MONT ORFORD, CONSTAT SUR L’ÉTAT DES LIEUX, 21 JANVIER 2021

Il fallait flairer la bonne affaire. Le site web du Mont Orford indiquait un blitz d’enneigement artificiel sur la montagne principale de lundi à mercredi. Du coup, zone.ski a mis le cap sur cette destination jeudi pour constater l’état des lieux. Aux dires de skieurs locaux, la montagne a bien changé. Les canons à neige ont dû se faire aller sans répit. Les équipes de travail ont visiblement œuvré d’arrache-pied et la nature a tout à fait collaboré pour permettre de drastiquement améliorer la couverture neigeuse du sommet Mont Orford à la base. Ça a fait grand bien de dévaler sans arrêt le plus haut dénivelé des Cantons-de-l’Est de l’arrivée à la fermeture.

On peut constater l’enneigement à partir du sommet. La base ferme est maintenant en place pour le reste de l’hiver.
Belle glisse par temps très froid, du mordant à en revendre.
Les pistes ouvertes sont prêtes et à pleine largeur. Les skieurs font la pause sans gêner personne.

Il faut admettre que le résultat immédiat n’est pas l’enneigement naturel auquel l’hiver québécois nous habitue. Qu’à cela ne tienne, la nouvelle neige fabriquée ne cessera de s’améliorer au fil des jours et on s’attend à ce qu’elle permette au Mont-Orford de disposer d’une excellente base de neige pour étirer la saison jusqu’à tard ce printemps. Les détenteurs d’abonnement saisonniers vont reconnaître que le Mont-Orford s’occupe bien de leur saison entière! Dans les jours qui viennent, les équipes d’enneigement mettront du cœur à l’ouvrage notamment sur la réputée piste « 4 km » dont l’ouverture est prévue entre dimanche et mardi, ainsi que la familiale du Mont-Giroux et la Slalom sur le Versant Giroux Est.

Pas le temps de monter l’attirail de camping à l’extérieur, on mange dans sa voiture et on retourne sur les pistes!

Au grand plaisir des skieurs de randonnée alpine, le Mont Alfred-Desrochers le leur est exclusivement réservé. Le remonte-pente n’étant pas en fonction, cela préserve la qualité du domaine aux seuls skieurs qui en méritent la descente à la sueur de leur front. La plupart des itinéraires sont accessibles et ce secteur est uniquement enneigé naturellement. Tel que rapporté par Valérie Collette, conseillère aux communications du Mont-Orford, l’engouement pour la pratique de la randonnée alpine est palpable cette année, notamment en fin de journée et à la lampe frontale (présentement jusqu’à 19h30 et plus tard lorsque le couvre-feu provincial cessera). Il est aussi possible d’emprunter plusieurs autres itinéraires pour gravir le sommet du Mont Orford ainsi que celui du Mont Giroux.

Par -10 celsius, le remonte-pente hybride permet une remontée à l’abris. On se gâte à quelques reprises.
Quelle chance de croiser Philippe-Antoine Gervais, directeur de l’École de Glisse Mont Orford pour une tournée de montagne personnalisée.

Pour skier le Mont-Orford en cette année particulière, il est de mise de procéder en ligne avant d’y arriver. Les quantités de billets journaliers sont limitées. On peut aisément consulter le site web du Mont-Orford pour s’assurer de réserver son billet. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que les week-ends affichent complet plus rapidement que les jours de semaine. N’attendez pas pour planifier votre prochaine superbe journée de ski.

Voici Yves Devault, accompagnateur d’expérience chez Voyages Gendron, un adepte de la randonnée alpine.

15 conseils pratico-pratiques pour skier en temps de COVID

Photo Jacques Boissinot ZoneSki
  1. Si vous skiez en bulle familiale, nommez un Capitaine COVID responsable de s’assurer que tout le monde aie son matériel propre, et prêt. Moins de stress pour les plus jeunes, moins de risques d’oublis et de frustration.
  2. N’ayez pas cette fausse bonne idée de vous inventer une bulle momentanée entre amis pour covoiturer ou partager la remontée mécanique. Masque ou pas, cette bulle n’est pas reconnue aux yeux de la santé publique et les contrevenants à ce principe sont d’ailleurs la principale raison de la transmission communautaire en ce moment.
  3. Pour vous-même, ayez toujours au moins trois ou quatre masques propres (jetables ou lavables) sous la main lorsque vous partez, et deux cache-cou (double épaisseur!). Un masque ou cache-cou mouillé n’offre plus de protection, il faut le changer. Portez un cache-cou en ski, et un masque à l’intérieur du chalet.
  4. Lavez votre (et ceux des enfants!) cache-cou/masque lavable dès votre retour à la maison. Jetez sans tarder les masques jetables. (Bonus: coupez les élastiques pour éviter les ennuis animaliers!)
  5. Si vous avez la manie d’essuyer la goutte au nez avec votre gant/mitaine, modifiez votre habitude avec des mouchoirs, que vous jetterez sans tarder. (Une pensée pour tous ceux qui ont déjà ramassé des restes de mouchoirs dans la laveuse…)
  6. Si vous skiez deux jours de suite avec le même manteau, attention à la contamination croisée au contact des surfaces ou articles potentiellement contaminés: un crochet de porte de salle de bains, une table sur laquelle on dépose le manteau… L’idéal: avoir deux manteaux de ski, et faire une rotation pour que chaque manteau fasse une petite quarantaine de 48h au moins après la sortie.
  7. Investissez dans un (ou plusieurs) thermos efficace! Pour beaucoup de skieurs, l’accès aux aires de restauration et micro-ondes dans les chalets ne sera pas possible. Faites chauffer votre soupe, chocolat chaud, café ou eau pour du thé avant de partir. Vous pourrez ainsi vous réchauffer, vous nourrir et vous hydrater facilement pendant la journée en minimisant la manipulation d’objets « communs ».
  8. Les gels hydroalcoolisés (désinfectants, style Purell) ne gèlent pas au froid. Faites-en le meilleur ami de votre baume à lèvres et laissez-en des petites bouteilles dans la voiture, dans les poches de votre manteau (pensez à les retirer avant le lavage!), dans la boite à lunch, dans le sac à bottes… même si ça ne remplace pas un lavage de mains efficace, c’est quand même pratique quand on n’a pas d’eau!
  9. Gardez en tête que si vous touchez aux skis/bâtons de quelqu’un d’autre dans la file… vous êtes à moins de deux mètres. Trouvez des points de repère qui fonctionnent avec les enfants pour calculer efficacement les distances sécuritaires. Il faut qu’un yéti puisse (secrètement!) passer entre votre bulle et les autres dans la file!
  10. Sortez les chaises pliantes de camping: elles vous seront utiles pour enfiler vos bottes dans le stationnement, ou simplement vous asseoir dehors pour manger votre lunch. Comme « votre zone vous suit », si vous habitez dans une zone rouge, même si vous allez skier en zone orange, vous ne devez pas utiliser les services comme un résidant de la zone orange. Plusieurs stations sont à risque de basculer en zone rouge si trop de gens négligent cette règle. De plus, n’oubliez pas que même si les déplacements inter-régions ne sont pas interdits, ils sont déconseillés…
  11. Privilégiez les sorties plus courtes, ou en semaine, pour réduire le nombre de visites à la salle de bains et éviter les périodes trop fréquentées. Limitez vos visites dans les chalets et changez-vous dans votre voiture, ou arrivez déjà habillé pour le ski.
  12. Tout au long de votre sortie en ski, si vous ressentez de la lassitude ou de l’énervement devant les règles à respecter, rappelez-vous de la chance que vous avez de pouvoir profiter de votre sport préféré. Mieux vaut une file d’attente en distanciation sociale au pied d’une remontée mécanique qu’une station fermée.
  13. Résistez à la tentation des après-ski en tailgate party dans le stationnement. Les stations ont prévu des employés pour veiller au respect des règles sur l’ensemble de leur propriété: ne vous faites pas priver de votre accès au domaine skiable pour un rassemblement dans le stationnement!
  14. Préparez-vous un « Plan B » au cas où la station que vous souhaitez visiter n’a plus de billets disponibles pour la journée visée. Que soit d’aller skier dans une station voisine, ou de choisir une autre journée, vous serez toujours moins déçu que si vous n’avez pas d’alternative. Bonus: ça vous fera peut-être découvrir une station où vous n’avez jamais skié!
  15. Si vous vous retrouvez frustrés de votre expérience en ski en station, évitez d’aller grimper les pistes en-dehors des heures d’ouverture… tant qu’à faire du ski de randonnée, visitez les secteurs skiables prévus pour ça! Mais ne perdez pas de vue que les consignes sanitaires s’appliquent aussi « dans l’bois »…

Le Relais, la formule gagnante, 20 janvier 2021

Photo Jacques Boissinot / ZoneSki

Surprise, de la poudreuse.

À notre arrivée, une belle couche d’environ 5 à 8 cm de poudreuse légère recouvrait les pistes. Il est à peine 9h et on peut voir les multiples traces de skieurs dans la neige en face du chalet. Il faut dire que la station ouvre à 8h le matin afin de permettre aux clients de profiter de leur session de demi-journée. 

Photo Jacques Boissinot / ZoneSki

On peut acheter un billet pour la matinée ou un billet pour l’après-midi. Il n’y a pas de forfait pour la journée entière et il n’y a pas de ski de soirée alors qu’un couvre-feu est imposé à travers le Québec. De plus, le nombre de clients est limité et lorsqu’il est atteint, on refuse la vente de billet. 

Photo Jacques Boissinot / ZoneSki

Une approche unique

Photo Jacques Boissinot / ZoneSki

Le Relais fait vraiment bande à part au Québec en ayant refusé de vendre des passes de saison. Les autres stations ont fait la promotion des passes saisonnières et si vous suivez les actualités, plusieurs clients sont très mécontents. Ailleurs, certains clients saisonniers se voient refuser l’accès à leur station favorite et certains font face à de longues files d’attente. Au Relais, même en période de pointe, l’achalandage est modéré tout au plus et l’attente en file est minime. On est ici pour skier et profiter des pistes.

Photo Jacques Boissinot / ZoneSki

Parlons ski maintenant.
La renommée du Relais n’est plus à faire. Depuis plusieurs années, la station offre des pistes bien préparées, un système d’enneigement à la fine pointe, des remontées rapides et récentes ainsi qu’un chalet moderne et bien aménagé. Un seul bémol, comme partout au Québec, l’accès au chalet est limité pour se réchauffer ou utiliser les toilettes. Nous voilà enfin sur les pistes. La belle couche de poudreuse recouvre les pistes et rend la glisse très agréable. La neige du week-end dernier a permis à la station d’ouvrir 32 de ses 33 pistes. Les conditions sont parfaites. 

Photo Jacques Boissinot / ZoneSki

Un an plus tard
L’an dernier à pareille date, j’ai amené ma bonne amie Murielle au Relais afin de s’initier au ski. J’avais publié un reportage sur ses débuts. Un an plus tard, Murielle chaussait à nouveau les skis. L’hiver dernier, sa saison s’était arrêtée abruptement, comme nous tous, avec l’arrivée de la pandémie. Elle n’avait fait que quatre sorties sur les pistes. Ce matin, je lui disais que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Je lui avais prédit qu’elle reprendrait là où elle a laissé et rapidement deviendrait meilleure que l’an dernier. C’est exactement ce qui s’est passé. Quelques virages ont suffi et elle skiait en parallèle dans la Dorothée, une piste verte, s’arrêtant seulement rendue en bas. Je ne saurais pas vous dire lequel d’elle ou moi était le plus heureux de cette remise à ski.

Photo Jacques Boissinot / ZoneSki

À notre départ, son moniteur Gilles St-Jacques commençait son quart de travail pour l’après-midi et il était heureux de revoir sa cliente continuer ce qu’il avait amorcé un an plus tôt. Les écoles de ski sont fermés, mais la station a embauché plusieurs moniteurs afin de faire respecter les règles sanitaires.

En conclusion, nous avons passé une très belle matinée sur les pistes du Relais qui a su livrer la marchandise sans aucune faille. Il n’y a qu’un seul mot pour résumer la chance de pouvoir skier en temps de pandémie : le bonheur !






Mont Sainte-Anne, délicieuses descentes, 18 janvier 2021

Apprécier les privilèges

Parce que oui, je suis privilégiée. Ayant la chance de pouvoir moduler mon horaire, j’ai travaillé des demi-journées en fin de semaine pour avoir mon lundi libre et pouvoir profiter des conditions de ski après la cohue. Je n’ai même pas besoin d’élaborer: un dimanche après une tempête, même sans restrictions de pandémie, c’est la cohue… alors mieux valait, pour préserver ma santé mentale, m’arranger pour profiter du lundi. Ça fait de moi une privilégiée, et en chaussant mes bottes de ski dans le stationnement, j’avais une pensée pour tous ces travailleurs essentiels qui étaient déjà en poste (peut-être au début de leur 2e shift) alors que je m’apprêtais à prendre place dans une remontée mécanique.

Se gâter dans la Soumande: les skis ne demandent qu’à être mis à carre!
En matinée, le soleil plus timide nous a toutefois gratifié d’apparitions notables

Rien comme la neige naturelle

Chaque année, on rend hommage aux équipes de neigistes et aux opérateurs de dameuse qui travaillent sans relâche pour faire un pied de nez quotidien à la météo et offrir davantage de domaine skiable à la toujours plus avide clientèle. Chaque année, des records sont brisés: nombre de canons en fonctionnement, volume de production garanti, superficie agrandie, ouverture devancée… mais chaque année, la première grosse tempête nous afflige d’une amnésie collective et nous fait oublier tous ces efforts et dollars investis: malgré la meilleure application de la science derrière la fabrication de neige, rien ne vaut le flocon tombé du ciel. 

C’est ce que nous avions sous les skis dans toutes les pistes parcourues aujourd’hui. Le versant nord a mérité notre plus grande attention à cause de l’affection portée à l’Anore ou la Première Neige en bosses naturelles, à la Sydney-Dawes (ne vous laissez pas effrayer par les quelques petites branchouilles visibles à l’entrée!), et à toutes les autres pistes au délectable damage parfait. Mon coup de coeur du sud: les Ilots, à déguster avec prudence pour cause de petite rocaille surprise (surtout en fin de piste). À l’image du gâteau trop bien décoré qu’on attaque avec méthode pour ne rien défaire, les pistes se sont laissé avaler tout au long de la journée et chaque bouchée a été méticuleusement savourée. 

La Première Neige, dans une lumière à laquelle les photos de iPhone ne rendent pas justice!
Une visite à Sydney, qui vaut le détour!

Le gâteau figue-raisin

En ouverture de ce billet, j’ai indiqué être privilégiée. Tous les skieurs qui ont pu exécuter des virages aujourd’hui, où qu’ils fussent, l’étaient aussi. En profitant du calme après la tempête de flocons et d’humains, je cumulais les virages et les descentes en faisant un effort supplémentaire pour profiter du moment présent. Parce que pas loin derrière moi, comme une ombre qui fait fi de l’emplacement du soleil et des nuages, il y avait la possibilité de perdre ce privilège, ce qui m’attriste profondément. Alors je me secouais, je regardais l’éclat du soleil sur la neige recouvrant les montagnes au loin, et je repartais pour une autre bouchée de gâteau. Parfois il goûtait la figue, parfois le raisin… mais j’en ai laissé derrière moi. À qui la chance?

La Crête et son panorama, à savourer en bordure de piste pour éviter les skieurs trop rapides
On sentait légèrement plus la neige fabriquée sous les skis au sud, mais rien de désagréable.

Mont Sutton – Bar ouvert – 17 janvier 2021

Un peu de mise en contexte

Pour plusieurs personnes, la tempête de ce week-end n’allait se passer QUE dans les Laurentides. Certains modèles météo ne prévoyaient que de la pluie dans les Cantons de l’Est et une énorme quantité dans les Laurentides, alors que d’autres prévoyaient de la neige aux deux places sans trop en donner aux Cantons malheureusement. C’est donc avec joie que je peux aujourd’hui vous annoncer que ces modèles ont eu tort et que les Cantons, plus particulièrement Sutton, ont reçu plus que leur dose de neige lors de cette tempête. En effet j’étais d’ailleurs à Sutton la veille et je peux vous confirmer que la pluie du village se transformait rapidement en neige lorsqu’on atteignait l’altitude mi-montagne, contribuant à bonifier la quantité de neige tombée aujourd’hui.

Arrivés tôt pour ne pas rater les précieuses premières descentes vierges, nous pensions être de bonne heure en arrivant à 7h30 mais les stationnements étaient déjà pleins. Encore là, peu surprenant considérant qu’il s’agit de la première « vraie » tempête de neige de la saison dans les Cantons malgré qu’on soit déjà mi-janvier. Pour l’occasion, la montagne a ouvert les télésièges 1, 2W, 2, 3 (à noter que le 3 est resté ouvert peu longtemps), le 4 et le 5, venant probablement remplacer la fermeture du 3.

On retrouvait des lignes non tracées jusqu’à tard en avant-midi.

Et ce qu’on retrouvait en dessous des skis?

Résultat, un bon 25-30cm et plus sont tombés à Sutton depuis samedi, avec les télésiège 4-5-7 fermés samedi à cause des vents, permettant d’avoir une couverture de neige absolument intouchée dans ces secteurs. Tout simplement WOW! Dès leurs ouverture en fin d’avant-midi, nous nous y sommes précipités afin de ne rien manquer et c’était un pari effectivement gagnant!

On s’est cependant retrouvé à skier la majorité de la journée dans le secteur du 4W, le petit télésiège double qui avait eu quelques pépins il y a quelques semaines est maintenant réparé et 100% fonctionnel. C’est d’ailleurs mon versant préféré de la montagne car on y retrouve des sous-bois et des pistes parmi les plus abruptes de la montagne. Toujours un bon choix et très rarement de l’attente, si elle est ouverte n’hésitez pas!

On peut se le dire, c’est finalement l’hiver dans les Cantons (enfin!!!) et quant à moi, cet hiver là tout blanc immaculé et avec les conditions de ski idéales, c’est pas mal ma saison préférée je vous dirais. C’est effectivement le cas car on peut skier, les bois sont recouverts d’une surface suffisante de neige pour ne pas avoir peur de s’y aventurer, et on peut faire du ski de randonnée histoire de se tenir un peu plus en forme. Justement en parlant de ça, si jamais vous avez l’idée d’aller monter Sutton à partir du télésiège 5 cette semaine, ils viennent tout juste de construire une nouvelle piste d’ascension dans le bois pour ne pas gêner les skieurs qui descendent. Prenez-la donc, s’il-vous plaît. Tout le monde y trouvera son compte.

Plus de neige est attendue pour Sutton cette semaine, si vous êtes dans le coin ou hésitez à venir, surtout ne vous retenez pas plus! On se revoit sur les pentes!

Mont Blanc, la première tempête de l’année frappe les Laurentides, 17 janvier 2021

La première tempête de 2021 a frappé de plein fouet les Laurentides dans les dernières 48h. Au total, c’est environ 35cm de neige qui sont tombés en deux temps: la neige tombée hier était lourde, humide alors que la nuit dernière, les 10-15cm extra étaient bien plus légers et secs. La meilleure idée était donc d’en profiter aujourd’hui, étant donné le peu de base naturelle qu’il y avait avant cette tempête.

Donnez-moi une montagne avec 35cm de neige nouvelle et l’expérience est totalement différente.

Ayant peu visité le mont Blanc au cours des dernières années, je connaissais essentiellement cette montagne pour son terrain damé et enneigé mécaniquement. Aujourd’hui, c’était la journée de l’année où les cordes étaient enlevées les unes après les autres dans les nombreuses pistes laissées naturelles faute d’enneigement mécanique et même quelques sous-bois. Aujourd’hui ne faisait pas exception à la règle. Quand vous voyez ceci, c’est synonyme la plupart du temps des meilleures pistes et conditions sur la montagne:

De l’autre côté de cette pancarte évidemment, voici le genre de conditions auxquelles nous avions accès: neige poudreuse, poudreuse tracée avec une base naturelle meilleure dans les pistes à aire ouverte que dans les sous-bois. Éric ici en action dans le sous-bois Chianti:

Votre humble zoneskieur en action dans le sous-bois:

N.B. Le fond n’était cependant vraiment pas loin et la neige nouvelle était assez traître par endroit: les roches n’étaient souvent masquées que par quelques centimètres de neige. Je n’ai pas tenu le compte des roches et souches accrochées au long de cette journée!

Dans les pistes ouvertes, la couverture était moins traître que dans les sous-bois. La station n’a pas enneigé les pistes Tigre et Panthère sur le versant Faustin, deux de nos préférées aujourd’hui: c’était mou et avec une relativement bonne couverture. Seule la Tigre s’est fait « gratter », surtout dans sa partie du bas mais que dire des bordures de la Panthère tout au long de la journée!

Du côté du versant mont Blanc, certaines pistes ont été enneigées mécaniquement mais ce fond n’était pas glacé, donc même avec la neige nouvelle, ces pistes pour l’occasion transformées en champ de bosses étaient aussi des plus agréables. Par contre, la piste Exhibition était de loin la plus intéressante:

L’attente aux remontées, toujours ce facteur clé.

Que dire de l’attente aux remontées? Ma priorité #1 cette année est définitivement d’éviter les foules et même les cohues rapportées hier, samedi. On a vu des files d’attente de 30 minutes à certains endroits. Aujourd’hui, au gros maximum, vers 11h, sur le versant Faustin, l’attente s’est élevée tout au plus à 5-7 minutes. Le reste de la journée, elle était carrément de moins de deux minutes par descente, voire inexistante.

La météo des prochains jours sera enfin plus froide, offrant aux stations une bonne fenêtre d’enneigement. Nous entrons dans « le coeur de l’hiver » et les foules se feront probablement plus rares. Habillez-vous chaudement pour en profiter pleinement.

Bon ski!

Mont Grand-Fonds, une belle bordée, 17 janvier 2021

De palpitantes précipitations

Depuis le début de la saison, les bonnes bordées de neige n’ont été que rêves pour les skieurs et planchistes de certaines régions du Québec. Et enfin, en milieu de semaine, comme plusieurs j’ai commencé à avoir des palpitations lorsque Miss Météo a annoncé un changement de prévision : il n’y aura pas de pluie sur la rive nord du fleuve mais bel et bien une tempête hivernale! On annonce, selon les régions, de 25cm à 35cm d’une blancheur immaculée. Moi qui affectionne particulièrement les stations régionales et la neige souvent abondante, je suis allé assouvir mes passions au Mont Grand-Fond de la Malbaie, dans la région de Charlevoix. Selon mammezelle Angélique, une charmante employée de la station, 26 cm se sont accumulés à la base de la station. Ça donne un gros coup de pouce mais encore nettement insuffisant pour permettre d’ouvrir plusieurs pistes.

De l’interdit à l’ouverture

À l’ouverture de la remontée, trois pistes sont accessibles en plus de la pente-école. La familiale La Ti-Bé qui est damée sur toute sa largeur, La Florence qui elle n’est travaillée qu’au centre afin de laisser la belle poudreuse accessible sur les bordures et La Pétoche laissée en neige naturelle pour le plus grand plaisir de celui qui écrit ces lignes. Quelques (lire plusieurs ?) skieurs et planchistes hors-la-loi ont pris d’assaut maintes pistes toujours inaccessibles, ne pouvant résister à l’interdit, hypnotisé par ce superbe tapis blanc et moelleux qui me hantera toute la journée. Cependant, et heureusement, les banderoles limitant l’accès à la Charlevoix et la Mary Grace ont été retirées en milieu de matinée. Avec le retour des températures froides des prochains jours, la fabrication de neige qui devrait reprendre cette semaine devrait améliorer l’offre de ce diamant brut à découvrir.

Des installations accessibles

Comme cette année le mot le plus googlé affecte aussi l’industrie du ski, l’adaptation est la clé ultime. Vu mes expériences du passé, nous étions assez tôt à la montagne pour récupérer nos billets. Stupeur, aucune attente à la billetterie, ça roule très rondement et le personnel sympathique nous dirige vers les différentes options mises en place pour accélérer et faciliter l’accès à la remontée. À ma grande surprise, il est même possible de réserver une plage horaire pour profiter du chalet pour nos dîners froids. Cela est très apprécié par les familles qui n’ont pas toujours l’espace nécessaire pour profiter de cette pause confortablement installées. Malgré tout, les tailgate faisaient tout même parti du paysage dans le stationnement, une nouvelle réalité du ski qui n’est pas toujours déplaisante! À noter que le Mont Grand-Fond est une station très complète. Le ski de randonnée (skin) est ouvert depuis ce matin, mais de plus, les sentiers de raquettes et ski de fond sont ouverts à 100%! Suivez les liens pour plus d’informations.

La Malbaie, tristement fantôme

Lorsque je me déplace loin dans Charlevoix, j’ai l’habitude de m’y rendre la veille et d’y profiter un peu de la vie. Habituellement, la ville regorge d’excellents restaurants, c’est vivant et animé. Mais en ce moment, même les hôtels sont quasi vides! C’est très triste pour les gens de la place qui sont habitués à un plus grand achalandage. À tous mes amis skieurs et planchistes, les stations régionales comme le Mont Grand-Fonds sont légion au Québec. Sortez des grands centres et profitez de la quiétude qu’elles procurent pour passer du bon temps en famille ou entre amis. Respectez les consignes sanitaires pour une longue saison et amusez-vous!

Le Valinouët, la bordée de l’espoir, 17 janvier 2021

20 cm de satisfaction

Encore au début de la semaine, l’attente de la neige était ancrée en moi comme s’il n’y avait rien de plus important. La hâte de savourer ce plaisir d’enfin pourfendre la poudreuse à grand coup de planche à neige me dévorait l’esprit. J’espérais une bordée assez épaisse pour que la station ait enfin un fond de neige beaucoup moins mince que dans les dernières semaines. Les 20 centimètres tombés ont comblé le manque de neige un peu partout dans les pistes. Il reste encore quelques endroits plus minces alors il faut être encore prudent. J’aurais voulu en avoir plus, mais on doit faire avec ce qu’on a. Cette saison est spéciale à tous points de vue.

Les 20 centimètres qui nous permettent de se promener partout ! « Sous-bois La Gauthier »
Toute cette neige me donne confiance pour exécuter quelques sauts !
Les familles s’amusent beaucoup dans la familiale !

Enfin dans les sous-bois

Pour moi, aller dans les sous-bois signifie que la quantité de neige est assez importante pour que les atterrissages soient bien absorbés après un saut. Aujourd’hui, c’était le moment tant attendu! La surface enneigée était rendue compacte et même glacée par endroits. Cette tempête a fait plusieurs heureux à commencer par moi ! Avec toute cette poudreuse, j’étais énervée comme un petit enfant qui sent la tempête arrivée. J’ai sauté dans mon auto pour être sur place dès l’ouverture et en profiter au maximum.

Quelque part dans « La Yéti »

L’achaladage

Depuis le début de la saison, la faible quantité de neige a fait en sorte que le Valinouët n’avait pas encore connu de journée avec un fort débit d’achalandage comme ce fut le cas aujourd’hui. La station a bien réagi puisqu’un peu plus tard dans la journée certains relatifs à la configuration des airs d’attente ont été diminués en séparant la file du télésiège en deux. Pour le télésiège principal, les préposés ont installé des piquets pour permettre de faire une file en zigzag.

La distanciation est bien appliquée par bulle.

Vive la compagnie

La familiale « Le Boulevard » a été prise d’assaut par mon amie et moi pour lui permettre de reprendre le ski. Comme je suis souvent seule dans mes sorties, j’ai trouvé que c’était plaisant d’avoir enfin de la compagnie sur les pentes avec moi. On a rit un bon coup, car au début elle n’avait pas du tout confiance en ce qu’elle pouvait accomplir et était énormément stressée. Avec de la pratique, descente après descente, elle était de plus en plus solide et arrivait même à faire du slalom. Vais-je avoir sa compagnie plus souvent ? Là, est la question ! Je l’espère vraiment ! À suivre…

Mon amie et son sourire qui veut toute dire !

Pour finir, voici ma parole du jour, « Là où il y a de la neige, il y a de l’espoir ! »

Owl’s Head, Finalement sur neige naturelle, 17 janvier 2021

Un modeste 15 centimètres (plus selon moi)

Finalement, la neige que nous attendions cet hiver en Estrie commence à tomber. Il y a de la neige au sol depuis quelques semaines en raison de quelques averses ici et là et une température stable. Par contre, c’est en fin de semaine que nous commençons à recevoir une quantité de neige qui nous laisse finalement sortir des pistes à neige artificielle dans les stations de ski. Depuis samedi matin, il neige en terrain montagneux en Estrie ; c’est effectivement le cas à Owl’s Head, où il est tombé au moins une quinzaine de centimètres de neige lourde. La neige lourde est parfaite pour finalement couvrir les obstacles qui énervent les skieurs sous la neige tôt en saison. La station annonce toujours 15 pistes ouvertes sur 50. Toutefois, une grande partie du domaine skiable avait des traces en raison de ceux qui ne pouvaient pas attendre l’ouverture officielle de certaines pistes. Les chaises Sommet et Panorama donnent accès à l’entièreté du domaine skiable. La chaise du Lac devrait ouvrir dans les prochaines semaines. 

Korman’s Dive
Kamikaze
Centennial
Vers 11 h, la neige s’est vraiment mise à tomber et n’a pas cessé jusqu’à la fermeture.

La chaise du Sommet – une des meilleures en Estrie

À Owl’s Head, c’est la chaise du Sommet qui en donne le plus aux skieurs. Il y a plus de 400 mètres de dénivelé servi par cette remontée haute vitesse. Il y a rarement une longue attente – ce qui est toujours une bonne raison pour visiter Owl’s Head. Malgré les restrictions de limiter la capacité des chaises à 50 %, l’attente n’était pas si terrible. Au pire, on attendait une quinzaine de minutes entre 10 h et midi. Le reste de la journée, l’attente était aux alentours de 5 minutes – ce qui est acceptable cette saison ! Rendu au sommet, les pistes majeures comme Lilly’s Leap, Centennial et Korman’s Dive étaient ouvertes. La neige qui ne cessait de tomber rendait les secteurs en dehors de ces pistes de plus en plus praticables selon ceux qui s’y aventuraient. Souhaitons que la station puisse profiter des températures basses cette semaine pour enneiger des pistes comme la Colorado, Standard et le secteur du Lac. 

Shady Lady
Malgré les banderoles, quelques personnes ont cédé à la tentation de poudreuse.
Les sous-bois manquent encore un peu de neige pour leur ouverture officielle, mais plusieurs sont devenues praticables aujourd’hui (Kandahar).
L’attente typique à la chaise du Sommet
La chaise bleue était ouverte aux heures de pointe pour ceux qui ne voulaient pas attendre.

L’hiver s’installe finalement

Des températures hivernales sont annoncées prochainement. Les petites accumulations de neige quotidiennes et l’enneigement artificiel devraient permettre la station à ouvrir beaucoup plus de pistes prochainement. Owl’s Head demeure une excellente option si vous voulez vous évader des foules de la pandémie qui existe aux autres stations plus près des endroits urbains. Si vous ne le savez pas déjà, vous devrez acheter votre billet en ligne pour skier à Owl’s Head cette saison. Choisir une station moins achalandée est un important critère pour moi cette saison. Une journée à Owl’s Head fait oublier la pandémie temporairement – presque !  

Les basses températures cette semaine donneront l’occasion à la station de terminer l’enneigement dans plusieurs pistes (comme le bas de la Kamikaze).

LA RÉSERVE, 32CM DE BONHEUR, 16 JANVIER 2021

Lorsqu’on eut vent du système météo en prévision du week-end, on s’est rapidement rendu à l’évidence que l’occasion parfaite de combler notre désir de finalement visiter La Réserve dans Lanaudière se présentait. On m’avait souvent vanté les mérites de ses 305 m de dénivelé, mais on m’avait visiblement trop peu parlé des sous-bois et caps rocheux pour les adeptes en quête de sensations ! Autrement, j’y serais venu bien avant cette année. Qui plus est, la route 125 qui y mène est un itinéraire charmant, agrémente la conduite sportive et peu stressante, surtout pendant une tempête de neige. Ça a vraiment bien commencé ma journée !

Les plus petits n’ont pas peur des falaises, plusieurs jeunes sont habiles à La Réserve.
Les patrouilleurs aussi peuvent s’amuser!
Tout au long de la journée, plusieurs adeptes de ski de randonnée alpine se sont prévalu des magnifiques conditions.

S’il m’a prit plus de temps qu’à l’habitude à m’orienter en station, c’est certes à cause de l’ivresse de la belle bordée de neige qu’on avait reçue et qui continuerait de tomber toute la journée durant. La Réserve a probablement reçu une des plus belles dompe au Québec en ce samedi et son directeur exécutif adjoint, Sylvain Gagnon, en était franchement soulagé. On a d’abord constaté l’état des lieux en profitant des pistes travaillées mécaniquement, fraîchement recouvertes. Après le dîner, on s’est lancé avec un peu de retard dans les sous-bois sur le flanc ouest. Oh, l’avoir su ! Ces sous-bois ont encore besoin d’un peu de neige (qui viendra, soyez patients). Je vous assure toutefois que leur couverture permet d’appréhender les portions plus exposées puisqu’ils bénéficient d’une couverture fort agréable à dévaler sans hésitation. La nouvelle neige nous en a donné pour notre déplacement, et plus encore. Nous nous étions fixé l’objectif de faire une montée en randonnée alpine, mais après chaque descente de la Loup-garou ou de la Sous, nous en étions incapables. On remontait presque immédiatement en télésiège pour une autre descente exigeante, comme je les aime.

Les pistes du flanc ouest: plaisirs garantis.
Quelques pistes n’ont pas encore tout à fait la couverture idéale, c’est le cas de la Chute libre avec ses caps rocheux.
Les sous-bois sur le flanc ouest étaient vraiment agréables à dévaler.
Au lunch: constatez l’accumulation de neige sur la voiture à mi-journée, les conditions n’ont fait que s’améliorer par la suite.

La Réserve est une des rares stations à avoir choisi, en cet hiver pandémique spécial, d’opter pour la formule premier arrivé premier servi pour l’attribution de billets de jour. La formule est toute simple, puisque le stationnement contient environ 500 places et qu’il n’y a pas d’autre option pour s’y rendre ou y garer sa voiture, lorsque le stationnement atteint sa capacité l’accès y est ainsi limité. Victime du succès retentissant de la formule, la station considère d’afficher sur leur page web la limite de billets qui seront vendus le lendemain afin de maintenir l’achalandage à un niveau acceptable. Vous êtes prévenus : skier la Réserve, c’est arriver tôt pour profiter d’un domaine skiable vraiment attrayant, sans tracas, pour la journée ou pour un bloc de 3 heures et à un prix dérisoire pour sa valeur. L’ascension en randonnée alpine y est permise aussi sur deux itinéraires. La face sud n’est toutefois pas encore ouverte.

Après cette bonne bordée, l’achalandage était perceptible, mais tout à fait tolérable en piste.
Une brève éclaircie en milieu d’après-midi permet de constater la vue qu’offre La Réserve.

La Réserve sait aussi s’occuper de sa clientèle fidèle. Ainsi, aux détenteurs de passes saisonnières, on réserve en début de journée un des deux chaises quadruples réduisant par le fait même leur temps d’attente. Au fur et à mesure que l’achalandage se réduit, il faut rester à l’affût de l’ouverture de lignes pour tous dans ce remonte-pente ce qui permet de répartir plus équitablement le temps d’attente. J’avoue que cette attention a bien du mérite. 

La Réserve s’occupe bien de la clientèle fidèle. Les lignes dédiées aux membres en sont un exemple.