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    Découvrir le versant Blackcomb de Whistler-Blackcomb

    Il faut d’emblée clarifier un point : vos repères en termes de niveau de difficulté de piste ne seront pas les mêmes à Whistler-Blackcomb qu’au Québec. Comparons à une grosse montagne du Québec où l’essentiel des pistes damées sont classées « simple losange », à Blackcomb, ce genre de domaine skiable situé à mi-montagne est classé « carré bleu ». Allez-y avec une règle de trois et un bol « double-losange » est généralement un calibre supérieur. Un conseil : testez vos réflexes avant de skier ce genre de pistes extrêmes!

    Les 8 200 âcres de domaine skiable se divisent évidemment entre les deux montagnes : Whistler et Blackcomb. Je ne me cacherai pas, je suis un skieur expérimenté donc quand je vais à Whistler-Blackcomb, c’est essentiellement pour des pistes extrêmes et du terrain skiable alpin, au-dessus de la ligne des arbres! Fait important à noter : ici, on parle de terrain skiable. Vous pouvez skier partout : piste, entre les pistes, tant que vous restez dans les limites de la station, tout est skiable. Attention par contre aux panneaux « Cliff » et « Out of boundary ». Assurez-vous de connaître le sens de ces deux termes si vous ne parlez pas anglais! Une de mes compagnes de voyage s’est déjà ramassée entre Whistler et Blackcomb et a dû marcher près de deux heures pour revenir à la base!

    Une journée de rêve pour skier Blackcomb est le lendemain ensoleillé d’une tempête. Le principal facteur de difficulté à Whistler-Blackcomb est souvent la visibilité réduite en montagne. Les journées ensoleillées y sont rares, le temps y est souvent nuageux et les lendemains de tempêtes, il y a souvent beaucoup de poudrerie. Le scénario idéal est un lendemain d’une « petite » tempête de 20-25cm de neige parce que la patrouille peut dynamiter plus rapidement le terrain alpin. Le risque d’avalanche y alors est moindre que lors d’une « grosse tempête » de 60-80cm où la neige peut être lourde et où le terrain alpin reste souvent fermé toute la journée pour cause d’avalanche… C’est un peu frustrant mais c’est une question de sécurité.

    A contrario, le pire scénario est cependant le lendemain d’une très grosse tempête tombée au-dessus de 1 600-1 800m d’altitude, avec de la pluie à plus faible altitude : le terrain alpin reste souvent fermé parce que la neige y est très lourde et ce qui est ouvert à mi-montagne a souvent reçu de la pluie. Assurez-vous de vous y retrouver dans les repères d’altitude du bulletin météo. Si jamais vous allez skier et que rien d’intéressant n’est ouvert, le service à la clientèle est généralement fort sympathique et vous créditera une journée de ski sur votre carte Edge sans poser de questions lors de ce genre de météo.

    Un petit conseil : levez-vous tôt, l’attente au bas de la montagne, surtout la fin de semaine et les lendemains de tempête, peut y être de plus d’une heure! Cette attente se limite cependant au premier remonte-pente. Vérifiez la carte des diverses remontées mécaniques et surtout celles qui sont en « standby ». Ça vous donnera une bonne idée de ce qui sera accessible dès que la patrouille aura inspecté et dynamité.

    Mes recommandations

    Côté pistes, un classique signé Blackcomb : sortez vos fat skis, direction Glacier Express et Spanky’s Ladder. Des deux montagnes, les plus beaux bols sont de ce côté-là. Le « Ruby Bowl » est le plus facile des trois mais le plus rapidement tracé. Je vous conseille de viser Saphire Bowl, avec une entrée un peu plus difficile mais contournable par le côté gauche, ce qui vous fera une descente mémorable. Si vous aimez le risque, dirigez-vous vers Diamond Bowl mais attention à l’entrée très étroite et le long d’une paroi rocheuse, pour skieurs avertis! L’effort en vaut souvent la chandelle par contre : ce bol vaste est moins fréquenté. Si vous voulez tracer vers 10h, c’est l’endroit. J’étais personnellement le 2e à passer un lendemain de tempête et cette descente valait à elle seule le prix du voyage! Ça flottait, c’était vaste, large, un angle de 45-50 degrés, une descente simplement parfaite!

    Si par contre vous montez alors que les T-Bars sont ouverts, dirigez-vous alors vers le sommet de Blackcomb et vous pourrez combiner une descente dans « Glacier Bowl » après une petite montée à pied, ou dans le « Blow Hole », une sorte de demie-lune naturelle sculptée par le vent, et poursuivre votre descente avec un peu de marche vers Diamond Bowl à la sortie de Blow Hole. N’allez pas là seul, faites-vous montrer le chemin par quelqu’un d’expérimenté parce que de Blow Hole à Diamond Bowl, si vous descendez trop tôt, ce sont des falaises dangereuses qui vous attendent sur votre droite le long du passage. Par contre, si vous passez par le bon chemin, vous commencerez votre descente dans Diamond Bowl plus haut que l’entrée classique, vous donnant généralement un 300m pour tracer.

    Une mention très honorable aussi au « Couloir Extreme » de Blackcomb. Il représente un bon défi, moindre que celui de Whistler mais très agréable à skier en finissant la descente dans Jersey Cream Bowl.

    Pour le skieur intermédiaire-avancé, la zone « 7th Heaven » est un endroit de prédilection. Cette zone comporte un bol simple diamant, « Lakeside Bowl » ainsi que plusieurs pistes intermédiaires tant damées que bosses et sous-bois plus bas vers la zone. Pour le skieur qui en est à une première expérience et qui veut tester ses habiletés, il est même possible de skier des pistes comme « Cloud Nine » et « Panorama » tout en sortant le long pour explorer un peu. Si on en a trop pour son argent, on peut toujours revenir en piste.

    Vous comprendrez qu’il y a du terrain skiable à exploiter pour plus d’une journée à Blackcomb un lendemain de tempête. J’espère que mes points de repères vous aideront à choisir vos descentes! Bien souvent, on est un peu ébahis par toute cette neige, et on ne sait pas trop où donner de la tête…

    Visage du ski: Kevin Lussier

    Son regard vif fiché en plein dans le mien, Kevin Lussier donne l’impression indélébile d’un gars qui sait de quoi il parle. Il parle de ski. Pas juste de ski, mais beaucoup de ski. Le ski sur piste, le ski hors-piste, le ski au centre de sa vie, le ski comme vecteur de croissance, le ski comme job, le ski à l’infini. Je suis accroché à ses paroles parce qu’il s’en dégage une intensité à faire fondre la neige dans les bols de Revelstoke, là où je l’interviewe. Kevin est représentant à destination pour Voyages Gendron depuis trois ans. Cependant, il connaît la montagne comme s’il l’avait créée lui-même!

    Ce jeune homme de 25 ans, originaire de St-Hyacinthe, pourrait en avoir beaucoup plus. En effet, les confidences qu’il me fait sont l’écho d’une vie sans compromis ni passages à vide, remplie d’action et d’interactions. Kevin saisit chaque moment comme s’il s’agissait de son dernier. La tête bien vissée sur les épaules, il est généreux de ses paroles et de son expertise. Il déclare qu’habituellement il préfère écouter que de parler de lui. Ce soir, il ne tarit pas.

    Cependant, aucune de mes paroles ne lui échappe. Passer la soirée en sa compagnie est une vraie perfusion de YOLO! Entre le ciel et la Terre, Kevin Lussier est un ground qui me ramène sans cesse à l’essentiel, le concret, le réel tout en suscitant le rêve et l’admiration. Il déclare solennellement qu’il déteste la b… s… Je vous fais grâce de l’expression anglaise qui fait référence au faux et au clinquant.

    Pendant trois heures de discussion super connectée et absolument authentique, Kevin n’a pas une seule fois exprimé ne serait-ce que l’ombre d’une pensée négative. Le champ magnétique de ce gars-là n’a qu’un pôle, le positif!

    Un professionnel du ski

    Kevin gagne sa vie, en partie, en skiant dans une station de calibre international. Le rêve de beaucoup de skieurs, mais la réalité d’une portion infinitésimale. En tant que représentant à destination, son rôle est d’accueillir les clients de l’agence de voyage lors de leur première sortie à Revelstoke Mountain Resort. Le rendez-vous est donné pour 8h30 au pied de la télécabine. Il ne faut que le furtif instant du premier regard pour savoir laquelle des personnes présentes est Kevin. Le look du montagnard aguerrit ne ment pas. Son regard à la fois enjoué et sérieux est engageant. La tenue vestimentaire est professionnelle mais ne dit pas: “Regardez-moi!”. Au contraire, elle témoigne d’une existence qui n’a pas d’intérêt pour le bling-bling. Son équipement raconte les longues descentes pentues et les bols sans lendemains. Les gants ont du vécu; ils ont clairement tenu plus que des bâtons de ski. C’est un pro qui nous accueille!

    Après que la neige ait fondu, avec ses promesses de tempêtes hivernales mémorables, Kevin retourne vers des quartiers qui lui donnent presqu’autant d’espace vital. Il est cordiste. Il grimpe dans des tours pour y faire ce qui doit être fait. C’est tout ce qu’il en dit! Kevin est un homme des grands espaces et des montagnes aux sommets perpétuellement enneigés. D’ailleurs, durant toute notre conversation il est peu question de travail. Le montagnard aime bien travailler, mais ce qu’il aime par-dessus tout c’est ne pas travailler! Il s’explique. Ne pas avoir d’emploi pendant une certaine période lui permet de vivre sa liberté et d’explorer ses projets personnels. Il sont à la fois variés et pas si nombreux que ça. Quand il se retrouve dans son monde sans obligation professionnelle, sa vie s’ouvre encore plus grand et elle lui insuffle l’oxygène moral qui est la fondation de son être.

    Il suffit d’une seule descente sous sa direction pour sentir combien il aime amener les gens sur les pentes de Revelstoke. Malgré cela, on comprend vite qu’il est libre de ses choix. Kevin nous amène où bon lui semble et il ne se prive pas pour diriger le groupe là où il sait qu’il aura autant de plaisir que nous. Un équilibre réussi entre nos besoins de “novices” et ses aspirations d’aventurier. Nous sommes en présence d’un leader qui suggère avec ferveur sans jamais nous forcer la main. Il commande le respect, lui qui le donne si librement.

    Cette propension à vivre et à laisser vivre a dû plaire à Raccoon, le fabricant de skis Québécois, dont Kevin figure parmi les ambassadeurs. Il arbore joyeusement une paire de Bison Carbone. Le fait que Kevin passe plus de 120 jours par année sur ses skis a nul doute pesé dans la balance! Pour témoigner du temps passé sur ses planches, le gaillard raconte comment ses chevilles étaient devenues faibles hors de ses bottes de ski en mai dernier!

    Le p’tit écolier pas commode

    De son propre aveu, Kevin Lussier a été un petit malcommode au primaire! Il a tôt fait de comprendre que l’école n’était pas faite pour lui. Moi, le prof, je suis frappé de ce qu’il ne blâme pas l’institution. Ni ses enseignantes. Il assume pleinement ce qu’il était. “Quatre murs fermés, c’était dur à prendre pour un p’tit cr… comme moi”, dit-il tout sourire! Les stratégies d’évitement de la classe, Kevin en a écrit le manuel. Aller aux toilettes, jouer au Game Boy, piquer une jasette avec la secrétaire, etc. Un électron libre, que je vous dis! Cependant, l’école secondaire n’a pas qu’amené des poils à son menton. Kevin a pris de la maturité et son séjour chez les Cadets l’a remis sur les rails d’un plus grand contrôle de soi. Il a aimé la discipline et le leadership des Cadets. Aujourd’hui, il ne voudrait pas être soldat, mais il admet volontiers que la discipline militaire lui a été profitable.

    Une vocation claire

    Kevin est “dans” le ski depuis qu’il a 18 ans. Il étudiait alors en Gaspésie pour devenir guide d’aventure. Il sait maintenant que ce n’est pas de cette façon qu’il gagnera sa vie. Il a d’autres idées et projets en tête. Kevin a compris depuis longtemps que sa vocation première c’est la vie, sa vie. Son contact initial avec la glisse a été décisif. Il a vite su que ses pieds doivent avoir des planches dessous. Que son toupet doit avoir de l’air raréfié qui le décoiffe. Kevin dégage une énorme sensation de grands espaces et de liberté. Alors qu’on discute, il me traverse l’esprit qu’essayer de l’attacher à une hypothèque et un boulot dans un bureau serait aussi difficile que de tenter de l’empêcher d’aller jouer dehors! Sa vision de l’avenir est toute simple et lucide: trouver un équilibre entre travail et loisirs.

    Le bohème assumé

    Après la soirée passée ensemble, Kevin m’offre de visiter son chez-soi. C’est tout près. Son “appart” est stationné de l’autre côté de la rue. Stationné, oui, oui!  “Bienvenue dans ma caravane GMC aménagée de mes propres mains!” Sa vie de bohème est pleinement assumée, choisie et voulue. Pas de superflu qui vous attache les pieds à un boulet. La vraie liberté a un visage limpide et souriant. Kevin en a fait le portrait dans sa tête et dans son coeur. Il est heureux et il n’envie personne. Sa copine partage les mêmes intérêts et aspirations de liberté. Vivre mieux, travailler moins et consommer mieux. Oh, bien sûr ils se voient tous les deux faire des concessions dans un avenir rapproché. Comme vendre la caravane et s’acheter une propriété. Elle sera de type mini-maison et elle sera mobile. Elle fera partie d’une communauté de jeunes gens qui partagent la même vision d’un monde libre, détaché et écolo. Leur vie sera parsemée d’expéditions en ski dans des contrées sauvages.

    De toute la soirée, je ne réussis qu’à lui arracher une seule anecdote. Elle est drôle, bien qu’étrange. Un jour, un des skieurs qu’il mène tombe dans un tree well, un de ces trous de neige profonds et invisibles le long des conifères, dissimulé par les branches. On peut y tomber tête première et succomber à l’asphyxie. Rapidement, le groupe le sort de sa dangereuse posture. Le gars est sonné et apeuré. Il a vu son Créateur lui faire signe! Le gars tend une main; il tient une bouteille de bière qu’il a trouvée au fond de son trou de mort…

    Suivre ses traces

    Kevin Lussier ne prétend pas révolutionner l’univers du ski. Il ne réinventera pas un sport de plus en plus axé sur la grande aventure. Au contraire, c’est à une toute petite échelle que Kevin laissera sa marque. Il touche l’âme des aventuriers alpins grâce à ses propres actions et grâce à sa présence tranquille. On peut imaginer deux traces de ski qui s’allongent sur les flancs vierges d’une montagne enneigée. On sait que quelqu’un est passé par là avant soi. On ne voit pas cette personne. Toutefois, on s’engage dans ses traces et on les suit volontiers en sachant qu’elles mènent vers une quête plus grande que soi. Ce parcours nous rassure et nous étreint. Le lieu d’arrivée importe peu; ce qui compte c’est le moment présent, la poudrerie envoûtante de notre petit bonheur. Au pied de cette longue pente on retrouve Kevin en train de faire une bricole. On lui dira merci d’avoir tracé pour nous tout en nous laissant choisir notre propre ligne immaculée. Il sourira et retournera à sa tâche sans demander son reste! Tant qu’il tiendra debout, Kevin Lussier tracera ses propres descentes.

    Le ski et les enfants: MON Tremblant, un modèle à suivre!

    Courtoisie Tremblant

    Pour une quatrième année consécutive, la station de ski bien connue des Laurentides vient de lancer son programme MON Tremblant.  Ce projet unique au Québec vise le développement et l’amélioration de l’accessibilité de la montagne à tous les jeunes du territoire de Tremblant. Retour sur l’histoire, et prévisions positives pour le futur!

    C’est en 2013-2014, alors que Tremblant fêtait son 75ème anniversaire qu’a germé l’idée.  « Nous étions alors en réflexion sur les différentes réalisations que nous voulions mettre de l’avant.  La montagne a voulu alors mettre l’accent, entre autres, sur les générations de skieurs qui sont passées par Tremblant et surtout le fait que Tremblant crées des petits skieurs depuis 75 ans », rapporte Annique Aird, vice-présidente ventes, marketing et communications. La station de ski a misé sur le développement d’un bassin de jeunes de la région qui n’avaient alors pas facilement accès à la montagne. La table était mise pour le départ d’une belle aventure! D’ailleurs, cette initiative s’est vue décerner le prix « Coup de cœur du jury » lors du Gala Excellence de la chambre de commerce du Grand Mont-Tremblant ainsi que le Programme de développement des nouveaux skieurs de l’Association des Stations de ski du Québec et ce, dès sa première année.

    Pour résumer simplement, MON Tremblant est un programme qui vise à ouvrir l’accès à la montagne aux jeunes des écoles primaires de la région, s’étendant de St-Faustin à Labelle. Avec la collaboration des directions d’école, la station planifie annuellement, en janvier, des sorties scolaires qui incluent un cours, la location de ski et le billet journalier.  Cette année, ce rendez-vous annuel aura lieu entre le 11 et le 21 janvier. Chaque enfant recevra à son arrivée un abonnement de saison indiquant son nom et sa photo, donnant droit à sa journée (incluant une leçon, la location de l’équipement et son billet pour la journée). « Le moment où ces jeunes reçoivent leur passe avec leur photo est réellement un moment magique pour eux » précise Annique Aird. Pour les journées subséquentes, sur présentation de l’abonnement, le coût du billet est de 8.44$ par jour pour l’enfant et 51$ pour la personne qui l’accompagne.

    Après avoir récupéré leur abonnement et tout le matériel de location, les futurs-nouveaux skieurs sont répartis en groupe selon leur niveau de compétence et peuvent ainsi entreprendre leur initiation sur la montagne. Ils se retrouveront à l’heure du dîner.  « Tous les participants ne sont pas du même niveau et n’ont donc pas accès aux mêmes pistes, c’est pourquoi le repas du midi se prend pour tous au sommet de la montage, dans le chalet principal, afin que chaque petit skieur puisse voir l’ensemble de la montagne et ses possibilités et aient ainsi accès au sommet », ajoute madame Aird. 

    https://vimeo.com/152753079

    Au-delà d’allumer des passions, l’objectif est de rapprocher la montagne de sa communauté, de développer une base de skieurs à long terme et de créer un sentiment d’appartenance.  De leur côté, chaque école prévoit des activités en lien avec la journée de ski qui se font en classe, avant et après la sortie. L’école et les professeurs s’impliquent énormément dans le projet, point de départ de sa réussite: « Nous avons le réel sentiment que les enfants se sont approprié la montagne » soutient Annique Aird.    

    En tout, ce sont plus de 3 500 jeunes qui ont bénéficié du programme MON Tremblant depuis sa création.  Encore cette année, près de 1 300 jeunes provenant de neuf écoles auront accès aux pistes entre le 11 et le 21 janvier.  MON Tremblant est si intéressant qu’il reçoit même des demandes d’inscription de l’extérieur de la région immédiate de Tremblant; le programme n’est toutefois accessible que pour les écoles primaires du territoire, à l’exception d’une école d’Ottawa, en lien avec la Fondation des sénateurs d’Ottawa, que soutient le 24H de Tremblant.

    Les programmes scolaires qui associent ski et et école sont nombreux au Québec. Plusieurs stations ont développé des ententes avec les écoles environnantes et permettent ainsi à plusieurs milliers de jeunes de dévaler les pentes chaque année. Si vous connaissez un tel programme dans votre région, n’hésitez pas à l’indiquer dans les commentaires de cet article! Espérons que le programme MON Tremblant inspirera d’autres écoles et commissions scolaires à faire pareil… et misons sur la pérennité de ce beau programme de développement des futurs skieurs! Qui sait,  ils seront peut-être de la fête pour le 100ème anniversaire?

    On termine l’année au Mont Ti-Basse! – 31 décembre 2016

    On termine l’année à Ti-Basse !

    Après une journée de repos non prévue par la station, la route 138 et la traverse vers Matane étaient fermées hier. La cause : LA tempête de l’année. Nous sommes donc restés à Baie-Comeau afin d’être présent pour l’ouverture de Ti-Basse le lendemain.

    La station a 120 mètres de dénivelé, 14 pistes et sous-bois, une glissade en tube, une école et une équipe de compétition. Le chalet est très accueillant surtout avec son restaurant-bar et foyer central pour l’après-ski et il comprend également une belle petite boutique de ski à même la place de location et réparation.

    Quoi demander de plus… En ce lendemain de tempête, ici, au Mont Ti-Basse, il est tombé environ 30 cm de jeudi à vendredi et encore environ une dizaine cette nuit !

    Étant donné le fond rocailleux des pistes de la montagne, la direction attend encore avant d’être en mesure d’ouvrir le secteur plus expert avec les pistes 17 à 20. J’ai appris que le fond de ce secteur n’est pas encore assez ferme pour être damé où être ouvert et laissé au naturel.

    Donc, pour aujourd’hui, le secteur skiable était limité aux pistes 10 à 15 avec les sous-bois (y en avait épais là-dedans, croyez-moi). Alors, je croyais bien qu’il y aurait quelques pistes non damées, avec beaucoup de poudreuse, mais une seule était restée au naturel, soit la 13. Par contre, il suffisait de déborder un peu du damage et nous la trouvions la poudreuse.

    Les heures d’ouverture de la station sont un peu écourtées durant le temps des fêtes, 10h00 à 15h00. La billetterie a ouvert vers 9h45, soit 15 minutes avant l’ouverture du télésiège… Un peu juste !

    Pour commencer, nous avons skié les deux grandes pistes damées au centre de la montagne, soit les pistes 10 et 11 en réchauffement. Un superbe damage a accueilli nos skis pour quelques descentes.  J’ai adoré.

    Les sous-bois intermédiaires entre les pistes 12 et 13 étaient particulièrement intéressants. Des sous-bois ouverts avec un niveau de difficulté respectable et quelques pitch donnant un défi supplémentaire.  Ces sous-bois sont devenus notre coup de cœur de la journée.

    Nous avons continué à skier les autres pistes de la station jusqu’à la fermeture pour aller terminer la journée au bar de la station près du foyer central. Belle ambiance à cette station, personnel très courtois, chaleureux et accueillant.  Une station que je recommande de visiter et qui m’a agréablement surpris.

    Bonne et heureuse année à tous et particulièrement à Ti-Basse !

    Bon ski !

    Histoires de patrouille: sauver un membre… de l’équipe!

    PHOTOS PASCAL FORGET

    Ce récit s’ajoute à la collection de la série « Histoires de patrouille ». Ces histoires, rédigées ou racontées par des patrouilleurs de partout au Québec, qu’ils soient retraités ou encore actifs, ont pour but d’humaniser le titre qui fait souvent frémir les skieurs et planchistes en station. Être patrouilleur, c’est bien plus que porter un uniforme, une radio et une trousse de premiers soins… c’est une histoire de dévouement, de passion pour le ski, l’entraide, l’esprit d’équipe et le don de soi. Nous espérons qu’à travers ces récits, votre perception de ceux qui sillonnent les pistes pour assurer la sécurité des skieurs changera pour le mieux!

    Patrouilleur: Simon Marquis
    Station: Bromont, montagne d’expériences
    Années d’activité: 2009-…

    Par un soir de janvier, on profite d’une météo enfin clémente comparativement en début de semaine où il faisait -1000 degrés sur la montagne. Les conditions de ski sont à leur meilleur sur la grande majorité du domaine skiable grâce aux dieux des dameuses. Bref, une belle soirée comme on les aime! C’est le genre de conditions où on ne se fait pas prier pour sillonner la montagne, comme tous les skieurs présents.

    Vers 19h, c’est le moment où toute l’équipe s’assoit à table et déguste les différents plats que tous et chacun ont apporté pour faire un souper de groupe. On a à peine entamé les entrées que le téléphone du répartiteur sonne, il est 19h25. C’est l’opérateur en haut de la remontée qui nous signale, sur information d’un skieur en remontée, qu’il y aurait un blessé possible dans le dernier pitch de la Coupe du monde. Aussitôt l’appel reçu, un patrouilleur quitte le repas et s’empresse de s’habiller pour se mettre en route. Les secondes s’écoulent après le départ du premier patrouilleur et un deuxième patrouilleur se tient aux aguets, en attente d’informations supplémentaires.

    Le second appel retentit sur les ondes: le patrouilleur signale son arrivée sur les lieux et nous informe que c’est une « fausse alerte »: il n’y a pas de blessé, le skieur est plutôt en panique dans la piste… impossible de terminer la descente, il est tétanisé de peur! On envoie donc une de nos collègues, équipée du traineau, afin d’évacuer le skieur en émoi. Il s’agit d’une manœuvre bien banale pour nous, le reste de l’équipe poursuit donc son souper. Puis, à 19h40, un code radio interne signalant un patrouilleur en détresse se fait entendre! Ni une ni deux, terminé le souper, toute l’équipe se lève et se précipite. Je fais partie des premiers sortis dehors. L’appel a été logé pour le même endroit que l’incident précédent! C’est étrange…

    À mon arrivée sur les lieux, je dépasse un patrouilleur préventionniste qui fait dévier la clientèle vers la jonction de piste tout près pour éviter un autre accident. À mon premier regard sur les environs, je me demande « What the f… »? Tout ce que j’aperçois, c’est le premier skieur paniqué, qui est encore tétanisé sur place, tandis que le tout premier patrouilleur arrivé tente de son mieux de le retenir pour éviter qu’il ne glisse jusqu’au milieu de la piste. Je cherche le deuxième patrouilleur des yeux, sans la voir… mon collègue me dit qu’elle est dans le bois, côté skieur droit! Et à ce moment, je vois ma pauvre collègue qui se tient de peine et de misère à un arbre, et le traineau qu’elle transportait, renversé, adossé à un autre arbre, vingt mètres plus bas.

    Après quelques grimaces, un dérapage plus ou moins contrôlé sur la glace et quelques frousses, j’arrive à la hauteur de ma collègue. J’ai le réflexe de lancer ma phrase habituelle, qui se veut joviale: « Hey salut toi! Comment ça va?? » Généralement, on me répond un « Me niaises-tu!? », ma comparse mal en point me sert le même type de réplique. En analysant la cinétique de l’événement, je me fais une idée de ce qui a pu se produire pour qu’une patrouilleuse se retrouve là! J’exécute mon protocole après avoir tenté de me sécuriser moi-même, et je pressens déjà que l’évacuation des deux blessés sera ardue! Car oui, on doit aussi faire descendre le skieur paniqué, qui fait encore l’étoile au bord de la piste!

    On a fini par demander deux traineaux, deux kits d’évacuation de télésièges, des crampons et bien du monde en renfort! Les crampons aux pieds de tout le monde nous ont permis de gagner en stabilité sur la glace lors des manoeuvres pour installer le skieur étoilé et ma collègue sur les traineaux; les cordes des kits d’évacuation nous ont servi à descendre les traineaux en rappel: pas question qu’on descende ces engins en dérapage classique!

    Ce cas particulier a permis à tous les patrouilleurs présents de mettre en pratique toutes les formations et l’expérience acquise au fil des ans: le maniement du matériel, les protocoles de sécurité, les examens primaires et secondaires, la gestion du côté psychologique, bref, on ne pouvait pas avoir plus complet! Grâce à tout ce travail d’équipe, on a été rapides, efficaces et sécuritaires. En y repensant encore aujourd’hui, c’était un des cas où on a dû montrer le plus d’ingéniosité et de réactions rapides! Temps total de l’opération: 45 minutes.

    Notre pauvre collègue a dû terminer sa journée dans une ambulance: elle avait des douleurs multiples au haut du corps, un genou très amoché et son état ne nous permettait pas de la laisser quitter par elle-même. Nous avons appris plus tard qu’elle avait subi des déchirures aux ligaments, provoquées par l’impact avec l’arbre auquel elle se cramponnait. Quant au skieur en panique, il en a été quitte pour un bon « reality check »: il n’avait pas le calibre pour la Coupe du monde, et il l’a appris à la dure!

    En conclusion, la seule raison pour laquelle je vous raconte cette histoire, c’est pour vous dire que d’une part, on en voit de toutes les couleurs… et que d’autre part, on est outillés pour faire face à tout! Alors la prochaine fois que vous croiserez un patrouilleur, ne vous imaginez pas qu’il est là pour vous embêter… mais plutôt qu’il est là, avec toutes ses compétences, pour vous venir en aide dès que vous en aurez besoin!

    Cours de Sécurité-Avalanche: prise de conscience, plaisir et défi!

    Les avalanches sont bien présentes au Québec tout comme en Nouvelle-Angleterre et elles font malheureusement des victimes! Selon Avalanche Québec, au cours des quinze dernières années, on dénombre un total de 14 décès et 25 blessés dans six avalanches survenues à travers notre province. Dans tous les cas, environ 80 % des avalanches accidentelles sont déclenchées par les victimes elles-mêmes ou un membre de leur groupe (Avalanche Québec). Nous sommes de plus en plus nombreux à expérimenter le ski hors-piste, discipline riche en émotion, et ce, dans des milieux potentiellement dangereux, tout en étant souvent seuls à pouvoir intervenir rapidement en cas d’accident. Ces sources de danger sont multiples et nous ne sommes pas toujours au courant de ce qui nous guette, ni des moyens pour diminuer les risques auxquels nous faisons face. Nous sommes expérimentés sur nos skis, nous nous faisons confiance, parfois peut-être un peu trop.

    Pour ma part, après avoir fait quelques sorties en milieu alpin dans les années passées, en regardant bon nombre de vidéos vidéos et en étant de plus en plus à l’écoute des messages préventifs autour de moi, j’ai voulu devenir plus conscient du danger et plus particulièrement des risques liés aux avalanches. C’est pourquoi j’ai décidé cette année de m’inscrire au cours CSA-1 donné par Expé-Aventures à Sherbrooke. J’ai suivi mon cours au début du mois de décembre, ce texte est donc un résumé des deux jours de formation… notez que je ne suis pas un expert dans le domaine! Simplement, un peu plus éclairé… Assis sur ma chaise, en écoutant attentivement le formateur, j’ai vite compris que devoir déterrer quelqu’un d’enseveli sous la neige sans avoir son équipement ou sans savoir s’en servir peut être un cauchemar. En réalisant mon insouciance du passé, je me suis senti rapidement satisfait d’être là, dans cette classe. Au cours des deux jours de formation, j’ai appris certaines notions qui auront une incidence sur le degré de risque que je vais prendre dans le futur. J’ai voulu transmettre ici un résumé de ces connaissances transmises lors de cette formation.

    Avant le départ: la prévention

    Pour commencer, j’ai retenu que c’est principalement avant de se rendre en montagne qu’il faut agir en prévention. C’est d’abord en choisissant notre terrain de jeux que la gestion du risque s’effectue. Effectivement, en se fiant aux cotes de terrain et aux indices du risque d’avalanche émis dans le bulletin régional d’avalanche, il sera possible de réfléchir au domaine skiable le plus judicieux. Pour la Gaspésie, ces informations sont disponibles sur le site d’Avalanche Québec. Aussi, il faut prendre le temps de penser aux éléments essentiels à intégrer dans votre sac à dos personnel pour une journée. On parle ici d’avoir une sonde, une pelle, un détecteur de victime d’avalanche (DVA), une trousse de premiers soins, de l’eau (chauffée préalablement), de la nourriture, une bonne lampe frontale, une «doudoune», des mitaines de rechange, un petit matelas bleu coupé en deux (servant d’isolant), de la corde, un couteau de poche (suisse ou Leatherman), du duct tape, une boussole, des hot pads et bien sûr, s’assurer d’avoir la carte du terrain exploré avec soi. Cette liste peut varier beaucoup selon le type de sortie et le nombre de personnes dans votre groupe, mais elle résume bien l’essentiel. Donc, une fois le terrain choisi en fonction du bulletin régional et votre sac à dos bien rempli, vous pouvez vous rendre avec vos partenaires, idéalement en groupe minimum de trois, vers l’entrée des sentiers d’ascension.

    Sur place: l’observation

    Ensuite, une fois rendu à proximité de votre première descente, j’ai appris qu’il fallait évaluer le terrain à l’aide de l’Avaluateur. Ceci est une petite carte incluant un graphique simple créé par le Centre canadien des avalanches qui nous aide à évaluer les risques selon deux axes: la cote des conditions d’avalanche et la cote des caractéristiques du terrain. Cette évaluation se fait sur le terrain, mais pour bien la compléter, l’utilisation des informations recueillies dans le bulletin régional sera importante. Elle doit également être faite en notant les caractéristiques affectant le manteau neigeux. On parle ici de l’inclinaison de la pente, de l’exposition au vent et des pièges naturels qui s’observent en grande partie sur place. Une fois l’évaluation faite et que vous obtenez des résultats satisfaisants, vous êtes prêt à vous aventurer vers la poudreuse attendue. Cette fois, en étant conscient du terrain sur lequel vous vous trouvez tout en prenant des risques raisonnables.

    La prise en charge d’une situation d’urgence

    En plus des précautions à prendre lors de nos sorties en zone avalancheuse, on nous apprend à effectuer un sauvetage après le passage d’une avalanche. Nous avons 15 minutes pour agir avant que les chances de survie de la victime ne diminuent trop. La rapidité à laquelle les voies respiratoires de la victime seront dégagées est donc l’aspect le plus important du sauvetage. Les bonnes procédures à suivre sont garantes de l’efficacité des opérations. J’ai compris qu’une bonne utilisation du DVA est l’aspect qui influencera le plus la rapidité de l’opération, il faut alors être à l’aise avec le fonctionnement de son propre appareil pour maximiser nos gestes! Ensuite, ce sera la capacité à utiliser la sonde (longue tige en aluminium) qui permettra de repérer rapidement l’endroit exact d’enfouissement de la victime. Pour finir, on nous apprend la technique de pelletage en «V» qui vous aidera à atteindre efficacement les voies respiratoires de la victime. L’opération devra être dirigée par un leader qui sera capable de garder son sang-froid et d’avoir une vue d’ensemble sur l’opération. Si la victime n’est toujours pas retrouvée après 15 minutes de recherche, l’appel au secours doit être fait. Dans le cas d’un grand groupe, cet appel peut être fait avant, mais on apprend qu’on doit prioriser tous nos efforts sur la recherche pendant les 15 premières minutes. Une fois la victime dégagée on espère qu’elle puisse se déplacer par elle-même, sinon on devra procéder à son évacuation avec le matériel disponible sur place, ce qui peut être laborieux. Bref, j’ai senti que cette section pratique de la formation doit être prise au sérieux, car les connaissances qui y sont transmises pourront peut-être servir à sauver la vie d’un de nos amis enseveli.

    Après mes deux jours de formation je peux dire que la formation CSA-1 m’a permis de :

    • Mieux comprendre les signes qui indiquent des risques d’avalanches potentielles.
    • Vivre une belle expérience de groupe qui m’a mis au défi, qui a testé mon leadership.
    • Acquérir une vision plus juste du danger et des responsabilités qui sont liés à la pratique du ski hors piste en terrain avalancheux.
    • Comprendre qu’un sauvetage lié à un avalanche est complexe et que le CSA-1 n’est pas suffisant pour effectuer une évacuation complète.
    • Échanger sur mes expériences et évaluer les risques auxquels j’ai fait face dans le passé.
    • Apprendre divers trucs et astuces liés au plein air général.
    • Avoir envie de suivre la formation de secourisme en milieu éloigné et de suivre CSA-2 l’année prochaine.

    J’ai quitté cette formation avec un grand sentiment d’accomplissement, beaucoup de nouvelles connaissances et avec l’impression que ce cours est un incontournable pour toute personne pensant aller skier par elle-même dans des milieux avalancheux comme dans les Chic-Chocs, dans Charlevoix, en Nouvelle-Angleterre ou encore sur la côte ouest. Je le conseille fortement aux skieurs et planchistes qui se reconnaissent ici de vivre cette belle expérience de formation. J’aimerais souligner la qualité de la formation donnée par Jérôme Dumais de Expé-Aventures. Sa manière très humaine d’aborder le sujet et son expérience en ski hors piste et en plein air général m’a clairement convaincu de l’importance de se former pour devenir un modèle dans le sport à haut risque que nous aimons tant.

    Cet article a été initialement publié le 27 décembre 2015 mais son contenu est toujours d’actualité!

    Station récréotouristique Gallix – 29 décembre 2016, de beaux défis !

    Nous sommes arrivés à la station récréotouristique Gallix vers 9h00, soit presqu’à l’ouverture. Première constatation en voyant la montagne… c’est assez « apic » ! Les pentes de la partie du bas de la montagne faisant face au chalet sont assez pentues !

    On se prépare lentement dans le chalet après avoir discuté avec des préposés à l’accueil et d’autres personnes de la station. Toujours accueillant les centres en région. Il fait -16 °C, aucun vent et la neige commence à tomber doucement. Le calme avant la tempête… Plus la journée avançait, plus il neigeait et plus la température montait !

    L’achalandage commence un peu plus tard, soit vers 11h00 où il y a des familles, de jeunes et moins jeunes. L’équipe de course est présente pour un entraînement. Il y avait une quinzaine de pistes d’ouvertes aujourd’hui sauf les doubles noirs dans la section ouest, soit la Fourchette, la Cuillère, la Panique et la Mitsou. La Suicide était ouverte avec quelques découverts. J’ai remarqué qu’il y avait peu de neige à certains endroits et que le fond était proche.

    Nous avons skié toutes les autres pistes. Nous avons skié les pistes 6 (la Compétition), 7 (l’Escalier), 9 (J-A Normand) et la 10 (la Monahan). Cette dernière était au naturel avec une bonne couverture. La 9 et la 10, nos deux pistes préférées que nous avons skié à plusieurs reprises. La pente 8 (la Relance) possède un parc à neige.

    Le damage des pistes est très bien et on y retrouve une bonne indication. Plusieurs pistes ont de petits vallons favorisant nos changements de vitesse, en particulier l’Escalier comme son nom l’indique !

    J’ai particulièrement apprécié le panneau indicateur lumineux des pistes à l’embarquement du télésiège.

    La station possède une pente école de bonne dimension et une section pour les glissades en tube. Il y a sept sentiers de raquette dont le plus long est de 6,7 km ! Il y a aussi sur place un parc pour enfant et une aire de jeux. Cinq pistes sont éclairées en soirée.

    Dans le chalet, on retrouve une boutique de réparation et de location au sous-sol. J’ai discuté quelque peu avec Jean-Bernard, le préposé de cette boutique. Au rez-de-chaussée, on retrouve l’accueil et la grande salle pour se préparer. Au premier étage, c’est le casse-croûte avec comme spécialité les poutines au nom des pistes, comme la poutine suicide ! Parlant du chalet, j’ai entendu parlé d’un projet important de construction pour l’année prochaine, soit un nouveau chalet. Le personnel est accueillant et chaleureux.

    Nous avons skié jusqu’en début d’après-midi afin de reprendre la route pour Baie-Comeau avant la tempête (Ti-Basse demain).

    J’ai vraiment apprécié ma visite à la station récréotouristique Gallix !

    Bon ski !

    Avalanches: prise de conscience sur les mythes et réalités

    Une avalanche peut-elle dévaler une pente à une vitesse de 394 km/h ? Les avalanches se produisent-elles seulement dans les hautes chaînes de montagnes ? Le terrain avalancheux est-il toujours un terrain dénué d’arbres ? Les risques d’avalanches sont-ils moins importants en ski hors-piste à proximité des stations que dans l’arrière-pays ? Avalanche Québec nous aide à démêler le vrai du faux sur la réalité des avalanches en montagne avec une dizaine de mythes et réalités. Lisez attentivement, vous ne serez pas les premiers surpris!

    Les avalanches se produisent seulement dans les hautes chaînes de montagnes comme les Rocheuses, l’Himalaya, les Alpes, les Andes.

    • Mythe!
      Les avalanches sont fréquentes au Québec et peuvent être fatales. Depuis 1825, ce sont 39 avalanches mortelles qui ont été recensées au Québec qui ont fait plusieurs dizaines de victimes. Sans remonter à Mathusalem, depuis 1999, les avalanches au Québec ont fait plus d’une quinzaine de morts incluant dans le secteur prisé des Chic-Chocs. Comble de la surprise, la majorité des accidents se sont produits sur des pentes courtes au dénivelé inférieur à 70 m, pendant ou immédiatement après une forte chute de neige (tempête, blizzard). Au Québec comme ailleurs, il est impératif de bien préparer ses sorties, ainsi que d’être bien équipé et bien informé.

    Une neige instable et un terrain incliné sont les deux seuls éléments nécessaires pour qu’une avalanche survienne.

    • Mythe!
      Trois conditions sont nécessaires pour qu’une avalanche se produise. La neige instable et le terrain incliné sont les premières, mais il intervient toujours un élément déclencheur qui va provoquer l’avalanche. En dehors des facteurs naturels ou des animaux, il est facile pour les skieurs, les motoneigistes ou les planchistes de devenir l’élément déclencheur.

    Un terrain avalancheux est toujours un terrain dénudé d’arbres.

    • Mythe!
      Sachez que 28% des accidents d’avalanche au Canada sont survenus dans une zone boisée. Même si les arbres (surtout au sol) peuvent stabiliser le manteau neigeux ou diminuer les surfaces de décrochages, ils n’empêchent en rien le déclenchement d’avalanches destructrices. Les branches cassées et les arbres couchés peuvent être les signes d’anciennes coulées de neige.

    Les pentes suffisamment inclinées pour skier sont les pentes les plus à risque d’avalanche.

    • Réalité
      Pour notre plus grand plaisir, nous skions des pentes inclinées entre 25° et 55°. Dépassé cette inclinaison, les avalanches sont fréquentes et de petite taille, elles ne laissent donc pas le temps à la neige de s’accumuler. En deçà de 25°, l’inclinaison est insuffisante sauf peut-être pour des avalanches de neige mouillée surtout au printemps. Dans l’intermédiaire, la neige forme des plaques propices au déclenchement de grosses avalanches.

    Des signes de neige instable peuvent être vus, entendus et/ou ressentis.

    • Réalité
      Une bonne lecture de terrain peut nous permettre de reconnaître des signes évidents de neiges instable ou de zones à risque:  activités d’avalanche, «whoumpfs», fissures ou encore des chutes de corniche.
    Whoumf: détachement de la plaque et affaissement dans le sens de la pente

    En majorité, les avalanches mortelles sont déclenchées par la victime elle-même ou un membre de son groupe.

    • Réalité
      Les skieurs, planchistes, randonneurs et motoneigistes sont des déclencheurs d’avalanche lorsqu’ils s’engagent dans des zones à risque. Il existe deux types de déclencheurs d’avalanche: naturels et humains. On trouve du côtés des causes naturelles la neige soufflée par les vents, par surcharge liées aux chutes de neige ou encore à cause du réchauffement des températures. Du côté des facteurs humains, les skieurs, raquetteurs, motoneigistes ou encore la machinerie de montagne figurent au palmarès. On pense aussi aux explosifs utilisés pour le déclenchement préventif des avalanches.

    Lors d’un accident d’avalanche, il faut aller chercher les secours le plus rapidement possible (et quitter la scène de l’accident même si on est seul).

    • Mythe!
      Contre-intuitif n’est-ce-pas ? Mais la triste vérité c’est qu’après 120 minutes enfoui sous une avalanche, les chances de survie de la victime ne sont que de 20%. Et il est bien évident que notre sport préféré ne se pratique pas toujours dans les zones les plus favorables aux déplacements rapides. Alors définitivement, c’est le sauvetage autonome qui garantit les meilleures chances de survies. En effet, si les chances sont de 91% entre 0 et 18 minutes d’ensevelissement, elles tombent à 34% entre 18 et 35 minutes. On évalue les chance de l’enseveli à seulement 7% une fois les 140 minutes dépassées. Il est donc crucial de pouvoir compter sur nous-même et nos compagnons en montagne pour des secours immédiats.

    Les risques d’avalanche sont moins importants en ski hors-piste à proximité d’un domaine skiable que dans l’arrière-pays.

    • Mythe!
      Tous les professionnels de la sécurité en montagne vous le diront: il n’y a que deux endroits pour skier: à l’intérieur du réseau des pistes balisées du domaine skiable et à l’extérieur des limites de la station de ski (hors-piste, out-of-bounds, sidecountry, arrière-pays, backcountry, appelez-le comme bon vous semble). Sans contredit, les mêmes risques sont présents et la même préparation est requise.

    Un skieur peut skier plus vite qu’une avalanche.

    • Mythe!
      Si ce constat peut être vrai dans le monde idéal des vidéos de skieurs professionnels dans les sommets alpins, il en va autrement pour le commun des mortels. En moyenne une avalanche a une profondeur de neige d’un mètre et une largeur de 46 mètres pour une chute de 122 mètres à une vitesse moyenne de 80 km/h. Bref, en course-poursuite nos chances sont minces. On peut  donc se diriger en pente vers les côtés de la coulée. Si toutefois on est pris, on va tenter de « nager » pour rester à la surface et lever un bras en l’air lorsque la neige ralentira afin de faciliter les recherches. Avec l’autre main, on tente de créer une poche d’air sur la bouche pour respirer sous la neige puisque celle-ci se durcit.

    Sachez que de nombreuses ressources existent pour vous informer, autant sur papier qu’en ligne. Avec la collaboration d’Avalanche CanadaAvalanche Québec met directement sur son site de nombreux liens pour amener les adeptes à prendre connaissance de l’étendue des défis que constituent les sorties en montagne. L’organisation met notamment un cours en ligne gratuit à disposition. Dans leur section «bibliothèque» vous trouverez également des documents qui laceront aussi quelques bases à votre culture montagnarde.

    Notez toutefois que peu importe la longueur des lectures que vous effectuerez, rien ne vaut un cours concret sur le terrain! Apprendre à manipuler l’équipement et à reconnaitre les environnements ne se fera pas que par les livres… alors songez à un petit investissement, tant pour votre sécurité que celle de vos coéquipiers d’aventure!

    Cet article a été rédigé à partir des travaux de Avalanche Québec, par Julie LeBlanc et Dominic Boucher, prévisionnistes en avalanche. Il a été initialement publié le 23 décembre 2015 mais est toujours d’actualité!

    Cours de météorologie: savoir interpréter la boule de cristal

    « Si seulement je pouvais… » Le rêve de beaucoup de skieurs et planchistes c’est de pouvoir être sur les pistes lors d’une tempête. Les chutes de neige épiques se produisent à l’occasion, en effet. Cependant, avouons que la grande majorité d’entre nous sommes en mode réactif: nous prenons conscience des accumulations seulement une fois qu’elles ont eu lieu. Or, le lendemain d’une tempête, beaucoup de stations de ski se remplissent de visiteurs très tôt. Il ne faut que quelques heures, parfois moins, pour que le trésor blanc se retrouve complètement ravagé. Oh, que cela ne tienne, amis skieurs! ZoneSki a mis en place une formation unique et, ma foi, essentielle: un cours de météorologie conçu spécialement pour nous. Si vous rêvez de pouvoir prévoir les chutes de neige, cette formation est pour vous! Vous serez ainsi en mesure d’affirmer: “Oui, je le peux!”

    Le mythe versus la réalité

    Au Québec, parler de météo fait partie de notre ADN, au même titre que le BBQ l’été et la pose des pneus d’hiver en novembre. On en parle beaucoup, du temps qu’il fera! On se rue sur Météomédia, Environnement Canada et autres sites plus ou moins fiables. Et on en reparle! Chacun a sa source “fiable” et son opinion quant à l’interprétation des prévisions glanées à gauche et à droite. Au bout du compte, à qui peut-on vraiment se fier? La météo est-elle prévisible? Peut-on se fier à la hauteur des nids de guêpes pour prédire les quantités de neige à venir? La madame de TVA dit-elle la “vérité” sur la température polaire de demain, ou sur les quantités “monstrueuses et abyssales” de neige attendue atteignant 15 cm (ooouuuuh, 15 cm…)?

    D’entrée de jeu, Éric Chatigny, le formateur et créateur de l’atelier de météorologie offert par ZoneSki, l’avoue: les sites météo les plus fréquentés par les skieurs Québécois ne sont pas la meilleure source d’information pour eux. Et cela, pour plusieurs raisons. D’abord, les sites publics ne sont pas destinés aux skieurs. Ils généralisent leurs prévisions afin d’atteindre le plus grand nombre possible d’auditeurs. On évoque volontiers le pire scénario. De plus, ils font des prévisions numériques pour le bas des montagnes et les vallées, et cela pour des secteurs relativement grands. Finalement, les modèles canadiens sont souvent moins performants que ceux d’autres origines. Sachez aussi que leurs prévisions d’accumulation de neige ne sont pas adaptées aux facteurs réels présents lors des chutes de neige. Alors en montagne, la réalité diffère fréquemment des prévisions affichées. On pourrait parfois être tenté de les qualifier de mythe…

    Une formation conçue pour nous, les skieurs

    Mais il existe une solution: faire ses propres prévisions! C’est ici qu’intervient la formation qu’offre Éric Chatigny. Éric a étudié en météorologie à l’université McGill et il est enseignant au secondaire. Ces deux caractéristiques se combinent parfaitement afin de produire un cours de prévision météo passionnant, complet et présenté de main de maître (c’est le cas de le dire!).

    Éric est “dans” la météo depuis longtemps. Il opère un site de prévisions météo, www.meteolaurentides.com, très fréquenté et unique en son genre. Ses talents de communicateur et son dynamisme, jumelés à ses connaissances techniques et son expertise, font de lui la personne ressource que tout skieur veut avoir comme ami!

    J’ai eu le bonheur d’assister à la première formation offerte par Éric et destinée aux skieurs. Nous étions une bonne quinzaine de participants enthousiastes. J’en suis ressorti enchanté et repu. Ma curiosité et mon désir de pouvoir prévoir le temps qu’il fera sont satisfaits. De plus, je suis bien équipé pour débuter dès maintenant mes propres prévisions météo!

    Le contenu du cours de quatre heures est varié et complet. Éric répond à toutes les questions avec empressement et précision. Les informations sont très nombreuses et tout à fait pertinentes pour les skieurs, qu’il s’agisse de ceux qui jouent en station ou de ceux qui fréquentent l’arrière-pays. En prime, tous les participants ont reçu par courriel le fichier PDF de la présentation.

    Au menu du plan de cours: Modélisation et prévisions publiques; Nuages et précipitations; Météo en montagne; Faire sa propre météo. Prévoyez un crayon et du papier; il vous sera impossible de tout retenir. Il y a ici beaucoup de “stock”! Il s’agit de quatre heures bien tassées.

    Carpe Diem

    Selon moi, cette formation pourrait devenir un incontournable et faire partie des “top 3” des activités pré-saison destinées aux skieurs sérieux qui désirent saisir le moment. Savoir quand tomber malade est un art. Être sur les pistes au lieu de dire: “Ah, j’aurais donc dû…” est un idéal atteignable. Et l’inverse s’applique aussi: savoir quand rester au boulot parce que vos prévisions personnelles ont vu juste alors que les “chums” gaspillent une journée de maladie à skier dans le verglas est à portée de main! Bon ski, et bonnes prévisions!

    10 idées pour fuir les foules en ski!

    Photos Geneviève Larivière

    Ah, la période des Fêtes! Les routes prises d’assaut, les rencontres et célébrations entre familles et amis, l’occasion de sortir en ski… mais ça tourne vite à la frustration si on se retrouve tous au même endroit au même moment! Voici donc quelques conseils pour profiter du ski pendant les Fêtes.

    1. Choisissez vos dates!

    Privilégiez les jours du 22 au 26 décembre. Entre le magasinage de dernière minute, la préparation du réveillon, les soupers, le Boxing Day… vous aurez les pentes à vous seul, même dans les plus grandes stations! Profitez-en pour souhaiter vos meilleurs voeux aux membres du personnel que vous croiserez: ils travaillent, pendant que presque tout le monde célèbre!

    Massif du Sud, Chaudière-Appalaches

    2. Si vous ne pouvez pas prendre plus de congés et que vos jours de ski se situent entre le 27 et le 31 décembre, sortez des sentiers battus!

    Profitez-en pour découvrir un coin de pays où vous n’allez pas souvent. Évitez les stations reconnues comme des endroits de villégiature. Le Saguenay et la Gaspésie vous attendent à bras ouverts! Pour votre gouverne: les 27 et 28 décembre sont historiquement, chaque année, les plus grosses journées pour les stations de ski du Québec. Pensez à faire un peu plus de route!

    Mont Édouard, Saguenay-Lac-St-Jean

    3. Soyez un lève-tôt… ou un skieur d’après-midi!

    Si vous voulez éviter la cohue, levez-vous très tôt. Soyez le premier au stationnement, le premier à la billetterie, le premier dans les remontées mécaniques. Prenez votre pause de repas du midi plus tôt -vers 11h- et retournez sur les pentes quand la foule envahit la cafétéria. Si vous n’arrivez pas à vous lever tôt, arrivez plutôt en début d’après-midi: sauf si vous avez choisi une station trop populaire, il vous restera amplement de neige et de belles conditions!

    Massif du Sud, Chaudière-Appalaches

    4. Empruntez les remontées mécaniques terrestres ou moins populaires.

    T-bar, téléski, télésiège double, télésiège fixe: visez les remontées qui offrent un peu moins de confort à l’ascension, et vous attendrez moins en file, en plus d’arriver en haut plus rapidement… car même si vous avez choisi une remontée plus lente, il y a fort à parier que celle-ci s’arrêtera moins souvent! À vous les descentes supplémentaires!

    Mont Grand-Fonds, Charlevoix

    5. Évitez les versants « principaux ».

    Si la station que vous visitez a un deuxième stationnement, un versant secondaire, un plus petit chalet, bref, un endroit facilement oublié ou boudé par la clientèle, profitez-en! Vous n’aurez pas à vous stationner dans un banc de neige et à marcher des centaines de mètres ou à attendre une navette trop lente.

    Bromont, Cantons-de-l’Est

    6. Surveillez les événements dans le calendrier des stations!

    Soyez futé, et renseignez-vous avant de partir. Si la station que vous prévoyez visiter fait un gros spécial sur son prix, reçoit une compétition, organise un événement festif… ce sera fort probablement très populeux! Donc, à moins que vous ne désiriez vraiment assister à cet événement… choisissez une autre station de ski, ou un autre moment pour votre visite!

    Massif du Sud, Chaudière-Appalaches

    7. Si la station que vous voulez visiter le permet, achetez ou activez votre billet de ski en ligne.

    Vous éviterez la file à la billetterie, en plus d’avoir probablement eu un rabais sur le prix de votre billet. Glissez votre carte dans votre manteau, enfilez vos bottes, et passez directement au ski!

    Le Massif, Charlevoix

    8. Essayez le ski hors-piste!

    La grande majorité des skieurs a le réflexe d’aller dans une station de ski, et c’est un réflexe normal! Mais si vous cherchez une expérience différente, loin des foules, et que votre forme physique vous le permet, renseignez-vous! Plusieurs stations offrent la location de l’équipement et le service de guide. Pensez d’abord à des endroits comme Le Massif, La Réserve, le Mont Édouard, Val d’Irène… et même si vous n’êtes pas un athlète, vous y trouverez votre compte!

    Owl’s Head, Cantons-de-l’Est

    9. Surveillez la météo!

    Si vous voyez une tempête se profiler à l’horizon, essayez de faire la route la veille pour vous rapprocher de la station de ski. Vous augmenterez vos chances d’être le premier en piste, en plus d’avoir les meilleures conditions, et d’avoir évité les risques sur la route.

    Massif du Sud, Chaudière-Appalaches

    10. Choisissez des stations de moyenne/petite taille!

    Les grandes stations sont toujours très populaires pendant les Fêtes et votre expérience ne sera pas des meilleures si vous n’appréciez pas les longues files d’attente. Cherchez les stations qui sont dans l’ombre d’une plus grosse, celles qui sont à quelques kilomètres plus loin, ou qui sont moins tape-à-l’oeil.

    Vallée Bleue, Laurentides

    Ces conseils ont pour objectif de faciliter votre vie de skieur pendant les Fêtes. Bien sûr, si les files d’attente ne vous incommodent pas ou que vous avez des traditions à perpétrer, la décision de votre destination vous appartient! Mais si vous avez envie d’un peu de « nouveau » ou de « différent », sachez qu’il y a 75 stations de ski en opération au Québec… vous en trouverez assurément une qui saura vous combler! Nous vous suggérons aussi « Dix choses à essayer en ski cet hiver ».

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