel et d’un quart d’octave. Pas de cri, pas de menace. Juste un rappel ferme et productif. Faut-il rappeler que cette saison ne tient qu’à un masque?! Bravo aux stations qui déploient les moyens de leurs aspirations. Rester ouvert demande du doigté et de la collaboration. Par ailleurs, des toilettes chimiques chauffées et éclairées sont à notre disposition. Elles sont même propres! Dans le chalet, une grande salle nous permet de nous réchauffer. Aucun mobilier n’entrave l’espace; on s’assoit sur le sol recouvert de tapis ras, somme toute chaud pour les fesses! À côté de la cantine accessible de l’extérieur seulement, un grand abri chauffé permet aux visiteurs de s’assoir et de manger. Il y a beaucoup d’espace entre les tables.

La salle est vaste, chaude et confortable… on s’assoit au sol, si bien qu’on n’y passe pas toute la journée!
Des toilettes chimiques bien correctes. On peut même voir ce pourquoi on est venu…
Salle à manger rustique, mais confortable et sécuritaire.
Le casse-croûte extérieure jouxte la salle à manger de style Tempo géant.

Quel bonheur, cette station!

L’achalandage est modeste; les conditions de glisse, excellentes. La neige abondante de la dernière semaine nous réconcilie avec le ski. Les surfaces sont tendres et ne se font pas entendre. Malgré un nombre de pistes relativement modeste, Mont-Avalanche offre une belle variété de terrain. À ce titre, la piste L’Avalanche est mon coup de coeur aujourd’hui. Cette diamant-noir offre des sections en forme de petites collines dont la ligne de pente nous amène vers la gauche ou la droite. C’est une descente relativement technique qui demande de bien observer sa ligne de glisse. Les pistes pour débutants sont jolies et pas ennuyantes. Il s’agit de beaux tracés en courbes. Ailleurs, la montagne offre de la raquette, du fat bike et deux sentiers d’ascension pour le touring. Les skinneux, dont je suis, sont nombreux. Et pour cause! Les montées sont belles et accessibles. Redescendre sur piste constitue en ce moment le meilleur des deux mondes. Il ne faut pas oublier de payer les droits d’accès. Les prévisions météo pour les deux prochaines semaines annoncent des températures sous zéro et de la neige ici et là. Les conditions sont à leur meilleure au Mont-Avalanche et promettent de le demeurer pour un bon moment encore. Alors, profitez-en!

Peaux et cardio.
Nous sommes nombreux à vouloir monter de manière autonome.
Un cadre pour un beau point de vue.
Une station familiale par excellence!
À la remontée, l’attente est presque inexistante.
Beaucoup de neige naturelle. Enfin!