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    Dépaysement total: Faraya-Mzaar, Liban

    Ce petit pays du bord de la Méditerranée a tout pour être le paradis. Mer et montagne au même au lieu, ski et plage le même jour. Oui, oui tout ça existe! Allez donc faire un tour à Beyrouth, venez donc grimper les routes sinueuses du Mont Liban. Ici, en 60 kilomètres à l’intérieur des terres, on passe du niveau de la mer à 3089 mètres, le sommet du Qurnat as Sawda, point culminant du pays. Les plages, c’est facile à trouver, il suffit de suivre le littoral. Pour le ski, le Liban vous propose 5 montagnes équipées, dont Faraya-Mzaar, la plus grande d’entre elles, située à environ 50 kilomètres de la capitale.

    Ici, le ski a commencé en 1960, lorsqu’un groupe de skieurs passionnés ont installé le premier remonte-pente importé de Suisse, sur la zone dite du « Refuge ». En 1965, l’Hôtel Faraya-Mzaar a ouvert ses portes, ainsi qu’un petit village de condos ce qui a réellement permis un développement touristique. Hélas la guerre civile qui ensanglanta le pays freina brutalement le développement du pays, et la station n’y fît pas exception. Cependant, depuis 1993, les choses ont de nouveau pu aller de l’avant. C’est le système « D » comme débrouille qui est appliqué à la station. Tout le matériel (dameuses, remontées-mécaniques, skis…) est acheté d’occasion, principalement de France.

    Aujourd’hui Faraya-Mzaar propose 42 pistes, qui représentent une longueur totale de 80 kilomètres, desservies par une quinzaine de remontées mécaniques. On y skie entre 1850 et 2465 mètres d’altitude et du sommet du dôme du Mzaar, on distingue la ville de Beyrouth et bien sûr la mer Méditerranée.

    Les chutes de neige peuvent être vraiment importantes entre janvier et février. Dans ces situations, tout ferme! En l’absence d’une « culture hiver » dans le pays, tout devient vite très compliqué car les routes sont  impraticables, aucun véhicule n’étant doté de pneus d’hiver, et les télésièges ont besoin de temps pour être opérationnels: déblayement, contrôle de sécurité, etc. De plus, la station sait qu’il n’est pas utile d’ouvrir si les clients depuis Beyrouth ne viennent pas… Par contre, 48 heures après une tempête, tout est parfait ! Et oui, comme souvent au Moyen Orient, il faut prendre son temps. Tout est possible, tout arrive, mais à son rythme.

    Et il y’a du bon ski à faire ici, surtout à partir des 3 sommets de la montagne. A Faraya-Mzaar, pas de sous-bois, pas d’interdiction de rien. On peut descendre par où l’on veut et le domaine est très vaste, très étendu. C’est du vrai ski à travers les grands espaces, en toute liberté du skieur. Et c’est ça qui est plaisant à skier ici, où j’ai eu plaisir à faire 5 jours de ski, en faisant des aller/retour sur Beyrouth afin de profiter en après-ski de la grande ville. Tout le secteur autour du Dôme de Mzaar à l’extrémité sud du domaine est une merveille, avec des vallons et de nombreuses combes. Tout ceci sans danger, dès que la visibilité est là. L’enneigement était correct, mais pas de neige poudreuse. Le vent est fort sur les hauteurs, ce qui fait que la neige est vite soufflée, et on trouve toujours un passage avec des accumulations.

    La clientèle est quasi-exclusivement composée de personnes vivant à Beyrouth, ou bien de la large diaspora libanaise qui revient pour le temps des fêtes. Compte tenu des difficultés politiques régionales, il n’y a pas vraiment de tourisme hivernal venant de l’extérieur du pays. L’affluence est vraiment importante durant les fins de semaines et lors de la relâche de Noël.

    De par les tarifs pratiqués, environ 40$ CAN la journée, le ski ici est vraiment élitiste. Je n’avais jamais vu autant de voiture de type Hummer que sur le parking de Faraya! On croise donc une certaine jetset libanaise, francophone très souvent, toujours francophile, ouverte à l’occident et contente de croiser un monoskieur de Paris… Puis à force de voir passer un monoskieur qui faisait des photos, j’ai eu le droit à des rencontres amicales fort sympathique. Un patrouilleur qui m’a entrainé derrière lui, et les lifties qui m’ont offert le café à de nombreuses reprises. Sans compter que tous les gens croisés ont toujours une connaissance à Paris, ou un souvenir par-ci, et par là… Vraiment sur les pistes, j’ai trouvé l’ambiance bien conviviale!

    En somme, le Liban, Beyrouth, pensez-y bien…  je ne vous cause même pas de la qualité des mezzés, ni d’autres douceurs de bouche dans ce pays d’orient. Il n’est peut-être pas sage d’y songer au moment de la publication de cet article, mais vraiment, en temps plus sereins, c’est tout un plaisir!

    Virage quatre saisons: mode ou nécessité?

    Après quelques saisons moins fructueuses que d’autres au chapitre météorologique, le questionnement de la prospérité d’une station revient souvent « sur le tapis ». Au grand dam de leurs administrateurs, un bon nombre de stations de ski du Québec a bu le bouillon en 2011-2012 en lien avec un début tardif, des précipitations aléatoires et une fin abrupte. Certaines stations, malgré leur taille moyenne, s’en sont tiré mieux que d’autres… Leur secret? Le passage, longuement médité et planifié, à l’exploitation «4 saisons». Portrait de ces stations, dont l’administration regarde l’arrivée du soleil sans grincer des dents!

    En Mauricie

    Pour Alain Beauparlant, directeur général de la station mauricienne Vallée-du-Parc, l’orientation de la station vers 365 jours d’opération se fait surtout pour répondre à une demande relativement importante venant de la clientèle déjà établie de la station. Cependant, l’argument financier le plus important reste bien sûr la possibilité d’amortir la saison de ski sur 12 mois, plutôt que sur 4 ou 5. De plus, l’opération d’une station sur quatre saisons permet bien sûr de conserver les emplois, ce qui n’est pas pour déplaire aux différents employés de Vallée-du-Parc!

    Puisque la demande vient de la clientèle régulière, la direction de la station a choisi de conserver la même approche que lors de l’hiver lors de son choix des activités estivales. L’idée est donc d’offrir des activités abordables, accessibles à la famille moyenne, sans jamais tomber dans l’excès d’adrénaline et le risque moins calculé. Les activités sauront donc d’abord attirer la clientèle locale, puis rejoindre des gens de l’extérieur, on peut comprendre ici qu’il s’agit de gens qui ne viendraient pas nécessairement skier à Vallée-du-Parc en hiver mais qui passeraient dans la région pendant l’été.

    Parmi les activités développées, la station a fait d’une pierre deux coups en développant des sentiers de raquette, qui seront exploités pour le vélo de montagne. L’idée n’est pas de chercher à compétitionner les services déjà existants dans les environs. Sachant que Vallée-du-Parc se situe à une vingtaine de kilomètres du Parc National de la Mauricie, difficile de vouloir y implanter un volet nautique complet… la direction de la station a donc décidé de se jumeler avec divers intervenants de la scène touristique régionale afin d’offrir l’accès à de l’hébergement et des activités variés, en partenariat avec les différentes entités touristiques déjà présentes. Le mot d’ordre: facile, et abordable!

    Bien sûr, on n’attire pas les mouches avec du vinaigre et ça, Alain Beauparlant l’a compris depuis longtemps: lui-même père de famille, il a axé beaucoup des décisions prises pour le virage quatre saisons sur des discussions qu’il a eues avec son fils. Il a ainsi mis le doigt sur plusieurs points d’intérêt et sur les réels besoins de la clientèle familiale de sa région.

    Au Saguenay-Lac-St-Jean

    L’approche de la station saguenéenne Le Valinouët est relativement comparable: Roberto Tremblay, directeur général de la station, jongle depuis plusieurs années avec l’idée d’investir pour des sentiers de vélo de montagne (et de ski de fond), en partenariat avec le parc des Monts-Valins (SEPAQ). Partisan de la doctrine « l’union fait la force », Mr Tremblay pousse depuis plusieurs années pour réussir à réunir tous les intervenants du milieu touristique de la région de Saguenay -et il y en a plus d’un! Entre les ZEC, les pourvoiries, les parcs et les lacs, c’est un éventail très large d’activités qui s’offre à une clientèle de plus en plus diversifiée. Pêche, kayak, randonnée, vélo, camping, rien ne doit être laissé à l’écart. Les investissements porteront bientôt fruit et Roberto Tremblay est très optimiste à propos des résultats. De la même manière que pour la station de Vallée-du-Parc, la réduction du roulement de personnel ainsi que l’amortissement des coûts d’exploitation sur une plus longue période seront bien entendu des conséquences positives espérées.

    Dans le Bas-St-Laurent

    Du côté du Parc du Mont Saint-Mathieu, le son de la cloche financière n’est pas différent. Selon François April, directeur du Parc, la vocation quatre saisons d’une station comme la sienne va de soi puisque les ressources naturelles ne manquent pas avec la proximité du lac, de la montagne et des différents sentiers environnants. Cet amalgame permet de mettre en valeur les attraits naturels de la région, sans oublier encore une fois l’avantage monétaire… quoi de mieux que de rentabiliser les investissements, tout en augmentant l’offre d’activités faite à la clientèle? 

    D’emblée, François April affirme qu’il est hors de question d’entrer en compétition contre les formules clubs et les grands «resorts». Ceux-ci ont des frais d’opération beaucoup trop gros pour la capacité des stations de moyenne envergure et le développement des projets se fait avec les attraits déjà en place, sans chercher à les fabriquer. Certains diront qu’il s’agit de mettre les boeufs au bon endroit, c’est à dire devant la charrue!

    Un sentier de randonnée au Massif du Sud

    Il y a fort à parier que la clientèle estivale du Parc du Mont Saint-Mathieu sera légèrement plus touristique en été, et restera plus régionale en hiver. L’été amenant son lot de voyageurs vers l’est, la station pourra bénéficier de ce flot grâce à une mise en marché intelligente. Le Parc offre déjà à ses visiteurs une grande variété d’activités dont des sentiers pédestres, une plage des sentiers de vélo de montagne, et peut-être même un petit circuit d’escalade, et quelques surprises seront au menu pour l’été qui arrive! Le développement de ces activités se poursuivra sur les prochaines années.

    Le nouveau volet hébergement du Parc offre des possibilités de location de grandes salles de réception de même que des formules hôtelières plus intime. Jusqu’à maintenant, la direction se dit très heureuse de la réponse positive de la clientèle environnante. De plus, le désir du Parc de s’associer avec les promoteurs privés de la région porte fruits et permet d’ajouter à l’offre de service déjà présente, de manière à rassembler la clientèle familiale, qu’elle provienne de la région ou de l’extérieur.

    Ces trois projets (Vallée-du-Parc, Le Valinouët et le Parc du Mont-St-Mathieu) sont évidemment porteurs d’espoir pour les stations qui les développent. Si on se fie à l’expérience de certaines stations de ski qui ont déjà fait le saut, le résultat ne peut être que favorable. Par exemple, Burke Mountain, qui offre des sentiers de vélos de montagne reliés à la Kingdom Trail Association depuis l’été 2011, a suivi un chemin bien tracé, sans faire de jeux de mots. D’après la responsable du marketing et des évènements de la station vermontoise, Hannah Collins, la demande était forte et la station de ski avait tout intérêt à y répondre: les dernières années ont vu une augmentation marquée de la fréquentation des sentiers de la Kingdom Trail et il était tout naturel pour Burke de s’y associer. À la question de l’impact financier, Mme Collins répond par la positive en affirmant que l’importance de conserver les emplois, d’en créer des nouveaux et de générer des retombées économiques faisait partie des facteurs qui ont grandement pesé dans la balance.

    Plus près de chez nous, d’autres stations ont aussi développé des produits d’été il y a de cela plusieurs années: on pense à Ski Bromont et au Mont St-Sauveur, au Mont-Ste-Anne, au Mont Tremblant… D’après Lisa-Marie Lacasse, chef de service des communications du Mont-Ste-Anne, le développement d’activités estivales était un impératif: la station aux multiples facettes accueille une épreuve de la Coupe du monde de vélo de montagne depuis plus de 20 ans et le MSA bénéficie d’une clientèle déjà bien établie. En effet, les habitués savent qu’ils y trouveront nombre de sentiers et de pistes variés, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle la station développe constamment de nouveaux segments. De plus, elle ajoute de nouvelles activités à son éventail, comme un terrain de disc golf de 12 paniers (été dernier) ainsi qu’une piste de modules d’hébertisme à la base de la montagne. Bien que le Mont-Ste-Anne tire la majorité de ses revenus de son exploitation hivernale, le développement des produits d’été comporte un avantage marqué concernant le maintien des emplois et la stabilité du personnel… les employés de la station ont leur montagne à coeur!

    En somme, les virages vers une exploitation quatre saisons que prennent les stations ne sont pas qu’une question de mode puisqu’il y a, bien au-delà du potentiel naturel à exploiter, un impératif financier à ne pas renier. Bien sages sont ceux qui y ont pensé dans les dernières années, bien fous seraient ceux qui repousseraient cette idée du revers de la main sans y penser à deux fois!

    Engelberg (Suisse); ou la station des anges

    La Suisse est connue de la majorité des skieurs comme une destination de ski de rêve. Zermatt, Verbier ou St-Moritz sont des noms que tout skieur a déjà entendu. Les bonnes destinations de skis ne se limitent pas qu’à ces centres de ski principaux. Situé en plein cœur de la Suisse, Engelberg est définitivement un joyau de centre de ski qui a su échapper aux feux de la rampe dont d’autres stations helvètes ont pu bénéficier. Il semble qu’outre quelques scandinaves qui ont découvert cette magnifique station, peu de visiteurs (incluant les Suisses) ont choisi cette station.

    Les moines de l’ordre des Bénédictins y ont fondés un monastère dès 1120. Perché sur un plateau à 1050m d’altitude, il est facile de comprendre pourquoi ils ont choisi cet endroit magnifique pour s’établir. Le plateau est littéralement ceinturé par de spectaculaires montagnes dont le mont Titils qui culmine à 3239m. Avec des montagnes qui semblent rendre le plateau inaccessible, le paysage est tout simplement à couper le souffle.

    Les moines sont toujours présents et il est possible de faire une simple visite guidée du monastère ou de visiter leur fabrique de fromage (d’ailleurs délicieux!). Situé à quelques coins de rue du centre, la ville s’est véritablement construite autour de cet établissement. Étant donné la taille d’Engelberg, il est facile de parcourir l’ensemble du village à pied sans avoir recours à la voiture. 

    Suite à la fondation du monastère, il a fallu près de 800 ans avant qu’une remontée mécanique voit le jour. C’est en 1912 que la première remontée fut mise en opération. Le domaine skiable consiste maintenant en 25 remontées, 82km de pistes et un dénivelé de 2000m. Les gens locaux jugent que ces données ne leur permettent pas de considérer qu’ils ont une grande station! J’imagine que ça dépend toujours quelle est notre référence… En plus, ces statistiques ne permettent pas du tout de mettre en valeur le potentiel tout particulier qu’offre la station pour le freeride

    Le freeride est considéré comme l’action de ne pas skier sur des pistes balisées. Engelberg comporte des endroits tant à l’intérieur de son domaine skiable qu’à l’extérieur de son domaine pour pratique ce type de glisse de plus en plus populaire. Aussi, comme la majorité des stations européennes, il n’y a pas de cordes ou de signalisation vous indiquant où vous pouvez et où vous ne pouvez pas aller, le tout étant laissé à votre jugement!

    Rien de mieux pour pouvoir profiter de l’immense potentiel non balisé disponible aux abords de la station! Comme c’est généralement le cas, la neige se préserve beaucoup plus longtemps lorsque quelques minutes de marche sont requises pour pouvoir profiter de la poudreuse. Le terrain a surtout l’avantage de pouvoir permettre aux skieurs de (pratiquement) tous les calibres d’en profiter. Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas assez confiants ou qui ne possèdent pas l’expérience requise afin de s’aventurer en hors-piste de façon sécuritaire, sachez qu’il est toujours possible d’engager un guide qui saura vous faire découvrir les moindres coins de la montagnes. 

    Ne vous méprenez pas! Engelberg n’est pas uniquement destiné aux amateurs de freeride. Les 82km de pistes de la station offrent des défis pour les skieurs de tous les calibres sur un fond de terrain varié. Tant les amateurs de bosses que de grands boulevards travaillés mécaniquement y trouveront leur compte! Il y a d’ailleurs une piste à bosses sur la face du Laub que vous ne finirez pas sans vous être arrêtés à plusieurs reprises, je vous le garantis! Avec près de 1200m de monticules, c’est probablement une des plus longue pente à bosse que j’ai jamais vu!

    Si vous êtes plus du type multi-sport que des amateurs fanatiques de ski, sachez qu’il y a toujours la possibilité de faire de la luge, du patin, du ski de fond, de la raquette ou de l’escalade de glace. Prévoyez au moins quelques jours sur place afin de pouvoir profiter de toutes les montagnes et de l’ensemble du domaine skiable qu’offre la station. Il est impossible d’avoir un bon aperçu de l’étendue et surtout de la variété du domaine skiable en une seule journée.

    Comme dans la majorité des endroits en Suisse, il n’y a aucun problème à se balader le soir dans les petites rues étroites et sinueuses du village. C’est d’ailleurs une des meilleures façons de découvrir ce village qui offre tout le chic des stations suisses, mais avec une ambiance plutôt décontractée et sans prétention. Les restaurants sont nombreux et les menus sont variés.

    Pour une raison que j’ignore, aucun des voyagistes québécois ou canadien n’offrent de forfaits vers cette station. Engelberg saura certainement satisfaire à sa juste mesure les skieurs qui oseront s’organiser pour s’y rendre. Que ce soit les paysages, une balade dans les petites rues sinueuses, la poudreuse ou siroter un petit verre de vin chaud en regardant le soleil se coucher sur les pics acérés qui veillent sur le village, tous y trouveront leur compte. 

    Il m’est difficile de penser à une meilleure station à vous recommander pour un premier voyage de ski organisé sans voyagiste puisque la logistique associée au transport, à l’hébergement et aux repas est pratiquement réduite au minimum. Il est clair que d’organiser soi-même un voyage de ski demande plus d’effort, mais je ne peux faire autrement que vous encourager à sortir hors des stations offertes par les voyagistes. Une fois cette première expérience réalisée, je suis persuadé que vous serez charmé par la flexibilité qu’offre ce type de voyage vous verrez tout le potentiel qu’offre la planète ski et vous serez à même de constater à quel point le monde est vaste à visiter avec vos skis.

    Fierté régionale: Mont Comi (Bas-St-Laurent)

    Le Mont Comi est la station qui offre le plus vaste domaine skiable de la région. Grosso modo, il se divise en deux versants: le principal, qui se subdivise à son tour en deux sections, et le versant que l’on nomme le versant du Poma, situé en retrait. Ce dernier est tout désigné pour les skieurs experts car on y retrouve des fortes pentes, dont la fameuse piste le Mur, ainsi qu’un joli sous-bois bien touffu. Le tout est desservi par une remontée très rapide et efficace, un téléski simple de marque Poma, d’où le nom du dit versant. Une première section du versant principal est desservi par un télésiège quadruple et donne accès à des pistes intermédiaires et faciles. La seconde section est accessible via un télésiège double et regorge de pistes intermédiaires avancées ainsi que de sous-bois. Il ne faut pas oublier le tout petit versant destiné aux débutants au bas de la montagne, on y trouve un téléski double qui est gratuit pour tous.

    Le centre de ski est la propriété d’une grande famille de la région, la famille Roussel, qui a acquis le domaine skiable vers la fin des années 1990, afin de donner un second souffle à la station bas-laurentienne. Elle est gérée par les membres de la direction et ces derniers voient à l’embauche et la gestion du personnel. 

    Plusieurs éléments font la fierté du centre de ski. Il y a premièrement l’offre d’une surface damée qui est impeccable grâce à un travail des pistes en plusieurs étapes. Aucun sillon n’est toléré sur ces surfaces de glisse. Le vaste réseau de sous-bois est aussi très prisé par un bon nombre de skieurs. C’est le même principe pour le secteur expert qui constitue un autre monde en soi. En début de journée on y voit disparaître les skieurs aguerris et ils n’en ressortent qu’en fin de journée. La station dispose aussi d’une bonne capacité de relève de jeunes skieurs en démocratisant la pratique du ski grâce à la remontée gratuite. L’école de ski qui est bien développée y joue aussi la part de son rôle. 

    Au cours de son existence, la station a rencontré une difficulté majeure, soit sa faillite vers la fin des 1990. Il ne faut pas oublier que dans le milieu du ski les dépenses tout comme investissements peuvent être importants et les revenus incertains, car ils demeurent à la merci des aléas du climat. À ce moment, l’existence-même de la station a été remise en jeu et il devenait crucial de trouver un investisseur majeur afin de voir à sa survie. Dans la foulée de ces événements, la famille Roussel s’en est portée acquéreur. Les premières années ont été particulièrement ardues, mais à la suite d’un dur labeur, la destinée de la station se dirige vers un avenir plus radieux. 

    En continuant de travailler avec la même énergie, la station est en mesure de conserver sa clientèle et de pouvoir recruter de nouveaux skieurs. Il s’agit de gérer les finances de manière éclairée et réfléchie, afin d’utiliser à son maximum l’ensemble des ressources qui sont disponibles. En ce qui trait aux investissements et aux projets importants, il faut mentionner le réaménagement du parc à neige, qui a vu sa superficie s’agrandir, au grand plaisir de ses amateurs. D’autres projet sont à venir… restez à l’affut! 

    Red Mountain Resort(C-B): on déroule le tapis rouge!

    À mon arrivée, j’ai eu l’impression qu’on déroulait le tapis rouge pour les visiteurs de la station. Située à quelques pas de la ville de Rossland en Colombie Britanique, Red Mountain a la réputation bien méritée d’être une destination pour les experts et les adeptes de sous-bois extrêmes. La montagne est située dans le sud de la province, dans le secteur des Kootenay, appelé Powder Highway, et pour cause: annuellement, il y tombe plus de 750cm de neige… pour les vieux comme moi, c’est 25 pieds! L’article du New York Times vantant cette station ainsi que celle du Massif de Charlevoix avait piqué ma curiosité. Je voulais m’y rendre et voir de mes yeux. Première réaction… OUF! C’est à pic ici! Mais j’ai aussi découvert une station où les débutants et intermédiaires y trouvent plaisir.

    La montagne skiable, un peu d’histoire

    On y trouve une variété de pistes allant de pistes vertes jusqu’aux pistes extrêmes. Lors de ma visite, j’ai goûté au ski par dessus les nuages et croyez-moi, c’est spectaculaire. En milieu de montagne, on se sent plonger dans les nuages!

    La station dispose pour l’instant de trois télésièges fixes, au grand plaisir des utilisateurs. Les commentaires de ceux-ci: «Ça nous donne le temps de se reposer les jambes, la poudreuse est présente plus longtemps sur les pistes, ces dernières sont moins achalandées et l’attente aux remontées est rarement un problème.» Comme quoi… on apprend à prendre le temps!

    La station sait qu’elle devra améliorer la signalisation des pistes afin de faciliter la découverte de la montagne aux nouveaux venus. Au sommet, une signalisation adéquate est présente mais en milieu de piste, lorsqu’il y a des choix à faire, il est facile de s’y perdre. Quoique les pistes finissent toutes par vous amener à une remontée, il est sécurisant de savoir où l’on skie.

    C’est à Red Mountain que Nancy Greene a fait ses débuts. En 1968, Nancy avait gagné une médaille d’argent en slalom géant aux Olympiques de Grenoble. À voir la qualité des pistes, il est facile d’imaginer un jeune y prendre rapidement l’expérience requise à la compétition de ski de haut niveau.  La piste Main, qui servait aux descentes de la coupe du monde dans les années 1960-70 est impressionnante à tous les points de vue. On me disait que Red a été la station ayant fourni le plus d’athlètes à l’équipe canadienne de ski de son histoire.  

    Faire le plein d’énergie
    À la station, il y a deux endroits pour manger. Le Paradise Lodge situé à mi-montagne est un endroit prisé par les adeptes. Le menu est varié et les  prix sont abordables. En exemple, une assiette de truite grillée steelhead et une salade vous coûteront 10$. Au chalet principal il y a un grand restaurant, le Sourdough Grill and Pizzeria, puis le bar Rafters, qui est un incontournable en fin de journée. Ce dernier a une grande terrasse et lors de mon passage on pouvait profiter du soleil qui plombait.

    On peut séjourner à la base de la station, où des appartement et condos sont à louer. Vous pouvez visiter le site afin de vérifier les prix au www.redreservations.com. La ville de Rossland a aussi quelques hôtels et hébergement. Lors de mon séjour, j’ai eu la chance d’être invité chez un bon ami québécois.

    S’y rendre
    Le plus grand défi de la station est d’y amener les visiteurs. «On y travaille très fort» m’a confirmé Erik Kalacis, vice-président de la station. L’aéroport le plus proche, celui de Trail à quelques kilomètres de Rossland, ne reçoit pas les grandes compagnies aériennes tel que Air Canada ou WestJet. Un autre aéroport, celui de Castlegar, est situé à 45 minutes de Rossland. Le surnom qu’on donne à cet aéroport est celui de Cancelgar  qui a la réputation d’avoir beaucoup d’annulation de vols à cause de la météo. Une troisième alternative, passer par Kelowna qui est situé à un peu plus de 300 kilomètres. D’autres solutions sont à l’étude, y compris le passage par les États-Unis. Un voyagiste québécois, spécialisé dans les voyages de ski, étudie la possibilité d’ajouter Red à ses destinations. Un tout inclus pourrait être une solution facile pour les visiteurs du Québec.

    L’expansion de la station
    À ma première journée de visite, un soleil radieux éclairait la station de haut en bas et la visibilité était parfaite. Des guides bénévoles m’ont aidé à découvrir cette station si prisée des experts. J’ai même eu l’occasion de visiter le mont Grey, secteur accessible seulement par Catski. Grey peut se skier sur tous les versants, offrant des pistes intermédiaires, expertes et extrêmes selon la direction que vous prenez. La station a annoncé qu’elle installerait un télésiège à l’été 2013 afin d’ouvrir la montagne à tous. On veut y ouvrir cinq pistes de calibre intermédiaire qui seront entretenues et damées. Selon les guides, la montagne a davantage besoin de ce genre de pistes afin de satisfaire la clientèle moins expérimentée tout en ouvrant un versant hors-piste réservé aux adeptes de l’extrême. La station n’est pas encore fixée sur ce qu’on fera du Catski. Plusieurs montagnes environnantes sont à l’étude pour remplacer la destination Grey en Catski.

    Auparavant, les stations de Red Mountain et du Massif de Charlevoix avaient une entente qui permettait aux détenteurs de billets de saison de skier l’autre montagne gratuitement. Cette entente n’a malheureusement pas été renouvelée cette saison (2012-2013).

    En conclusion
    Red Mountain Resort est une station à découvrir. Je peux facilement comprendre l’intérêt du prestigieux New York Times, plaçant la station au huitième rang mondial des endroits à visiter, devant New Delhi et Singapour. J’y ai trouvé bien plus qu’une station pour skieurs extrêmes. On peut y séjourner en famille et profiter d’une très belle station, loin de la cohue des grands centres. J’ai bien l’intention d’y retourner!

    Chamonix: Sur le toit de l’Europe

    Perchée plus de 1035m d’altitude, Chamonix a de quoi surprendre. Enserrée entre les massifs montagneux des Aiguilles Rouges d’un côté et le massif du Mont-Blanc de l’autre, Chamonix détient le record de la commune la plus haute d’Europe. Bienvenue dans la capitale mondiale de l’alpinisme: un lieu où tout impressionne.

    Après plus de 15 heures de voyage à partir de Montréal, en passant par Paris, on arrive enfin aux portes de l’une des plus célèbres vallées glaciaires et du troisième site naturel le plus visité au monde! Chaque année, le site du Mont Blanc accueille des milliers de voyageurs. Son exceptionnelle situation géographique, au croisement de la Suisse et de l’Italie, incite à la découverte de celle qu’on appelle «Cham», la ville cosmopolite par excellence.

    Nous n’avons que trois jours devant nous et tant de choses à explorer. La vallée de Chamonix compte à elle seule 38000m de dénivelé, avec des zones hors-pistes plus extraordinaires les unes que les autres. De plus, 85% du domaine skiable est situé au-dessus de 2000m: de quoi faire pâlir d’envie un bon nombre de destinations ski!

     Ce qui frappe par-dessus tout, c’est cette énergie et ce même esprit que partagent les passionnés de montagne, alpinistes, guides ou skieurs. Il y en a ici pour tous les niveaux et pour tous les goûts, tant le terrain de jeu est immense et les possibilités presque infinies.

    Direction l’Hôtel des Grands-Montets, situé au pied des remontées dans le village d’Argentière (commune de Chamonix). Dans un décor rustique et enchanteur, l’accueil est chaleureux et convivial, la nourriture excellente. Demain, nous allons faire l’excursion que nous espérons depuis si longtemps, la Vallée Blanche! En attendant, nous partons à la rencontre de notre premier glacier, les Grands-Montets. Les premiers virages à plus de 3000m plantent le décor: d’autres magnifiques instants riches en émotions se profilent à l’horizon.

    Le jour tant attendu arrive enfin. Rejoints par Nicolas, notre guide professionnel de haute montagne, nous nous dirigeons vers le téléphérique de l’Aiguille du Midi, l’un des plus hauts au monde, qui nous mène en moins de 20 minutes à 3800m d’altitude, point de départ de la mythique Vallée Blanche.

    La vue sur les principaux sommets de plus de 4000m français, italiens et suisses – dont les Grandes Jorasses, le Dôme du Goûter et bien sûr le Mont Blanc – y est absolument somptueuse. Il ne nous reste qu’à traverser les longs couloirs froids et humides (creusés à même la roche) de l’Aiguille du Midi, la plus haute des aiguilles de Chamonix (elle abrite aussi le plus haut centre d’émission hertzien de France), en prenant bien soin de vérifier que notre ARVA* fonctionne grâce à un détecteur prévu à cet effet, et nous y sommes…

     À nos pieds, la célèbre arête qu’il faut descendre pour rejoindre le départ. Un avertissement clair marque le début de l’expédition: «Skieurs, attention! Itinéraire de haute montagne. Non entretenu, non balisé, non sécurisé, non surveillé. Vous vous engagez sous votre propre responsabilité!»

    Hélas, le temps se dégrade rapidement, une tempête s’installe, les conditions deviennent très difficiles: un déferlement de neige fine, aussi dure que de la glace, vient littéralement s’écraser sur nous.

    Skis sur le dos, encordés tant le passage peut être étroit et dangereux, crampons attachés à nos bottes, nous avançons péniblement sur une centaine de mètres. Le vent glacial (-40°C) souffle à plus de 80km/h, nous devons faire demi-tour. L’oxygène se fait de plus en plus rare, chaque pas est de plus en plus difficile, l’effet de l’altitude et de «l’encaissement» de 2000m de dénivelés positifs en quelques minutes se fait sentir. La remontée sera longue et douloureuse.

    Heureux d’avoir tenté l’expérience, mais déçus et non rassasiés, nous aurons néanmoins le privilège de skier à mi-hauteur, entre l’Aiguille du Midi et Chamonix, dans des conditions nettement plus favorables. Nous n’avons pourtant qu’une seule idée en tête, pouvoir enfin effectuer «LA» descente avant notre départ.

    Un itinéraire de légende
    Après une belle soirée à déambuler dans la ville pour s’imprégner de la vie locale, accompagnés de notre guide, un repas typique et une bonne nuit de sommeil, la météo quelque peu capricieuse reste notre seule préoccupation.

    Le lendemain, un grand ciel bleu est présent, mais des nuages recouvrent encore les pics enneigés. Après quelques minutes d’attente au sommet de l’Aiguille du Midi, une fenêtre météo nous ouvre les portes: tout est blanc, immense et majestueux. La magie opère!

    Les nuages laissent place au soleil et à ce que la nature a de plus beau à offrir. Tout est grand, silencieux. Un sentiment de joie et de plaisir intense nous envahit. La quiétude de l’endroit nous laisse sans voix! 

    Commence alors une aventure à ski de 23km sur 2000m de dénivelé: véritable voyage au cœur des glaciers, des séracs** et des crevasses bleutées, au pied des sommets les plus spectaculaires du massif du Mont Blanc. Cet itinéraire de haute montagne, sur neige éternelle, permet de très nombreuses variantes offrant toutes les gammes de difficultés. Le début est accessible, mais laisse rapidement la place lors du passage des séracs du Géant à une pratique beaucoup plus technique: avoir un bon niveau de ski et savoir évoluer sur tout type de neige sont des prérequis incontournables.

    Avec un panorama grandiose sur le Mont Blanc, les Drus, l’aiguille Verte, les aiguilles de Chamonix, nous effectuerons un arrêt incontournable au refuge du Requin, le seul à mi-parcours. La halte est malheureusement marquée par les allers et retours en hélicoptère de la Sécurité Civile qui tente de repérer des alpinistes en difficulté. Trop de morts sont encore à déplorer chaque année dans ce secteur.

    À la rencontre du rail

    Nous entamons la phase finale de notre périple. Direction la Mer de Glace, pour une longue traversée majestueuse sur le 3e plus important glacier des Alpes – 7km de long et environ 200m d’épaisseur. 

    Selon l’enneigement, la descente peut se faire jusqu’à Chamonix ou jusqu’au Montenvers; le climat particulièrement doux à cette période de l’année ne nous permettra pas de redescendre à ski jusqu’en bas. Skis sur le dos, nous remontons alors du glacier, d’abord à pied sur un long escalier métallique puis en télécabine jusqu’à la gare du Montenvers. Superbe point de vue sur la Mer de Glace.

    À bord du petit train à crémaillère qui mène à Chamonix en serpentant la paroi abrupte pendant un peu plus de 5km (en partie couverte afin de franchir les couloirs d’avalanche), nous nous estimerons heureux d’avoir fait une telle découverte qui surpasse, de loin, toutes nos espérances.

    Un rêve devenu l’inoubliable réalité. À vous de créer votre propre légende…

     * Appareil de recherche de victimes d’avalanche.
    ** Formation de blocs de glace suite à la fragmentation d’un glacier.

    Liens utiles

    www.compagniedumontblanc.fr
    www.chamonix.com
    www.hotel-grands-montets.com/fr

    Article paru dans le Magazine Découvertes – volume 8 – www.decouvertesmag.com

    Big White (C-B): une station multicolore

    Le sommet de Falcon vue du secteur Powder

    Si vous cherchez une station familiale pour un voyage de ski dans l’ouest, voici une une belle suggestion à considérer. Cette station de la vallée de l’Okanagan a déjà la réputation envieuse d’être le paradis du « ski in, ski out » et elle a beaucoup à offrir pour des vacances en famille. La majorité des appartements offerts dans le village ont des accès directs aux pistes de la station: il suffit d’ouvrir la porte de l’immeuble et de mettre les skis aux pieds pour glisser vers les multiples remontées.

    Le domaine skiable

    La station, répartie sur huit secteurs, offre des pistes de tous calibres. Big White se positionne elle-même comme étant une station destinée aux skieurs de niveau intermédiaire; elle jouit cependant d’une qualité de neige exceptionnelle tant sur le hors piste que sur les pistes balisées. La sécheresse de la vallée de l’Okanagan donne des conditions de neige naturelle très agréables à skier et la glace n’y est pas bienvenue. La neige y est abondante et la poudreuse champagne y est présente à de nombreuses reprises pendant la saison. Il y a bien sûr des secteurs réservés aux experts qui y trouveront leur compte mais ce n’est pas la vocation principale de la station. Certains d’entre vous auront peut-être entendu la mauvaise réputation de Big White, qui est celle d’avoir des jours brumeux en altitude, communément appelés Big White-outs. Il est relativement facile de contrer cette situation. Lors de mes nombreux séjours, il était agréable de skier dans le secteur Black Forest ou les pistes plus étroites et les sous-bois donnaient une bonne perspective du terrain. De plus, ce secteur est plus bas en altitude et moins touché par le brouillard.

    Les sous-bois sont nombreux et de tous calibres. Un skieur intermédiaire peut facilement y naviguer à travers les conifères biens espacés. Une section alpine agrémentée de fantômes des neiges appelée « Snow Ghosts » est accessible aux skieurs de tous les niveaux. Ces fantômes sont le résultat du mariage des nuages remplis de givre et des conifères éparpillés dans la zone alpine. La plupart des pistes sont damées quotidiennement de façon experte par le personnel de la station. 

    Pour les jeunes intrépides, la station offre un parc d’activités complet, incluant une demi-lune et un parcours de snow-cross. La médaillée d’or au X-Games, championne du monde et Olympienne Kelsey Serwa y a fait son apprentissage. Le Parc Telus a même un télésiège dédié au secteur. 

    Le personnel
    La courtoisie des préposés aux remontées est louable. Plusieurs sont de nationalité australienne et apportent une dynamique agréable aux visiteurs. Il y est courant d’y entendre des « good day mate » suivis de sourires. Les lifties comme on les appelle, s’enquièrent souvent sur notre expérience de glisse et sont à l’écoute du moindre commentaire. Ils ajoutent une belle touche à l’expérience des visiteurs.

    Les activités
    Les activités à la station sont nombreuses. On y trouve une grande patinoire entretenue par une resurfaceuse de type Zamboni, une tour de glace pour l’escalade, des promenades en traîneaux à chiens, des ballades en carrioles, des randonnées de motoneige, en raquettes ou en ski de fond, et des glissades sur chambres à air.

    La station possède bien entendu une école de ski, celle-ci est d’ailleurs assez réputée et plusieurs québécois francophones y donnent des leçons. À ces services, ajoutons une garderie complète avec école de ski où les jeunes sont munis de transmetteurs GPS, un élément sécurisant pour les parents qui laissent leur rejeton quelques heures pour les leçons de ski. 

    La restauration
    Plusieurs bons restaurants sont offerts aux vacanciers. On y trouve de tout ou presque, allant de plusieurs pubs, aux multiples steak houses, au resto de tapas, à la pizzéria, aux nombreux bistros. Tous ou presque sont accessibles en ski ou à pied. Plusieurs bar y servent des bières locales et des vins de l’Okanagan (croyez-moi, ces derniers sont capables du meilleur tout comme du pire). Au centre du village il y a aussi une épicerie assez bien garnie ou on y trouve presque tout à un prix légèrement plus élevé qu’en ville à Kelowna. Il s’agit d’une belle alternative car la plupart des appartements sont munis de cuisinettes.

    Le transport
    On peut s’y rendre en voiture ou prendre une navette payante à partir de l’aéroport de Kelowna. Dans le village, une navette gratuite fait le tour des secteurs d’habitation jusqu’aux restaurants et services. Le stationnement est limité au centre de la station mais les appartements sont munis de places intérieures et de grands parking sont disponibles en bas de Happy Valley. Une télécabine gratuite fait d’ailleurs le lien entre la base de la station et le centre du village.

    Les statistiques
    La station est située à 56 km de Kelowna.Elle est en opération de la fin novembre jusqu’à la mi-avril. On peut y skier de soir, du mardi au samedi. Les chutes de neige totalisent une moyenne de 750 cm par hiver. Les remontées, au nombre de 16, offrent un débit important de 28,000 clients à l’heure avec un minimum d’attente.

    Le plus haut sommet est à une altitude de 2305 mètres et la base de West Ridge est à 1508 mètres pour un dénivelé de 777 mètres.

    Je vous invite à visiter le site web au www.bigwhite.com  et pour les autres statistiques

    Mon expérience
    J’ai séjourné à la station à plusieurs reprises au cours des dernières années, en bénéficiant de l’hospitalité d’un ami. J’ai trouvé une montagne accueillante offrant de nombreuses expériences de ski. Le ski dans la poudreuse est un délice pour les spatules à la suite d’une chute de neige, les sous-bois sont faciles à skier et la balade alpine à travers les snow ghosts est mémorable dans la vie d’un skieur. Tous mes voyages à la station ont été agréables et c’est avec plaisir que j’y retourne chaque hiver.

    Killington: quand la théorie rejoint la pratique

    Depuis plusieurs années déjà, le vert est sur toutes les lèvres. Qu’il s’agisse de s’acheter une bonne conscience ou de vouloir réellement faire une différence, les actions qu’on pose individuellement au quotidien ont des répercussions sur notre environnement. Le discours n’est plus à tenir, l’heure étant à l’action. Bon nombre d’entreprises ont déjà modifié leurs habitudes pour tendre davantage vers l’idéal de la fameuse empreinte écologique, qu’on cherche à atténuer au mieux de nos capacités. 

    Pour chaque saison hivernale que les cycles amènent, l’industrie du ski fait face à des coûts d’exploitation et d’opération qui sont souvent synonymes de maux de tête. D’un côté, on a une station de ski à faire fonctionner et une clientèle à satisfaire; ces objectifs ont un coût. De l’autre côté, on cherche tous les moyens possibles de réduire notre facture, de «faire ce qu’on peut avec ce qu’on a», certains ayant plus de ressources que d’autres. Maintenant, comment réduire ces coûts de production, tout en réduisant notre empreinte écologique, mais en continuant à offrir des produits d’appel qui sauront plaire à une clientèle toujours plus exigeante?

    La petite histoire

    Depuis quelques temps déjà, la Green Mountain Power (l’équivalent vermontois d’Hydro-Québec) utilise… des vaches. L’idée est partie d’un questionnement simple: quelle ressource a-t-on, directement autour de nous, et comment pourrait-on l’utiliser au maximum? Chassez tout de suite l’image médiévale des vaches qui tournent autour d’un carrousel pour faire fonctionner un télésiège, il s’agit ici d’utiliser le sous-produit des vaches, sans empêcher celles-ci de donner le lait pour lesquelles on les élève!

    En 2004, une poignée d’agriculteurs ont accepté une drôle de mission: soutenir la Green Mountain Power dans un projet d’envergure qui, à terme, pourrait transformer le fumier des vaches en électricité. En voilà une idée qu’elle est bonne! L’ingéniosité des vermontois  a donc été mise en oeuvre pour peaufiner la technique de production, qui est maintenant au point. La branche du Cow Power était née et GMP a toutes les raisons d’être fier de son accomplissement. Mais le succès resterait local et de faible envergure sans l’implication des entreprises de l’état, dont plusieurs connues jusqu’ici: Killington Resort, Long Trail Brewing Company, Vermont Hard Cider, Middlebury College, Handy Toyota, Green Mountain National Forest… en tout, c’est plus d’une trentaine d’entreprises locales qui participent au programme Cow Power, et près d’une quinzaine de grandes fermes du Vermont sont reliées au réseau du Cow Power.

    Comment ça marche?

    The short version is that we take cow manure, work some magic, turn it into methane, and then use that methane to generate electricity. (GMP Cow Power)

    Un peu de sémantique pour bien comprendre: le mélange des excréments solides et liquides de la vache (et autres animaux de la ferme) porte le nom de lisier. Du lisier auquel on ajoute de la paille est du fumier. Le liquide qui filtre du fumier s’appelle le purin. Le vocabulaire anglais se résume au mot «cow manure», qui correspond autant au fumier, au lisier ou au purin. Fin de la sémantique.

    La plupart des gens connaissent les qualités d’engrais du fumier, autant que les qualités de production de fumier d’une vache… et tout le monde a déjà lu quelque part que les vaches étaient partiellement responsables du réchauffement climatique à cause de l’importante quantité de méthane qui s’échappe du fumier! L’objectif est donc de récupérer le fumier quotidiennement, et d’arriver à en capturer le méthane avant qu’il n’aille embourber davantage la couche d’ozone. (Le méthane conserve vingt fois plus la chaleur que le CO2, d’où son appartenance aux gaz à effet de serre.)

    Une fois le fumier récupéré, il faut quand même le modifier pour en extraire un maximum de méthane: c’est la partie «magic». Le fumier, après avoir été mélangé aux eaux grises de la ferme (utilisées au nettoyage des appareils de traite), est quotidiennement acheminé dans un énorme réservoir qui, pendant 21 jours, conservera  et agitera le fumier à une température de 100°F (37,7°C). Cette période dans l’appareil digesteur permettra aux bactéries présentes dans le réservoir de compléter le processus de méthanisation: ce bioprocédé réduit le volume solide et liquide, pour maximiser la production du gaz qui nous intéresse ici. La méthanisation se fait dans une environnement exempt d’oxygène, d’où le terme «digestion anaérobie».

    Qu’obtient-on au bout de 21 jours? Du gaz, composé à 60% de méthane et 40% de CO2. Les restes non-gazeux du fumier sont ensuite séparés en liquide et en solide: le liquide est utilisé comme engrais, le solide (formé de foin, de paille, de grains et autres) est compacté pour servir de litière dans les étables. Le gaz prend bien entendu un chemin différent que vous devinerez: il est acheminé à un moteur à gaz naturel modifié pour la bonne combustion du méthane, cette combustion génère l’énergie à l’alimentation d’une turbine, qui à son tour produit l’électricité. Et voilà le travail!

    Une fois l’énergie produite, il suffit de l’acheminer aux utilisateurs. Maintenant, vous vous demandez pourquoi Killington figure dans la liste? Depuis le 5 novembre 2013, date d’ouverture annuelle de la station, la télécabine K1 Gondola est alimentée exclusivement par l’électricité venant du Cow Power. Ainsi, vos remontées dans le confort de la K1 sont possibles grâce à 10 000 vaches! Comme quoi, après avoir eu la parole verte, on peut faire le geste vert… Killington, par son implication au programme Cow Power, contribue à réduire ses coûts d’exploitation et son empreinte écologique, en plus de participer directement à la croissance d’une énergie renouvelable. Pas mal, pour un état dont la population totale dépasse à peine celle de la Ville de Québec!

    Le client-roi

    On en connait tous un. Vous savez, celui qui a toujours raison. Forcément, le client a toujours raison, me direz-vous… non, là, je ne parle pas de ce client, qu’on respecte parce qu’il consomme gentiment. Je parle du client-roi, qui s’arroge le droit de râler en permanence, de cracher sur les fournisseurs du produit qu’il achète, de mépriser les autres consommateurs, et de faire la crise du bacon quand il est mécontent… voyez de qui je parle? On en connait tous un.

    Ce client-roi, appelons-le Rodrigue (Avis: tous les noms et les personnages de cette chronique sont fictifs. Toute ressemblance avec quiconque d’entre vous est donc purement… fortuite!) donc, notre client-roi, Rodrigue, consomme, achète, dépense, bref, utilise ses dollars comme bon lui semble.

    Rodrigue fait partie de la population de skieurs, ce qui lui achète instantanément le droit de chiâler sur l’hiver: si ce n’est pas quand il reste pris dans le banc de neige, c’est parce qu’il n’y a pas assez de neige pour skier. Qu’à cela ne tienne, Rodrigue est quand même futé: il a acheté un abonnement saisonnier de soirée dans une grande station, réputée pour son ski de soirée, sa période d’ouverture très vaste et son incroyable arsenal de canons à neige. Voilà de quoi faire un beau doigt d’honneur à Mère Nature: pas besoin de toi pour skier!

    Cette situation pourrait être banale si Rodrigue n’était pas un client-roi. N’importe quel skieur sait et comprend que même si on arrive à produire une neige fabriquée de grande qualité, le reste appartient aux aléas de la nature; j’évoque ici le froid, le vent, les redoux, le soleil, les nuages, les bris de conduites d’eau (euh…) bref, tout ce qui rend les conversations d’ascenseur si pertinentes.

    Rodrigue, lui, ne parle pas de météo dans les ascenseurs. Non. Rodrigue croit qu’on devrait légiférer pour restreindre le champ d’action de Mère Nature (Y doit bien y avoir quelque chose à faire dans le Nord, tout le monde parle du Nord!), et croit aussi qu’on ne dépense pas assez pour contrer les conneries des saisons. Parce que lui, en tant que consommateur, il ne peut pas consommer assez à son goût à cause des saisons. Ce serait tentant de dresser un profil politique de Rodrigue mais je divague…

    Donc, cet hiver, Rodrigue est mécontent.

    D’abord, sa station a démarré ses opérations avec quelques jours de retard sur la date initialement calculée. (Bande d’incompétents, savent pas planifier!?) Ensuite, les Fêtes ont été tellement populaires que Rodrigue n’a pas pu profiter pleinement de son ski, la station était beaucoup trop achalandée. (Bande d’incompétents, devraient contrôler l’accès pour que ça reste sécuritaire!) Puis, est venue l’énorme bordée de neige, qui a tenu Rodrigue bien occupé entre deux tourtières et trois dindes (et je ne parle pas de la visite). Le mois de janvier n’avait pas trop mal commencé, mais vlà-t’y-pas le redoux qui pointe son nez! (Bande d’incompétents, savent pas produire de neige quand il fait 5 degrés!?) Et là, double-couche de glaçage (!) sur le gâteau, la vague de froid permet aux stations de remettre l’enneigement en route, mais il fait si froid que par mesure de sécurité, celles-ci ferment l’accès au ski de soirée. Qui plus est, Hydro-Québec demande à la population et aux entreprises de restreindre leur consommation d’électricité afin de ne pas surcharger le réseau de distribution.

    Rodrigue est hors de lui. Il a payé pour un abonnement complet. Il veut sa saison complète. C’en est trop, il doit s’exprimer à sa station. Rodrigue étant un client-roi, il sait qu’il a raison. Et il sait qu’il est dans son droit. Alors il se lance: il veut skier ses soirées, il est au courant de la météo mais ce n’est pas son problème, la station n’a aucune bonne raison de fermer, s’il a envie de défier le froid intense ça ne regarde que lui, la station se DOIT d’être en opération ou il exige un remboursement! Voilà! La balle est dans votre camp!

    … Cher Rodrigue.

    Que dire.

    D’abord, Rodrigue, au nom de tous ceux qui sont tombés sur ta montée de lait caillé, merci! Un énorme merci pour ce fou-rire. Ensuite, en mon nom personnel, merci. Car tu m’as donné l’inspiration de cet éditorial.

    Mais Rodrigue, rassure-toi… ma mansuétude est telle que j’expose même des solutions à ton problème. Car moi aussi je suis concernée par ton mécontentement… nous le sommes tous! Allons donc, un peu de solidarité entre skieurs.

    Alors, Rodrigue, voici ce que je te propose. Plusieurs choix s’offrent à toi:

    • Deviens opérateur de remontée mécanique, et actionne la remontée pour pouvoir l’utiliser. Ainsi, tu n’auras plus jamais à dépendre de quelque station que ce soit pour pouvoir monter en haut d’une piste (que tu pourrais au demeurant monter à pattes et descendre à la frontale, mais c’est trop d’effort, je comprends…)
    • Installe une éolienne au sommet de la station de ski: les mégawatts produits par l’éolienne alimenteront directement la station, qui n’aura plus à écouter les recommandations d’Hydro-Québec en matière d’économie d’énergie. En plus, en tant que propriétaire de l’éolienne, tu recevras des dividendes pour chaque mégawatt supplémentaire produit!
    • Avec les dividendes, investis en R&D pour trouver un moyen de créer un champ électromagnétique qui saurait protéger la station des variations climatiques, de manière à te créer un «snow globe» grandeur nature. Une fois que tu auras développé le concept, vends-le… tu seras riche! Ton éolienne ne sera plus utile mais who cares!
    • Et tu pourras déménager à Dubaï: on y fait du ski 365 jours par année, à l’intérieur, sans problème de vent ou de froid! Ça, c’est dans la gueule de Mère Nature!
    • Si au bout de quelques années, l’air extérieur te manque, avec les intérêts de tes placements (mais oui tu as vendu une invention géniale!), achète une station de ski bien à toi. Tu pourras ainsi apprendre tous les rouages de l’entretien de l’équipement sollicité par les conditions extrêmes, gérer ton propre personnel, les équiper d’habits polaires, leur fournir une assurance collective couvrant les engelures et les payer assez grassement pour qu’ils endurent les pires conditions climatiques juste pour toi!
    • Et pour terminer, engage quelques pilotes de drone: du confort de ton sous-sol, tu pourras aller faire éclater les nuages, casser les ouragans, et faire neiger sur commande.

    C’est-y-pas-bioutifoul? Y’a rien qu’on peut pas faire quand on est un client-roi pur et dur!

    Égoïste, va. Je te souhaite de vivre une évacuation de télésiège par -15 degrés avec des vents nordets à 25km/h, tiens. Une petite hypothermie va peut-être te refroidir le chiâlage… Mais j’oubliais, en tant que client-roi, tu seras bien en droit de poursuivre la patrouille de la station parce qu’elle n’aura pas agi assez rapidement!

    T’sais quoi, Rodrigue? Arrête le ski. C’est pas bon pour ton coeur. Ni le nôtre. J’y pense… y’a des bons prix pour Punta Cana ces temps-ci…

    Les craintes en ski: comment les combattre

    Lorsque l’on apprend tout sport alpin, et même lorsqu’on le pratique régulièrement, il est possible de craindre certaines choses; le terrain boisé ou pentu, le risque de chutes et même les remontées mécaniques trop élevées, par exemple. Bien que le monde de la glisse ne soit pas sans danger, la plupart de ceux-ci sont facilement évitables et pour les autres craintes, peut-être créées par nous-mêmes, peuvent être travaillées par nous-mêmes. Ici, l’anxiété sera analysée à travers les possibles expériences vécues dans notre sport de glisse préféré. Puis, quelques trucs vous seront donnés afin de vous aider à surmonter vos craintes et couvrir plus de terrain lors de vos prochaines sorties.

    Selon une école de pensée en psychologie, la peur (anxiété) peut se distinguer en trois pôles : les sensations physiques, les pensées et l’action. En utilisant ce référentiel dans une situation possible lors de la pratique du ski alpin, il sera plus facile de le visualiser. Prenons l’exemple d’une pente abrupte, étroite, avec quelques bosses. Vous la voyez et vous ressentez déjà quelque chose (sensation physique); certains auront une sensation agréable et stimulante; d’autres éprouveront plutôt un pincement au cœur ou auront l’estomac noué. Par la suite, vous aurez certainement une ou plusieurs pensées : « je ne peux pas descendre là », « je vais assurément tomber », « c’est certain que je me casse quelque chose », etc. Forcément, il sera difficile de descendre cette pente d’une façon confortable, soit de la même façon que vous avez l’habitude de prendre vos pistes préférées. Ainsi, vous aurez adopté une attitude de « soumission », ou encore, de « retrait » si vous avez décidé de changer de pente.

    Si une de ses pensées catastrophiques survient lors d’une descente (ou d’une remontée), voici quelques petits trucs pour réussir à surmonter votre peur et vous permettre une incursion que vous ne croyiez jamais possible à nouveau.

    Étape 1

    Premièrement, prenez conscience de vos sensations physiques (jambes molles, cœur qui bat fort, mains qui tremblent, etc.) et cherchez à savoir leur but. Devant un terrain qui vous paraît trop accidenté, ses réactions physiques voudront sûrement vous dire que cerveau s’imagine plusieurs versions de comment vous allez tomber. Alors, prenez trois à cinq bonnes et profondes respirations. 

    Étape 2

    Énumérez les pensées catastrophiques qui surviennent lorsque vous êtes devant votre ou vos situations stressantes. Par la suite, il faudra vous demander quelles sont les preuves que ces scénarios négatifs surviennent. Quelle est la réalité ? Est-il véritable que vous allez inévitablement vous casser une jambe si vous vous aventurez dans tel sous-bois ? Est-ce que le télésiège dans lequel vous vous trouvez risque indubitablement de tomber ? Alors, puisez dans vos expériences de glisse antérieures, dans vos capacités athlétiques ou toute autre fait pertinent pour vous trouver des pensées aidantes. Ce genre de pensées peut très bien être : « le télésiège est entretenu tous les jours », « je n’ai qu’à descendre moins vite et à prendre des pauses », « si je suis capable de skier telle piste, je suis sûrement capable de descendre celle-ci ».

    Étape 3

    Par la suite, il ne vous restera qu’à trouver le « comment le faire », c’est-à-dire, le « comment descendre de façon à diminuer les risques ». C’est évident qu’à cette étape, certains amis peuvent vous aider en vous donnant des trucs, en vous montrant comment faire, etc. Il faudra quand même que vous leur demandiez de respecter votre rythme si vous voulez vivre une expérience agréable que vous voudrez revivre. 

    Évidemment, les trucs donnés ici ne remplaceront jamais une bonne maîtrise de son sport alpin préféré. Ainsi, il ne faut pas non plus développer des pensées utopiques quant à ses propres performances. L’important c’est de raisonner les pensées qui vous habitent selon vos capacités. Pour vous aider, les cours de ski vous permettront d’avoir une meilleure opinion de votre expérience alpine et améliorera votre technique, ce qui ajoutent de belles pensées aidantes à votre arc. 

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