En images: Belle Neige, 17 décembre 2023

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Ce matin, nous quittons tôt la Montérégie pour visiter la station Belle Neige, dans les Laurentides. La station a lancé sa saison le 2 décembre dernier.

Le damage a été fait tôt, la surface est assez ferme, des skis de piste bien affûtés sont l’outil idéal de la journée.

Quatre pistes de différents niveaux nous attendent, soient la Gentille, la Hiboux, la Pierre Vérot, la Morzine Avoriaz ainsi que la pente école.

Pour ma 2e sortie de l’année, j’ai choisi de me dégourdir sur mes télémarks et nous avons été surpris du nombre de télémarkeurs croisé ce matin!

L’équipe de compétition fidèle au poste.

Il n’est jamais trop tôt pour commencer l’apprentissage.

Belle Neige a deux télésièges. Le « vieux » quad a reçu son nouveau câble la semaine dernière, souhaitons qu’ils puissent l’installer prochainement. En attendant, la toute nouvelle Fenster prenait le relais. Cette remontée a été inaugurée le 25 février dernier et est nommée en souvenir de Henri et Saul Fenster, les fondateurs de la station. (Lisez le reportage de notre collègue Marie-France à ce sujet!)

En images: Camp Fortune, 17 décembre 2023

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Quatre pistes principales ouvertes dont la Clifford (ci-dessus) qui a été ma piste préférée pour faire des virages à bonne vitesse. Toutes les autres pistes ouvertes étaient des vertes. Les débutants étaient donc bien servis.
Faute de neige, la piste Clifford n’est pas encore ouverte sur toute sa largeur. Il fallait poursuire la descente à droite du télésiège. Remarquez le manque de neige naturelle dans les bois en arrière plan (secteur de l’arbalette Alexander).
Planchiste dans le bas de la Clifford. Les virages étaient particulièrement plaisants, surtout avec des températures printanières d’environ +4°C en après-midi.
Le tapis magique et la pente école ont été bien occupés toute la journée. Beaucoup de débutants sur la montagne aujourd’hui.
La piste Marshal (ouverte sur toute sa largeur), juste avant de traverser à droite dans le bois pour rejoindre le télésiège Clifford.
Ici, en ce début d’après-midi, l’attente (à peu près inexistante) au télésiège Pineault. Même achalandage au télésiège Clifford. Les deux télésièges séparaient bien la clientèle débutante (télésiège Pinault) et intermédiaire (télésiège Clifford).
Avec l’agrandissement du chalet principal, la billetterie est maintenant accessible dans une toute nouvelle section de la bâtisse, au niveau inférieur.

En images: Vallée Bleue, 17 décembre 2023

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Ma petite station préférée des Laurentides accueillait aujourd’hui le père Noël, rien de moins! Il est descendu par la piste Vallée-Bleue en traîneau bien entouré des patrouilleurs qui assuraient sa sécurité. Une foule de touts petits très fébriles l’attendait avec impatience au bas de celle-ci.

Bien qu’il soit très occupé à quelques jours de Noël, le père Noël est très généreux de son temps et a assuré chaque petit qu’il prendrait le temps de tous les rencontrer après s’être assis au clavier pour jouer et chanter plusieurs morceaux festifs.

En montagne, la station a effectué un petit miracle et a été en mesure d’ouvrir 17 pistes si mon compte est bon! Certaines pistes étaient seulement ouvertes dans la partie du bas, comme la Saute-Mouton, la Blackfoot et la Route 42.

Le travail de la neige est toujours exceptionnel à Vallée Bleue, nous pouvions skier sans crainte d’avoir un ski qui décroche, car une belle neige granuleuse fine recouvrait la base ferme.

Les trois remontées étaient en service, ce qui assurait une remontée rapide, de plus, en piste c’était très fluide comme il y avait beaucoup de choix de descente.

Si vous n’étiez pas de la partie ce week-end, vous avez manqué les délicieux Churros de La cabane à Chichis… mais la neige y sera encore après la pluie de demain.

En images: Mont Édouard, 17 décembre 2023

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Moi qui aime beaucoup cette montagne pour ses pentes beaucoup plus abruptes, j’espère que le temps va se remettre de notre côté et nous donner une bordée pour le haut de la montagne, car pour le moment nous avons seulement accès à la mi-montagne avec le remonte-pente B !

Au Saguenay, nous parlons des pentes avec des numéros ! Voici les pistes ouvertes : 4A, 3, 5, 6, 7, 9A et 9.

L’enneigement est commencé dans la 4, La Desjardins (Super G).

La 6 est réservée pour les clubs de compétition.

Beaucoup de jeunes apprentis sont sur les pistes en ce début de saison. C’est trop « cute » des mini-planchistes en devenir !

Il est difficile de ne pas aller vite avec les pentes au damé parfait comme j’aime.

Le Mont-Edouard a toujours été dans mon top des montagnes au Saguenay. Bon début de saison aux fidèles skieurs et planchistes !

En images: Owl’s Head, 16 décembre 2023

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Owl’s Head vue du ciel.

Maxime ici en action dans la piste la Chouette dans le secteur Panorama! Il fallait des skis très bien affûtés pour pouvoir profiter de la montagne aujourd’hui car les conditions étaient très fermes!

La montagne de Owl’s Head offre un des plus beaux panoramas au Québec. Maxime ici dans le haut de la Lilly’s Leap devant le majestueux la Memphrémagog. La station de la région des Cantons-de-l’Est nous offrait 11 pistes avec 4 possibilités de descente complète. Il n’y avait aucune attente aux 4 remontées disponibles aujourd’hui. Il était préférable de skier en bordure de piste sur une fine neige recyclée que de skier au centre des pistes où il fallait être plus prudent.

Depuis ses rénovations, le chalet de ski de Owl’s Head est encore plus accueillant par sa modernité ainsi que son caractère chaleureux!

Point de vue à partir de la remontée Panorama (partie inférieure de la montagne) où la majorité des skieurs se trouvaient aujourd’hui car le terrain moins incliné permettait de meilleures prises de carres que dans les pistes plus abruptes.

Merci aux patrouilleurs de Owl’s Head de m’avoir permis d’aller prendre ce magnifique coucher de soleil avec vue sur la station américaine voisine (Jay Peak).

Maxime en action ici dans le haut de la piste Lilly’s Leap où le soleil était très présent. Ce fut une belle journée ensoleillée avec une température de moins 1 degrés mais malheureusement, les pistes du domaine skiable avaient subi un cycle de dégel la veille (vendredi) pour ensuite re-geler avec la baisse du mercure. L’hiver ne fait que commencer!

En images: Mont Ste-Anne, 16 décembre 2023

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La Pichard

Un signe incontestable que l’enneigement avance… La Pichard est ouverte depuis dimanche dernier. Enfin, les skieurs peuvent profiter d’une magnifique vue sur les collines de St-Férréol et St-Tite-des-caps. Et remonter par L’Express du sud !

La Montmorency

L’enneigement est en cours dans la Montmorency. Et selon les conditions de neige sur le site, Le Gros Vallon et La Crête aussi. On se croise les doigts que ce ne sera pas en vain avec la tempête chaude et humide qui s’en vient dimanche soir…

L’Express

En ce qui concerne l’Express, la neige soufflée a été travaillée et son ouverture ne saurait tarder… Si Dame Nature est conciliante, bien sûr.

Le parc dans la Grande-Allée

Le lent télésiège La Tortue surplombe le parc maintenant ouvert. Sous un beau ciel bleu, -2 degrés, la lenteur est agréable. Une quasi ambiance printanière!

La Bélanger

Sur le versant nord, les conditions sont très durcies. Aucun problème pour les jeunes du club en entraînement dans La Bélanger fermée aux skieurs.

La Quanik

Le fond de La Quanik ainsi que de La Mélanie Turgeon est très durci. Le meilleur conseil que nous pouvons vous donner est de faire aiguiser vos skis pour avoir un peu plus de plaisir. Sinon, la journée sera longue… ou peut-être courte?

Sommet du Mont-Ste-Anne

Ça bourdonne autour du démo Head aujourd’hui. La nouvelle couleur turquoise des skis attire les curieux! Ils seront là dimanche 17 décembre.

En images : Tremblant, 15 décembre 2023

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Zéro attente, zéro visibilité au sommet, 100 % plaisir! Est-ce que la grisaille a déprécié ma première journée de la saison 2023-2024? Pas du tout! Évidemment, on aime mieux quand il fait soleil, que le ciel est bleu et que la température est hivernale, mais… la nature étant ce qu’elle est, il convient de prendre tout ce qui passe. Surtout avec 45 pistes ouvertes sur les deux versants principaux, cela donne plusieurs options de descente et on ne risque pas de s’ennuyer même si le temps paraît ennuyeux.

Au sommet, l’épais nuage stagne toute la journée.

La montagne est littéralement coupée en deux, au nord comme au sud. Le premier tiers supérieur est dans une brume épaisse, et on ne parle même pas de flat light… c’est un whiteout total! On skie à la sensation, mais heureusement les conditions de base ferme sur laquelle se trouve un mélange de neige mécanique-naturelle réservent peu de surprise. On peut donc descendre, somme toute, à l’aveuglette.

En skiant sur les bords de piste, près des arbres, on s’assure de garder un repère durant la descente. Il faut néanmoins faire attention aux surfaces grattées, parfois glacées, qui éparpillent la neige semi-légère, heureusement sans gros amoncellements qui pourraient surprendre.

Une fois sorti du nuage, on retrouve la visibilité et la confiance de s’élancer en carving sur les pistes peu achalandées.

Peu achalandées en général, sauf quand on arrive au gros entonnoir qui surplombe le village au bas du versant sud.

Quand au versant nord, c’est sensiblement la même histoire : le nuage aveugle durant les premiers virages avant de libérer le skieur, qui peut alors s’en donner à cœur joie et profiter à fond du plaisir de skier.

Il annonce une belle journée samedi, c’est le temps d’en profiter avant un malheureux redoux annoncé pour lundi. Comme à son habitude, Tremblant offre un domaine skiable étendu et diversifié en ce début d’hiver.

En images: Stoneham, 14 décembre 2023

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Aujourd’hui à Stoneham, il fait beau et les pistes sont très belles considérant que nous sommes encore en début de saison. La soufflerie est active ainsi que les équipes d’entraînement.

La surface est de qualité : il n’y a que très peu de « balles de golf », aucune glace et aucun découvert.

Bien qu’il y avait pas mal de voitures dans le stationnement, l’achalandage et l’attente étaient minimes dans les trois télésièges, et les skieurs bien répartis dans les 16 pistes ouvertes.

J’attends la prochaine bordée pour mettre les palettes dans les sous-bois de la station qui sont tout de même convenablement garnis pour les skieurs et planchistes aventureux.

Mon coup de coeur de la journée : la randonnée! Moelleuse et coquette, elle m’a permis de m’échauffer doucement en petits rayons.

J’a bien l’impression que ma piste préférée, la Laurentienne, ouvrira bientôt! Le meilleur est à venir!

La randonnée alpine en toute sécurité

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Je me rappelle vivement mes premiers séjours de randonnée alpine dans les Chics-Chocs, il y a 30 ans. Nous n’avions aucune conscience des risques d’avalanche ni des conséquences d’un accident en région éloignée… Cependant, j’avais une pelle… dans l’auto. Nous étions montés dans un étroit couloir afin de profiter d’une profonde neige fraîche. Au sommet du couloir, une large corniche nous surplombait. Forts de notre manque d’expérience, nous avons skié ensemble… Peu nombreux dans le secteur, nous étions les rois de la montagne. Un matin, nous avons observé les débris d’une avalanche. La ligne de fracture était très large et profonde. C’était le plus impressionnant phénomène de montagne que j’avais jamais vu!  Bienheureux est l’ignorant! Surtout s’il s’en sort vivant.

Quand le blanc vire au noir

Visionner une vidéo de dégagement de victimes d’avalanche est… suffocant. Être enseveli sous un mètre de neige sans lumière ni son doit être intenable. Ceux et celles qui ont survécu à cette épreuve témoignent avoir touché l’abysse. Pour éviter le pire scénario, ou au moins en réduire les conséquences potentiellement tragiques, il faut se préparer. Il est impératif de savoir que des accidents ont bel et bien lieu au Québec. Et pas seulement dans les montagnes gaspésiennes. Outre les avalanches, plusieurs dangers guettent les randonneurs alpins, et ce, même en station de ski: hypothermie, blessure sérieuse, se perdre, bris d’équipement, perte de visibilité due à une tempête, etc.

Préparation et prévention

La préparation est la pierre angulaire sur laquelle toute sortie doit être envisagée. Des cours de sécurité en terrain avalancheux sont disponibles ici même au Québec. Utiles bien au-delà des hautes montagnes, des connaissances sur la constitution du manteau neigeux aident à comprendre les conditions dans lesquelles on s’apprête à skier. Comprendre l’évolution et la transformation de l’état de la neige favorise une meilleure prise de décision quant au choix des routes d’ascension et des voies de descente. Il faut savoir que même un secteur déjà fréquenté par d’autres skieurs et planchistes, et même si une avalanche s’y est produite récemment, peut présenter des risques. 

De plus, établir un plan de route est une bonne habitude. On le laisse à quelqu’un qui pourra mettre en branle les secours en cas de retard important. Évidemment, cette personne ne fait pas partie du groupe sur le terrain. Au retour d’une sortie, on ferme le plan de route en communiquant avec son contact afin de signifier le retour de tous les membres du groupe. Les éléments à inclure dans le plan sont: la destination, la date, les heures d’arrivée et de départ, le nom des participants, le nom de la personne responsable au sein du groupe, le numéro de cellulaire de tous les membres, le numéro de plaque des véhicules, qui contacter en cas de délai ou d’urgence, après combien de temps de retard contacter les autorités si nécessaire, etc.

Autant avant que pendant une sortie en hors piste, la prévention est un élément qui augmente considérablement les chances de faire une sortie qui se déroule bien. C’est ainsi que l’on doit s’assurer que les membres du groupe soient de calibre semblable, ou du moins que tous acceptent de progresser selon le niveau d’habileté du membre le moins performant ou le moins expérimenté. Pousser un skieur ou un planchiste trop loin au-delà de ses capacités augmente les facteurs de risque et met donc par le fait même tous les membres du groupe dans une situation de vulnérabilité.

Un skieur s’amuse dans les sous-bois ouverts du Mont Alta, à Val-David: là aussi, les risques existent!

De l’équipement à l’éducation

Apporter avec soi un minimum d’équipement demeure fondamental. Par exemple, en terrain avalancheux, porter un DVA (détecteur de victime d’avalanche) fonctionnel est essentiel. Encore faut-il savoir l’utiliser et avoir pratiqué les techniques lors de simulations avec ses partenaires d’expédition. Le matériel de toute sortie en hors piste devrait inclure, en plus des DVA: trousse de premiers soins, pelle, sonde, eau, collations, pièces de rechange, outils, cellulaire chargé, lampe frontale, etc. La destination et la durée de la sortie dicteront le choix d’équipement à emporter. Internet regorge d’informations sur les sites de ski hors piste et les conditions de glisse.

Il faut par ailleurs consulter les prévisions météorologiques et savoir les interpréter dans le contexte de sa sortie en hors piste. Encore une fois, l’information est facilement accessible en ligne et en temps réel. Suivre une formation de base en météorologie appliquée aux randonneurs est fort utile.

Au-delà de l’équipement et des connaissances sur les conditions météo et neigeuses, le bon sens exige de maîtriser les premiers soins en région éloignée et d’avoir avec soi une trousse digne de ce nom. Savoir contrôler des saignements, stabiliser ou réduire une fracture, reconnaître et traiter l’hypothermie ne sont que quelques-unes des techniques nécessaires à sa sécurité lors de sorties en milieu naturel. Il pourrait être risqué de surévaluer l’accès à la patrouille de ski en station. Hors station, la question ne se pose même pas. Éviter que le blanc ne devienne noir est faisable avec une bonne préparation, les bonnes connaissances et le bon équipement. Qu’il s’agisse du DVA, du matériel de premiers soins ou de l’évacuation d’une victime, avoir pratiqué des scénarios sur le terrain est essentiel. De plus, en s’éloignant des grandes villes il ne faut pas prendre pour acquis qu’un signal téléphonique existe.

L’ensemble de sécurité de base tient dans un sac à dos: DVA, sonde, pelle, vêtements, etc.

Gestion de risques: ne rien sous-estimer

De nombreux modèles (souvent des tableaux) permettent de mettre en place un processus d’évaluation des risques (risk assessment) qui mènera à une planification responsable basée sur des choix éclairés. Au Québec, le site de Avalanche Québec publie son bulletin, qui est une bible pour les habitués de la randonnée alpine. Savoir identifier les risques et les dangers, tant objectifs que subjectifs, permet de constituer un plan B en cas d’incident. Ainsi, après évaluation des risques d’une sortie on pourrait choisir de la déplacer géographiquement ou temporellement. Les aventuriers les plus aguerris font rarement une sortie sur un coup de tête; la spontanéité a beaucoup de charme, mais elle peut aussi poser des risques importants. Tous les membres du groupe devraient connaître les plans A et B, etc. Tous devraient aussi connaître les risques identifiés lors du processus d’évaluation, ainsi que les conséquences potentielles de ceux-ci.

Il est donc possible de faire en sorte qu’une sortie de glisse en hors piste demeure une activité sécuritaire et amusante. De plus, faire preuve de prudence et demeurer conservateur dans ses choix lors d’une sortie peut faire la différence entre une journée amusante et une conclusion tragique. Pour reprendre une maxime anglo-saxonne: Souhaiter que le meilleur se produise, se préparer pour le pire. 

L’avenir de la randonnée alpine

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En regard de sa croissance constante, l’avenir de la randonnée alpine présente des défis considérables. Ainsi, les impacts environnementaux doivent demeurer au centre de nos préoccupations. Au quotidien, on observe régulièrement des randonneurs qui ne sont pas familiers avec des pratiques respectueuses de l’environnement. Déchets, bruits, étalement des sentiers d’ascension, destruction de la végétation, érosion sont autant de signes qui trahissent le manque de compréhension d’une pratique respectueuse du milieu naturel.

Il importe de partager nos connaissances sur le sujet en tout respect de chacun. Un petit conseil d’ami donné à un autre randonneur fait sans doute plus de chemin qu’une remontrance culpabilisante. La pratique Sans Trace est une excellente base sur laquelle nous pouvons nous appuyer. De plus, elle fait consensus dans le monde du plein air. 

Un autre enjeu de la croissance rapide de notre sport est l’utilisation des terres non publiques. La Fédération Québécoise de la Montagne et de l’Escalade met à disposition une carte des lieux où la pratique du ski de randonnée alpine est autorisée. Les terres publiques (terres de la Couronne) sont quant à elles généralement accessibles sans autorisation.

Cependant, il faut savoir que ces terres sont souvent partagées entre divers types d’utilisateurs: pourvoiries, ZEC, parc national, etc. Ainsi, le fait qu’une montagne ne soit pas privée n’en fait pas automatiquement un lieu ouvert aux randonneurs alpins. Il est impératif de respecter les droits d’accès autant aux terres publiques que privées. Une utilisation non autorisée d’un site pourrait compromettre l’accès à d’autres. Chaque pratiquant est responsable de s’assurer que le site qu’il s’apprête à visiter est ouvert au public.

Le Mont Alta à Val-David est une propriété privée, dont l’opération en rando alpine se fait selon un horaire défini.

Ultimement, il incombe à chaque membre de la communauté de randonneurs alpins de faire sa part pour que le sport continue de se développer harmonieusement. Si nous ne parvenons pas à prendre nos propres responsabilités au quotidien, dans l’exercice de notre sport, d’autres entités le feront à notre place: administrations municipales, gouvernement, association de propriétaires, pourvoiries, etc. Des décisions importantes concernant notre sport, et prises par des gens qui ne le pratiquent pas, pourraient aller à l’encontre de nos intérêts.

Il est crucial de maintenir des relations cordiales avec les propriétaires de sites de randonnée, et de respecter leurs choix quant à l’utilisation de leurs propriétés. Ajoutons à cela la grande responsabilité qui nous incombe de représenter notre sport comme une activité sécuritaire et respectueuse de l’environnement.

Voici quelques outils afin de poursuivre votre instruction sur les différents aspects de la pratique de la randonnée alpine: