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    L’homme qui n’aime pas l’hiver

    « Ah ! Comme la neige a neigé ! » s’exclamait Émile Nelligan. À son tour, Gilles Vigneault chante « Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver ! ». La réponse de l’homme qui n’aime pas l’hiver est tonitruante : « Moéssi j’n’ai plein l’cul, d’l’hiver !! » hurle Elvis Gratton. Les mots sont différents mais le désespoir fondamental semble le même : il appert que râler contre l’hiver soit partie prenante du caractère et des passe-temps des Québécois. 

    L’homme qui n’aime pas l’hiver, comme bien d’autres citoyens de la Belle Province, voit difficilement comment tirer parti de ce qui lui est imposé. Certes, il est du propre de l’être humain de toujours chercher à améliorer sa condition, mais là s’arrête la défense intellectuelle du râleur québécois. Foncièrement têtu, relativement borné, monteur aux barricades chevronné, le Québécois se refuse à trouver une solution au malaise qu’il vit, employant toutes ses énergies à la simple dénonciation du fait –avec ou sans classe.

    L’homme qui n’aime pas l’hiver investit une fortune de temps et d’argent pour contrer « la morte saison ». Palmiers factices, lampes à luminothérapie, bronzage aux néons, Noël Hawaïen, piscines intérieures, voyages à rabais dans le Sud, condo en Floride, économiseurs d’écran en plage (bonus bruits de vagues), flamands roses, alouette ! Tous les moyens sont bons pour accentuer le déni saisonnier, déjà bien mis en branle par la désormais célèbre déprime de Novembre. Quand on pense que certains peuples vivent 6 mois par an dans une nuit éclairée par les aurores boréales, on se questionne sur le secret de leur survie !

    L’homme qui n’aime pas l’hiver ne trouve de compréhension que parmi ses semblables; il en va de même pour celui qui prend plaisir à voir le mercure tomber en même temps que les feuilles des arbres colorés et les premiers flocons. L’un reproche à l’autre son manque d’ouverture et de respect envers Dame Nature et le cycle des saisons, l’autre traite l’un d’imbécile heureux. Dialogue de sourds, dont le mutisme est accentué par les campagnes publicitaires qui matraquent l’esprit : évadez-vous, réchauffez-vous, gâtez-vous, reposez-vous ! Comme si l’hiver était une prison gardée par un bourreau de travail et les tropiques une retraite (dorée !) exempte de tracas et d’obligations !

    L’homme qui n’aime pas l’hiver maugrée en passant la souffleuse (s’il n’a pas embauché quelqu’un pour déneiger à sa place), rouspète en grattant les vitres de sa voiture, râle en conduisant sur les routes enneigées, tempête (!) contre les bancs de neige qui le privent d’un stationnement, grogne devant le prix des pneus d’hiver (mais paie le gros prix pour son SUV), peste sur le prix de l’électricité, ronchonne en s’habillant « comme un oignon » et fulmine lorsque la batterie du sus-mentionné SUV déclare forfait contre le froid.

    L’homme qui n’aime pas l’hiver ne possède pas de raquettes, n’apprécie pas le bruit de la neige qui craque sous les bottes, n’a jamais tiré la langue pour avaler les gros flocons, déteste la sensation de l’air froid qui colle aux narines et rechigne à porter une tuque.

    L’homme qui n’aime pas l’hiver installe ses décorations de Noël le 1er novembre parce que « ça va être fait avant l’hiver », n’appelle pas la neige « neige » mais bien « m… blanche », perd la notion du temps après 3 semaines de froid « icitte y’a 2 saisons, pi l’hiver dure 6 mois ! », voudrait que son chien apprenne à se servir d’une litière pour se soulager et passe ses longues soirées d’hiver devant le hockey –sport qui se pratique avec des patins, sur de la glace ! Car oui, l’homme qui n’aime pas l’hiver est un peu paradoxal.

    ©Yoh 2010

    L’homme qui n’aime pas l’hiver trouve quand même ça joli la première chute de neige.
    L’homme qui n’aime pas l’hiver va skier, de temps en temps, quand il fait beau.
    L’homme qui n’aime pas l’hiver joue parfois dehors, avec ses enfants, le temps d’un bonhomme de neige, d’un igloo ou d’une descente en traîneau.
    L’homme qui n’aime pas l’hiver profite bien des feux dans la cheminée.
    L’homme qui n’aime pas l’hiver se remémore parfois ses classiques d’enfant, entre La guerre des tuques, Ciné-cadeau, la parade du Carnaval de Québec, la pêche aux p’tits poissons des chenaux, le chocolat chaud de maman en rentrant avec le nez qui coule et les joues rosies par le froid.
    Alors, l’homme qui n’aime pas l’hiver soupire de nostalgie.

    ©Yoh 2010

    L’homme qui n’aime pas l’hiver ne sait plus comment l’aimer. Année après année, il se désole du réchauffement climatique, a de la peine pour l’ours sur sa banquise, s’inquiète pour les pingouins et achète ces boules de verre avec une mini-tempête et un décor-souvenir du Mont Tremblant.

    L’homme qui n’aime pas l’hiver doit réapprendre. Il utilisera ses sens pour voir la blancheur de la neige, sentir la fraicheur de l’air, écouter les flocons qui tombent en sourdine, toucher le givre dans les fenêtres et goûter chaque instant de féérie gelée, car l’hiver met une partie de la terre en dormance et il peut être apprécié en silence.

    À l’homme qui n’aime pas l’hiver, je lui murmure doucement : sors de toi, va jouer dehors ! Prépare tes skis, ta planche… et souris devant l’or blanc qui t’attend !

    Lexique montagnard à l’usage du skieur

    « Par monts et par vaux » « à en perdre le Nord », voilà ce que bien des gens risquent lorsque vient le moment de s’y retrouver dans les différents termes géographiques caractérisant un environnement montagnard. Futile sujet pour certains d’entre vous; cependant après la lecture de ce lexique, vous serez à même de constater que vous utilisez quotidiennement des termes très spécifiques à la géomorphologie (« étude des formes de la terre »). Des noms de pistes de stations aux appellations de routes en passant par les formes observables, la dénomination des éléments d’un paysage de montagne est plus accessible que l’on pense…

    Dans un ordre que l’on veut logique, voici les définitions qui nous intéressent. Chaque terme est associé à une image tirée du paysage québécois. En espérant que ce lexique vous sera utile !

    Entrainement: skier avant le ski

    Les premiers flocons ont déjà blanchi de multiples sommets québécois, sans compter toutes les photos et vidéos qui nous parviennent de l’est des États-Unis: pas de doute, l’hiver arrive ! L’heure est aux préparatifs, la pré-saison bat son plein. À travers les mise au point du matériel, il ne faut pas négliger la mise au point du corps humain ! Le présent article se veut un recueil de conseils utiles aux skieurs et planchistes afin de se remettre en forme (ou l’améliorer !) avant la saison de glisse.

    Cet article a été écrit en étroite collaboration avec Michèle Lareau, étudiante en kinésiologie à l’Université de Montréal et entraineur au Nautilus Plus de l’Ile des Soeurs. Grâce à sa formation et son expérience professionnelle, Michèle met ses connaissances du corps humain au service du sport: elle se spécialise entre autres dans les entrainements ciblés pour les sportifs, de même que pour les personnes atteintes de troubles cardiaques et pulmonaires.

    En guise de préambule

    Très peu de skieurs peuvent se vanter de skier 12 mois par année, d’où l’importance d’effectuer un entrainement logique et efficace. Lors des mois «d’inactivité» (sans ski/planche), il faut pratiquer des activités physiques variées, non-spécifiques au ski. La raison est fort simple: mieux vaut éviter d’entrainer les muscles de notre corps continuellement de la même manière; ce déséquilibre génèrerait par la suite des inconforts et des blessures d’usure, entre autres aux articulations trop sollicitées. Ainsi, en dehors de la glisse, vous pouvez courir, pédaler, plonger, patiner, danser, surfer, nager… bref, faites ce que vous aimez, l’important c’est de bouger ! (Tiens donc…)

    Commencer du bon pied

    À l’approche de la saison de ski ou de planche, les besoins en entrainement se précisent et se définissent: chaque personne aura un niveau de forme physique différent, c’est la raison pour laquelle un véritable bon entrainement est bâti sur mesure, pour chaque individu. Il existe cependant des lignes directrices qu’il est bon de connaître afin d’élaborer une base d’entrainement, qui pourra être ensuite augmentée et peaufinée.

    D’abord, il faut concevoir l’entrainement en fonction du type de ski ou de planche pratiqué. Le but d’un entrainement spécifique est de recréer le plus fidèlement possible les mouvements et pressions imprimés au corps lors de la pratique de l’activité ciblée. C’est ce que Michèle fait, à l’aide de l’étude des mouvements du corps lors de la pratique d’un sport. Ainsi, logiquement, en analysant le style d’un skieur, il est possible d’effectuer des exercices qui sollicitent les muscles  avec la même force, dans le même angle. Par exemple, un skieur de bosse travaillera en puissance et privilégiera les sauts en alternance (jump squat). À l’opposé, un skieur de carving travaillera son endurance et poussera ses muscles à garder des postures précises, pendant une durée précise. Les deux types de skieurs peuvent visualiser leur corps lors d’une descente de bosses, ou d’une descente en long rayon, puis recréer ces mouvements à l’entrainement.

    Autre conseil: la durée d’un entrainement doit recréer les conditions de vie du skieur/planchiste ! Par exemple, on doit entrainer les jambes, à raison de 10 à 15 minutes consécutives (le temps d’une descente !), puis entrainer le haut du corps -étirement des lombaires, rotation des bras, etc.- pendant un autre 10 à 15 minutes (le temps d’une remontée !). Et on recommence avec les jambes… Cette structure d’entrainement permettra de donner la même récupération au corps qu’en réalité, pendant une journée de ski.

    Concernant la fréquence d’entrainement, il faut bien évidemment commencer doucement (2 fois par semaine), puis augmenter graduellement, jusqu’à un maximum de 4 séances d’entraînement par semaine. Inutile de dépasser cette fréquence ! Vous fatiguerez votre corps et serez déçus des résultats. En somme, peu importe que vous soyez un athlète ou un skieur « de fin de semaine », vous devez écouter la sensation de fatigue que votre corps vous dicte.

    Mise en garde: ne tombez pas dans le panneau du « même pas mal ! ». Il est certain que lors de vos premières séances d’entraînement, vous ne ressentirez pas la grande fatigue d’une journée de ski. Votre corps doit se réhabituer aux mouvements, la fatigue viendra bien assez vite ! C’est la raison pour laquelle vous devez augmenter progressivement l’intensité de l’entrainement.

    Les machines, des bons outils ?

    Si vous n’avez pas la possibilité de courir, marcher ou pédaler à l’extérieur (l’oxygénation du corps est toujours meilleure !), vous pouvez sans problème avoir recours aux outils d’exercice « fixes »: tapis roulant, vélo stationnaire, elliptique… De plus, avec un abonnement pour un entrainement en salle, vous pourrez bénéficier des conseils d’entraineurs directement sur place.

    Juste pour les skieurs: certains d’entre vous connaissent peut-être déjà le Skier’s Edge, un outil d’aide à l’entrainement mis au point par une équipe de spécialistes américains il y a déjà plus de vingt ans. Cet appareil, destiné à recréer le mouvement exact du « carving », est le seul outil qui fasse travailler le corps sans à-coups ni chocs: un bonbon pour les articulations ! Il est très souvent utilisé pour favoriser la récupération du corps après un accident; il est également l’outil de prédilection pour l’entrainement des skieurs de l’équipe américaine ! Vous pouvez obtenir plus de renseignements en visitant le site web.

    Les intervalles: idéal pour gagner du temps !

    Le concept des intervalles est très simple: en alternant les périodes de repos avec les périodes d’effort, le corps est sollicité de la même manière que lors d’un entraînement à un rythme soutenu. À titre d’exemple, les résultats d’un entrainement d’une heure en continu peut être obtenus par un entrainement en intervalles de moins de 30 minutes.

    Lors d’entrainement par intervalles, le canevas recommandé est de faire un échauffement de 5 minutes (rythme modéré), puis 1 minute « à fond » (le rythme maximum que vous pouvez tenir pendant 1 minute), 1 minute à modéré, 1 minute à fond, etc. Il est impératif de terminer par le « cool down », 5 minutes de temps de récupération (voire plus, selon le besoin). Le même principe peut être appliqué à la course, au vélo, à l’elliptique, à la natation… au choix !

    Ciel, mes abdos !

    Les muscles abdominaux sont parmi les muscles les plus préoccupants du corps humain: difficilement exerçables, on ne perçoit leur importance bien souvent que lorsqu’ils sont douloureux. Ils sont constamment sollicités par nos mouvements quotidiens et servent au maintien global du corps ! D’où leur grande importance en ski et en planche… Comment les exercer ? Évitez les « Ab-King-Pro » et autres appareils en berceau ! Ils ne sont pas efficaces… Vous pouvez privilégier la technique du « Jack Knife », effectuée à l’aide d’un ballon d’entrainement (voir cette vidéo sur Youtube).

    Aïe, mes courbatures !

    Signes douloureux d’une journée intense, les courbatures sont des micro-déchirures dans les fibres musculaires. Oubliez les histoires d’acide lactique, d’étirements qui évitent les courbatures, de décoctions-miracle-supra-protéinées, de recommencer l’activité le lendemain avec encore plus d’intensité… tout ça ne contribuera qu’à augmenter votre douleur -physique ou mentale ! Les micro-déchirures musculaires ont besoin d’un temps de récupération, qui varie avec les individus. Il faut en moyenne compter entre 2 et 4 jours pour voir la douleur disparaître, puis le double de cette période une récupération complète.

    Le secret de Michèle -et de tous les entraineurs: ne pas s’étirer après une méga-journée dans la poudreuse ! De manière générale, il faut éviter d’étirer des muscles après les avoir trop grandement sollicités: l’étirement accentuera les micro-déchirures.

    Pour récupérer rapidement et éliminer les courbatures, il est essentiel de favoriser la réparation du muscle: repos, hydratation, et visite au spa ! En effet, il est prouvé que les changements de température rapides facilitent la réparation des fibres musculaires en augmentant la fréquence cardiaque, ce qui favorise l’élimination des déchets. Lors des périodes de « repos », vous pouvez pratiquer des activités physiques légères, elles contribueront à maintenir votre forme globale et votre bonne circulation sanguine.

    Justement, qu’en est-il de l’étirement ?

    Michèle nous le donne en mille: l’étirement, ce n’est pas une activité POST-entrainement… C’EST l’entrainement ! Car pour s’étirer, il faut être échauffé… mais il faut étirer les bons muscles ! Il est déconseillé d’étirer ceux que vous venez tout juste d’entrainer en musculation. L’objectif d’un étirement est de conserver l’élasticité et la flexibilité des muscles; pour ce faire, il faut effectuer l’étirement dans tous les angles anatomiques. La bonne manière de travailler est d’étirer un muscle jusqu’à ce qu’on sente la tension diminuer, d’augmenter graduellement la force ou l’angle, sans jamais donner de coups.

    Le mot de la fin

    Si vous planifiez un gros voyage de ski, il est recommandé de cesser tout entrainement une dizaine de jours avant le début du voyage ! Vous pouvez bien évidemment continuer le ski mais le repos du corps par l’absence de l’entrainement sera bénéfique pour l’énergie que vous aurez lors du voyage. Sur ce… bon ski avant le ski !

    Conseils: skier avec un enfant, génie ou folie?

    Photo Christophe Deschamps

    Ça y est ! Vous vous réveillez un matin en vous disant « il est temps de mettre le petit sur les planches ! » Bonne idée. Pour ce faire, nul besoin de suivre un guide de survie, néanmoins, plusieurs choses sont à prendre en considération pour bien planifier vos déplacements et réussir vos expériences…

    Comment et par quoi commencer ?

    L’équipement :

    Comme pour un adulte, une séance d’essayage est de mise dans un magasin spécialisé. Présentement, dans la région de Montréal, les magasins Oberson ont un éventail très complet pour les petits. N’hésitez pas à demander des conseils. Il existe 2 manières de s’équiper, soient l’achat-rachat et la location. Le prix des deux options est assez similaire sur 2 ans. L’achat coute 150$ pour des skis + bottes alors que la location vous en coûtera 80$ pour la saison pour le même kit. Vous pouvez acheter de l’équipement usagé, c’est aussi très avantageux.

    Les skis dureront de 2 à 3 saisons. Les bottes quant à elles seront à changer à chaque saison dans la majorité des cas. Ne visez pas de l’équipement trop grand dans l’espoir de l’utiliser plus longtemps car vous jouerez à coup sûr sur le confort et la sécurité de votre enfant pour y arriver…

    N’oubliez pas l’achat d’un casque. Vous trouverez dans les magasins des casques thématiques aux couleurs du héros préféré de votre enfant qu’il portera avec fierté.

    La montagne :

    Le plus important pour vous en tant que parent est de mettre de côté toute source de frustration possible mais comme toujours, la patience est de mise. Ne perdez de vue aucun élément: attente aux caisses/billetteries, stationnement éloigné, type de remontée disponible dans la pente école, prix du billet de remontée pour les enfants… Tous ces critères sont à considérer pour une expérience réussie.

    Maintenant, quelques conseils :

    * Évitez les stations qui font payer le billet de ski pour un enfant de moins de 5 ans. À cet âge, le prix du billet peut devenir une véritable fraude si votre petit décide de ne pas faire plus d’une descente.

    * Choisissez une station qui offre un service de garde. Ça vous assurera un répit et vous pourrez faire quelques descentes pendant que votre enfant s’amuse avec d’autres enfants.

    * Évitez les stations dont la seule remontée de surface est un téléski. Ce type de remontée est très exigeant pour les jambes des parents lorsqu’il s’agit de remonter avec un enfant. Les tapis magiques ou télésièges sont beaucoup plus adaptés.

    * Rendez-vous tôt en montagne afin d’éviter d’être stationné trop loin du chalet de la station.

    * Allez luncher avant la masse des gens : vous éviterez l’engorgement aux caisses, le manque de place et les frustrations subséquentes.

    * Prévoyez « plus que moins » : barres tendres, fruits, jus, mouchoirs, mitaines, gants, couches… ne vous faites pas prendre au dépourvu !

    Quand et par quoi commencer ?

    Généralement, un enfant est en mesure de skier vers l’âge de 3 ans. Lorsqu’il est bien à l’aise sur ses jambes et qu’il court partout facilement, il est prêt à monter sur des planches.

    Ensuite, une fois que votre bambin est à l’aise dans ses descentes, vous pourrez lui faire goûter la glisse en le laissant descendre seul sur de courtes distances. Il est conseillé de ne pas abuser du harnais afin que votre enfant ne s’habitue pas trop à se faire guider sans effort. Donnez-lui le gout d’aller plus loin… mais par lui-même !

    Laissez votre enfant aller à son rythme. L’apprentissage de la glisse demande un équilibre tout particulier qu’il lui faudra apprendre à maitriser. Il faut être patient et il ne sera pas rare qu’une session de ski ne dure que quelques minutes seulement les premières fois. Respectez ses limites et faites en sorte que son expérience lui donne le goût de revenir et de persévérer.

    Les cours :

    C’est l’idéal lorsque votre enfant peut faire une heure de ski sans décrocher. Ma fille a passé une heure l’an dernier à 2 ans et demi au Mont Avalanche avec un moniteur. Le tout s’est bien passé et elle a appris à se tenir plus en équilibre, elle est maintenant beaucoup plus en confiance sur ses skis. À cet âge, il faut une patience sans fin et le plus de répétition possible. L’enfant comprend comment tourner en général au bout de 3 ou 4 leçons de ski, ensuite, les progrès se font rapidement, mais il faut être persévérant !

    Qui sait, dans quelques années, le ski deviendra une sortie familiale incontournable, peut-être même que vos enfants vous dépasseront… Cela arrive plus vite que l’on pense et bien qu’il soit difficile au départ d’initier un tout petit, les sorties sont de plus en plus faciles à programmer avec le temps.

    Photo Geneviève Larivière

    La télécabine du Massif de Charlevoix en images

    Cet article présente une rétrospective des moments marquants de la construction et du développement du Massif de Charlevoix. Vous y trouverez une visite guidée du chantier de la télécabine, des images à couper le souffle de l’opération « héligrue » ainsi qu’une sélection d’images au fil du temps.

    Du nouveau sous le soleil et sur neige !

    Après quelques saisons tranquilles, marquées par des investissements concentrés sur Ski Bromont, la saison 2010 nous a donné une explosion de télésièges quadruples dans l’est du Québec. Suite à cet hiver peu enneigé qui a fait mal à plusieurs centres, bien des skieurs se demandaient si les stations seraient proactives en investissant ou si elles tenteraient de se refaire une santé financière en dépensant le moins possible. Jusqu’au début septembre, cette deuxième option semblait celle préconisée par les stations, mais au moment d’écrire ces lignes, chaque semaine amène des nouveautés et des surprises !

    Les investissements majeurs:

    Le Massif de Charlevoix met en œuvre cette année ses investissements les plus importants depuis la métamorphose de la station en 2001. Le Massif Express, télécabine à huit passagers, sera inaugurée en décembre, de même que quatre nouvelles pistes. Deux d’entre elles seront situées dans un secteur pour les débutants aménagé au sommet de la station, avec deux remontées de surface dédiées. L’entonnoir du bas de la montagne n’est plus, la jonction entre la Combe et l’Anguille ayant été grandement élargie, ce qui va favoriser les conditions de neige dans ce secteur. De plus, une bonne nouvelle attend les amateurs de sensations fortes ! En effet, le secteur hors piste du mont à Liguori est agrandi et va maintenant se terminer à la base de la station, permettant des descentes hors piste de près de 750 mètres de dénivelé !

    De son côté, le Mont Adstock a 50 ans cette année et la direction a décidé de célébrer en grand ! Le télésiège quadruple a subi une cure de jeunesse et va pouvoir fonctionner plus efficacement grâce à un tapis d’embarquement. Une nouvelle pente-école a été créée, desservie par un nouveau tapis magique, alors que les fils neige seront transférés dans de nouvelles glissades sur tubes. Notons également le nivellement des pistes principales de la station afin d’optimiser la fabrication de neige artificielle. En tout, c’est un investissement de 1,5 million de dollars dans la montagne.

    Des investissements ont aussi été mis en branle en Mauricie. À La Tuque, le centre de ski municipal a acquis un BR-400 tout neuf pour cet hiver, en plus d’installer un tapis magique dans la nouvelle pente école et d’aménager des glissades sur tubes. Le chalet fait également peau neuve et la capacité du système d’enneigement artificiel est doublée. Pour la totalité de ces travaux, la station latuquoise a investi 2 millions de dollars. Du côté de Vallée du Parc, suite à l’installation d’une chaise quadriplace l’an dernier, la station a toujours le vent dans les voiles. Cette année, c’est le système d’enneigement artificiel qui est modernisé, de même que l’arbalète du côté des pistes expertes. Le chalet n’est pas demeuré en reste, la cafétéria ayant été agrandie et l’expérience du ski sous les étoiles a été bonifiée avec l’amélioration du système d’éclairage.

    En Outaouais, MSSI investit du côté d’Edelweiss, avec l’ajout d’un nouveau télésiège quadriplace qui donne accès à tout le domaine skiable. Deux nouvelles pistes ont été défrichées dans le secteur et la station a amélioré son système d’enneigement artificiel. De ce côté également, on parle d’un investissement de 2 millions de dollars.

    De nouveaux terrains de jeu:

    Au Bas St-Laurent, le mont Saint-Mathieu continue sur sa lancée, après l’installation d’un télésiège quadruple l’an dernier. Cette année, un nouveau secteur de ski hors piste sera inauguré, accessible via le sommet et avec retour en motoneige. Peu d’informations  circulent jusqu’à présent sur ce développement, mais compte tenu de la popularité actuelle de la station auprès des skieurs extrêmes et de poudreuse, plusieurs seront ravis ! À noter également l’inauguration d’un tapis magique dans une pente école ainsi que des glissades sur tubes.

    Avec 145 pistes versus une vingtaine il y a dix ans, quelques nouvelles pistes cette année ne sont presque pas considérées comme des nouveautés à Ski Bromont. Par contre, la station a acquis deux télésièges quadruples cet été. L’un d’eux devrait être installé en vue de l’hiver 2012 sur le versant des épinettes, le seul versant dépourvu de télésiège direct jusqu’à maintenant. L’autre télésiège devrait être installé l’hiver suivant mais l’endroit définitif n’est pas encore déterminé… Néanmoins, peut-être pouvons-nous rêver d’un autre nouveau versant !

    Une des stations les plus dynamiques du Québec récidive encore cette année ! Le mont Gleason dans les Bois-Francs inaugure le côté droit de la montagne, avec une longue piste débutante qui devrait permettre le développement de plusieurs autres pistes de ce côté de la montagne au cours des prochaines saisons.

    Du recyclage:

    Après l’achat en 2009 de Montjoye par la famille Couture du Mont Saint-Bruno, l’avenir de la station semblait prometteur. Pourtant, dès le début de l’hiver 2010, le spectre d’une fermeture à la fin de la saison s’est mis à hanter les habitués de la station et la triste nouvelle s’est concrétisée au cours de l’été 2010, ce qui a amené une grande opération de recyclage. Le télésiège quadruple de la station ainsi qu’un télésiège qui avait été acquis de Gray Rocks pour doubler la capacité d’accueil de la station ont été acquis par Ski Bromont; le t-bar a été vendu au Mont Carmel (Mauricie) et le tapis d’embarquement tout neuf du télésiège quadruple a été vendu au Mont Adstock. Enfin, le système d’enneigement artificiel a été vendu au Mont Gleason.

    Quelques nouveautés en vrac:

    Plusieurs surprises vont certainement se greffer à cette liste non exhaustive, c’est à suivre au cours des prochaines semaines !

    Mont Blanc – Nouveau parc à neige sur le mont Faustin, entre la Suisse et la Panda.

    Val Saint-Côme – Nouvelle piste d’entraînement pour le ski acrobatique et relocalisation du parc à neige dans le Serpentin (retour aux années 90), celui-ci étant élargi pour respecter les nouveaux standards des parcs à neige. Aussi à noter 2 nouvelles pistes éclairées, soient la Ruelle et le Boulevard.

    Mont Sainte-Anne – Remise à neuf des télécabines, nouveau tapis magique et nouveau parcours « boardercross ».

    Stoneham – Nouveau tapis magique et nouveau parcours « boardercross ».

    Rossignol: l’art unique du ski de course

    Le proverbe ne ment pas: « Petit à petit, l’oiseau fait son nid. » De l’idée et du besoin d’un coureur jusqu’à la réalisation complète d’un ski de haute performance et la glisse de l’athlète, le drôle d’oiseau ne laisse aucune étape au hasard. Invité dans l’antre du Rossignol, le Mag a récolté pour vous les oeufs d’or de l’Atelier Prototypage et Course à proximité de Grenoble, France. Petite histoire d’un volatile au grand plumage…

    Toute création part d’une idée. Toute idée génère réflexion, planification, puis exécution. C’est, grosso modo, le parcours d’un ski de course fabriqué dans l’atelier de Rossignol. L’expertise des employés de l’atelier, jumelée à l’expérience et aux requêtes des coureurs, permet la production de skis « personnalisés » pour chaque athlète de haut niveau portant les couleurs de Rossignol. Voyons plus en détail le processus de fabrication des skis alpins et de fond parmi les plus performants au monde.

    1° D’abord, il faut une idée, un besoin. C’est généralement le coureur qui transmet dans ses mots au technicien ce qu’il voudrait que son ski lui permette de faire. Le technicien relaye l’information sans tarder à l’atelier.

    2° Dessin technique en CAO (conception assistée par ordinateur). Il faudra environ 3 jours pour produire une maquette des futurs skis, avec toutes les composantes et spécificités requises à sa fabrication, directement liées à la performance sur neige.

    3° L’outillage. Étape cruciale de la production du ski, c’est par là que tout commence véritablement, concrètement. Lors de cette opération, on fabrique entre autres les moules et toutes les autres pièces d’outillage qui doivent être créées sur mesure pour le ski qui a été dessiné en CAO. En moyenne, 5 jours sont nécessaires à l’élaboration des différents éléments qui serviront plus tard à la production de toutes les paires de ski de la même série.

    4° Moulage. C’est la fabrication pure et simple du ski. Carres, semelle, noyau (bois ou nid d’abeille), caoutchoucs, renforts en aluminium et en fibre, chants, décor… place au théâtre ! Une trentaine d’artisans s’activent à tour de rôle pour assembler les différents « ingrédients » du ski et s’assurer de la perfection du produit fini. La conclusion du moulage se produit dans une presse qui réunit tous les éléments du ski sous serre, à une température bien précise: le ski est littéralement « cuit » dans la machine à moulage, qui donnera aux différentes composantes leur propriétés définitives. Souplesse et rigidité, tout sera fixé une fois le ski amalgamé.

    5° Finition. Dessert de la production, la finition permet de donner sa vie et son âme au ski. Meulage et structuration affinent les carres et la semelle aux exigences précises associées à la discipline et aux différentes conditions de vie: vitesse, qualité de la neige, météo, profil des pistes… car bien évidemment, à chaque continent son ski ! Ainsi, les coureurs disposent d’un éventail d’une quinzaine de paires de ski pour garantir les meilleurs résultats. En tout, moulage et finition des skis prendront 5 jours complets.

    6° Contrôle final en atelier. La totalité des skis fabriqués dans l’atelier passent une série de tests rigoureux avant l’épreuve ultime de la glisse. Les normes de qualité étant très élevées pour la course, il arrive parfois que certaines séries de skis ne voient jamais la neige… mais il s’agit de rares exceptions. Dans le volet commercial, les skis subissent également des tests très poussés: frappe à plat sur marbre dans une chambre froide, déformation de l’avant, casse arrière, torsion, souplesse, usure, résistance, alouette ! Rien n’est négligé car les normes internationales en matière de sécurité sont -contrairement aux skis – inflexibles.

    7° Les essais sur neige. Les skis sont enfin prêts à être testés aux pieds des athlètes, qui rendront illico leur verdict sur la performance des planches. Du côté commercial, toutes les gammes de skis sont également soumises au test sur neige, effectué par d’anciens coureurs et toute une batterie d’experts en glisse alpine ou nordique.

    Calcul final: de l’idée au test de glisse, il aura fallu de 10 à 15 jours pour manufacturer une paire de skis. Heureusement, une fois l’outillage réalisé, tous les éléments peuvent servir à fabriquer le reste de la série, ce qui raccourcit sensiblement le délai de production. Pour une année, l’Atelier Prototypage et Course produit en moyenne entre 6500 et 7000 paires de ski (dont 1500 paires de skis de fond). À titre comparatif, la production annuelle de skis de gamme commerciale s’élève à environ 750 000 paires de ski.

    Lors de la visite de l’atelier, une chose nous a marqué : chaque « homme de l’ombre » porte fièrement le « R »; il se dégage un véritable sentiment d’appartenance d’un bout à l’autre de la grande salle de machineries. On reconnait les passionnés à leur vision du travail : personne n’est plus ou moins important dans cet atelier, car s’il manque un maillon à la chaîne, personne ne peut travailler. Agent de maîtrise, technicien, opérateur de production, tous les collaborateurs sont formels : « On est une équipe, c’est en équipe qu’on célèbre les succès, et c’est en équipe qu’on travaille fort pour garder nos bons résultats. »

    Au sortir des bureaux de Rossignol, difficile de ne pas rêver d’avoir des skis conçus sur mesure… Verrons-nous un jour des skis spéciaux ZoneSki ? Chose certaine, le Rossignol chante déjà pour nous…

    Zermatt (Suisse): Wie, Bitte ?*

    Dans la foulée de notre tournée du monde du ski estival, un arrêt était prévu à Zermatt. « Zer…Quoi ? Où ça ? Oui oui, Zermatt, en Suisse. » Ne soyez pas étonné si vous ne connaissez pas car comme beaucoup d’entre vous, je savais qu’il y avait du ski d’été en Oregon (USA), en Amérique du Sud (Chili et Argentine), et dans les Alpes françaises, mais j’ignorais tout de Zermatt!

    * Pardon ?

    Dès que j’ai su que nous allions visiter cette station, le surnom de « mystérieuse » m’est venu en tête puisque, même sur le web, bien que les renseignements se trouvent facilement au sujet de la ville du même nom et du Cervin qui la surplombe (un pic de roche époustouflant et impressionnant), on retrouve très peu d’infos ou encore moins de photos sur le centre de ski estival comme tel (le petit Cervin).

    D’abord, s’y rendre est déjà une aventure en soi et ajoute au mythe de cette station : succession de petites routes sinueuses, parsemées de rond points, le tout culminant par un arrêt obligatoire à la gare. Il faut savoir que les voitures à essence sont interdites dans la ville de Zermatt… ainsi, la seule façon de s’y rendre est de parcourir les derniers kilomètres du périple en train (avec tous nos bagages bien sûr !). Des petits taxis électriques nous attendent alors à la gare afin de nous mener à notre hôtel. D’ailleurs, la ville fourmille de ces petits véhicules électriques. Très dépaysant !

    Sur place, la langue parlée (ou plutôt « les langues », car ils en parlent souvent 4 : suisse-allemand, italien, anglais et un peu de français) ne fait qu’accentuer cet esprit de mystère. De plus, la ville étant bien installée tout au fond d’une creuse vallée, nous peinons à bien voir le glacier sur lequel nous devons skier au petit matin. Nous avons vue sur une multitude de remontées mécaniques qui nous semblent d’une complexité déconcertante mais nous nageons toujours en plein mystère…

    Le moment est venu d’attaquer les pistes : nous allons finalement obtenir certaines réponses… En premier lieu, le transit du village vers le glacier emprunte 2 types de remontées très spectaculaires. Il faut savoir que nous devons gravir 2280 mètres afin de passer d’une température de 20°C à -1°C ! La majeure partie de la remontée s’effectue dans une télécabine, qui, tenez-vous bien, traverse 4 inter-stations (et change de câble) avant de nous débarquer au pied du téléphérique Trockener Steg (le plus haut d’Europe, devant celui de l’Aiguille du Midi).

    Arrivée des plus époustouflantes ! Nous devons traverser un rocher avant d’atteindre le sommet du domaine skiable. À la sortie du rocher, nous sommes frappés de plein fouet : « Wow, c’est l’hiver ici ! Et le domaine skiable est immense !! » Mais attention ! À près de 4000m d’altitude, le moindre effort vous tombe dans les jambes et poumons, et vous fait tourner la tête. Nous apprenons rapidement – et à nos dépens- à doser nos mouvements, et à mieux respirer.

    Outre le décor tout simplement féérique, laissez-moi vous dire que le ski à Zermatt est d’une très grande qualité. La neige d’hiver, qui tient facilement jusqu’à 11h30 environ, laisse place à une neige un peu plus lourde mais jamais collante pour terminer la journée (la station ferme à 13h00). Le ski de carving y est délicieux, il y a vraiment moyen de se laisser aller car les pistes sont larges, avec un bon dénivelé. Il y a foule, mais l’aménagement fait en sorte que jamais vous ne vous sentez coincé; de plus, il y a peu d’attente aux remontées de sol qui desservent le glacier. Tôt le matin, la station est toujours prise d’assaut pas plusieurs équipes olympiques nationales (Suisse, France, Italie et autres).

    Donc, Zermatt, c’est surtout pour le ski ! Il y a bien un peu de « night life » au village, mais même le samedi soir, tout ferme vers minuit. Aussi, le caractère un peu froid des habitants de la Suisse germanique ne se prête pas vraiment à faire de Zermatt une ville de party. Mais en bout de ligne, il s’agit d’un endroit tout à fait spécial, d’un autre monde… Et une fois sur le sommet du petit Cervin, nous y retrouvons enfin un trésor caché.

    Le mystère est résolu… C’est le paradis du ski d’été !

    Quelques adresses utiles:

    – Ski: Zermatt
    – Tourisme: MySwitzerland

    Tignes (France): l’expérience glacier!

    Ceux qui ont déjà skié dans les Alpes françaises en hiver connaissent déjà les destinations majeures: le Grand Massif, les Portes du Soleil, Chamonix, Val d’Isère… sans compter les innombrables stations « moyennes » -qui font quand même généralement plus du double des grandes stations québécoises. Bien sûr, tout est question de montagne, à chaque versant sa neige ! Pendant l’été, les Alpes ne font pas exception et offrent du ski de glacier de grande qualité: de l’autre côté de Val d’Isère, vous trouverez Tignes, capitale (auto-proclamée) du ski d’été !

    Tout d’abord, une précision s’impose: si on élude la taille des montagnes, l’immensité des domaines skiables français est explicable par le modèle de gestion qu’on y voit. En effet, la tendance est au regroupement des stations qui se «voisinent». Plusieurs raisons expliquent ce genre de décisions: facilité de gestion et d’administration du personnel, plus grand pouvoir d’achat pour les infrastructures et le matériel, plus grande accessibilité du domaine skiable à la clientèle, meilleure expérience-client, augmentation de l’offre pour l’hébergement… sans oublier les parcs de remontées mécaniques !

    Quid des remontées mécaniques ? À l’instar de nos montagnes, fières propriétaires indépendantes de leur parc de remontées, nos cousins outre-atlantique ont adopté une tactique différente: la montagne ne gère aucun centimètre de câble, pas un seul pylône, et surtout pas de sièges ! Les sociétés qui gèrent les parcs de remontées sont indépendantes de la montagne où les remontées sont installées. Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas là de sous-contractance: la station n’est pas propriétaire des remontées qui la desservent -tout est à la charge du gestionnaire des remontées. Les avantages ? Des normes strictes, une formation uniforme du personnel, des standards élevés, du matériel toujours récent, pas de casse-tête pour les stations, et surtout… une sécurité optimale des utilisateurs !

    Revenons à nos alpâges… Tignes est la station « jumelle » de Val d’Isère, toutes deux forment l’Espace Killy (Jean-Claude, vous connaissez ?). L’Espace Killy se déploie sur deux glaciers (le Pisaillas et la Grande Motte) sis dans le Parc National de la Vanoise, en Savoie. Le ski d’été est donc encore une fois rendu possible à cet endroit par la présence des glaciers alpins; à Tignes, le glacier de la Grande Motte culmine à 3653m d’altitude et les remontées mécaniques qui le desservent s’arrêtent à 200m du sommet.

    Le domaine skiable estival de Tignes s’étend sur un dénivelé d’environ 700m, selon la période de l’été, la météo et l’état du glacier. Pour se rendre tout en haut du domaine skiable, il faut d’abord emprunter le funiculaire Perce-Neige, circulant du Val Claret jusqu’à la base du glacier -une ascension de 3km en 7 minutes ! Un téléphérique assure la liaison de la base au sommet du glacier (3456m), d’où vous aurez accès à une dizaine de pistes, desservies par 5 remontées mécaniques.

    À la sortie du funiculaire, la vue est saisissante: la blancheur aveuglante du glacier contraste avec les autres montagnes du Parc de la Vanoise, exemptes de neige -c’est bel et bien l’été, là-bas ! Température à la base du glacier: 4°C, à 10h00 le matin. C’est le moment de profiter des dernières descentes sur une neige damée, avant que le soleil ne transforme le tout en neige de printemps.

    Comme le veut la religion du ski, les meilleures conditions appartiennent à ceux qui se lèvent tôt, les heures d’ouverture du glacier de la Grande Motte en témoignent: le ski d’été est possible de 7h15 à 13h00… après cette heure, le passage des skieurs, couplé à la force du soleil et à la températeure ambiante nuirait grandement à la conservation du glacier. Ça tombe bien, il est l’heure de manger ! De plus, l’horaire matinal permet de pratiquer d’autres activités en après-midi… et c’est bien ce qu’espère la station.

    Peu importe votre objectif de vacances, vous trouverez de quoi vous occuper à Tignes. Dans un souci d’améliorer l’expérience-client, tous les efforts sont déployés afin d’offrir des activités variées et accessibles à tous. Vélo de montagne, tir à l’arc, randonnée, golf, via ferrata, kayak, spa… vous manquerez de temps avant de manquer de choix ! Ayez cependant en tête que l’altitude peut influencer votre état physique… si vous avez skié toute la matinée, il sera peut-être préférable d’opter pour le spa et de remettre le vélo de montagne au lendemain !

    À ce propos, s’il existe un conseil universel à donner aux skieurs d’été, c’est bien celui de respecter les limites du corps humain. Les voyages en avion -surtout outre-atlantique- et l’altitude élevée demandent une grande dose d’énergie et d’adaptation; il faut prévoir des jours de pause essentiels au corps pour lui permettre de rester reposé et fonctionnel. Il en va du succès de votre voyage ! C’est ce qui fera la différence entre des vacances dont vous reviendrez souriant, ou un marathon touristique qui vous fera revenir sur les rotules.

    Voyez notre film:

    Voyez une entrevue avec Guillaume Riguet:

    Quelques adresses utiles:

    – Ski: Tignes (Espace Killy)
    – Tourisme: Tourisme Savoie

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